Après une petite princesse née le 24 août 2012, l'idée conjointe de ne plus avoir d'enfants après une grossesse mouvementée et une césarienne programmée, maman a changé d'avis aux 15 mois de sa fille et mis 5 mois à convaincre papa...maintenant ça y est, l'aventure de la conception va pouvoir (re)commencer.
Arès 4 mois d'essais, bébé a décidé de venir s'installer dans mon bidon
Avec un peu de retard, je poste un article pour "fêter" le passage sous la barre des 40 jours.
Quoi de neuf pour moi? Rien de bien : je suis épuisée (je dois m'allonger avec Lili presque tous les aprem), j'ai mal au dos et aux seins, j'ai les jambes lourdes et des crampes, mal aux côtes, plus de 20 contractions par jour parfois et toujours du mal à digérer.
Le soir je ressemble à une petite vieille : je prends une douche bien chaude pour mon dos avec après cela un jet bien froid sur les pieds, les jambes et les cuisses puis je me cale dans le fauteuil avec ma bouillotte et deux coussins, je bois ma tisane "nuit tranquille", prends mon homéo et 1/4 ou 1/2 Atarax pour dire de dormir à peu près correctement (enfin entre deux pipi).
Dans mon lit, je me couche avec ma bouillotte, mon coussin de maternité ou un oreiller pour surélever mes pieds et je me tartine les jambes de gel "jambes légères" de Mustela (mon sauveur ces derniers temps).
Le temps est très très long, j'en ai marre d'attendre. D'autant que je n'ai plus que 2 rdv à la mater : le 21 à l'anesthésiste (jour de mon anniv de mariage) et le 4 avec la gygy. Tout est prêt et archi prêt depuis un moment même si on a encore le temps.
Je suis assez sensible, je pleure sur les articles que je lis sur internet (sur la césa, les bébés morts-nés etc). Ma fille m'exaspère, elle est en pleine phase d'opposition et nous fait tout voir. J'essaye de l'occuper avec des sorties quand son papa est là, et avec des activités manuelles mais ça ne dure que 2mn.
Mon homme et moi voudrions organiser nos vacances pour août mais si jamais on arrive à déménager avant, il n'y aura pas de vacances donc on verra d'ici là.
A part ça j'ai reçu le dossier du notaire pour la succession de mon père et déjà renvoyé les papiers demandés. On sera tous convoqué dès que tous les papiers seront réunis.
Aujourd'hui je viens écrire parce que j'en ai marre ! Encore 1 mois et demi à tenir, je ne sais pas comment je vais faire pour aller jusque là !
Une des raisons pour laquelle je ne voulais pas d'autre enfant est la fin de grossesse, et encore si mes souvenirs sont bons ce n'était pas aussi pénible pour Lili mais là je craque...Les coups, les contractions, la fatigue, les difficultés à digérer, la constipation, les crampes, les envies de pipi etc m'empêchent de faire mon ménage et de m'occuper de ma fille normalement, et surtout de dormir (mais comment font les futures mamans qui travaillent?). Mes larmes ont coulé hier soir à cause de ça. Par exemple hier je me suis couchée à 23h15 pour ne m'endormir qu'à plus de 4h30, je me suis tournée, retournée, découverte, recouverte, je suis descendue essayer de dormir dans le canapé mais rien n'y a fait, j'étais à 2 doigts d'aller reprendre une douche bien chaude quand j'ai enfin sombré. Je réussi d'habitude à m'endormir assez tôt mais je me réveille chaque nuit toutes les 1h, 1h30 et parfois je me lève à 6h-6h30 car je suis mieux debout ou assise. Sinon je me lève vers 4h et arrive à sommeiller 1 ou 2h dans le fauteuil avant de regagner mon lit (samedi j'ai même pris 1/2 Atarax pour être sûre de me reposer), du coup ce soir mon chéri m'a promis de me laisser le lit.
