Les présentations
L’annonce à nos parents.
Nous ne pouvons pas dire que nous nous sommes empressés d’annoncer cette jolie nouvelle à nos familles respectives.
Nous sentions à des kilomètres des réflexions peu amènes à l’euphorie ou la joie.
Nous n’avons pas été déçus. Nous connaissons bien nos parents. Nous les félicitons même pour leurs élans d’enthousiasme à peine marqués.
Lorsqu’on annonce une 4ème grossesse, après avoir jurés tous les grands dieux qu’on ne nous y reprendra plus, forcément ça créait la surprise.
Entendre des remarques sur mon âge, soit sur le fait que nous devenons une famille nombreuse ou encore des : « mais tu peux encore être enceinte avec tes césariennes ? » n’emballent pas à la confession.
Je les ai tous eu… et j’ai ri… jaune… moutarde… montant au nez… Heureux est mon flair rempli d’objectivité sur nos ascendants.
Nous décidons de garder ce petit secret pour nous. Le temps de nous faire à l’idée.
L’annonce se fait le 4 mars pour la fête des grands-mères.
Les enfants sont chez mes parents pour les vacances. Nous n’allons pas les torturer à garder ce secret, plusieurs jours, sans pouvoir le dévoiler.
Nous déposons les enfants le samedi. A notre départ, ma mère lance : « Ne faites pas un 4ème ! ». Je ris (toujours moutarde) en lui affirmant qu’elle ne peut pas mieux dire.
Le lendemain, les garçons dévoilent la nouvelle grâce à un cadeau personnalisé. Virgile a peint le cadre (avec mon aide) et Ruben a fait un dessin explicatif.
La journée se passe. Aucune nouvelle.
Vers 17h, un message de mes parents avec des photos des enfants à la ferme pédagogique.
Sans aucune allusion sur le présent et à la bombe qu’il contient.
Je donne comme retour à ses clichés un autre sms. « J’espère que le cadeau des fêtes des grands-mères vous a fait plaisir. »
La réponse sera emprunt d’une euphorie sans nom : « Pour une surprise c’est une surprise. Assez étonnant »
Je dois me contenter de cela.
Le lendemain, ma mère me téléphone. Assez distante. J’ai le droit à plusieurs réflexions.
- Au départ, je n’ai pas compris le dessin. Ce sont les garçons qui ont dû nous expliquer.
-C’est assez surprenant. Inattendu.
- Je pensais que c’était fini que tu ne voulais pas en faire d’autres.
- Vous n’êtes pas trop vieux pour en refaire un ? (Elle a même réussi à dire face à une copine d’enfance que c’était un enfant de vieux).
- Encore un qui va se faire crier dessus. (Evoquer ici mon relationnel maternel et son éducation n’est pas nécessaire. J’ai fait une analyse pour ça)
-Il est voulu ? Ah Bon…. Vous essayiez depuis longtemps….Hummm…
-Ne compte pas sur moi pour lui payer de la layette à celui-ci, vu que tu as tout donné.
D’autres sous entendus désagréables sur mon nombre de grossesse (ma mère est sur le même schéma familiale que le mien, avec la perte de mon frère) et le fait qu’on casse le schéma idyllique et fusionnel entre Ruben et Virgile… (Le même Ruben qui a tenté d’étrangler son frère 2 fois cette semaine et ce Virgile qui le mord régulièrement ou l’attaque à coup de poings)
Pendant plusieurs semaines, j’ai eu le droit à des vagues de reproches. Elle a surtout été mouchée de n’être au courant qu’à 8 SA. Des petites phrases acerbes lancées quand je lui demande de ses nouvelles. Je lui fais bien des cachotteries. Pourquoi me répondrait-elle ?
Un jour, fatiguée de cette rancœur sans intérêt: «Quoi ??? tu aurais préféré le téléphone ? Tu n’es pas contente de l’avoir appris par les garçons avec un cadeau personnalisé ? Tu l’as su un jour symbolique. Je n’ai pas attendu non plus les 3 mois de grossesse. J’étais à peine à 2 mois ! »
A partir de ce jour, plus de reproche (si on ne compte pas l’enfant de vieux). Au contraire, elle s’investit. Elle est en attente des nouvelles du bébé. De l’évolution. Des blagues sur le fait qu’ils soient deux. Elle n’attend qu’une chose :connaître le sexe pour lui offrir de la layette.
En deux mots : Ma mère.
Ce même jour de fête des grands-mères, nous prévenons mes beaux parents par téléphone. C’est une double nouvelle pour eux. Le frère de Florent a également annoncé l’arrivée d’un bébé, fin août. Prise par l’émotion, ma belle mère a besoin de s’assoir. Ses jambes sont coupées. Elle note sur son calendrier la date de venue du nôtre, pour ne pas se mélanger les pinceaux. Mon beau père demande si c’est un accident. Non, non… Il était désiré depuis un moment… Puis ma belle mère s’est inquiétée sur la possibilité d’une 4ème grossesse. Non... Non… Ne t’inquiète pas Marthe Villalonga, tu ne vas pas récupérer ton fils tout de suite! Gnarrccckkk !
L’annonce dévoile leur surprise mais aussi beaucoup de bonheur pour nous.
