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Blog-Grossesse

Notre carnet de grossesse

Maïté et Yoann

Accouchement prévu le 31 juillet 2013

J+4749

Depuis son arrivée

Suivez les étapes, les préparatifs et tous les souvenirs de notre grossesse.

Notre journal

Tous nos moments

De l’attente aux premières années, retrouvez ici les étapes et les souvenirs qui composent notre histoire.

4ème mois: C'est quoi qu'on mange ??

Ton quatrième mois de vie marque pour toi une nouveauté de taille, l’entrée dans l’ère de la diversification. Cette merveilleuse étape de la vie où tu vas enfin pouvoir avaler autre chose que ce lait infâme qui nécessite d’ailleurs un Bac +3 pour savoir le doser. Non mais qui ne s’est jamais retrouver dans sa cuisine, la tête encore embuée à pester en se rendant compte qu’on ne connaît plus sa table de 3. Oui parce qu’on ne nous le dit pas assez, à nous petites filles naïves, que quand tu ne seras plus nullipare, cette maudite table de 3, elle te servira vraiment. Au moins un truc appris à l’école que tu utiliseras dans ta vie. Le compas on en parle ? Revenons à nos moutons. Attention tout de même, cette diversification, ne vient pas en remplacement du lait mais bien en complément. Aucun relâchement de la table de 3 possible, donc. Estimes-toi heureuse car plus tard, en plus des calculs savants, tu te demanderas aussi s’il faut ajouter quelque chose à ce fameux lait, de la Blédine*, légumes ou autre chocolat en fonction. *Blédine : (également connue sous le nom de farine par les mamies de plus de 50 ans), il se trouve que ce sont des céréales à ajouter pour épaissir et rendre plus consistant le biberon. Se trouve en nature, vanille, caramel, cacao, miel, biscuit, saveur brioche et même légumes du soleil, carotte. J’oubliais de vous dire que la Blédine existe en « éveil », « croissance », « junior », « dosettes », « du soir ». Heureusement que maman est le plus vieux métier du monde et qu’il n’y a « pas besoin de mode d’emploi »…Voilà voilà.

Après avoir écopé tous les sites internet et forum possible, avoir posé la question à toutes les mamans que tu connais et demander l’avis de ton pédiatre lors des 6 visites précédentes, tu vas attaquer. Il faut commencer par les légumes nous a-t-on dit. Je me pare donc de mes plus belles carottes bio pour te faire la meilleure purée de légumes qui soit, lisse et brillante. Non, en fait, je me suis contenté d’ouvrir un petit pot, tout mini, pour commencer. Tu étais parée de ton plus beau bavoir, bien installée dans le transat. Maman : cuillère à la main, Papa : appareil photo à la main. Ben oui quoi, il faut immortaliser la première purée pour le livre de naissance, donc la VRAIE première, on n’est pas des tricheurs .Quant à toi, tu nous regardes pas très rassurée en sentant qu’il se passe quelque chose de différent. Tu as ouvert grand la bouche et tu as tété la cuillère. Tu as de nouveau ouvert la bouche (on en a donc conclu que tu aimais ça). Puis une troisième et une quatrième. Ensuite plus rien. Tu avais ta dose mais papa et moi étions en mode grosse fierté. Tu aurais été prix Nobel de chimie c’était la même. La larmichette à l’œil et LA question : alors alors, elle est bien la photo ?? Voilà comment s’est déroulé ton dépucelage de purée. C’était le 30 novembre 2013. C’était important que tu saches.

J’ignore s’il y a un lien avec ta découverte de la purée, mais c’est à peu près le moment que tu as choisi pour nous régaler de ton premier éclat de rire. Pas un petit rire de rien du tout. Non, non, je parle de la franche rigolade, autrement appelée grosse marrade/poilade. Celle qui te fait mal aux abdos ou parfois même laisse échapper quelques gouttes de pipi (les mamans en rééducation périnéale comprendront). Tout ça est parti d’un mouchage de nez très délicat de ta maman, l’incarnation même de la finesse. Tu t’es mise à te bidonner, tu étais vraiment hilare. Morte de rire en se foutant de ma gueule. Les enfants sont formidables. Mais ce son, ce merveilleux son qui sortait de ta bouche et ton sourire édenté, a rempli mon cœur de bonheur.
Photo illustrant 4ème mois: C'est quoi qu'on mange ??

3ème mois

Tu grandis à la vitesse de la lumière et ta beauté m’éblouit chaque jour un peu plus, en toute objectivité bien sûr. Ton visage change. Petit à petit, tes traits s’affirment. Ta mamifi dit qu’à 3 mois on prend sa tête définitive. L’avenir nous dira si elle a raison. Pour le moment, les gens s’entendent à dire que tu as les yeux de ton papa. Les mêmes longs cils qui te font un regard de biche comme le sien. Mais il paraît que tu as déjà mon regard. Que quand tu es fâchée, ça se voit et ça je peux te le confirmer. Tu as déjà un sale caractère. Enfin du caractère tout court. Mais les pigeons ne font pas des lapins.