L'après-midi je suis obligée de me recouchée 2h-2h30 même si je ne dors pas pour tenir le coup. En plus Lili est infecte ces derniers temps et ne veut pas faire de sieste en ce moment (hier on l'a trouvé endormie à terre au bout de 2h, derrière sa porte de chambre alors qu'elle vient d'avoir un lit tout neuf).
J'essaye de m'occuper pour dormir le soir mais rien n'y fait, pourtant je suis fatiguée. A contre-coeur ce week-end nous avons installé la chambre des filles (pas de déco spéciale c'est du lambris beurk) et la table à langer (remplie, tout comme le sac à langer). J'ai lavé les vêtements 3 mois, je n'ai pas grand chose, je dois les repasser et les ranger. Vendredi nous allons descendre et installer la balancelle et le lit parapluie. J'ai commencé la "boîte à papa", et celle à "grande soeur" est terminée. Je ferai un article avec des photos quand tout sera fini.
Demain c'est mon dernier rdv avec la SF, je vais lui demander quelque chose pour dormir et pas une connerie de tisane ou d'homéo qui ne marche pas.
Et voilà, 7 mois de passés, et l'entrée, en grandes pompes dans le 8ème et avant dernier mois de grossesse. J'ai du mal à réaliser comme c'est passé vite.
Mon chéri, notre poupette et moi-même avons vraiment hâte de rencontrer notre princesse, enfin quand le moment sera venu, pas maintenant hein ;-)
Nous sommes à fond dans les préparatifs (notamment des valises pour la mater) : achats de dernière minute, lessives, repassage, rangement etc.
Depuis quelques jours je sens les hoquets de ma puce, dans mon bas-ventre puisqu'elle est retournée, alors que pour Lili je les sentais au niveau de mon estomac. Et je sens beaucoup plus ses coups que ceux de sa soeur.
Bien sûr tout n'est pas tout rose car depuis mardi j'ai beaucoup de contractions, de jour comme de nuit, ce qui fait que je dors mal et suis fatiguée. Je ne sais pas si c'est normal car comme Lili était en siège je ne ressentais pas les choses de la même manière.
J'ai aussi des crampes aux mollets et du mal à digérer. J'ai du mal à me mouvoir et suis vite essoufflée. Quand je fais beaucoup de voiture, les contractions redoublent, donc j'essaye de rester au calme, mais comme nous sommes en plein dans les visites de maisons (plusieurs par semaine) et qu'en ce moment je fais 1h aller-retour pour aller à la mater et/ou chez la psy, ce n'est pas évident.
D'autant que notre fille n'est vraiment pas sage en ce moment, elle qui a toujours été un ange, ce qui me stresse beaucoup. Elle crie, pleure, se traîne à terre, refuse d'obéir, donne des ordres etc.
Et pour couronner le tout, notre chat s'est fait renversé par une voiture juste devant chez nous mardi vers 15h. Il a le bassin fracturé, il a été sous oxygène, a eu une injection pour éviter une hémorragie interne et est sous anti-douleur. Nous avons pu le récupérer le soir, mais il risque encore l'embolie jusqu'à lundi. Il ne bouge quasiment pas, ne fait que dormir. Mon mari lui donne à boire à la pipette, et quelques croquettes à la main.
Nous avons eu peur et j'ai bien pleuré car la véto ne sentait pas sa vessie, il a fallu attendre de voir s'il urinait pour savoir s'il devrait se faire opérer ou pas. Il a (un peu) uriné 3 fois et fait ses besoins depuis.
S'il survit il devra encore rester 5 semaines au calme à la maison, sans sortir du tout.
Comme je l'avais expliqué au début de mon blog, en août j'ai fait une grosse réaction allergique aux serviettes hygiéniques bon marché, ce qui m'a causé de grosses brûlures et démangeaisons pendant 15 jours.
Depuis ce temps, même si je ne sais pas vraiment si c'est du à cela, j'ai eu régulièrement des petits soucis d'infections chroniques, traitées par ovules ou crème.