Voilà comment nous avons mis quasiment 2 mois à le dire à nos parents….
Nous sentions à des kilomètres des réflexions peu amènes à l’euphorie ou la joie.
Nous n’avons pas été déçus. Nous connaissons bien nos parents. Nous les félicitons même pour leurs élans d’enthousiasme à peine marqués.
Lorsqu’on annonce une 4ème grossesse, après avoir jurés tous les grands dieux qu’on ne nous y reprendra plus, forcément ça créait la surprise.
Entendre des remarques sur mon âge, soit sur le fait que nous devenons une famille nombreuse ou encore des : « mais tu peux encore être enceinte avec tes césariennes ? » n’emballent pas à la confession.
Je les ai tous eu… et j’ai ri… jaune… moutarde… montant au nez… Heureux est mon flair rempli d’objectivité sur nos ascendants.
Nous décidons de garder ce petit secret pour nous. Le temps de nous faire à l’idée.
L’annonce se fait le 4 mars pour la fête des grands-mères.
Les enfants sont chez mes parents pour les vacances. Nous n’allons pas les torturer à garder ce secret, plusieurs jours, sans pouvoir le dévoiler.
Nous déposons les enfants le samedi. A notre départ, ma mère lance : « Ne faites pas un 4ème ! ». Je ris (toujours moutarde) en lui affirmant qu’elle ne peut pas mieux dire.
Le lendemain, les garçons dévoilent la nouvelle grâce à un cadeau personnalisé. Virgile a peint le cadre (avec mon aide) et Ruben a fait un dessin explicatif.
La journée se passe. Aucune nouvelle.
Vers 17h, un message de mes parents avec des photos des enfants à la ferme pédagogique.
Sans aucune allusion sur le présent et à la bombe qu’il contient.
Je donne comme retour à ses clichés un autre sms. « J’espère que le cadeau des fêtes des grands-mères vous a fait plaisir. »
La réponse sera emprunt d’une euphorie sans nom : « Pour une surprise c’est une surprise. Assez étonnant »
Je dois me contenter de cela.
Le lendemain, ma mère me téléphone. Assez distante. J’ai le droit à plusieurs réflexions.
- Au départ, je n’ai pas compris le dessin. Ce sont les garçons qui ont dû nous expliquer.
-C’est assez surprenant. Inattendu.
- Je pensais que c’était fini que tu ne voulais pas en faire d’autres.
- Vous n’êtes pas trop vieux pour en refaire un ? (Elle a même réussi à dire face à une copine d’enfance que c’était un enfant de vieux).
- Encore un qui va se faire crier dessus. (Evoquer ici mon relationnel maternel et son éducation n’est pas nécessaire. J’ai fait une analyse pour ça)
-Il est voulu ? Ah Bon…. Vous essayiez depuis longtemps….Hummm…
-Ne compte pas sur moi pour lui payer de la layette à celui-ci, vu que tu as tout donné.
D’autres sous entendus désagréables sur mon nombre de grossesse (ma mère est sur le même schéma familiale que le mien, avec la perte de mon frère) et le fait qu’on casse le schéma idyllique et fusionnel entre Ruben et Virgile… (Le même Ruben qui a tenté d’étrangler son frère 2 fois cette semaine et ce Virgile qui le mord régulièrement ou l’attaque à coup de poings)
Pendant plusieurs semaines, j’ai eu le droit à des vagues de reproches. Elle a surtout été mouchée de n’être au courant qu’à 8 SA. Des petites phrases acerbes lancées quand je lui demande de ses nouvelles. Je lui fais bien des cachotteries. Pourquoi me répondrait-elle ?
Un jour, fatiguée de cette rancœur sans intérêt: «Quoi ??? tu aurais préféré le téléphone ? Tu n’es pas contente de l’avoir appris par les garçons avec un cadeau personnalisé ? Tu l’as su un jour symbolique. Je n’ai pas attendu non plus les 3 mois de grossesse. J’étais à peine à 2 mois ! »
A partir de ce jour, plus de reproche (si on ne compte pas l’enfant de vieux). Au contraire, elle s’investit. Elle est en attente des nouvelles du bébé. De l’évolution. Des blagues sur le fait qu’ils soient deux. Elle n’attend qu’une chose :connaître le sexe pour lui offrir de la layette.
En deux mots : Ma mère.
Ce même jour de fête des grands-mères, nous prévenons mes beaux parents par téléphone. C’est une double nouvelle pour eux. Le frère de Florent a également annoncé l’arrivée d’un bébé, fin août. Prise par l’émotion, ma belle mère a besoin de s’assoir. Ses jambes sont coupées. Elle note sur son calendrier la date de venue du nôtre, pour ne pas se mélanger les pinceaux. Mon beau père demande si c’est un accident. Non, non… Il était désiré depuis un moment… Puis ma belle mère s’est inquiétée sur la possibilité d’une 4ème grossesse. Non... Non… Ne t’inquiète pas Marthe Villalonga, tu ne vas pas récupérer ton fils tout de suite! Gnarrccckkk !
L’annonce dévoile leur surprise mais aussi beaucoup de bonheur pour nous.
Voilà comment nous avons mis quasiment 2 mois à le dire à nos parents….