Même si tu es le bébé le plus coolax de la Terre, ce n’est pas tout ça mais avec ton père, on a eu envie ET besoin de se faire un resto en amoureux. Rien que lui et moi. Comme avant que tu ne viennes tout chambouler. Nous avons donc appelé les meilleurs parents de l’univers, après nous, à savoir mes parents et tu y as passé ton premier week-end. Certes, nous aurions pu nous contenter d’une soirée, et te retrouver à notre retour et te regarder dormir paisiblement. Mais ça voulait dire aussi : NO grasse mat’ et quasiment un an sans alcool avait considérablement anéanti mon seuil de tolérance à une coupette de champagne, donc ça voulait aussi dire mal de crâne et soupe à la grimace. Du coup, tu as très bien dormi et nous on a très bien profité, dormi aussi. Maman était ronde comme une queue de pelle*, et nous avons chanté et dansé comme des gosses en rentrant à la maison. Pendant quelques temps, nous avons lâché prise et ça nous a fait beaucoup de bien.
*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

Autre fait marquant de ce 3ème mois, le 21 octobre 2013, tu as fait des premiers pas dans le monde très fermé de la crèche. Monde aussi exaltant qu’inaccessible, nous avons eu le St Graal. Un peu grâce à ton père qui a tapé dans l’œil de la directrice adjointe, mais parfois, il faut savoir mettre ses principes de côté et le laisser sourire à une grognasse. Quel sacrifice il a fait pour toi ! Muahahaha !
De quelques minutes en notre présence, à quelques heures seule sur place, tu as fait ton nid au sein de la section des poussins. Nous n’avons eu que des échos positifs sur toi, tu étais le même bébé amour qu’à la maison. Tu es rapidement devenue leur mascotte et tu étais ravie d’y aller. En mère indigne que je suis, nous avons commencé la crèche en octobre et maman n’a repris le travail que fin janvier. Je n’ai pas trop eu le choix, c’était le contrat. Mais avec le recul, il faut bien reconnaître, que c’était dément. Tu te familiarisais avec ce nouvel environnement et moi je profitais de temps pour moi après tous ces mois passés à ne vivre que pour toi et par toi.
Malgré tout, je trépignais d'aller te chercher tous les soirs et d'entendre tes petits cris de joies et de te voir te dandiner comme un ver!!






Deuxième mois: le temps des sourires

Globalement, je reconnais qu’on n’a pas trop à se plaindre. Tu es un bébé au top ! Tu ne pleures que très rarement, tu manges bien, tu dors bien. Un vrai bébé bonheur. Depuis notre retour de la maternité, nous t’avons installée dans la nacelle dans notre chambre. Ainsi, non seulement, nous t’avons sous la main quand il faut dégainer un biberon en pleine nuit mais cela nous permet de t’entendre respirer et sentir ton odeur si enivrante le plus souvent possible. A partir de tes 5 semaines, tu as intégré ta jolie chambre. Ta première nuit a été difficile pour moi. Je ne pouvais plus te voir en me redressant dans mon lit et ne pouvais plus t’entendre en me mettant en apnée. Tu as très bien dormi, TOI. La semaine suivante, tu nous offrais ta première vraie nuit. J’entends par là un merveilleux « minuit-7h ». A noter qu’en devenant parent, certains repères volent en éclat et le repère d’une bonne nuit d’avant (évalué à 12h à+/- 1h) avait quelque peu diminué. Toujours est-il que depuis ce jour-là, tu n’as plus jamais réclamé à manger la nuit. Tu dors d’ailleurs partout. Dans ton lit, dans le cosy, le transat, la voiture. Heureusement car nous sommes allés à Chambéry voir comment étaient installés tonton Thomas et tata Chloé. Tu as roupillé tout le long. Tu ne te réveillais que pour téter. Tu as été fascinée par les aires d’autoroutes et leurs espaces dédiés aux changes des petites fesses comme les tiennes. C’est d’ailleurs là, à mi-chemin entre la Savoie et la maison que nous a régalé de ton premier vrai sourire. C’était le 10 septembre 2013 et tu as fait sans le savoir un merveilleux cadeau d’anniversaire à ton arrière-grand-père. Mon papy chéri que tu n’auras pas eu la chance de connaître mais qui veille sur toi j’en suis sûre et que tu dois bien faire marrer !

Au retour de cette parenthèse chambérienne, maman a eu besoin de prendre soin d’elle. Je suis donc allée chez le coiffeur. J’avais presque envie de m’excuser en pénétrant dans le salon. Je ne savais plus quel bras présenter en premier pour enfiler ce merveilleux peignoir satiné noir sentant le chien mouillé. Je suis « passée au bac » comme elles aiment dire, et puis est venue la question fatidique. « A quand remonte votre dernier shampooing » ? J’ai eu envie de lui répondre « je ne sais pas, demande à mes lentes depuis combien de temps elles ont à bouffer, grognasse », mais mon éducation presque parfaite m’a plutôt mené vers un : « hier Madame, mais heu ma fille pleurait alors j’ai peut-être pas pris le temps de bien rincer ». Ce qui est génial quand tu es maman, c’est que tu peux, à peu près tout mettre sur le dos du mouflet. Tous les retards (l’horreur, il a fallu changer la coucher au moment de partir, il y en avait de partout, si tu avais vu ça), toutes tes fautes de goûts, (désolée je n’avais pas du tout prévu de mettre ce vieux jean mais elle a gerbé sur ma jolie robe), toutes les soirées où tu ne veux pas aller (oulha non ce jour-là on a rendez-vous chez l’osthéo/pédiatre/allergologue, rayez la mention inutile. Ou pire tu dis oui et au dernier moment tu simules une bonne gastro ou bronchiolite, mais ça c’est vraiment vilain.) Bref, après quelques coups de ciseaux, j’avais retrouvé une coupe digne de ce nom et j’étais prête à enflammer le dance-floor. Alors je suis rentrée chez moi toute guillerette et j’ai lancé une machine et sorti les poubelles 
Photo illustrant Deuxième mois: le temps des sourires