Là j'ai une vaginose (déséquilibre de la flore vaginale) qui ne passe pas malgré l'ovule et les comprimés à avaler. Ca ne me gratte pas toujours mais là depuis 2 jours je ne dors presque pas à cause des démangeaisons externes, j'ai l'impression de me gratter comme un chien plein de puces, et rien ne me soulage.
Ayant rdv avec la SF dans 2 semaines, j'appelle la mater pour savoir si je peux avancer le rdv mais elle préfère me passer les urgences. J'explique la situation et la dame me dit de venir faire un nouveau prélèvement.
J'appelle ma mère pour qu'elle vienne garder Lili chez moi (ayant un ouvrier à mon domicile pour ma SdB), me lave, me change et pars.
En arrivant j'ai du faire une analyse d'urine. Puis j'ai patienté une heure avant d'être reçue par la personne que j'avais eu au tél. Je réexplique la situation, me déshabille et monte sur la table. Sa collègue me branche le monito puis prend ma tension : 15.9. J'explique que je viens de perdre mon père et ne suis donc pas au top de ma forme, et que je stresse. Elle me dit qu'on la reprendra après. Elle regarde mon entrejambe et me dit que c'est rouge. Elle ne comprend pas pourquoi ça ne passe pas car je ne prend pas de douche vaginale et porte des slips en coton. Elle me fait un prélèvement et me dit qu'elle verra avec son supérieur qu'elle traitement je peux prendre. Sa collègue me branche le holter et me met la sonnette.
Ma puce bouge bien, mais je reste focalisée sur ce foutu tensiomètre. Chaque fois que le brassard se serre, j'essaye de bien respirer, penser à mon chéri et à ma fille. Il n'y a pas d'horloge. J'essaye de fermer les yeux et ne surtout pas regarder l'écran de l'appareil. Mais au bout d'un moment je regarde et vois 19-20, même si je ne sais pas si c'est pour bébé ou moi je me mets à paniquer, je repense à ce que ma mère m'a dit avant de partir : "tu prends pas ton pyjama ou quoi s'ils te gardent?".
Je me dis ça y est c'est foutu si je suis à 20, même avec ma lettre du cardio sur moi je suis bonne pour passer ma journée voire ma nuit ici. Je me mets à pleurer et décide de sonner pour qu'on m'enlève cette chose.
La gentille SF revient et me demande si ça va, je lui dis que non et lui ressors mon couplet sur le traumatisme qu'a été ma 1ère grossesse et quant à mon HTA qui n'en était pas. Elle me frotte gentiment l'épaule et me dis "mais non madame moi je ne vous garde pas, votre monitoring est parfait est votre tension aussi regardez : 12.6, 12.7, 13.7 etc tout va bien vous rentrez chez vous".
Pour l'infection il faudra attendre les résultats d'ici vendredi mais ils ne peuvent pas traiter de trop donc j'aurai sans doute des probiotiques à prendre pendant 3 mois, non remboursés, soit de l'Actimel à boire si je n'ai pas les moyens d'acheter ces probiotiques en pharmacie.
Me voilà rassurée, dire que sur le plan médical j'ai une grossesse presque parfaite (surtout par rapport à Lili) et je n'en profite pas !
6 mois de grossesse aujourd'hui, les 3/4 de passé et demain l'entrée dans le 7ème mois et donc le dernier trimestre.
L'impression de ne pas avoir profité de cette grossesse car j'ai découvert que j'étais enceinte en octobre, le mois où mon père est retombé malade. Toute ma grossesse, jusqu'à son décès, à été rythmée par ses examens, ses hospitalisations et maintenant la paperasse, les meubles à vendre, la maison à vider, la succession à s'occuper, le fait que je ne parle plus à ma soeur etc
Beaucoup d'amertume, de déception, de stress et forcément de chagrin.
