Nous quittons la salle d'accouchement à 21h, Cédric pousse Lou dans son berceau tandis que moi, je n'ai pas l'autorisation de retourner dans "notre" chambre en marchant alors que je m'en sens tout à fait capable, du coup, retour en fauteuil pour moi. Une fois dans la chambre, deux possibilités; je me lève tout va bien et on me laisse tranquille, soit je ne vais pas bien et je serai obligée de sonner pour mes futurs déplacements. Allez Aurélie allez. Je me lève, concrètement, ça me tourne un peu mais je ne dis rien, et j'ai bien fait dans les 5 minutes tout allait mieux. On me propose ensuite de me prendre Lou pour la nuit, je me dis "non mais ça ne va pas, je l'ai, je la garde vers moi, HORS DE QUESTION de m'en séparer". J'ai passé une nuit à ne pas dormir merci les autres bébés , à me promener de long en large dans la chambre pour occuper une petite gloutonne qui ne devait pas boire plus de 10ml et qui avait trop trop faim mais tout de même une bonne première nuit avec ma fille. Nous avons fini la nuit en faisant du cododo pas mal ce câlinou et ce petit moment à dormir toutes les deux, ça l'a bien calmé en plus alors c'était l'essentiel à mes yeux !
Le lendemain, elle pouvait manger plus. Je l'admire toute la matinée, le téléphone sonne et les félicitations sont nombreuses puis arrive midi, l'heure du début des visites ! Cédric arrive avec mes parents, puis arrive la surprise, ma marraine et son mari venus de Nevers (merci merci merci !), les amis, la famille de Cédric. Jusqu'à 14 dans la chambre en même temps, ça fat surtout quand ça fait deux jours que l'on n'a pas dormi mais le bonheur prend le dessus et même si on me dit que j'ai l'air fatigué, je ne m'en rends pas compte. Le soir cependant, je n'ai pas fait un pli, aussitôt couché, aussitôt endormi !
7h nous sommes donc pris en charge. Nous sonnons et là, une élève sage-femme nous demande l'objet de notre venue, nous lui répondons que nous pensons qu'il s'agit du jour J. Cédric passe en salle d'attente et moi en salle d'examen. Là, analyse d'urine qui se révèlera ok, puis pesée +8kg depuis le début de la grossesse et ensuite examen, dilatation à 2. Elle va voir la sage-femme et là monitoring pendant une heure. Contractions relativement fréquentes et assez intenses. Nous ne retournerons pas à la maison, j'obtiens une chambre dans laquelle je décide de rester pour attendre. Je préviens ma mère qui arrive à me comprendre entre deux contractions. Je serai durant mon séjour à la maternité chambre 24. Dans la chambre, je marche, je fais du ballon, je souffre en silence bien sûr, je m'étire sur le bord du lit, me tortille dans tous les sens histoire que le mal passe et à 10h30, nous retournons vers les salles d'accouchement. Nouvel examen, je suis à 3, c'est reparti pour un monitoring d'une heure où là, je douille vraiment. L'élève sage-femme de la journée qui a remplacé celle de nuit s'appelle Elodie, elle est jeune et super gentille. Elle vient souvent voir le monitoring, me félicite de la manière dont je gère les contractions. Elle me dit que c'est la première fois qu'elle voit des contractions aussi fréquentes et intenses pour cette dilatation. Elle me demande si je veux la péridurale de suite et lui réponds que non. A ce moment, je perds les eaux, on ne saura que plus tard que ce n'était qu'en partie. Nous attendons encore puis à 11h15, elle revient, j'ai très mal et me repropose la péridurale, j'ai envie d'attendre, je ne sais pas , je ne sais plus, je suis perdue et là, Cédric lui dit "Oui péridurale", elle me demande de confirmer et je cède. Je me prépare alors pour passer en salle d'accouchement, juste en face de la chambre dans laquelle j'étais, Cédric revêt son habit de lumière également et nous voilà partis pour trois quart d'heure d'attente. A midi, l'anesthésiste arrive, il m'explique le déroulement de la péridurale et procède à la mise en place. On ressent la piqûre d'anesthésie locale, puis celle de la péridurale légèrement mais étonnant cette décharge électrique que l'on sent traverser son corps. Un petit moment où les contractions sont encore là avant LE BONHEUR. En plus, étant seule à accoucher, je bénéficie de la pompe donc je me dope toute seule. Je vais avoir des visites à peu près toutes les demi-heures par les sage femme que ce soit pour les examens tout comme pour le contrôle du monitoring. A 17h30, dilatation à 9 large, à 18h, c'est parti, on y va. Nous scrutons la montre avec Cédric et sommes impatients. Le matériel s'installe petit à petit et ce sera l'élève qui procèdera à l'accouchement sous les yeux d'une sage-femme Adeline et de Marie une aide-soignante, toutes aussi gentilles les unes que les autres.
Elles me parlent, me rassurent bien que tout aille bien et m'encouragent. Elles sont drôles et entre deux poussées, elles trouvent le moyen de me faire rire. La petite arrive avec un bras au même niveau que le visage, génial, plus difficile à sortir mais bon, à 18h42, la petite Lou est là, elles me la posent sur moi après que Cédric ait coupé le cordon, je l'embrasse et hop direction le bain pour elle. Quand il me la ramène, Cédric me dit qu'il ne lui manque rien, qu'elle est parfaite et pendant 1h30, je vais lui faire des câlins, je l'admire, je sais que ma vie a changé mais un boulversement de 51cm et 3.860kg aussi adorable et bien ça vaut bien un peu de souffrance et compagnie. Photo du Jour J
Mes parents arrivent le 5 février en milieu d'après-midi. Avant que Cédric parte travailler, je leur dis que la Princesse va naître demain, Cédric rajoute que le 6 est son chiffre préféré et notre délire est parti. Cependant aucun signe ! Cédric part au travail et avec mes parents nous regardons un truc un peu nul à la TNT, enfin moi c'est plutôt la télé qui m'a regardée durant un des reportages.
23h30 au lit
0h je suis devant "C'est quoi l'amour ?" et je n'arrive pas à dormir, je ne sais pas je suis bizarre
0h30-1h les premières contractions apparaissent, elles sont assez espacées et peu douloureuses. Je me demande alors s'il s'agit de vrai ou de faux travail. J'écoute alors Stéphanie la sage-femme et je prends un bain. Les contractions sont toujours là, il s'agirait bien de vrai travail. Pas de précipitation, je ne dis rien à Cédric, je vais attendre d'avoir des contractions régulières avant de m'enflammer, je ne voudrais pas un faux départ.
3h ma mère se met au pied du lit, entre deux contractions nous discutons, la fréquence se rapproche et l'intensité augmente, houlala ça pique les yeux. Je préviens Cédric et lui dit qu'il devra peut-être prendre un départ avancé ce qui ne pose pas de problème
5h j'envoie un SMS à Cédric lui demandant de rentrer
5h20 il est là, il se douche, on mange un peu quand même, toute la famille est réveillée.
6h30 départ pour la maternité
7h nous arrivons là bas et sommes pris en charge de suite.
PS: Photo prise samedi juste avant de quitter la maison