Reprise des hostilités

23 avril 2014 ! 23 avril 2014 quoi !!!
Je n'ai pas écrit sur ce blog depuis cette date-là. Que la honte s'abatte sur moi tout de suite et sur 4 générations si je ne fais rien. Bon juste sur moi ça sera déjà pas mal.
J'ai décidé de me mettre à jour...Pour celles qui le savent, Célia à 17 mois, autant dire on va se marrer !!
Allez, c'est partiiiiii !
Soyez indulgentes si c'est chiant à lire, je vais essayer d'y mettre un peu de rigolade, mais je lui dois bien ça à ma paupiette.

Le début d'une nouvelle vie: 1er mois

Le 3 Août nous avons eu le feu vert pour quitter le service de suite de couches (culottes) de la maternité. Heureusement qu'on avait été organisés et qu'on avait fait une répet' générale pour l'installation du cosy dans la voiture... En fait, ça a l'air simple comme ça, mais quand tu as ton bébé sous les yeux et que tu as perdu un paquet de neurones, ça se complique. Et puis tu as tellement les miquettes de mal faire que tu en as des TOCs à défaire et rattacher la ceinture une paire de fois !Une fois Babe bien arnachée, je monte derrière évidemment et l'Homme se met en mode chauffeur de taxi. Outre le fait qu'il n'a pas dépassé les 30km/heure, quelle sensation! Un sentiment de fierté extrême mêlé à une angoisse palpable. Je prends conscience que la dernière fois que j'ai vu notre appartement, j'étais toujours en binôme avec ma fille et que cette fois, elle ne sera plus dans mon bidon, mais dans mes bras. Nous lui avons fait visiter son humble demeure et elle nous a littéralement snobbé! Rien à cirer de sa chambre la sale môme. Elle a ronflé comme un sonneur et la première nuit à la maison a été toute particulière. Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je l'écoutais respirer, et je me laissais aller au rythme des sons qu'elle émettait. Ce premier mois à 3 est passé à toute allure. Nous avons pris nos marques tranquillement. Célia est un bébé au top, elle ne pleure pas beaucoup, dort bien, mange bien, du bonheur à l'état pur. La seule chose détestable de ce premier mois restera le cordon de la demoiselle. Tellement crade! Désolée mais franchement ce n’est pas simple cette histoire. Évidemment ça a l'air simple à la maternité quand la sage-femme te montre mais quand tu te retrouves à la maison, tu te sens qui-quiche, et tu te demandes quelle force invisible tu vas puiser pour venir à bout de cet horribulus cordonous.
Tu respires un bon coup et tu te lances ponctuant tes phrases de quelques "hiiiii", "bouah", "gore", mais tu te dois d'y arriver, l'avenir nombrilique de ta progéniture en dépend. Une fois cette épreuve réussie, le dernier rempart qui te relait autrefois à ton bébé cède et toi tu fais la danse de la victoire!
Photo illustrant Le début d'une nouvelle vie: 1er mois

Séjour à la maternité

Une fois installée dans la chambre, on m'a apporté quelque chose à manger. Il faut dire qu'après ce marathon j'avais dû brûler 4500kcal et il était grand temps de les reprendre (il faudrait peut être voir à ne pas se laisser aller). Une fois repue avec ma tranche de jambon et mon St Moret (l'APHP doit avoir un calcul des apports énergétiques différent du mien), j'en profite pour passer quelques coups de fils pendant que Célia dort. Et c'est incroyable le bonheur et la joie que vous pouvez créer autour de vous en annonçant une naissance. Même quelqu'un qui est profondément au fond du trou mettra de côté son malheur et sera heureux (cela ne durera peut-être qu'entre quelques secondes et une minute mais quand même). En fin d'après-midi, mes parents sont venus faire la connaissance de leur première petite-fille (mon frère aîné est papa d'un petit gars mais ils vivent à la Réunion donc ce n'est pas toujours simple). Ils étaient évidemment ravis et fiers comme des bars-tabac. J'ai été bouleversée par les larmes de mon père. C'était la première fois que je le voyais pleurer. Il m'a serré dans ses bras pour me féliciter et quand j'ai reculé pour relâcher l'étreinte, il m'a serré de plus belle et j'ai senti son souffle se modifier. Ce n'est qu'en voyant ses deux grands yeux brillants pudiquement séchés du revers de la main que j'ai compris. Il était ému, heureux et aussi fier que le jour où lui-même est devenu papa. Ma maman, quant à elle a masqué son émotion derrière une avalanche de pia pia pia. Elle a beaucoup de mal à montrer ses sentiments, elle ne m'a d'ailleurs jamais dit qu'elle m'aimait mais elle me le montre tous les jours. J'ai des parents exceptionnels, mais ce n'est pas le sujet ;)
Un peu plus tard, mon frère (le 2ème donc pour celles qui suivent ) est venu rendre visite à sa nièce (et accessoirement à sa soeur). Il était extrêmement impressionné, il n'osait pas la toucher de peur de la casser (sa nièce, pas sa soeur, suiviez un peu). Ils ne se sont pas éternisés et nous ont laissés savourer ses premiers instants à 3.
Mais ce qui a été le plus compliqué à gérer a été le départ de mon Homme. C'était un véritable crève-coeur. J'essayais de me raisonner mais je n'y parvenais pas. Dès qu'approchait la fin de journée, l'heure pour lui de nous laisser, je me mettais à pleurer comme une madeleine, le vrai gros chagrin inconsolable. Et j'avais vraiment le sentiment qu'on m’amputait. Ajoutez à cela un baby-blues et une fatigue inouïe et vous obtiendrez le tiercé dans l'ordre.