En ce moment j'essaye donc de rattraper le temps perdu en écrivant dans le livre de naissance de notre puce, en choisissant son prénom et un faire-part, en m'attelant à sa liste de naissance et surtout en faisant plein de photos de mon bidon.
Plus ça vient et plus mon mari et moi émettons le souhait d'avoir un 3ème enfant...pour enfin avoir une grossesse normale sans hospi pour moi ou mort d'un proche, et car la mort nous rappelle que la vie est courte et que les plus beaux cadeau de la vie sont nos enfants...et pourquoi pas bien sûr pour avoir un petit mec (ou alors une tribu de gonzesses qui fera la joie de mon homme).
Niveau forme ce n'est pas terrible, je dors mal, je fais des cauchemars toutes les nuits depuis 15 jours. En plus ma princesse me donne des coups une bonne partie de la nuit. Dès que je reste trop longtemps debout (ce qui a surtout été le cas toute la semaine dernière pour démonter, trier, ranger et débarrasser les affaires de mon père) j'ai des contractions et le ventre qui tire douloureusement (comme des points de côté, surtout près du nombril car j'ai eu une hernie à la naissance qui a fait sa réapparition en fin de ma 1ère grossesse). Cette semaine je reste chez moi (mais pas au calme lol) pour recevoir les ouvriers car nos proprio refont faire toute la salle de bains du sol au plafond et font changer 3 portes.
J'ai parfois quelques brûlures d'estomac mais légères. Je suis facilement essoufflée, même rien qu'à manger, et embêtée avec une petite infection vaginale qui persiste^^.
J'ai enfin réussi à convaincre mon homme, grâce à ma fille (et en jouant un peu la carte du "je peux choisir le prénom, tu as choisi Lili-Rose au lieu de Lili tout court et je viens en plus de perdre mon papa ça me remontera le moral)", pour qu'il adopte le prénom pour lequel j'avais eu un gros coup de coeur ! Il le trouvait joli mais ne voyait pas notre fille s'appeler comme ça.
J'adore quand ma crapouille le prononce avec sa petite voix de bébé, c'est trop chou !
Après maintes recherches sur internet, j'avais flashé sur Noéline, et le lendemain en y repensant j'ai trouvé que ça faisait peu être un peu "lourd" à porter. Et un parcourant vos blogs, j'ai vu qu'une de nos copinautes avait une fille nommée Noélie et là ce fut le coup de foudre. J'ai effectué quelques recherches sur l'origine de ce prénom, le jour où il est fêté, ce qu'en pensent généralement les gens etc et les retours ont été plutôt bons.
Par contre bizarrement je n'ose pas encore le dire autour de moi car soit les personnes n'ont jamais entendu ce prénom, soit - comme ma mère, c'est sympa - n'aiment pas.
Moi je trouve le prénom Noélie très poétique, doux et féminin. Et oui je prends le risque (par rapport à Noa si ça avait été un garçon) qu'on la surnomme Nono, même si je pense que ça sera tout autre chose (comme Lili que nous appelons Pidou).
Avec un peu de retard, vu les circonstances, je mets un petit article et surtout une photo (que je devais faire il y a déjà longtemps), pour célébrer le fait que nous sommes passés sous la barre des 100 jours !
C'est passé vite, et en même temps le reste à venir (comme les cours de prépa à l'accouchement, le rdv avec l'anesthésiste etc) me paraît encore bien long, et la naissance de notre poupette bien loin.
Je viens à nouveau me confier à vous car j'ai besoin de raconter ce que je traverse en ce moment.
Les choses ne se sont pas arrangées avec ma soeur, je n'ai même plus de sms. Elle envoie ma mère sur les roses chaque fois qu'elle lui parle, ce sui lui brise le coeur.
Je me suis rapprochée de mon demi-frère, chez qui nous avons soupé mercredi soir. Ce fut un bon moment. Lili a pu jouer avec sa nouvelle cousine.
