Ayant échoué mon test O'Sullivan, je suis retournée au centre d'analyses pour ce fameux HGPO.
Voilà le déroulement : Une piqûre à jeun suivie de deux doses de glucose à absorber puis une piqûre chaque heure durant trois longues heures à patienter.
Soit 4 piqûres, sur le même bras pour ma part, en plus des 3 heures d'attente. Génial !
Test qui de surcroît est très mauvais donc j'attends ma visite du 6ème mois pour être fixée sur mon sort.
Mardi 30 octobre 2007, une semaine après avoir vu mon médecin pour le 6ème mois de grossesse et fait un régime, direction l'endocrinologue.
Il m'annonce qu'il faudra changer de régime (encore plus strict et je venais de perdre 1,4 kg en une semaine) et contrôler mon taux de glycémie 4 fois chaque jour à l'aide du petit appareil en photo ci-dessous.
Moi qui ADORE les aiguilles, j'étais heureuse de devoir me piquer le bout des doigts 4 fois par jour...
J'ai donc noté durant une semaine tous les repas que je prenais avec le taux de glycémie qui s'y rapportaient pour qu'il puisse faire le point au prochain rendez-vous.
Mardi 6 novembre 2007, nous nous sommes rendus à l'hôpital pour nous entretenir avec une sage femme.
Le premier rendez-vous est un questionnaire à remplir et qui dure environ trois quart d'heure.
On nous a enfin communiqué la date pour la préparation à l'accouchement qui est prévu pour le jeudi 22 novembre 2007.
Intitulé des cours :
- Hygiène de la femme enceinte
- Nouvelle anatomie de la femme enceinte
- Mécanique de l'accouchement
- Les signes de départ à la maternité et le travail
- Le séjour à la maternité
- Visite des locaux
- Bilan de fin de grossesse
Mardi 6 novembre 2007, après avoir passé un moment agréable avec la sage femme, direction l'endocrinologue pour vérifier que ma glycémie est bien revenu à la normale après le rééquilibrage alimentaire imposé comme c'est le cas pour 9 femmes sur 10.
PERDU !! ou devrais-je dire gagner car je suis la seule femme des 10 à avoir une glycémie importante donc qui développe un diabète gestationnel !
C'est à ce moment là, qu'il nous a annoncé qu'une hospitalisation s'imposait pour que je suive un traitement à l'insuline.
Je ne vous raconte pas l'état de nervosité dans lequel nous étions quant à cette annonce et le peu de renseignements qui étaient fournis.
Une femme non connue comme diabétique peut développer au cours de sa grossesse une intolérance au glucose ou encore un vrai diabète.
Cette affection, touchant 3% des femmes enceintes, disparaît en général après la grossesse mais dans les 3 mois qui suivent l’accouchement, il faut continuer de vérifier la glycémie.
Celui-ci se révèle en général au troisième trimestre.
On peut le dépister par un dosage de la glycémie à jeun ou par un test de O’Sullivan (test de charge en glucose).
Un régime hypocalorique adapté à l’excès de poids de la future maman ainsi qu’une activité physique sont mis en place afin d'améliorer les glycémies.
Si malgré le régime, les glycémies (qui doivent être effectuées 6 fois par jour) dépassent 0.90 g/l à jeun ou 1.20 g/l après les repas il faudra alors introduire un traitement par insuline.
Cependant, il s'avère être un facteur de risque ultérieur de diabète de type II chez la mère, au même titre que la naissance d’enfants de plus de 4 kg.
De façon plus inquiétante, on constate que des enfants nés de mères ayant souffert de diabète gestationnel ont un risque plus élevé d’obésité et de diabète.
C'est donc à la clinique que je suis rentrée le jeudi 8 novembre pour mon soucis de diabète gestationnel.
Je devais y rester 3 jours, soit jusqu'au samedi matin, le temps qu'on m'explique comment appliquer le traitement à l'insuline à domicile et trouver la bonne dose.
Seulement, plus la dose d'insuline augmentait, plus le taux de glycémie était important. Il fallait donc que je reste plus longtemps pour trouver le dosage idéal...
On m'a appris à me faire mes injections d'insuline seule. Je ne vous raconte pas comme je prends sur moi pour m'enfoncer moi-même la seringue dans les bras ou les cuisses à raison de deux fois par jour.
