Mon quotidien
Récit de ma souffrance: 2ème partie
Juste après l'echo, on me parle des 2 méthodes: medicamenteuse et chirurgicale.
Dans les 2 cas y'a un comprimé a prendre pour faire stopper les échanges entre l'ovaire et l'embryon, Donc sans nutrition, l'embryon meurt et ce même médoc permet l'ouverture du col pour permettre au 2eme médicament d'expulser l'embryon... je verrais donc mon bébé dans ma culotte... voilà comment je perçois la chose... c'est insupportable pour moi, c'est juste pas possible....
Et si je fais en chirurgicale... on l'aspire... comme on ferait son menage, mais dans mon corps, dans mon utérus, pour m'enlever un bebé que je veux garder...
Il ne me reste qu'une semaine pour la medicamenteuse, je veux attendre, l'espoir me fait pousser l'échéance, même si je sais que ce sera de plus en plus dur... je ne prends pas le RV ce sera du coup, dans tous les cas, une ivg chirurgicale...
J'ai beaucoup pensé à l'"après", comment vais-je réagir? Comment vais-je gérer d'avoir tué mon bébé?
Comment gérer une grossesse après une ivg? Est ce que je vais péter un cable?...
J'ai lu des tonnes de forums, des témoignages, et c'est vrai que j'ai beaucoup lu les témoignages de femmes qui regrettent, et dépriment. Pour ma part, il est évident que je regrette avant même de l'avoir fait, donc je me dis que quelque part je vais morfler, mais pour ma fille, mon ptit amour, je me battrais et je surmonterai la colère, la honte, la souffrance, la douleur, pour elle, pour rester sa maman, mon coeur sera écorché mais son amour me permettra de faire face.
J'étais vraiment desespérée, mais la semaine qui va suivre, je vais trouver la force pour me sortir du tourbillon dans lequel je suis entrée malgré moi, cette spirale qui m'empêche de trouver une solution ou du moins de relativiser.
Je vais sortir la tête de l'eau, seule, en pensant à mes enfants, à cette vie dont je ne peux me résoudre à supprimer. Je commence à vouloir me battre pour ce bebe, ce futur enfant, mon enfant. J'ai peur de le dire au papa, alors je prendrai plusieurs jours pour me charger à bloc et avoir le courage de braver "la raison" , de pouvoir lui dire ce que je ressens au plus profond de moi. C'est très dur...
Lui, veut le bébé mais l'homme est la raison, il n'a pas des milliers d'hormones qui le bousculent. Etre père prend du temps, et avec tous ces soucis, il ne peut pas avoir ce temps. Je suis d'accord avec tout ce qu'il dit, il souffre, je le vois, il culpabilise, il a mal, il se sent plus bas que terre... c'est horriblement difficile.
Un soir, je prends mon courage à deux mains et je lui dis que je ne veux pas me faire avorter... Nous sommes mercredi soir, j'en suis a 7SA, ce qui veut dire que je "fête" mes 2 mois de grossesse dans 1 semaine... il me dit "d'ici dimanche on aura tout posé et la décision sera prise"... peut être qu'à 2 mois de grossesse, je tuerai mon bébé...
Dans les 2 cas y'a un comprimé a prendre pour faire stopper les échanges entre l'ovaire et l'embryon, Donc sans nutrition, l'embryon meurt et ce même médoc permet l'ouverture du col pour permettre au 2eme médicament d'expulser l'embryon... je verrais donc mon bébé dans ma culotte... voilà comment je perçois la chose... c'est insupportable pour moi, c'est juste pas possible....
Et si je fais en chirurgicale... on l'aspire... comme on ferait son menage, mais dans mon corps, dans mon utérus, pour m'enlever un bebé que je veux garder...
Il ne me reste qu'une semaine pour la medicamenteuse, je veux attendre, l'espoir me fait pousser l'échéance, même si je sais que ce sera de plus en plus dur... je ne prends pas le RV ce sera du coup, dans tous les cas, une ivg chirurgicale...
J'ai beaucoup pensé à l'"après", comment vais-je réagir? Comment vais-je gérer d'avoir tué mon bébé?
Comment gérer une grossesse après une ivg? Est ce que je vais péter un cable?...
J'ai lu des tonnes de forums, des témoignages, et c'est vrai que j'ai beaucoup lu les témoignages de femmes qui regrettent, et dépriment. Pour ma part, il est évident que je regrette avant même de l'avoir fait, donc je me dis que quelque part je vais morfler, mais pour ma fille, mon ptit amour, je me battrais et je surmonterai la colère, la honte, la souffrance, la douleur, pour elle, pour rester sa maman, mon coeur sera écorché mais son amour me permettra de faire face.
J'étais vraiment desespérée, mais la semaine qui va suivre, je vais trouver la force pour me sortir du tourbillon dans lequel je suis entrée malgré moi, cette spirale qui m'empêche de trouver une solution ou du moins de relativiser.
Je vais sortir la tête de l'eau, seule, en pensant à mes enfants, à cette vie dont je ne peux me résoudre à supprimer. Je commence à vouloir me battre pour ce bebe, ce futur enfant, mon enfant. J'ai peur de le dire au papa, alors je prendrai plusieurs jours pour me charger à bloc et avoir le courage de braver "la raison" , de pouvoir lui dire ce que je ressens au plus profond de moi. C'est très dur...
Lui, veut le bébé mais l'homme est la raison, il n'a pas des milliers d'hormones qui le bousculent. Etre père prend du temps, et avec tous ces soucis, il ne peut pas avoir ce temps. Je suis d'accord avec tout ce qu'il dit, il souffre, je le vois, il culpabilise, il a mal, il se sent plus bas que terre... c'est horriblement difficile.
Un soir, je prends mon courage à deux mains et je lui dis que je ne veux pas me faire avorter... Nous sommes mercredi soir, j'en suis a 7SA, ce qui veut dire que je "fête" mes 2 mois de grossesse dans 1 semaine... il me dit "d'ici dimanche on aura tout posé et la décision sera prise"... peut être qu'à 2 mois de grossesse, je tuerai mon bébé...
Pomme de reinette
Je vois que beaucoup de chose se bouscule dans ta tête, tu prendras la bonne décision courage