J'ai fait la connaissance vendredi de ma demi-soeur et de son mari. J'ai vu leurs 2 filles en photo. Eux aussi sont très sympa.
J'ai revu la psy de la CMPP mercredi et je la revois jeudi prochain. Nous avons essentiellement discuté de ma soeur. Elle m'a dit qu'elle est enfermée dans sa douleur, en veut au monde entier (ma soeur a décidé de couper les ponts avec toute la famille de mon père qui n'a pas "tenu" avec elle) et a besoin d'être suivie par un professionnel. Elle m'a dit aussi que j'ai bien fait de la laisser tout faire seule, que je dois me concentrer sur ma grossesse et vire mon deuil comme je l'entends.
Vendredi, la journée a été difficile car j'ai pas mal pleuré et eu des contractions. Le contre-coup de tout cela je pense. Le soir, au funérarium j'ai eu finalement envie de dire au revoir à mon père, je lui ai tenu la main en lui disant quelques mots.
Samedi matin, jour de la crémation, a été aussi très dur : voir mon père dans son cercueil, qui paraissait si petit pour lui, recouvert de fleurs a été un choc. J'ai commencé à réaliser, depuis la veille, que ça y est, la famille s'est encore restreinte.Je ne verrai plus mon papa, il ne respirera plus, ne mangera plus, ne conduira plus, ne dansera plus, ne verra plus ses petites filles...Pour Lili, il ne reste plus désormais que sa mamie (puisqu'elle ne connaît pas ses grands-parents paternels). Je n'ai plus que ma maman... je suis orpheline de père.
La présence de mes tantes et mes oncles, mes cousins et mes cousines m'a fait du bien. On a pu parlé à coeur ouvert.
Ma soeur, elle, s'est vite sauvée sans même dire au revoir. Elle devait inviter la famille chez elle, mais force est de constater que finalement elle n'a rien fait. On est resté plantés 1h dans le froid à papoter, mais ce n'est rien.
Lundi ma soeur doit récupérer les cendres de notre père à 14h, mais personne ne sait à quelle heure on doit aller au cimetière pour les mettre au colombarium. Je serai bien obligée de lui envoyer un texto pour savoir.
Sinon je me sens fatiguée, je m'endors vite, j'ai pu faire 2 siestes en fin de semaine, et pourtant je suis encore crevée. Je me sens triste et vide, j'ai mal au coeur pour ma mère qui s'inquiète pour nous. Et malgré tout ce que mon père lui a fait subir, elle aussi a craqué en lui disant au revoir.
Pour l'instant j'ai encore besoin d'écouter certaines chansons qui me rendent nostalgiques et me font pleurer. Ca me soulage.
J'ai surtout envie d'en finir avec tout ça, de mettre de la distance entre ma soeur et moi et surtout de déménager et penser à ma petite famille.
Je vais rester en contact avec ma demi-soeur et mon demi-frère, ce qui me met les larmes aux yeux, de joie...c'est comme si je pouvais récupérer tout un morceau de famille, c'est magnifique, même si on a encore du chemin à parcourir.
Je serai brève car un peu secouée...mon père est finalement décédé hier lundi 9 mars à 18h, 40mn après que mon mari et moi ayons quitté l'hôpital pour 2 rdv médicaux. Je lui ai quand même dit qu'il se "repose" enfin, dans le sens qu'il parte, tellement il était horrible physiquement, déjà froid, la respiration grouillante et difficile, le visage déformé et marron. Je suis contente que mon demi-frère et ma demi-soeur l'aient vu avant qu'il ne parte (il a même tendu les bras vers eux), ma soeur s'étant faite sortir de sa chambre par mes tantes pour qu'ils puissent lui parler car elle ne voulait pas les laisser rentrer.
Ma soeur ne nous a pas dit bonjour et ne nous a pas jeté un regard pendant que nous étions là. C'est ma tante qui a annoncé à ma mère son décès, et comme j'étais chez elle (au téléphone avec mon demi-frère), elle me l'a dit.
