Divers
Séjour à la maternité
Une fois installée dans la chambre, on m'a apporté quelque chose à manger. Il faut dire qu'après ce marathon j'avais dû brûler 4500kcal et il était grand temps de les reprendre (il faudrait peut être voir à ne pas se laisser aller). Une fois repue avec ma tranche de jambon et mon St Moret (l'APHP doit avoir un calcul des apports énergétiques différent du mien), j'en profite pour passer quelques coups de fils pendant que Célia dort. Et c'est incroyable le bonheur et la joie que vous pouvez créer autour de vous en annonçant une naissance. Même quelqu'un qui est profondément au fond du trou mettra de côté son malheur et sera heureux (cela ne durera peut-être qu'entre quelques secondes et une minute mais quand même). En fin d'après-midi, mes parents sont venus faire la connaissance de leur première petite-fille (mon frère aîné est papa d'un petit gars mais ils vivent à la Réunion donc ce n'est pas toujours simple). Ils étaient évidemment ravis et fiers comme des bars-tabac. J'ai été bouleversée par les larmes de mon père. C'était la première fois que je le voyais pleurer. Il m'a serré dans ses bras pour me féliciter et quand j'ai reculé pour relâcher l'étreinte, il m'a serré de plus belle et j'ai senti son souffle se modifier. Ce n'est qu'en voyant ses deux grands yeux brillants pudiquement séchés du revers de la main que j'ai compris. Il était ému, heureux et aussi fier que le jour où lui-même est devenu papa. Ma maman, quant à elle a masqué son émotion derrière une avalanche de pia pia pia. Elle a beaucoup de mal à montrer ses sentiments, elle ne m'a d'ailleurs jamais dit qu'elle m'aimait mais elle me le montre tous les jours. J'ai des parents exceptionnels, mais ce n'est pas le sujet ;)
Un peu plus tard, mon frère (le 2ème donc pour celles qui suivent ) est venu rendre visite à sa nièce (et accessoirement à sa soeur). Il était extrêmement impressionné, il n'osait pas la toucher de peur de la casser (sa nièce, pas sa soeur, suiviez un peu). Ils ne se sont pas éternisés et nous ont laissés savourer ses premiers instants à 3.
Mais ce qui a été le plus compliqué à gérer a été le départ de mon Homme. C'était un véritable crève-coeur. J'essayais de me raisonner mais je n'y parvenais pas. Dès qu'approchait la fin de journée, l'heure pour lui de nous laisser, je me mettais à pleurer comme une madeleine, le vrai gros chagrin inconsolable. Et j'avais vraiment le sentiment qu'on m’amputait. Ajoutez à cela un baby-blues et une fatigue inouïe et vous obtiendrez le tiercé dans l'ordre.
Ce séjour a donc duré 3 jours et se résumait à peu de choses près à: Pour Célia: réveil, pipi, caca, biberon, vomi, dodo, réveil, biberon, caca, dodo, pipi, visites, caca, dodo, pipi, bain, dodo, caca, biberon, dodo, biberon, pipi, dodo, biberon, dodo, biberon, vomi, dodo.
Pour moi: réveil, changement de couche, biberon, changement de tee-shirt, pipi, dodo, réveil, biberon, changement de couche, télé, plateau-repas, biberon, pipi, changement de tee-shirt, visites, larmes, changement de couches, bain, changement de couches, plateau-repas, douche (cool, j'ai fais un truc pour moi),pipi, biberon, dodo.
Je vous entends d'ici vous rebeller mais non, je ne fais jamais caca, tout simplement parce que je suis une princesse :)
Je vous ai épargné toutes les minutes passées à l'admirer, la regarder dormir et prendre conscience que c'est bien à nous cette petite bête-là.
Et on pleure, on pleure et on pleure, parce que les hormones c'est le bordel c'est vrai, mais aussi, et surtout parce qu'on est heureux <3
Un peu plus tard, mon frère (le 2ème donc pour celles qui suivent ) est venu rendre visite à sa nièce (et accessoirement à sa soeur). Il était extrêmement impressionné, il n'osait pas la toucher de peur de la casser (sa nièce, pas sa soeur, suiviez un peu). Ils ne se sont pas éternisés et nous ont laissés savourer ses premiers instants à 3.
Mais ce qui a été le plus compliqué à gérer a été le départ de mon Homme. C'était un véritable crève-coeur. J'essayais de me raisonner mais je n'y parvenais pas. Dès qu'approchait la fin de journée, l'heure pour lui de nous laisser, je me mettais à pleurer comme une madeleine, le vrai gros chagrin inconsolable. Et j'avais vraiment le sentiment qu'on m’amputait. Ajoutez à cela un baby-blues et une fatigue inouïe et vous obtiendrez le tiercé dans l'ordre.
Ce séjour a donc duré 3 jours et se résumait à peu de choses près à: Pour Célia: réveil, pipi, caca, biberon, vomi, dodo, réveil, biberon, caca, dodo, pipi, visites, caca, dodo, pipi, bain, dodo, caca, biberon, dodo, biberon, pipi, dodo, biberon, dodo, biberon, vomi, dodo.
Pour moi: réveil, changement de couche, biberon, changement de tee-shirt, pipi, dodo, réveil, biberon, changement de couche, télé, plateau-repas, biberon, pipi, changement de tee-shirt, visites, larmes, changement de couches, bain, changement de couches, plateau-repas, douche (cool, j'ai fais un truc pour moi),pipi, biberon, dodo.
Je vous entends d'ici vous rebeller mais non, je ne fais jamais caca, tout simplement parce que je suis une princesse :)
Je vous ai épargné toutes les minutes passées à l'admirer, la regarder dormir et prendre conscience que c'est bien à nous cette petite bête-là.
Et on pleure, on pleure et on pleure, parce que les hormones c'est le bordel c'est vrai, mais aussi, et surtout parce qu'on est heureux <3
Sarah (S. et T.)
Excellent ce récit! J'adore!!!
Mamanlilie
Merci pour ce beau récit, parfois difficile de déchiffrer avec la larme à l'oeil !
Plein de bonheur à vous avec votre jolie choupette !
Agnès et son carré d'AS
J'adore te lire !!!!
marga (nous crapouille et notre souhait)
Super récit, j'adore ta façon de raconter et transmettre tes émotions, j étais à fond dedans! Celia est magnifaiiiique et doit avoir bien grandit, hâte de lire la suite !