Après une petite princesse née le 24 août 2012, l'idée conjointe de ne plus avoir d'enfants après une grossesse mouvementée et une césarienne programmée, maman a changé d'avis aux 15 mois de sa fille et mis 5 mois à convaincre papa...maintenant ça y est, l'aventure de la conception va pouvoir (re)commencer.
Arès 4 mois d'essais, bébé a décidé de venir s'installer dans mon bidon
La semaine dernière, en te mettant au lit pour la sieste et en te voyant rigoler car je te croquais le bidon, un flashback m'est apparu.
Je nous ai revu, un an plus tôt...je me suis rappelée notre relation si compliquée, cette rancoeur, cette souffrance que je ressentais en te voyant (car cela me rappelait le décès de mon père) et qui m'étouffait.
Et là je me suis dit que je te découvre enfin (depuis déjà de nombreux mois), je sais enfin qui tu es, comment tu es et où est ta place. Tu es une petite fille (et non plus mon bébé) franche, entière, aimable, au sens littéral du terme. Tu es casse-cou, tu ne tiens pas en place, tu es très énergique, usante même parfois. Avec toi ça passe ou ça casse, il n'y a pas de demi-mesure. Tu me rappelles moi, ta maman, qui a tant de mal à se poser 5mn.
Tu es différente de Lili, je l'ai aussi enfin intégrée. Tu as ton caractère, ton rythme, tes propres goûts. Deux grossesses différentes, deux accouchements différents, deux enfants différentes.
Je pense que je vais pouvoir enfin avancer, être apaisée, grâce à la psychothérapie. Je vais arrêter de faire le parallèle entre ma mère et moi, entre ma soeur et moi et ta soeur et toi.
J'ai trop couvé Lili car j'avais peur de la mettre de côté comme ma mère m'a mis de côté.
C'est fou comme les choses se répètent et comme parfois en voulant bien faire, on fait pire. En voulant "épargner" Lili, je t'ai laissé seule.
Je t'ai aimé de suite mais je n'ai pas su le dire, le montrer. J'étais tellement sous le choc de tous les évènements qui venaient de se passer que je m'occupais de toi tel un robot.
La psy m'a dit que oui c'est certain je t'ai aimé de suite car je suis "une super maman", nous avons juste eu un problème de communication. Le bébé pleure pour attirer l'attention de sa maman, mais la maman en souffrance est encore plus irritée par les cris de son bébé. Nous étions coincés dans un cercle vicieux.
Quand je repense au fait que je t'ai traité de "monstre", que je t'ai dit que tu "gâchais ma vie"...je me sens horriblement mal. Mme G* m'assure qu'il ne faut pas que je culpabilise car pour elle, je ne pouvais pas être la mère la plus heureuse du monde, en disant que je pleurerais la perte de mon papa 6 mois après.
Pour elle, si j'étais heureuse grâce à toi, je trahissais la mémoire de mon père.
Elle m'a dit que j'ai vécu sur 1 an de temps ce que vivent 3 personnes en 6 ans. Ca a été comme un cyclone pour moi. Mais si tu n'avais pas été là, j'aurai eu bien plus de mal à m'en remettre. Les choses n'arrivent pas par hasard dans la vie.
L'important c'est de prendre le recul nécessaire pour analyser la situation. J'ai bien fait d'en parler, de dire que je me sentais mal, que j'avais peur un jour de te secouer ou autre.
Aujourd'hui je me sens mieux, j'ai l'impression qu'il m'a fallu passer par une sorte de convalescence; panser mes blessures, accepter mes émotions, bonnes ou mauvaises; me laisser aller à avoir du chagrin. J'ai le droit d'avoir été malheureuse à un moment de ma vie. Quand je pense à nos débuts peu glorieux ma Poupougne, je sens une fêlure dans mon coeur, j'ai les larmes aux bords des yeux. Je suis humaine, je fais des erreurs.
Je travaille (dur) pour être à la hauteur, pour faire de mon mieux.
J'apprécie nos moments à 2, à 3 et à 4. Hier nous avons été faire les magasins en amoureuses. Tu as été sage, tu m'a bien donné la main sur le parking et le trottoir.
J'adore tes grands éclats de rire quand je te croque le cou et que tu dis "acore". J'aime quand tu me tends tes petits bras en disant "maman ca-in".
Je voulais une fille qui me ressemble, car ta soeur c'est tout papa, mais peut-être que j'ai eu peur devant le fait accompli car je manque d'estime pour moi-même...
