Divers
Une aventure qui peut commencer
"Ah, oui, mais non, ça ne serait pas encore raisonnable. Il nous faut au moins 6 mois de calme dans la maladie pour pouvoir vous donner le feu vert. On se donne encore quelques mois et on en reparle."
Je ne comptais plus les fois où ce charmant discours pénétrait mes oreilles. J'avais beau me sentir bien, il y avait toujours quelque chose de travers : une tâche suspicieuse au visage, des douleurs articulaires qui se baladaient, des examens d'urine pas au top de leur forme.
Et comme ils avaient sans doute raison ces médecins!
De tous ceux que j'ai pu rencontrer en plus de 10 ans, je n'ai jamais cessé d'avoir confiance. L'hôpital publique a beau souffrir d'un sérieux manque de moyens, je n'y ai rencontré que des médecins humains et compétents - A l'exception peut-être d'un Professeur en néphrologie très peu pédagogue. Vous savez, il fait partie de ces souvenirs qu'on veille à bien enfouir au fin-fond de sa mémoire. Là, ça y est...hop : 1, 2, 3 POUF! J't'oublie (jusqu'à la prochaine fois...) - et j'ai toujours été persuadée qu'ils savaient ce qu'ils faisaient.
Alors vous comprendrez bien que le jour où tout ce joli petit monde en blouses blanches m'a donné son accord pour mettre une grossesse en route, moi et mon mari avons eu peine à réaliser.
"L'interniste a dit oui? Oui mais attends, on va quand même attendre l'avis du néphrologue. Ca sera plus sage tout de même non? Ah, mais le néphrologue a l'air bien emballé...Attends, attendons le rendez-vous avec la gynéco, on ne sait jamais."
- Bonne chance ! On se revoit au cours du premier mois de grossesse, me dit la gynéco.
- Ce n'est plus moi qui vais vous suivre, mais vous me prévenez par mail quand il sera né, me dit l'interniste.
- Allez, je vous fixe un rendez-vous. Il va de soi que si vous tombez enceinte, vous me prévenez que je vous vois plus rapidement. Bonne chance, me dit la néphrologue.
Je n'en revenais pas d'entendre toutes ces paroles. Rien n'était gagné bien entendu, mais pour la première fois, des paroles de spécialistes me donnaient à croire que je pouvais sereinement me lancer dans l'aventure. Pour une fois, ma maladie n'était plus un frein. Mon lupus nous autorisait à tenter notre chance.
Je ne comptais plus les fois où ce charmant discours pénétrait mes oreilles. J'avais beau me sentir bien, il y avait toujours quelque chose de travers : une tâche suspicieuse au visage, des douleurs articulaires qui se baladaient, des examens d'urine pas au top de leur forme.
Et comme ils avaient sans doute raison ces médecins!
De tous ceux que j'ai pu rencontrer en plus de 10 ans, je n'ai jamais cessé d'avoir confiance. L'hôpital publique a beau souffrir d'un sérieux manque de moyens, je n'y ai rencontré que des médecins humains et compétents - A l'exception peut-être d'un Professeur en néphrologie très peu pédagogue. Vous savez, il fait partie de ces souvenirs qu'on veille à bien enfouir au fin-fond de sa mémoire. Là, ça y est...hop : 1, 2, 3 POUF! J't'oublie (jusqu'à la prochaine fois...) - et j'ai toujours été persuadée qu'ils savaient ce qu'ils faisaient.
Alors vous comprendrez bien que le jour où tout ce joli petit monde en blouses blanches m'a donné son accord pour mettre une grossesse en route, moi et mon mari avons eu peine à réaliser.
"L'interniste a dit oui? Oui mais attends, on va quand même attendre l'avis du néphrologue. Ca sera plus sage tout de même non? Ah, mais le néphrologue a l'air bien emballé...Attends, attendons le rendez-vous avec la gynéco, on ne sait jamais."
- Bonne chance ! On se revoit au cours du premier mois de grossesse, me dit la gynéco.
- Ce n'est plus moi qui vais vous suivre, mais vous me prévenez par mail quand il sera né, me dit l'interniste.
- Allez, je vous fixe un rendez-vous. Il va de soi que si vous tombez enceinte, vous me prévenez que je vous vois plus rapidement. Bonne chance, me dit la néphrologue.
Je n'en revenais pas d'entendre toutes ces paroles. Rien n'était gagné bien entendu, mais pour la première fois, des paroles de spécialistes me donnaient à croire que je pouvais sereinement me lancer dans l'aventure. Pour une fois, ma maladie n'était plus un frein. Mon lupus nous autorisait à tenter notre chance.
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