Mon beau-frère n'a répondu ni à mes appels ni à mes sms.
Ce matin, miracle, j'ai quand même eu des sms de ma soeur pour me tenir au courant des évènements à venir, notamment la crémation, qui aura lieu samedi matin à 10h.
Je suis triste mais surtout soulagée qu'il soit enfin apaisé, je vais pouvoir "tourner la page", arrêter d'angoisser, et me concentrer sur ma grossesse, même si les jours à venir ne vont pas être simples.
Sinon niveau santé, ma tension était à 14.7 hier, 45mn après l'annonce du décès donc je trouve ça très correct. J'ai une otite, une sinusite, une conjonctivite purulente, une angine et une bronchite, oui je cumule comme m'a dit le doc. Je suis donc dans un état lamentable avec yeux rougis et coulants, maux de tête et d'oreille, gros bouton de fièvre (le 1er de toute ma vie), quasi extinction de voix...la classe totale. Idem pour Lili sauf qu'elle elle n'a ni otite ni sinusite mais elle avait un peu de fièvre. Avec le traitement de cheval qu'on a, on devrait vite être remises sur pied.
Ajoutons à ça un peu de fatigue, sinon c'est gérable. Ma maman, mon homme et mes amies me soutiennent beaucoup.
Me revoilà avec une envie impérieuse d'écrire. D'abord re merci à toutes pour votre soutien indéfectible, sachez que je continue à lire vos blogs tous les jours, même si je ne commente pas forcément.
Samedi 9h37 je me réveille, après m'être levée une 1ère fois à 8h, regarde mon portable : 2 appels en absence, 1 message sur mon répondeur : aïe. Appel en absence aussi sur le tél de mon chéri qui ne bosse pas aujourd'hui. C'est ma soeur, l'hôpital l'a appelé à 8h30, il faut venir, l'état de notre père s'est dégradé. Après plusieurs coups de fils et sms, un constat : personne pour garder notre fille, on la prendra avec nous et mon mari restera en bas avec elle et la prendra ensuite pour aller faire des courses jusqu'au retour de mamie, qui pourra la garder.
Arrivée là-bas à 10h, ma soeur y est déjà ainsi que mes 2 oncles et mes 2 tantes. Mon père est perfusé, sous oxygène et une seringue lui envoie un médicament. Physiquement il est dans un état déplorable (yeux jaunes injectés de sang avec des croûtes aux paupières, teint cireux, visage émacié, bouche et yeux ouverts qui ne clignent même pas, lèvres desséchées), mais il dort. Quand une infirmière vient, il émet un grognement pour répondre à ses questions. Même mon homme, qui disait que ça ne lui ferait rien se met à pleurer (il n'a jamais eu ni malade ni mourant dans son entourage).
Il part avec Lili et reviendra seul vers 13h pour que nous allions au Mc Do, même si l'on a pas faim. Nous pleurons ensemble. Nous y retournons à 14h et repartons à 15h20 rechercher Lili car ma mère devait partir pour 16h. Je dis à ma soeur "j'ai mis du son à mon tél - ouais pas comme ce matin". Je laisse tomber. J'ai un besoin pressant de câliner ma fille, et donne des nouvelles à ma mère.
Je repartirai seule à 17h pendant que Matthieu emmène Lili faire du vélo, car il fait beau.
Je resterai jusque 20h15. Ma soeur veut rester dormir là, ma tante aussi.
Je mange, allongée dans mon canap car j'ai mal au ventre à force d'être restée assise. Je vais prendre une douche, me lave et me sèche les cheveux et hop dodo. Je m'endors en larmes puis me réveille à minuit puis 2h. Ensuite je dors par bribes, ayant peur que le téléphone sonne et que je doive partir en pleine nuit. En plus j'ai la crève : mal à la gorge et nez qui coule.