Oui j'ai peut-être eu peur de ne pas réussir à t'aider à te construire, avec tout l'amour et le soutien que tu mérites car ma mère ne l'a pas fait pour moi.
Je suis sur la bonne voie, sur le chemin de la "guérison".
Aux autres mamans je voudrai dire qu'on est toutes dans la même galère, on voudrait montrer que l'on est toujours au top, que l'on assure alors que l'on crève de peur de foirer quelque chose dans l'éducation de nos enfants.
Alors ayons confiance en nous, en nos bambins et faisons juste ce que l'on pense être le mieux.
Rien mais absolument rien ne nous prépare dans la vie aux difficultés que l'on rencontre quand on est mère. La peur de l'échec, du pas assez bien, des maladies graves ou bénignes, des problèmes de sommeil, d'alimentation, de transit, d'école et tout ce que vous voulez.
Bien sûr nos maris, parfois nos mères ou nos copines nous soutiennent mais nous avons le destin d'autres être humains entre nos mains ! Alors faisons ce qui est humainement possible de faire. Tant pis si nos gamins n'ont pas de couches lavables, ne mangent pas bio ou regardent la télé avant 3 ans! Chérissons-les simplement, créons leurs de jolis souvenirs, disons-leurs quand ils nous enquiquinent et surtout aimons-les du mieux que nous pouvons.
Nous sommes des mamans qui déchireeeeent ! ! ! ;-)
Les semaines et les mois continuent de s'enchaîner à toute vitesse et toi ma Poupougne, tu ne cesses de grandir et d'évoluer.
Tu dis "mémé", "atki (merci) maman/papa/Lili", "lait", tu as dit une fois "papa z'étais zaze" (parce que tu as entendu ta soeur le dire) et tu répètes les sons que tu entends.
Tu arrives à descendre les 3 marches pour sortir de la maison seule, en t'accrochant à la rampe d'escaliers.
Tu manges correctement à nouveau. Tu te régales avec de la soupe le soir et mange le midi comme nous. Pour le petit déj' et le goûter tu as quasiment comme Lili (par exemple brioche, briquette de lait à la fraise ou tartine à la confiture). En tant de parents ça nous chagrine un peu que tu manges déjà des "cochonneries" mais comme a dit la puéricultrice, l'équilibre alimentaire ne se fait par sur une journée. Au moins maintenant tu goûtes tout de bon coeur même si ça ne te plaît pas trop (comme les pruneaux ou la moutarde par exemple que tu as tenu à tester lol).
Comme le printemps est ponctuel cette année, tu peux jouer dehors avec Lili, et nous avons déjà refait 2 fois du vélo en famille.
Demain, après 15 jours sans psychomotricienne ni puéricultrice, Béatrice fait son grand retour, la semaine prochaine ce sera Isabelle, et nous verrons le 12 pour la suite des évènements.
Côté rdv de maman, jeudi dernier ce fut le rdv avec la psy. Encore une fois, nous avons eu une discussion des plus intéressante, elle a su cerner certaines choses, me les expliquer et moi j'avais réfléchi aussi à certains trucs de mon côté. Je lui ai confié à quoi j'aspire vraiment dans la vie, et que je pense mériter mieux que ce que j'ai maintenant (par là je veux dire le fait de ne pas avoir assez d'estime de moi-même, ne pas avoir de travail et de ne pas pouvoir faire de folie au niveau financier).
Pour me calmer, je dois travailler sur une image mentale, ce qui devrait permettre de me sentir apaisée quand je sens le regard des autres sur moi.
Malheureusement, à cause d'un agenda surchargé, elle ne pourra plus me recevoir que tous les quinze jours, mais je ferai avec !
Mardi dernier, le moral gonflé à bloc grâce à ma super psy, je décide d'avoir une conversation avec mon homme sur tous les changements qui s'opèrent dans ma vie depuis quelques temps. Je lui demande s'il voit mes progrès, s'il remarque les efforts que je fais, bref ce qu'il pense de la "nouvelle moi".
Et là niet, nada, que dalle ! Il ne voit aucune différence. Je manque m'étouffer de stupeur. Whaaaat? Pourtant il vit bien avec moi (même s'il est absent 10h par jour), il a du remarquer la chose quand même?!
