Divers
Et après...
Aujourd’hui, tu n’es plus là.
Je me lève chaque matin. Ma première pensée est pour toi…
Plus personne ne se glisse dans mon lit, en me posant ses pieds aux creux de mes mains. Plus de « j’ai fait un gwos, gwos dodo. Maintenant, je veux mon cocolat chaud ». Puis plus de « eh bien tu ne le bois pas ???? », « ben non, il est twop chaud ».
Plus de baisers, plus de réponse à mes « je t’aime crapaud », plus de câlins pieds, plus de « toujours, toujours », plus de « bidou-bidou » et de « Oh ! Samy» à la télé le matin, plus de dvd, plus de petit pas courant dans le couloir, plus de bazard dans ta chambre…
Tes animaux sont aussi dans ce manque de toi. Potté a assisté à tout et me suis depuis partout. Cyrus est devenu fou de chagrin. Il est prêt à croquer le premier, qui se risquerait de s'approcher, trop près de nous. Puis, Stamp l'associal qui est à mes pieds dès qu'il le peut...ou qui est dans le garage... Attendant patiemment...mais quoi?
Juste ce vide. Ce manque de toi. Cette vie à réapprendre. Ce deuil à faire. Notre famille à reconstruire. Avant même cela, se reconstruire soi-même. Se reconstruire dans la douleur et l’acceptation de la peine de l’autre. Cette douleur qu’on ne peut imaginer aussi grande que la sienne. Douleur proche d’un gouffre qui engloutie tout autour d’elle…
Malgré cela, nous voyons le travail que tu as fait auprès de nous. Tu savais que tu allais mourir et tu nous y as préparés. Sans vraiment que nous le sachions. Cette acceptation. Accepter la vie sans toi. Accepter d’être sans toi. Accepter ta cruelle absence. Tu nous y avais préparés…
Puis Ruben est là. Ses milliers de sourires nous aident. Ton frère toujours sans dents…
Je reviendrai t’écrire ici. Je raconterai ce dernier mois de douleur, courage et persévérance. Ton jusqu’au boutisme. Ta « bagarre » jusqu’à ton dernier souffle. Ce mois où tu ne voulais pas mourir. Ce mois, où tu as été encore inexplicable pour la médecine. Ton pied de nez à tous.
Chaque expérience de la vie nous mène à quelque chose. Rien n’est un hasard. Cela nous permet d’avancer, se faire des armes.
Preuve en est. Toutes mes expériences passées m’ont permis de t’accompagner jusqu’à ton dernier souffle. Dans ta maison et dans mes bras. Ton dernier regard pour ton frère.
Toi, mon fils devenu aveugle. Vos yeux bleus azurs se sont croisés, parlés…
Je me laisse ce temps, pour te raconter.
Cela fera 3 semaines, dimanche….
Je me lève chaque matin. Ma première pensée est pour toi…
Plus personne ne se glisse dans mon lit, en me posant ses pieds aux creux de mes mains. Plus de « j’ai fait un gwos, gwos dodo. Maintenant, je veux mon cocolat chaud ». Puis plus de « eh bien tu ne le bois pas ???? », « ben non, il est twop chaud ».
Plus de baisers, plus de réponse à mes « je t’aime crapaud », plus de câlins pieds, plus de « toujours, toujours », plus de « bidou-bidou » et de « Oh ! Samy» à la télé le matin, plus de dvd, plus de petit pas courant dans le couloir, plus de bazard dans ta chambre…
Tes animaux sont aussi dans ce manque de toi. Potté a assisté à tout et me suis depuis partout. Cyrus est devenu fou de chagrin. Il est prêt à croquer le premier, qui se risquerait de s'approcher, trop près de nous. Puis, Stamp l'associal qui est à mes pieds dès qu'il le peut...ou qui est dans le garage... Attendant patiemment...mais quoi?
Juste ce vide. Ce manque de toi. Cette vie à réapprendre. Ce deuil à faire. Notre famille à reconstruire. Avant même cela, se reconstruire soi-même. Se reconstruire dans la douleur et l’acceptation de la peine de l’autre. Cette douleur qu’on ne peut imaginer aussi grande que la sienne. Douleur proche d’un gouffre qui engloutie tout autour d’elle…
Malgré cela, nous voyons le travail que tu as fait auprès de nous. Tu savais que tu allais mourir et tu nous y as préparés. Sans vraiment que nous le sachions. Cette acceptation. Accepter la vie sans toi. Accepter d’être sans toi. Accepter ta cruelle absence. Tu nous y avais préparés…
Puis Ruben est là. Ses milliers de sourires nous aident. Ton frère toujours sans dents…
Je reviendrai t’écrire ici. Je raconterai ce dernier mois de douleur, courage et persévérance. Ton jusqu’au boutisme. Ta « bagarre » jusqu’à ton dernier souffle. Ce mois où tu ne voulais pas mourir. Ce mois, où tu as été encore inexplicable pour la médecine. Ton pied de nez à tous.
Chaque expérience de la vie nous mène à quelque chose. Rien n’est un hasard. Cela nous permet d’avancer, se faire des armes.
Preuve en est. Toutes mes expériences passées m’ont permis de t’accompagner jusqu’à ton dernier souffle. Dans ta maison et dans mes bras. Ton dernier regard pour ton frère.
Toi, mon fils devenu aveugle. Vos yeux bleus azurs se sont croisés, parlés…
Je me laisse ce temps, pour te raconter.
Cela fera 3 semaines, dimanche….
Jade, damien et Timothé (24/07/13)
Il y a plusieurs étapes dans un deuil (choc, déni, colère, marchandage, dépression, acceptation) mais aucune d'elles ne parlent de l'absence, ce vide intolérable avec lequel on doit apprendre à vivre. Je ne sais que trop bien à quel point il n'y a pas de mots pour tout ça, pas de remèdes, rien qui ne puisse nous permettre de nous en sortir complètement.
Heureusement il y a Wuben et puis surtout il y a Crapaud, ce super héros qui a su te montrer la voie comme tu dis.
On a beau se sentir faible, nous nous savons Nathou comme tu es forte. Prends le temps qu'il te faut pour toi, pour les tiens et pour votre ange là haut qui redoutait tant de vous laisser sans lui.
Nous restons là si tu en éprouves le besoin (sur FB comme sur le blog) pour vous
la famille kiki
bonjour, je vous suis dans l'ombre bien avant que ruben ne pointe le bout de son nez et votre histoire me touche. Le deuil d'un enfant est une chose terrible, raphael a été un enfant extraordinaire et très courageux. Sans vous connaitre je pense très souvent a votre histoire de vie, et vous soutient dans cette épreuve inqualifiable.
dalila et xavier prévu pour le 27 juillet 2013
...
Encore une fois, je lis ton article et mon coeur me fait mal...
Pareil pour nous, on se connait pas, mais je suis là, à lire tes articles depuis un moment maintenant
...je suis si triste, depuis que...je pense souvent à vous, à crapaud..
...Un énorme courage pour vous, et des bisous tendres, je peux faire que çà, et pourtant j'aimerai faire plus.
La crapaude
...
Voilà... c'est tout pour maintenant...
Mais tu sais déjà tout.
Mamanlilie
Tous les jours une petite pensée pour vous !
Grosses bises
nous 3 et la nouvelle crevette
Bonjour,
Tu ne me connais pas, je viens juste de me décidé à faire un blog pour ma seconde grossesse, et pourtant, je suis votre histoire depuis longtemps...
Les larmes montent à chaque article que tu poste...
De tout coeur, je te souhaite plein de courage à toi et ta famille dans cette horrible épreuve...
Des bisous a vous