Ce séjour a donc duré 3 jours et se résumait à peu de choses près à: Pour Célia: réveil, pipi, caca, biberon, vomi, dodo, réveil, biberon, caca, dodo, pipi, visites, caca, dodo, pipi, bain, dodo, caca, biberon, dodo, biberon, pipi, dodo, biberon, dodo, biberon, vomi, dodo.
Pour moi: réveil, changement de couche, biberon, changement de tee-shirt, pipi, dodo, réveil, biberon, changement de couche, télé, plateau-repas, biberon, pipi, changement de tee-shirt, visites, larmes, changement de couches, bain, changement de couches, plateau-repas, douche (cool, j'ai fais un truc pour moi),pipi, biberon, dodo.
Je vous entends d'ici vous rebeller mais non, je ne fais jamais caca, tout simplement parce que je suis une princesse :)
Je vous ai épargné toutes les minutes passées à l'admirer, la regarder dormir et prendre conscience que c'est bien à nous cette petite bête-là.
Et on pleure, on pleure et on pleure, parce que les hormones c'est le bordel c'est vrai, mais aussi, et surtout parce qu'on est heureux <3
Photo illustrant Séjour à la maternité

Virage à 180° 3/3

11h : Les choses s’accélèrent, babe s’est engagée mais pas assez (chiante on a dit ?).
Mais ils ne peuvent pas la laisser comme ça, abandonnée à son triste sort, Julie décide donc qu’à 11h30, il faudra y aller. Elle me fait comprendre que telle qu’elle est positionnée, j’aurais beaucoup de boulot pour la faire sortir car elle est encore haute. Une vague d’émotion nous envahit, nous comprenons que dans quelques minutes, elle sera enfin là, avec nous. Que tout allait devenir réel. Je décide donc courageuse que je suis de me réinjecter une dose de péri. Mais un drôle de bruit retentit, je réessaie, et le même bruit. Qu’importe je suis sereine malgré tout.

11h30 au clocher de l’église : Julie revient, suivie d’une ribambelle de nénettes qui courent dans tous les sens, elles s’installent, posent du matériel, ce qui est pour moi, ce qui sera pour Célia. J’en profite pour demander à Julie pourquoi ma pompe à péri fait un drôle de bruit. Sa réponse m’a glacé le sang : « ah c’est parce qu’elle est vide, allez, vous êtes prête ? » J’ai eu envie de pleurer, de partir en courant avec ma môme coincée dans mon bassin (peut-être même la tête dans les nuages, qu’importe), j’ai envie d’appeler au secours ma môman. Bref, la méga grosse gifle. A la guerre comme à la guerre, de toutes façons, il n’y a pas le choix.
Je me concentre, je suis comme hypnotisée par la voix de Julie, je ne regarde qu’elle, je n’entends qu’elle, je n’écoute qu’elle. Je tente de pousser du mieux que je peux. Apparemment, ça lui va. Les poussées s’enchaînent. Je prends mon souffle, bloque et pousse comme une malade. Elle me dit que c’est bien, que les poussées sont efficaces, que ma fille arrive. Mais j’ai l’impression d’avoir glissée dans une faille spatio-temporelle. J’ai l’impression que je suis là depuis une éternité et en même temps, je sais qu’il n’y en a plus pour longtemps. C’est tellement difficile ces derniers mètres. Je puise dans mes dernières forces, j’ai mal mais je ne crie pas. Yoann m’avouera quelques heures plus tard que j’étais flippante, les veines sorties à bloc, comme possédée. Et en fait, j’étais possédée. Je voulais y arriver, je voulais faire naître ma fille. J’avais une peur bleue des forceps, ventouse ou autre césarienne. Et les poussées s’enchaînent, j’avais l’impression d’avoir tout un stade qui me supportait, je les entendais toutes (et mon homme), allez allez, on pousse, on pousse, on pousse, encore encore encore, j’avais envie de leur demander quand avait lieu la mi-temps ! Mais j’étais sûre qu’elle descendait bien, je la sentais. A un moment, j’ai couiné (ou juste un gentil couinement) et elle me dit, c’est normal, c’est la tête qui passe, vous voulez-voir ? Non non si je me mettais à vomir maintenant ça serait vraiment le bordel je crois ! Je pousse encore et j’entends ces mots salvateurs : « Arrêtez de pousser, respirez ». Mes longues heures de visionnage de baby-boom m’ont servies à quelque chose (en plus de chialer comme une madeleine), je savais qu’à ce moment précis, c’est elle qui bossait et que dans une fraction de seconde, elle serait là avec nous. Puis j’ai senti ma fille glisser hors de moi, plus aucune douleur à ce moment-là, une délivrance, c’était fini. Enfin non, mais si, vous avez compris quoi !