Et bien non, il ne voit pas ma bonne humeur, il ne me voit pas chanter ni danser, ni essayer de moins râler. Il a vu que je me maquille, m'habille et me coiffe plus souvent certes mais il est passé à côté du plus gros. Enfin je me bouge, enfin j'ai la force de faire une thérapie, enfin j'ai le courage de refaire une (courte) formation pour bosser enfin dans le domaine qui m'intéresse, enfin j'arrive à moins dépendre de la bonne volonté de ma mère. Enfin j'arrive à avoir des conversations avec sa famille.
Bilan 1h30 de discussion et ça me reste encore en travers de la gorge, surtout quand il m'a dit qu'il ne sait pas si je joue avec Noélie dans la journée car je ne lui dit pas (tout le temps). Je vais en parler avec la psy demain. Elle est d'accord avec moi sur le manque flagrant d'empathie des hommes, je me demande donc ce qu'elle va en dire...
Sinon 2ème coup de mou hier matin car j'ai demandé à ma soeur quand est-ce qu'on allait enfin se voir car je n'ai pas vu mes nièces depuis le 30 décembre. Et vous connaissez la chanson aussi bien que moi maintenant, elle ne peut pas, elle travaille, elle a ds courses à faire, son beau-père et à l'hôpital etc etc. Je m'autorise à être triste, mais je ne pleure pas. J'insiste, elle me dit qu'elle me redira quoi car effectivement sa plus grande s'ennuie et ça lui ferait du bien de sortir un peu.
L'après-midi dernière séance de sophro. Trois absents, pas mes copines donc c'est bien. Nous faisons un point sur le déroulement de cette session, sur nos efforts et nos projets. Nous faisons une petite phase de vraie sophro por nous détendre. Puis nous faisons notre repas phénoménologique, où nous mélangeons tout et n'importe quoi (par exemple camembert/compote) pour expérimenter de nouvelles choses et surprendre nos sens.
Normalement on refera un point, en groupe début juin.
Nous avons papoté entre filles à la sortie et c'est tout. Ca m'a laissé une impression douce-amère. Mon amie là-bas n'était pas en forme, elle était en larmes et avait même un instant oublié mon prénom. Je pense que c'est parce qu'elle a augmenté son traitement. Elle m'a dit qu'elle est dans l'annuaire et que je peux l'appeler, mais je ne le ferai pas...
En tout cas elle m'a au moins rassuré sur une chose, comme les autres membres du groupe,son ami non plus ne voit pas ses efforts, comme la famille en général.
Ce midi ma mère (qui est passée en coup de vent hier) me demande par sms si je ne devais pas avoir ma filleule aujourd'hui. Je lui réponds qu' Elodie ne m'a pas redit quoi. A 14h10 je reçois un texto de ma soeur pour aller chercher Eva. Je ne peux pas, comme elle ne m'a pas tenu au courant j'ai dit à mon mari qu'il pouvait prendre ma voiture. Je n'ai qu'un siège auto dans la Laguna et ma mère travaille et ne peut donc pas garder mes filles pour que j'y aille.
Ma soeur me dit que ce n'est rien et qu ce sera pour la prochaine fois mais je n'y crois pas...ou alors ce sera en 2020?!
La femme de mon demi-frère m'a écrit sur FB hier (à l'occasion de nos 2 ans d'amitié sur ce site ha ha) qu'il faudrait que l'on essaye de se voir pendant les vacances de Pâques. Compte là-dessus et bois de l'eau comme on dit. Je sais que je ne verrai pas ma nièce de ce côté-là non plus. J'ai mis un "j'aime" pour la forme à sa publication.
Par contre jeudi dernier la grande soeur de mon mari et venue avec son fils. Lili et Noélie était contentes. Nous ne nous étions pas vus depuis janvier. Il faisait beau et les enfants ont pu jouer dans le jardin.
En tout cas, tout ça me fait de la peine et me donne envie de pleurer, je me sens rejetée, moi qui ai tant d'amour à offrir. J'ai encore plus envie de tout plaquer et de partir vivre loin avec ma petite famille.
Encore un mois à attendre pour passer le BAFA, c'est long, j'ai hâte de me changer les idées et d'apprendre des choses, de rencontrer de nouvelles personnes.
Je sais que ce cheminement est avant tout personnel, que je change pour moi, pour mon bien-être mais ça m'a rendu triste que ça ne soit pas encore visible aux yeux de la personne la plus importante dans ma vie.
Mercredi 1er mars je suis allée pour la 1ère fois rencontrer la psychologue qui va me suivre.