Le lundi 12 novembre, le médecin m'autorise à sortir bien que nous n'ayons toujours pas trouvé le bon dosage d'insuline. De plus, je sors avec une ordonnance pour commencer le traitement avec une nouvelle insuline.
Enfin, ça fait maintenant 3 jours que je suis rentrée à la maison et mon taux de glycémie commence à se stabiliser.
Décidemment, je n'ai vraiment pas de chance ce mois ci !
Après ma prise de sang mensuelle et celle de la clinique, je suis bonne pour une troisième prise de sang pour la créatinine plasmatique qui indique si le bébé souffre ou non.
La créatinine est un produit de dégradation de la créatine, substance protéique, fabriquée par le foie et stockée dans le muscle. Elle est ensuite filtrée puis éliminée par le rein. Son dosage dans le sang et/ou dans les urines est le marqueur actuellement le plus utilisé pour évaluer la fonction rénale.
Maintenant je fais de l'oedème des membres inférieurs et au niveau des mains...
En effet, lors de la grossesse, beaucoup de femmes souffrent d’enflure, de rétention d’eau, d’œdème… Tous ces termes pour désigner le même problème : Le gonflement de certaines parties du corps comme les jambes, les chevilles, les pieds, les mains et aussi le visage.
En fait, 75 % des femmes enceintes ont à un moment ou un autre de leur grossesse de l’œdème. Le plus souvent, il survient lorsque l’on adopte la même position trop longtemps. Par exemple, rester assise devant un ordinateur pendant de longues heures.
J’ai donc de magnifiques bas de contention… c’est très sexy !!
Aujourd'hui, je viens d'effectuer mon premier cours de préparation à l'accouchement et je suis ravie.
Les autres futures maman sont sympathiques ainsi que la sage femme qui explique tout correctement.
Après avoir établit, dans un premier temps, le planning de nos rendez-vous, nous nous sommes toutes présentées.
Le thème de cette séance était "L'hygiène de la femme enceinte" où nous avons abordé les petits problèmes de la grossesse (diabète, hypertension, oedème, toxoplasmose, constipation, remontée acide...), l'alimentation, les positions pour être a l'aise et gestion de la fatigue.
A chaque cours, nous nous entraînerons pour la respiration et pendant une demie heure le cours est consacré à la sophrologie.
Ma glycémie recommence à sérieusement augmenter bien que je continue scrupuleusement le régime et les doses d'insuline.
Je ne sais plus quoi faire !!! Nous avons hâte de voir un second praticien et d'être à la dernière écho pour vérifier que le bébé n'est pas déjà trop gros...
En plus, il ne s'est toujours pas retourné, ce qui à mon stade n'est pas spécialement normal. Je pense donc être bonne pour une gentille césarienne !
Enfin, nous y verrons un peu plus clair mercredi soir.
Affaire à suivre...
C'est avec un immense soulagement que nous vous annonçons que tout va bien. TOUT TOUT TOUT !
On avait tellement peur qu'il soit trop gros à cause du diabète mais il suit une progression normale.
Et heureuse nouvelle, il s'est retourné hier ou avant-hier car avant cela ce n'était pas le cas du tout.
Si il continue à ne pas trop grossir, je vais pouvoir accoucher naturellement. Nous sommes très contents !
De plus, mon gynécologue m'a demandé de faire suivre l'évolution du bébé une fois par semaine.
C'est à dire qu'une sage femme devra me faire des séances de monitoring et prendre divers renseignements (tension, température...) pour vérifier que bébé va bien.
En effet, faisant du diabète gestationnel, il préfère que je sois suivie régulièrement au cas où il devrait provoquer l'accouchement plus tôt ce qui est sûr à 90 %. Il le prévoit même du coup vers mi-janvier.
Et bien figurez-vous qu'on ne le sait toujours pas !!!
Faut quand même le faire, c'est la deuxième fois qu'il nous fait le coup ce coquin de bébé !!
Cette fois, il s'était recroquevillé sur lui-même, il faisait le dos rond comme si il nous provoquait... !
Heureusement, nous avons une quatrième écho de prévue la veille de Noël donc peut être un petit miracle pour dévoiler enfin ce sexe tant gardé secret !