Ma fille, notre fille, notre merveille était là, elle me l’a posé sur le ventre et à cet instant précis, je me suis mise à pleurer. Mais quand je dis pleurer, ce n’est pas 3 larmes d’émotions, moi je fais plutôt dans de vrais gros sanglots. Je ne pouvais plus m’arrêter. J’ai pleuré proportionnellement à mon état de fatigue, de douleur, de soulagement et surtout de BONHEUR. Elle était toute propre, chaude, rose et pimpante. Elle a poussé un petit cri, juste assez pour nous rassurer mais elle avait l’air tellement calme. Je n’ai jamais été aussi heureuse qu’à ce moment précis. J’étais certes dans un état de décomposition avancée (ne nous mentons pas, quasiment 48heures sans dormir et un accouchement en prime, ça laisse des traces), mais je me souviens du regard émerveillé de mon homme qui m’a dit : « tu es belle ». Le pire c’est qu’il le pensait :) Et voir tout l’amour qu’il nous portait dans ses yeux, ça n’avait pas de prix. Pour tout le reste il y a Mastercard, toussa toussa (vous ai-je dit que je travaillais dans la banque ?)
Non sans blaguer, je suis du genre à avoir du mal à dire ce que je ressens mais là je ne trouve même pas les mots. J’ai été submergée, je me suis pris un tsunami dans les gencives et je peux vous assurer que je n’ai jamais rien vécu d’aussi bon. J’y retourne demain ;) Nous regardions ce petit être si fragile et en même temps tellement solide, elle était impressionnante de zénitude. Et je vais vous surprendre mais vous savez quoi ? Elle était belle. Non, pas belle, en fait, elle était magnifaïque ma chéwiie !! Les premiers soins ont été faits dans la salle de naissance. Yoann était à ses côtés et ne la quittait plus des yeux. Pour ma part, j’ai eu le droit à une bonne séance de couture qui a duré 1h30 (on a rappelé ma copine l’anesthésiste, merci de vous en soucier), et c’est ce qui a été le plus difficile à gérer. Ma fille et mon homme étaient loin de moi (au moins à 1m50, je vous jure) mais l’Homme ne pouvait plus revenir en arrière, sous peine d’avoir une vision directe sur le champ de bataille. Il n’osait plus bouger une oreille. Une fois le point de croix terminé, et ma fille déclarée parfaite avec ses 49cm et 3.230kg, tout le monde a plié bagages et nous avons savourés ce moment tous les trois, en famille. Nous avons annoncé la nouvelle aux grands-parents, tontons/tata, et j’ai encore pleuré. A chaque appel en fait, quand on me demandait, ça va ? C’était le drame. Oui ça va, snif, je suis tellement heureuse, snif. Elle est tellement parfaite, snif.

Dans l’après-midi, nous sommes remontés dans ce qui serait notre chambre, allée Adolphe Pinard (ne riez pas je vous jure, je me demande encore comment ils ont osés), nous nous sommes reposés mais le répit a été de courte durée, avec la venue de mes parents et mon frère.

Je crois que cette journée telle que je vous l’ai raconté ici, je n’en oublierais jamais aucun détail. C’était sans nul doute le plus beau jour de ma vie.
Photo illustrant Virage à 180° 3/3

Virage à 180° 2/3


Mardi 30 juillet 2013, 6h30 : Je pleure toutes les larmes de mon corps en suppliant mon homme de rester avec moi. Je n’ai pas dormi de la nuit, je suis épuisée et je souffre. J’avais tellement peur de devoir y retourner en urgence et qu’il ne soit pas rentré, qu’il n’arrive pas à temps. Je le voulais près de moi, j’avais besoin de lui.
Je prends un spasfon et décide de tenter de me reposer un peu. La douleur s’estompe quelque peu mais je ne trouve pas le sommeil pour autant. Je réussis à m’assoupir par tranches de 5/10 minutes mais à chaque fois que je commence à me détendre, une nouvelle contraction vient me réveiller et secouer tout mon corps. Je souffle, me concentre sur tout ce que m’a expliqué Julie, ma sage-femme. Je tente de me raisonner, je ferme les yeux et imagine mon bébé qui fait ce qu’il faut pour venir nous rencontrer. Les contractions ont duré ainsi toute la journée. Mais elles étaient beaucoup moins douloureuses que la veille. Cette sensation me décourage, je me dis que ça ne travaille plus du tout et que ça ne sera pas pour tout de suite. Mon homme rentre du travail. Je me sens immédiatement beaucoup plus détendue, si bien que je sens les contractions mais elles ne me font plus mal. J’arriverais même à faire une sieste d’une heure !(si si c’était exceptionnel croyez-moi). La journée se termine, je n’ai pas vraiment d’appétit (ce qui est tout aussi exceptionnel pour être souligné !!). Je décide de me coucher, en pensant que si je parviens à m’endormir, la douleur s’estompera peut-être d’elle-même…
Naïve que j’étais !