Mme G* : jeune, dynamique, rassurante, empathique, compréhensive, adorable, douce et tout ce que vous voulez. Je l'épouserai si je pouvais ! lol
J'avais une légère appréhension (peur de tomber sur une vieille bique plus vraiment dans le coup) mais le feeling est super bien passé.
J'ai expliqué brièvement ce qui m'a conduite au CMP, les problèmes que je pouvais rencontrer et d'où ils viennent. Je lui ai même parlé de la "critiquite aigüe" qui m'envahit en ce moment vis-à-vis de mon mari, alors même que c'est mon pilier. J'ai été élevée de la sorte donc c'est dur de casser certains schémas.
Elle va couper avec moi les "tentacules" que ma mère a sur moi, m'accompagner "avec douceur" et en me "tenant la main"dans le "labyrinthe dans lequel je suis enfermée".
Elle m'a dit que nous allons aussi rassurer la petite fille qui est en moi. Elle m'a prévenu, ça ne sera pas évident et je vais pleurer. Elle m'a demandé si je me sentais prête, car elle elle sent que "la personne sous tout ça a hâte de commencer à vivre sa vie". Je lui ai répondu par l'affirmative.
Elle m'a dit que j'avais fait le plus gros du travail, que je suis très lucide sur mon parcours, que j'ai réalisé une fine analyse de la situation et que je peux être fière de moi. Fière aussi d'avoir osé dire ce qui n'allait pas (notamment l'an dernier avec Noélie), de m'être remise en question et de tout faire pour que les choses changent.
Je vais donc la voir une fois par semaine (on changera de rythme si cela fait trop). J'ai hâte de ressentir les bénéfices de cette thérapie. Il était temps et je suis ravie d'avoir trouvé LA bonne professionnelle, celle qui ne me fera pas abandonner, celle à qui je dirai TOUT ce qui me tracasse, sans honte ni jugement.
Une autre bonne chose dont je n'avais pas encore parlé : il y a un mois j'ai versé un acompte pour réaliser une formation en avril. Voulant travailler depuis longtemps avec les enfants sans vraiment osé faire quelque chose dans ce sens (à part la demande d'agrément d'ass mat que la puéricultrice m'a fait annuler car ma dernière est encore trop jeune), je vais donc passer le BAFA. Certes c'est plutôt réservé aux jeunes mais au moins c'est un pas de plus vers le CAP petite enfance que j'envisage, et un peu plus de légitimité pour postuler dans les associations de garde d'enfants à domicile !
Encore un mois passé à toute allure et beaucoup de progrès pour toi au compteur.
Niveau langage, les mots arrivent à toute vitesse : pépé, eau, kéké (Bourriquet), en haut, y l'est là, popo (pot), popote (compote), bébé, bobottes (bottes), boiboite (boîte), avo (bravo), ké (clef) pinpon, main, né (bonnet), Toto (le chien virtuel de Lili), ature (ceinture).
Tu essayes de répéter la dernière syllabe des mots que l'on prononce (voit, concon pour comptons par exemple). Cet après-midi tu as bien dit distinctement ton premier oui.
Tu montes presque tout l'escalier debout en te tenant au mur. Tu manges seule même si tu en mets partout évidemment. Tu fredonnes souvent. Tu veux tout faire seule, tu es très indépendante. Tu préfères essayer de grimper dans notre lit par un autre côté par exemple, plutôt que nous demander de l'aide. Les câlins que tu nous fais durent 10 secondes à peine et tu en es assez avare, à mon grand désespoir (car ta soeur elle est encore une vraie pot de colle). Tu préfères être debout plutôt qu'assise dans la baignoire. Tu aimes quand je mets des vidéos avec des photos et cris d'animaux. Tu aimes te dandiner sur la musique et dis "acore" quand ça s'arrête.
En ce moment tu joues beaucoup avec le lecteur Violette de ta soeur, tu chantes et tu répètes les mots entendus.
Niveau alimentation c'est difficile en ce moment, tu ne veux plus d'assiettes toutes prêtes (même en essayant les 24 mois) ni de repas faits par maman. Si on t'écoutais, tu ne te nourrirais que de pain, de confiture, de compote et de fromage ! ! ! Tu essayes toujours de piquer les biscuits de ta soeur. Pour te contenter nous avons acheté les brioches aux pépites de chocolat les moins grasses et sucrées que nous avons pu trouver en magasin (nous n'en sommes pas fiers mais c'est mieux que rester le ventre vide...).
Même les biscuits (y compris aux pépites) et yaourts pour bébé ne trouvent plus grâce à tes yeux !