Dans un premier temps, elle nous a expliqué toute la progression du bébé du travail à l'expulsion.
Ensuite, comment ça allait se passer pour nous les futures mamans puis pour les futurs papas.
Enfin, elle nous a montré les différentes positions d'accouchement (nouvelles techniques) dans lesquelles nous avons continué de nous entraîner à la respiration.
Dans un dernier temps, nous avons fait de la relaxation ce qui me vaut d'être amorphe au moment où je vous écris ces quelques lignes.
Nous avons donc vu le bassin, le périnée, le placenta et les différentes couches qui enveloppent bébé et ses composantes.
Ensuite, la sage femme nous a toute touché le ventre une par une pour nous montrer comment communiquer avec le bébé pendant la fin de grossesse.
Après avoir sentit bébé bougé, elle nous a montré une vidéo sur les différentes facultés du bébé pendant la grossesse jusqu'à ses un mois de vie. C'était super intéressant.
Enfin, comme toujours, respiration mais cette fois avec musculation du périnée puis sophrologie.
Comme je vous le disais il y a quelques jours, mon gynécologue veut qu'une sage femme me suive une fois par semaine jusqu'à l'accouchement à cause du diabète et de l'oedème.
J'avais donc demandé à celle de ma préparation à l'accouchement si il était possible de les faire à l'hôpital mais elle m'a répondu qu'il serait préférable de les faire à domicile.
Jusque là, j'en avais appelé plusieurs pris dans l'annuaire mais sans succès, elles ne se déplacent pas ou pas sur ma commune.
J'ai donc contacté la circonscription d'action sociale et de santé de Cholet qui m'a indiqué de nouveaux numéros non indiqués sur les pages jaunes et j'ai enfin trouvé celle qui va me suivre.
C'est un grand soulagement car l'accumulation ces derniers temps de choses négatives commençaient sérieusement à atteindre mon moral.
Je suis déprimée, ils font tous chier !!!
A croire qu'on peut tous crever, ils n'en ont rien à foutre !!!
J'avais rendez-vous hier après-midi avec un nouveau diabétologue au CHU de Cholet pour un autre diagnostic et continuer d'être suivie là-bas jusqu'à la fin de ma grossesse.
Avant de m'y rendre, j'avais préparé tous les documents nécessaires à la bonne compréhension de mon dossier sur le diabète gestationnel. Quelle erreur !!!
Figurez-vous que je suis tombée sur une infirmière car aucun praticien ne veut prendre et suivre mon dossier pour ne pas "voler" de travail à un collègue incompétent (ça c'est confirmé aux dires de mon médecin traitant et de cette infirmière qui m'a reçue car tout mon traitement à l'insuline est à revoir depuis le début).
J'ai cru qu'un coup de massue m'étais tombé sur la tête. C'est du non assistance à personne en danger purement et simplement !!!
Surtout que mon gynéco du CHU de Cholet veut que je fasse transférer mon dossier dans cet hôpital et que j'avais un courrier de mon médecin traitant dénonçant les pratiques nullissimes de ce diabétologue d'Angers et priant le CHU de Cholet de me suivre jusqu'à l'accouchement vu que je n'ai plus droit aux déplacements en voiture de plus de 20 minutes et que j'accouche chez eux.
Mais rien à foutre !!!!!!!! ce n'est pas leur problème, il faut que je continue d'aller voir un médecin à une heure de route de chez nous pour qu'il me file un traitement non adapté à un diabète gestationnel... on croit rêver !
Heureusement, l'infirmière qui m'a reçue hier comprend bien le problème et veut bien me revoir mercredi prochain pour un contrôle plus intensif de mes glycémies (6 fois par jour au lieu de 3).
Oui, car en plus, les glycémies que je me fais chier à faire chaque jour scrupuleusement ne servent à rien sans celles effectuées 1h30 après la fin des repas contrairement au 2h30 indiqué par le premier diabétologue et qui ont été supprimées dès que je suis sortie de mon hospitalisation.
Je dois avoir obligatoirement sur moi un carnet de diabétique avec informations sur le diabète, conseils pour mieux le vivre et un calendrier pour noter mes unités d'insuline et mes taux de glycémie. Il m'a été remis hier seulement car il ne devait pas sembler nécessaire pour le premier médecin.