Mardi 30 juillet 2013, 22h30 : Oh my god, ça recommence. Remarquez la ponctualité et la régularité dans l’effort de ma fille ! Je ne tente même pas d’aviser l’Homme qui ronfle déjà comme un sonneur.
Je reprends le chemin du salon, me concentre car cette fois-ci elles sont vraiment douloureuses. Assez espacées dans un premier temps, elles reviennent toutes les 5 minutes assez rapidement. Je suis seule, dans mon salon, dans la pénombre, à califourchon sur une chaise, la montre dans la main et devant les filles d’à côté. « Notez le grotesque de la situation ». Cette position me fait du bien, j’arrive à me soulager le dos par une bascule du bassin que je maîtrise à la perfection aux alentours d’une heure du matin. Sur les conseils de la morue, heu sage-femme de la veille, je continue à serrer les dents et décide de ne pas bouger tant que les contractions ne reviennent pas toutes les 5 minutes pendant 2 bonnes heures.

Aux alentours de 3h30, tout comme la veille, je vais réveiller mon homme. Il a dû penser à un exercice d’entraînement car la seule chose qu’il m’a répondu a été : « tu es sûre, tu ne veux pas qu’on y aille demain plutôt ». Alors je t’explique, j’ai des contractions toutes les 3 minutes depuis 2 heures, j’ai passé la nuit à en ch*** alors tu as tout intérêt à te bouger le train rapidement si tu ne veux pas que je te scalpe à même le lit. Mais pour ne pas entamer cette journée qui s’annonçait merveilleuse (cette fois j’avais décidé de ne pas repartir sans ma fille), je me suis contenté de lui dire : chéri s’il te plaît, dépêche-toi, ça urge là. Je fonce sous la douche un peu paniquée car les contractions se rapprochent vraiment et j’ai peur de ne pas arriver à temps pour ne avoir la péridurale. Aussi peu probable que cela puisse paraître, c’était juste ma hantise.

Mardi 30 juillet 2013, 4h00 : Nous arrivons à la maternité, tout comme la veille, la personne de l’accueil, dort la tête dans les bras sur son bureau. Nous sommes reçus par une sage-femme très différente de l’autre. Elle est juste charmante ! Youpi, je sens que ça va me plaire. Je lui explique la fausse alerte de la nuit précédente et elle m’examine. Le verdict est cette fois bien différent : « Et bien on dirait bien que cette fois-ci c’est la bonne, vous êtes dilatée à 4, on va s’installer en salle de naissance, si vous voulez une péridurale on peut vous la poser tout de suite ». J’ai eu envie de l’embrasser !!! Et je vous avoue que j’étais assez fière de moi!
Me voilà donc, charlotte vissée sur la tête, attendant fébrilement l’arrivée de l’anesthésiste. La pose de la péridurale a été un peu folklorique. En fait, j’ignorais jusqu’alors que j’avais une petite scoliose et je sentais que ça déviait d’un côté ou de l’autre. Il a fallu s’y reprendre à plusieurs fois, tâtonner, mais ça ne me faisait pas mal, elle était extrêmement douce et délicate. Une fois la péri posée, elle me ramène l’amour de ma vie (enfin l’autre car il y en a une que j’avais déjà sur moi). Et là, il m’a trouvé transformé. Je n’avais plus mal, on discutait, rigolait. Il s’amusait à regarder sur le monito l’intensité des contractions qui augmentait et me pinçait les orteils comme un dingue surpris que je ne ressente rien ! On me perce la poche des eaux (sauf que l’étudiante sage-femme a oublié de positionner le bassin, elle a retapissé ses godasses la pauvre, muahaha je suis vilaine).Il n’y avait plus qu’à attendre que dame nature fasse son boulot.

Une heure après, vers 6h donc, la sage-femme m’examine, je suis à 6, le travail avance. Mais elle se rend compte que la petite n’est pas dans le bon sens. Comprendre elle regarde vers le haut, alors qu’elle devrait avoir la tête orientée vers le sol. Elle m’explique donc qu’elle va me changer de position pour qu’elle se retourne toute seule, ce qui se passe dans 9 cas sur 10. Mais avec la poisse que je me connais, je lui demande ce qu’il se passerait si elle était dans le dernier cas. « Aucun problème, si elle ne veut pas se retourner, on le fera pour elle ». Je dis ok et elle sort. Et à peine sortie, je regarde mon homme et lui dit, « mais heu comment ça ils le feront pour elle, ils comptent s’y prendre comment au juste ? ». L’angoisse monte d’un cran mais je reste zen en écoutant les bêtises de mon homme (dont je vous fait grâce, ce n’était pas joli-joli).