Tu veux de moins en moins rester dans ta poussette lorsque nous allons nous promener, tu hurles pour marcher et crapahuter dans l'herbe.
Niveau santé ta varicelle est finalement pire que celle de Lili niveau boutons, pas un endroit de ton corps n'est épargné. Par contre tu n'as pas eu de fièvre du tout et tu étais en forme.
Là les boutons commencent à s'assécher.
Vivement que cette mauvaise période soit enfin derrière nous.
J'ai du annuler ton dernier rdv avec la psy de la périnat pour cause de gastro. J'y vais la semaine prochaine mais nous avons déjà mis en place le nouveau roulement de tes rdv à domicile. La puéricultrice et la psychomotricienne se relayent donc une semaine sur deux, au lieu de venir toutes les deux la même semaine.
Moi j'ai mon 1er rdv avec la psychologue du CMP ce mercredi. C'est avec elle que je vais travailler sur mon manque de confiance.
Ta soeur ayant sorti ses boutons il y a plus de 15 jours, j'avoue que j'espérais que tu passes à côté...et bien non !
Alors qu'elle finit de perdre ses dernières croûtes, toi tu as sorti deux petits boutons sur le ventre hier matin. J'ai prévenu ton père par sms, lui disant que c'était peut-être (enfin) ça.
Et effectivement ce matin, en changeant ta couche je vois plusieurs gros boutons, dont un déjà rempli de ce fameux liquide que nous connaissons si bien maintenant. Plusieurs petits sont venus s'ajouter au fil de la matinée sur tes jambes, entre tes fesses, sur ton cou et ton front.
Je t'ai de suite coupé les ongles mais tu te grattes quand même.
Prochaine étape : la fièvre et la poussée de vésicules sur 24 à 48h.
Tu n'as pas aimé que je désinfecte tes premiers boutons en tout cas, mais bonne nouvelle, après 5 jours à ne presque rien mangé (ça qui se préparait s'en doute, plus une dent qui finissait de percer), tu as bien mangé ce midi. Profitons-en car ça ne durera certainement pas !
Notons que finalement ton épisode de vomissements était bien la gastro, puisque pour moi elle s'est déclarée le surlendemain, alors que j'étais dans la salle d'attente du cabinet de radiologie/échographie pour faire une écho mammaire (pour une mastite).
Toi tu n'as plus rien eu mais moi j'ai vomi et eu la diarrhée jusqu'au soir 22h45. Puis rien jusqu'au lendemain soir (diarrhée à nouveau) et mal de ventre jusqu'au samedi.
Nous sommes quand même sortis prendre l'air en famille le week-end, après 15 jours à avoir été cloîtré à la maison.
Les deux semaines qui arrivent vont être sympa si tu es dans le même état que ta soeur, avec la reprise de l'école, et de mes rdv.
Ma Poupougne, cette nuit de 0h10 à environ 2h30 tu as vomi 5 ou 6 fois. Avec papa, nous avons arrêté de compter car à peine nous te remettions dans ton lit qu'il fallait se relever.
Je ne me suis pas sentie très bien non plus à cause de l'odeur de lait rance et ai rendu deux fois à mon tour.
Papa pense que c'est à cause du concombre que nous avons mangé hier soir car il en a retrouvé des morceaux dans ton lit. Pourtant ni Lili ni lui n'ont été malades.
Ta soeur a un bon sommeil et n'a pas été réveillée par tes cris ni tes pleurs. Nous avons du te doucher (avec bien du mal tant tu pleurais de peur, c'était la première fois que tu vomissais) et te changer plusieurs fois, ainsi que tes doudous, draps et couvertures. Nous t'avons fait des câlins dans notre lit.
Après cela nous avons pu dormir (maman seulement vers 4h) jusque 9h. Ce matin tu pétais à nouveau la forme (et tant mieux). Moi j'ai encore la gorge en feu et l'estomac barbouillé.
Bien sûr nous allons continuer à surveiller ton état de santé. Nous nous attendons plutôt à ce que tu attrapes incessamment sous peu la varicelle de ta soeur.
Nous revoilà déjà au moment où l'on se souhaite plein de bonnes choses (qui arrivent, ou pas) !
2016 fut à peine meilleure que 2015...2017 commence mal pour nous (la voiture de mon mari a été vandalisée la nuit du réveillon).
Bref, je vous souhaite plein de jolis projets, de beaux rêves, beaucoup d'envies.
Je vous souhaite des sourires, des rires, de la joie, de l'émotion.