Enfin, pour revenir à l'infirmière, elle veut bien me suivre OFFICIEUSEMENT mais ne pourra en aucun cas me délivrer les ordonnances pour le renouvellement des mes stylos d'insuline et languettes de glycémie car elle n'y est pas habilitée. Donc en gros c'est démerde toi et si ton gosse à un problème on s'en fout !
Je peux vous dire que je suis sortie de là déprimée !!
Heureusement que j'ai un mari et une mère en or !!!!
J'ai pleuré de mon retour chez moi jusqu'à tard dans la nuit.
J'ai mis immédiatement au courant mon mari qui, bien que remonté, m'a consolé comme il a pu et ma mère qui a appelé la remplaçante de mon médecin traitant à ma place pour lui expliquer la situation car je n'étais pas en état de le faire pour qu'elle puisse faire du forcing auprès du CHU de Cholet et qu'il me prenne coûte que coûte.
Depuis, je suis en attente d'une réponse et il vaut mieux que ça bouge car la déprime à fait place à la colère et croyez-moi que je vais faire un carnage si ça ne bouge pas !
Suite de mon coup de gueule de la semaine dernière :
La remplaçante de mon médecin traitant à donc pris le relais et a contacter ce matin le service diabétologie de l'hôpital et là coup de théâtre : IL N'Y A PLUS AUCUN SOUCIS ET IL N'Y EN A JAMAIS EU D'AILLEURS.
Soi-disant qu'un diabétologue suit mon dossier depuis le début (bizarre car étant donné que personne n'en voulait je suis repartie avec) et qu'il y avait même des changements de prévu dans mes unités d'insulines.
C'est incroyable de faire ça aux gens et notamment aux femmes enceintes car je ne vous raconte même pas comme j'ai paniqué et déprimé tout le week-end avec leur connerie !
Donc du coup, c'est encore moi qui passe pour une "conne" (excusez moi l'expression) !
Prochain rendez-vous mercredi après-midi et croyez-moi, ça ne se passera pas comme ça !
Nous avions donc rendez-vous aujourd'hui avec l'infirmière d'éducation du service de diabétologie pour un point sur la situation depuis la semaine dernière.
En préambule, je lui ai donc mentionné que mon médecin traitant (sa remplaçante) avait pris contact avec son service et qu'un médecin avait suivit mon dossier depuis le début.
Et là encore coup de théâtre : elle nous explique que la secrétaire qu'elle a eu au bout du fil s'était trompé de patiente et avait donner une fausse indication à mon médecin. En bref, toujours aucun médecin ne voulait me suivre jusqu'à la fin de ma grossesse.
Je me suis mise à pleurer et Michaël à crier que c'était un scandale et qu'il allait de ce pas voir le médecin dont le nom avait été donné au téléphone.
C'est alors que l'infirmière nous a calmé en nous donnant un nouveau traitement (adéquat cette fois à du diabète gestationnel) qu'elle nous a bien expliqué et est allée voir le médecin en question afin qu'il signe une ordonnance pour mes nouvelles insulines.
Elle a réussit à le convaincre à signer l'ordonnance après un long moment de négociations. Nous sommes donc soulagés mais je suis fatiguée de tout ça et j'espère que la fin de ma grossesse se passera dans le calme et l'harmonie...
J'ai eu beaucoup de mal à me réveiller ce matin mais il fallait absolument que j'assiste à ce cours fort intéressant et très utile lorsqu'il s'agit d'un premier bébé comme pour moi.
Nous avons donc longuement parlé des contractions, notamment à cause des faux travail et des recommandations à suivre avant de se précipiter à la maternité.
Ensuite, nous avons vu tous les autres signes pour consulter dans les 24 heures, à savoir :
- Perte des eaux abondante ou non
- Saignements
- Fièvre
- Si le bébé ne bouge plus correctement
- Contractions toutes les 5 minutes pendant 2 heures
Nous avons aussi vu de nouvelles positions pour aider le travail avant l'expulsion que le papa peut nous aider à faire pour qu'il se sente plus impliqué dans cette phase.
Enfin, nous avons revu les éléments administratifs et à mettre dans les valises à ne pas oublier le jour J.
Vous vous doutez bien qu'à la fin du cours, nous avons revu la respiration et effectuer la sophrologie.