Divers
Alors maintenant, il se passe quoi?
Me voilà bien enceinte. La prise de sang l'a confirmé sur le papier, et l'écho de datation a enfoncé le clou sur l'écran lors de l'échographie de datation.
- Là, juste là, c'est l'embryon. On peut déceler un rythme cardiaque régulier. Il a une taille normale. Tout va bien pour le moment, rassurez-vous, me dit d'abord le praticien. La deuxième échographie aura lieu la douzième semaine. Elle est importante, elle confirmera ou non que le foetus évolue normalement. Avez-vous pris vos rendez-vous pour le suivi de votre lupus en parallèle de votre grossesse?, enchaina-t'il.
Ca y est. C'était lâché.
Il est toujours là. Il s'invite partout sans qu'on le lui demande. On ne l'avait pas sonné celui-là. Je savourais à peine la joie de me dire que pour l'instant j'en étais à 6SA et que tout allait bien qu'il me rattrapait au galop. Il fait pourtant bien partie de moi depuis plus de 10 ans. Mais quand tout va bien, je le range dans un petit tiroir et je tourne délicatement la clé, sans faire de bruit pour ne pas risquer de le réveiller.
Il avait pourtant raison ce médecin. Après tout c'était son travail. Mais il avait à faire à une bonne élève, scolaire je vous avais prévenu, et tout était déjà programmé.
L'ensemble de mon équipe de choc était au parfum : la gynécologue, l'interniste, la néphrologue, et moi. Les pieds dans les starting blocks. Au taquet pour le marathon de ma vie. Personne ne me l'avait dit ouvertement, mais je savais que le risque de fauche-couche était plus élevé chez les lupiques que chez les femmes ne souffrant pas de cette pathologie. Je suis aujourd'hui à 10SA et ne peux toujours pas m'enlever cette ombre de la tête.
Je dois avouer que j'appréhende particulièrement cette échographie des 12SA. J'ai hâte et je freine des quatre fers à la fois. Je me pose toutes ces questions que toutes les jeunes femmes enceintes se sont très certainement posées avant moi depuis que cette échographie existe. Et si, et si, et si....et si on pouvait faire un beau bébé ? Après tout, elle n'est pas que de moi cette petite chose dans mon ventre. Et mon mari ne semble pas souffrir de défaut de fabrication. Et je ne suis pas encore bonne à jeter...si, si, si.
Alors maintenant, il se passe quoi? Et bien nous attendons que le temps passe. Entre mon canapé, la cuvette des toilettes, le paquet de bonbons qui piquent, les résultats du premier tour de la présidentielle et mon lit.
En ce qui nous concerne, le changement, on l'a enfoncé dans l'urne dès ce matin, en priant pour qu'il y trouve tout un tas de petits camarades et qu'ils y fassent une grosse fête. Je suis moi-même née en 1981 sous un ciel teinté de rose. 2012 nous y voilà!
- Là, juste là, c'est l'embryon. On peut déceler un rythme cardiaque régulier. Il a une taille normale. Tout va bien pour le moment, rassurez-vous, me dit d'abord le praticien. La deuxième échographie aura lieu la douzième semaine. Elle est importante, elle confirmera ou non que le foetus évolue normalement. Avez-vous pris vos rendez-vous pour le suivi de votre lupus en parallèle de votre grossesse?, enchaina-t'il.
Ca y est. C'était lâché.
Il est toujours là. Il s'invite partout sans qu'on le lui demande. On ne l'avait pas sonné celui-là. Je savourais à peine la joie de me dire que pour l'instant j'en étais à 6SA et que tout allait bien qu'il me rattrapait au galop. Il fait pourtant bien partie de moi depuis plus de 10 ans. Mais quand tout va bien, je le range dans un petit tiroir et je tourne délicatement la clé, sans faire de bruit pour ne pas risquer de le réveiller.
Il avait pourtant raison ce médecin. Après tout c'était son travail. Mais il avait à faire à une bonne élève, scolaire je vous avais prévenu, et tout était déjà programmé.
L'ensemble de mon équipe de choc était au parfum : la gynécologue, l'interniste, la néphrologue, et moi. Les pieds dans les starting blocks. Au taquet pour le marathon de ma vie. Personne ne me l'avait dit ouvertement, mais je savais que le risque de fauche-couche était plus élevé chez les lupiques que chez les femmes ne souffrant pas de cette pathologie. Je suis aujourd'hui à 10SA et ne peux toujours pas m'enlever cette ombre de la tête.
Je dois avouer que j'appréhende particulièrement cette échographie des 12SA. J'ai hâte et je freine des quatre fers à la fois. Je me pose toutes ces questions que toutes les jeunes femmes enceintes se sont très certainement posées avant moi depuis que cette échographie existe. Et si, et si, et si....et si on pouvait faire un beau bébé ? Après tout, elle n'est pas que de moi cette petite chose dans mon ventre. Et mon mari ne semble pas souffrir de défaut de fabrication. Et je ne suis pas encore bonne à jeter...si, si, si.
Alors maintenant, il se passe quoi? Et bien nous attendons que le temps passe. Entre mon canapé, la cuvette des toilettes, le paquet de bonbons qui piquent, les résultats du premier tour de la présidentielle et mon lit.
En ce qui nous concerne, le changement, on l'a enfoncé dans l'urne dès ce matin, en priant pour qu'il y trouve tout un tas de petits camarades et qu'ils y fassent une grosse fête. Je suis moi-même née en 1981 sous un ciel teinté de rose. 2012 nous y voilà!
Céline
La maladie est toujours là, et il faut effectivement apprendre à avancer avec. Elle existe au même titre que tout autre membre ou organe de notre corps. C'est étrange à dire, mais quelque part elle a contribué à faire de moi la personne que je suis. Elle a forgé ma personnalité.
Je ne sais pas quel âge a ton aîné, mais s'il est encore jeune, il doit être difficile pour vous de l'accompagner dans cette épreuve tout en le protégeant. Car il y a des choses que l'on est capable de comprendre, et ceci même très jeune, et d'autres qui nécessitent d'être en mesure de prendre du recul. Et pour le coup, si ton enfant est jeune, c'est à vous de le prendre pour lui.
Je vous souhaite tout pleins de belles chose à venir, ainsi que beaucoup de courage. L'union fait la force ! Yeah!
Nathou de Fio, nathou, crapaud etc...
Ce que tu vis avec ton lupus je le vis de manière différente avec la maladie de mon aîné. Mais avec le même ressentiment.
Le fait que toujours la maladie est là. Elle s'incruste dans des moments de purs bonheurs, avec son arrière goût amer et fétide.
Omniprésente et omnipotente.
Et cette envie de crier : laisse moi tranquille! Je ne suis pas que relier à elle! Laissez moi juste savourer ce moment de grâce.
Tu as décrit ton ressenti à merveille et il reflète un bout de mon existence. Je suis en empathie avec ton écrit.
Comme dit Vanessa, tu as vraiment un beau style d'écriture. Que de plaisir à te lire.
Biz!
Vanessa (Mes hommes,...)
Je découvre ton blog et.... je ne me lasse pas de te lire ! J'adore ton style... Pourtant, mes fils ne me laissent pas poursuivre la lecture de tes aventures alors je viendrai découvrir la suite un peu plus tard... En attendant, je te félicite pour ta grossesse!!!