Je vous souhaite des câlins, des bisous, des "je t'aime".
Et surtout, de tout mon coeur, je vous souhaite ce qu'à mes yeux nous avons le plus besoin dans nos vies par les temps qui courent : de la force, et de l'espoir ! ! !
Le 27 décembre, nous avons passé le cap de la demi-année en plus.
On se dirige irrémédiablement vers les 2 ans et ça se voit, puisque bien avant tes 18 mois, tu es entrée dans la fameuse "phase d'opposition". Tu dis donc "non" à tout et pour tout (ô joie!).
Tu as furieusement tendance à présent à zapper la sieste du matin. Tu dors soit le midi, soit en début d'aprem, et parfois un peu le soir. C'est vraiment au jour le jour.
Tes 11ème et 12ème dents sont enfin définitivement sorties. J'ai vu ce matin que la 13ème a commencé à percer, et la 14ème commence à se voir à travers ta gencive.
Tu dis maintenant bien "Lili", "encore", "pain" (ton grand amour) et "bain". Tu dis quelque chose ressemblant à "guigui" ou "kiki" pour les biscuits. Tu commences à imiter le cri du singe. Quand papa te demande comment on fait dodo tu plies les bras et fait semblant de ronfler.
Tu adores grimper sur les chaises (à ma grande frayeur).
Nous avons sorti le pot, mais pour l'instant pour la "phase d'observation".
Tu aime le trimballer à travers la maison mais ne veut pas trop t'asseoir dessus, même si tu viens nous voir pour enlever ton pantalon et ta couche. Nous avons le temps, tout le temps vers la propreté. Ta soeur a été propre à un peu plus de 2 ans et 2 mois.
Les vacances ont été horribles pour nous, tu as énormément crié, à cause de Lili. On a eu l'impression d'être revenus des mois en arrière. C'est papa qui s'est presque exclusivement occupé de toi pendant sa semaine de congés. Nous n'avons fait aucune sortie à part des courses.
Les séances avec Béatrice et Isabelle reprennent cette semaine mais je commence à désespérer. C'est long, très long. Je sais bien qu'il ne faut pas comparer (et que forcément pour un 2ème enfant on a moins de temps à lui consacrer que pour un 1er) mais papa et moi avons hâte que tu parles plus. Ta soeur avait un langage bien plus développé, plus tôt. Pourtant tu es comme elle vive, curieuse et intelligente. Serais-ce sa proximité, sa trop grande propension à toujours te coller et vouloir faire à ta place qui "t'étouffe", en quelque sorte?
Le 25, comme tous les ans, nous sommes allés chez tes arrière grands-parents. Il y avait bien-sûr ton grand oncle Eric et sa femme (leur fille était cette année chez son fiancée, pour la 1ère fois), ton grand oncle David, ta marraine, et ta grand' tante Delphine.
Nous avons mangé l'apéro, une entrée froide et du filet mignon (il y avait aussi du coq au vin), suivi par de la bûche glacée.
Encore une fois tu as reçu plein de cadeaux : un magicâlin (ours blanc qui fait de la musique et de la lumière), un doudou Tigrou, une peluche Olaf qui chante et raconte des histoires et la niche à surprises des Tut-Tut animo. Cette année est l'année des Tut-Tut, en tous genres, mais il faut dire que ce sont vraiment de super jouets !
Nous avons fêté Noël cette année chez mamie et papy, avec tes 3 tatas et ton cousin.
Nous avons mangé un gros apéro, des entrées froides puis de la glace.
Vous avez eu la visite du Père-Noël (avec une vraie barbe!), avec sa lutine qui distribuait bonbons et chocolats. Tu as de suite pleuré (comme je l'avais deviné) mais papa t'as gardé à bras et ça a été mieux.
Tu as été très gâtée : le maxi garage Tut-Tut bolides avec un véhicule, 3 autres voitures Tut-Tut bolides, l'îlot rigolo des Tut-Tut marins et un centre équestre en briques style Légo.
C'était vraiment une très bonne soirée.
Mercredi je me suis rendue avec Noélie à l'une des séances de circomotricité qu'organise ma ville toutes les semaines. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, il s'agit en fait d'accessoires de cirque (gros ballon, foulards, pédalier, bascule etc) qui aident les enfants à s'éveiller et à développer leur motricité.
Noélie a de suite été intéressée par l'énorme balle jaune à l'entrée de la salle!