7h : La sage-femme est de retour, elle me réexamine et me dit : « Bon le bébé a bien changé de position, elle a tourné, mais le souci c’est qu’elle a tourné à l’envers, elle a la tête encore plus vers les étoiles, c’est déjà une sacrée rêveuse ahaha ». Notez au passage la note d’humour censée me faire oublier l’issue inéluctable de cette histoire. Elle me « propose » donc de me réinjecter une dose de péri et de revenir 5mn après pour faire la manip. Faut-il vraiment que je vous explique comment elle s’y est prise ? Bon le pire c’est que pour être honnête, je n’ai pas eu mal. C’est peut-être ça le plus effrayant dans l’histoire.

8h : De retour pour la énième fois, elle nous présente la sage-femme qui va prendre la relève. Julie avait l’air cool, je suis zen, j’ai le sourire, tout baigne. Elle m’examine et d’un coup, je suis moins zen. La petite fripouille avait encore tourné et s’était remise à regarder le haut de sa grotte. « Pu**** mais ce n’est pas possible, c’est vraiment une gonzesse, pas de doute, elle est déjà chiante ». Ce sont les simples mots prononcés par Monsieur dans une pièce remplie de pas moins de 4 nanas. Autant vous dire qu’il s’est fait allumer avec ses vieux propos machistes à 10 balles. Surtout qu’il ne les pensait pas, je vous rassure, il est juste un poil provoc’ ! Bref, nous voilà repartis pour une nouvelle manipulation pour la remettre dans le droit chemin. En espérant qu’elle y reste. Pour le reste, le col continue de s’ouvrir, tout avance normalement.

Entre 9h et 11h : c’est le calme plat, je ne souffre pas, je ne gère pas trop mal la pompe pour la péri. On papote, on bouquine, on fait notre vie dans cette salle de naissance, c’est la nôtre, on l’a annexée pour quelques heures en même temps ! Je suis à dilatation complète mais il faut maintenant la laisser descendre toute seule. « Au plus tard à 11h on attaque » me dira Julie avant de sortir...

Virage à 180° 1/3

Ce virage nous l'avons pris le 31 juillet 2013. Enfin pour être exacte, c'est plutôt lui qui nous a pris...

11h58: Un cri, une respiration, une vie. Ma vie. Elle est là sur mon ventre, toute chaude et si calme. Elle est enfin là, dans mes bras, contre mon cœur et je peux enfin souffler. Mon regard croise celui de l'Homme et malgré mes larmes de crocodile, je distingue dans ses yeux embués une telle fierté que j'en suis toute retournée. Il me balbutiera ces quelques mots: "je vous aime tellement mes amours, merci". Je ne les oublierais jamais. Oui mais alors c’est bien mignon toute cette guimauve dégoulinante mais avant d’en arriver là, il y a eu ça :

Lundi 29 juillet 2013, 22h30 : « Ahhhhhh mais c’était quoi ça ?? » Voilà que je me mets à demander au mâle ce qu’il se passe dans mon corps. Réponse de l’intéressé : Excuses-moi j’ai pété. « Non, non, pas ça, mais t’es vraiment un gros dégueulasse, j’ai ressenti un drôle de truc ». Sûrement babe qui fait des pirouettes. « Oui tu dois avoir raison ».

Lundi 29 juillet 2013, 22h50 : « Aïeuuuuhhh mais ça fait mal ! Je crois que ce sont des contractions. Chou. Chou ?? Tu dors ?? (Notez à quelle vitesse l’Homme peut s’endormir avec une femme enceinte de 40 semaines à 10cm de lui qui se plaint de douleurs).

Lundi 29 juillet 2013, 23h15 : Je roule hors de mon lit (oui je vous dois la vérité, toute la vérité, rien que la vérité), et me traîne avec ma démarche de cow-boy jusqu’au salon pour éviter de déranger mon homme si toutefois je venais à geindre comme un veau (gentille que je suis). Je vous fais grâce des heures suivantes et du nombre de put*** de bo**** de m****. Pour faire bref, je douillais « en silence » et l’œil rivé sur la montre.

A 3h30, le Mardi 30 juillet donc pour celles qui suivent ;), je réveille le mâle et lui annonce qu’il va falloir y aller. Je prends le temps de me doucher pendant qu’il sautait partout et me demandait sans arrêt, mais ça va, ça va, ça va ??
Nous arrivons à la maternité vers 4h15, les couloirs sont déserts et nous sommes pris en charge immédiatement par une sage-femme pas très aimable. Elle m’examine, me dit que le travail commence doucement et m’installe pour un monitoring de 30 minutes. A la fin de celui-ci elle me réexamine et nous annonce qu’il y a bien des contractions mais que pour le moment elles ne sont pas efficaces, blablabla. Je suis complètement dépitée et lui demande si nous pouvons aller marcher un peu pour faire accélérer les choses. Elle me répond d’un ton sec : "si vous avez du temps à perdre mais ça ne servira à rien, c’est bébé qui décide". Comme je suis un peu têtue, je décide de tenter et de revenir une heure plus tard pour un nouvel examen. Nous voilà donc partis, main dans la main à faire le tour de la maternité, 5 fois de mémoire, en s’arrêtant toutes les 3 minutes pour souffler tout en broyant les phalanges de Monsieur. A 6h, nouveau verdict : sans appel, rien n’avait bougé, RIEN, RIEN. J’étais écoeurée, d’une parce que je souffrais pour rien, et en plus parce qu’elle avait raison la bougresse ! Nous sommes donc rentrés à la maison, mon Homme est parti travailler et moi j’ai passé la journée la plus longue de mon existence.