Il y avait les mêmes enfants qu'à la gym la semaine précédente, sauf Emma qui était absente. Cette fois-ci, nous avons pu faire la connaissance des jumelles Eden et Zoé, et de leur maman.
Pour débuter la séance, l'animateur nous a montré deux portés à réaliser avec bébé. L'un pour lui permettre de faire une roulade arrière, l'autre pour le faire tenir en équilibre sur nous (et les deux sollicitent nos abdos^^).
Les enfants devaient ensuite prendre un bout de tulle coloré dans le sac, et nous devions leur passer autour du cou, du ventre, leur mettre sur la tête...après cela il a fallu tous les jeter en l'air.
Noélie a testé la grosse baballe, elle a adoré : assise et sur le ventre; en avant, en arrière, sur les côtés. Elle n'a pas voulu tester les bascules et j'avoue que c'est tant mieux car ça ne me rassurait pas trop.
Au début elle n'osait pas passé dans le tunnel fait de tapis puis à force de persévérance elle y est allée plusieurs fois. On voit qu'elle était contente de retrouver son copain Samuel ! Et cette fois-ci personne ne l'a embêtée, et elle n'a dérangé personne non plus.
Elle a joué aussi avec des balles, les a lancé à une autre maman. Zoé m'a lancé les balles également. Elles ont toutes les deux "construit un mur" avec les briquettes en bois.
En plus, nous avons toutes été prises en photo pour un article dans le journal local.
Vivement la semaine prochaine qu'on y retourne, ainsi qu'à la gym !
Lundi 14 après-midi j'ai eu mon premier rdv avec le Dr V*, la psy du CMP.
Je l'ai trouvé de suite agréable : souriante, cool, décontractée. Elle m'a mise à l'aise.
Après un bref récapitulatif des raisons qui m'ont amené à consulter, je lui ai parlé des 2 choses importantes sur lesquelles je veux travailler : ma mère, et mes filles.
En ce qui concerne ma mère qui m'a rabaissé et violenté physiquement et psychologiquement pendant une dizaine d'années, elle a tout de suite cerné son caractère. Elle l'a bien décrite comme manipulatrice, aimant les situations théâtrales, grossière. Elle a su presque sans rien dire, deviner qu'avec elle rien n'est gratuit, qu'elle me demande toujours des services et qu'elle me critique dans tous les domaines.
Si je n'arrive pas à m'imposer et la remettre en place c'est parce que j'ai toujours eu peur d'elle et que je devais faire ses quatre volontés, sous peine de représailles.
Elle m'a dit qu'il va falloir que je "détricote" tout ce que j'ai pris pour argent comptant depuis mon enfance. Que j'apprenne à dire non, à mettre de la distance, physiquement parlant, entre nous deux. Que je ne réponde plus de suite à ses sms, que je la vois moins.
Et je sais que je vais réussir car je me sens prête. J'en ai marre d'être considérée comme une gamine dans mes choix de vie et comme une serpillière juste bonne à dire "amen" à chaque fois.
Par rapport à Noélie, elle pense que j'ai fais une dépression du post partum car je n'ai pas pu faire le deuil de mon père pendant ma grossesse.
Etant "rigide" à cette époque, du point de vue émotionnel et psychologique, je n'étais pas "malléable" et n'ai pas pu offrir à Noélie la place qu'elle méritait dans notre famille. Pourtant elle était voulue et désirée. Se sentant abandonnée, pour attirer mon attention, elle hurlait donc toute la journée.
Elle m'a dit également que ma mère ne m'a jamais passé le "relais de la maternité", ce qui est vrai. Elle m'a aussi parlé du fait que je dois casser le schéma "auxiliaire de vie, avec deux filles", pour m'éloigner d'elle. Je ne demande pas mieux !
La psy m'a demandé si je prenais un traitement et si j'en voulais un. J'ai répondu non, n'ayant aucune idée noire, le moral étant plutôt bon, et ayant besoin de toutes mes facultés pour m'occuper de mes enfants.
Je la revois donc fin janvier. Je continue la sophro, j'y vais d'ailleurs mardi. Et je revois l'infirmière mi-décembre.
Aujourd'hui, jour de mes 31 printemps, je fais un petit point sur nos rdv hebdomadaires :
- puéricultrice : elle trouve que Noélie grandit, physiquement et dans ses acquis
- psychomot' : dit pareil que sa collègue
J'avoue ces 2 rdv par semaine commencent à tous nous agacer car nous n'y voyons plus l'intérêt. La psy nous a dit au dernier rdv que tout allait bien pour elle. Nous constatons chaque jour ses progrès. Nous revoyons la psy le 30, c'est dans une éternité ! Cela fait 4 mois qu'elles jouent 1h avec elle deux fois par semaine, ce que nous pouvons faire nous-même.
Pour "leur faire plaisir" puisqu'elles veulent à tout prix socialiser Noélie et lui faire faire des activités en dehors de la maison, je nous ai inscrite à la babygym le 17 au matin (dans le cadre de la semaine de la parentalité).
Si ça nous plaît, nous y retournerons pour d'autres activités.
Hier je suis allée à ma séance de sophro de groupe et cette fois, contrairement à deux dames, j'avais le moral (j'ai reçu enfin la bonne nouvelle que j'attendais : mes filles ne sont plus dans la succession de mon père). Nous avons du dire comment nous allions, si nous avions été affectés par le changement d'heure, si nous avions mis en place quelque chose par rapport au "positif" sur lequel nous avions travaillé la dernière fois. Ensuite nous avons travaillé sur nos points forts et nos rêves (par exemple que ferions-nous si nous gagnions 30 millions au Loto?). L'ambiance était morose au début, personne ne se décidait à parler mais en fin de séance, le sourire et la bonne humeur sont revenus grâce...au chant africain que nous avons "interprété" et à la danse endiablée (du Kuduro je pense) que nous avons faite, tous les 9, et avec les 2 infirmières.
Prochaine séance le 22, et 1er rdv avec la psy le 14.
Enfin depuis hier nous t'entendons dire "papa" et "ma-man", il était temps ! Nous en sommes ravis.
Tu es difficile à nouveau depuis la semaine dernière, beaucoup de cris, de hurlements de frustration. Tes arrière grands-parents et ta marraine ont d'ailleurs pu le constater dimanche.
Quant à moi j'ai commencé mon suivi au CMP lundi : j'ai eu un rdv avec une infirmière que je revois le 21 car j'ai beaucoup pleuré et elle a vu que j'étais mal. Je dois lui rendre une lettre thérapeutique de 3 pages sur tout ce que j'ai sur le coeur.
Le lendemain j'ai participé à un atelier de groupe de sophrologie, accompagné par 2 infirmières. La 1ère demi-heure, je n'ai pu retenir mes larmes mais ensuite j'ai beaucoup aimé travailler avec eux sur le positif. Les gens qui étaient là étaient tous très compréhensifs, compatissants et je me suis sentie à l'aise car nous sommes tous dans le même bateau.
J'y retourne le 8 novembre.
Visiblement, entre deux j'aurai mon 1er rdv avec le psy.
Hier j'ai eu la visite de la puéricultrice de la PMI, pour la demande d'agrément d'ass mat que j'avais déposé.
Au niveau de la maison tout va bien, il manque juste une barrière pour séparer la terrasse du jardin.
Malheureusement, elle préfère que j'annule ma demande et la refasse plus tard car sinon la commission refusera de me donner l'agrément. Pourquoi? Car ma grande me coupe sans arrêt la parole et réclame mon attention, et parce que mon bébé doit rester dans mes bras et crie.
De plus, le suivi de Noélie par la psychomotricienne mobilisera toute mon attention.
Et si jamais ils me confiaient un enfant plus grand, ce sont les horaires d'école qui poseraient problème à ce moment là.
Bien que j'en avais parlé avec mon mari et que quelque part je m'en doutais, je n'avais pas voulu annuler cette visite, car ma démarche est vraiment sérieuse et réfléchie.
Quand Mme R* est partie, j'ai pleuré de déception. En effet je m'étais investie aussi bien financièrement que psychologiquement (livres et pages internet de lus, notes de prises, matériel de puériculture acheté, petits travaux effectués dans la maison...)
Bien que je lui ai dis moi-même que mes filles passent d'abord, ce qui est normal, je suis quand même dégoûtée de devoir rester enfermée chez moi, sans pouvoir aller travailler ailleurs, car ça serait catastrophique pour Noélie.
Je sis que c'est une question de temps, que ça va s'arranger mais être à la maison avec un bébé qui hurle tout le temps n'est pas facile. Il faudrait que je retravaille car niveau finances ce n'est pas top, mais c'est impossible avant fin septembre avec un rdv toutes les semaines ou tous les 15 jours. Je pensais que garder un enfant à mon domicile serait un bon compromis mais même ça ce n'est pas possible. Je me sens coincée de tous les côtés...