Il était alors 6h30.

Notre histoire

A la demande d'Elo (que je soutiendrais en postant rapidement une photo de mon bidon), je vous raconte un peu...J'espère que vous avez un peu de temps ;) Je suis une pipelette, il faudra vous y faire.

Avec mon homme, nous nous sommes rencontrés par internet. Oui oui oui...Preuve en est donc qu'en plus de belles amitiés, on peut aussi trouver l'amour sur la toile. Ou plutôt, l'Amour avec un grand, très grand A.
Dès le jour où nous sommes rentrés en contact (par clavier interposé donc petites coquines), j'ai su qu'il était le bon. C'est juste fou quand j'y repense mais tellement indescriptible comme sensation...
Nous avons parlé toute la nuit, pies jacassent que nous étions (et sommes toujours). J'étais complètement accro, je n'avais qu'une obsession, lui parler encore. Rire avec lui, apprendre de lui, connaître chaque détail de sa vie, ce qui faisait qu'il était lui. Nous avons été complices tout de suite avec cette étrange sentiment de nous connaître depuis toujours. Pas une seule fois nous n'avons de blanc, nous avons toujours quelque chose à nous raconter, sauf que maintenant c'est encore pire, il lit dans mes yeux et moi sur ses lèvres...
Une belle rencontre a permis à cette relation aussi fusionnelle qu'irréelle de prendre vie. Depuis ce jour, nous vivons une relation magique. Il est mon autre (non je ne suis pas fan de Lara Fabian), mais il est moi en homme.
Nous nous sommes installés ensemble et comme nous ne sommes pas cassés les assiettes sur la tête, nous avons même déménagés pour un appartement plus grand...Vous me voyez venir là hein ??

Pour concrétiser cet Amour, nous avons tout naturellement eu envie de fonder une famille. Enfin J'AI eu envie dans un premier temps. Soyons clair, l'Homme ne voulait pas d'enfant avant au moins 30 ans blablabla...Puis les jours passants, cette idée a fait son chemin dans sa tête et mes petites piqûres de rappel aidant, il m'a dit Banco. Mais cela n'a pas été aussi simple que prévu. En effet, on m'a diagnostiqué il y a 3 ans une maladie auto-immune, un lupus pour ne pas le nommer (pour les fans de Dr House). Rien de dramatique, sous traitement, je vis parfaitement bien, ne souffre pas, bref tout va bien ! MAIS, oui car il y a un MAIS, les essais bébés ne donnaient rien. Rien de rien. Au bout d'un an, nous avons consulté pour comprendre ce qui pouvait bien se passer. RAS du côté de l'Homme. Il fallait se rendre à l'évidence, le problème venait de moi, cela a été difficile à accepter. Ma maladie avait provoqué une "stérilité" (ponctuelle et bégnine). Il a donc fallu attendre, de rendez-vous en rendez-vous pour en arriver à une conclusion au mois de novembre 2013. Nous allions commencer un traitement. Je devais commencer celui-ci en début de cycle. J'attendais donc avec impatience des règles qui ne sont jamais venues. Et non, car j'étais déjà enceinte. Miracle ou pas, elle était déjà en moi :)
Une grossesse à risques, une surveillance étroite, mais parfaite, 9 mois plus tard nous avons accueillis la plus belle chose qu'il nous ait été donné de faire jusqu'à présent.
Je vous raconterais l'accouchement une autre fois, sinon je sens que je vais vous perdre ;)

A ciao bonsoir

Baby babe

Voilà une petite photo de notre poupée (surnommée Babe pour les intimes)

Photo illustrant Baby babe

Les présentations

Je recommence car je doute que quelqu'un se souvienne de moi ;) Mais je ne vous en veux pas ! lol

Moi, Maïté, 26 printemps, je vais sur mes 27 dans 2 semaines exactement (même pas peur)
Lui, Yoann, 28 ans
L'amour parfait et la plénitude.

Le bonheur absolu, Célia est entrée dans nos vies le 31 juillet dernier (elle partagera son anniversaire avec la petite Louisy connue ici!).

Inutile de vous dire que depuis on nage en plein bonheur toussa toussa...
Une nouvelle vie à 3 a commencé !
Photo illustrant Les présentations

Une revenante

Bonjour à toutes!!
Félicitations aux mamans et bienvenue aux bébés nés récemment (et les autres aussi hein ne soyons pas sectaires!)
J'ai fais un passage furtif ici il y a quelques mois mais j'ai du laisser tomber faute de temps.
Je m'y remets car je ne peux pas passer une soirée sans avoir regardé vos blogs et vos histoires. Je dois être un peu accro...

Merci beaucoup pour ce que vous m'apportez à distance, vous lire me fait du bien :)

A bientôt.
Maïté