Je me lève à 6h15, déjeune, m'habille, me brosse les dents puis repars.
J'arrive à 7h50, ma soeur n'est pas là mais mes tantes oui. L'une d'elles me dit que ma soeur est repartie à minuit pour allaiter sa fille. Elle est restée jusque 6h puis a été relayée par mes oncles à 6h30.
Visiblement mon père a passé une bonne nuit, sa toilette a été faite et son lit remonté.
Je m'assoie à côté de lui et me demande ce qui fait un bruit pareil : l'oxygène? Non ça semble être lui, quand il respire ça fait un bruit de baignoire qui se vide.
A 9h il s'étouffe, tousse, s'agite, nous avons tous peur, nous lui prenons la main, caressons ses cheveux et ça passe.
L'infirmière vient, lui fait une piqûre pour éviter les ulcères à l'estomac, dit que ça "craquouille" et va demander au médecin de faire quelque chose. Elle revient avec sa collègue et un aspirateur trachéal. Nous sortons pendant la manoeuvre. Après cela son lit est à nouveau remonté et il a une autre injection pour désencombrer ses poumons.
Je lui met un peu de baume à lèvres. Mon oncle humecte celles-ci, et sa langue.
La matinée s'écoule lentement, il reçoit la visite de la fille de son amie, puis de l'épouse de mon oncle, avant que ceux-ci ne repartent pour Créteil.
A 12h15, ma soeur n'étant toujours pas revenue, je pars pour aller manger et dis à mes tantes que je reviendrai l'après-midi. J'oublie mes clefs en haut, mon oncle me les ramène.
Arrivée sur le parking, mon portable sonne : un numéro que je ne connais pas. La personne se présente : il s'agit de mon demi-frère de 43 ans, avec qui je n'ai jamais eu aucun contact, mais dans la boîte aux lettres duquel j'avais déposer une lettre le vendredi, pour l'informer de la situation.
35mn de conversation courtoise et agréable, il me dit de le tutoyer, on parle sincèrement et honnêtement. Il me dit que ça soeur souffre aussi, alors qu'elle a rejeté notre père toute sa vie; il m'informe que notre père est allé chez lui a plusieurs reprises pour essayer de reprendre contact et me dit ô totale surprise, qu'apparemment nous aurions un autre demi-frère, né entre sa soeur et lui (mon père a trompé leur mère, comme la mienne). Ca fait beaucoup de choses à avaler d'un coup. Je le remercie de m'avoir contactée, et lui dit qu'il est normal que sa soeur et lui viennent voir leur père avant la fin. Vu que c'est "pressant", ils viendront en fin d'après-midi avec leurs familles, et il espère "faire ma connaissance". Idem.
Nous nous quittons, et j'envoie un sms à ma soeur pour l'en informer (elle ne veut pas entendre parler d'eux). Elle m'appelle direct, hors d'elle et commence à m'insulter de grosse conne qui a une vie pourrie, à me demander pourquoi je ne me suis pas mêlée de mon cul, de quel droit je suis allée les prévenir etc". Je lui dis de se calmer, qu'ils ont le droit de savoir et que notre mère et nos oncles et tantes sont d'accord avec moi. Elle dit qu'elle les emmerde, que c'est SON père, alors je dis que c'est le mien aussi et le leur aussi. Non que SON père à elle, qu'elle elle est toujours restée à ses côtés (c'est faux elle ne lui a pas parlé durant sa 1ère grossesse, c'est moi qui les ai rabiboché, sans aucun merci), qu'elle lui a donné une voiture (normal c'est elle qui a bousillé la sienne : elle a pété la boîte de vitesses et a serré le moteur! ), que nous on a fait que le rendre malheureux et lui réclamer des chèques (encore une fois archi faux), qu'on ne vient pa voir son père après 20 ans sur son lit de mort, que si c'est elle qui avait les papiers d'obsèques c'est parce que son père n'avait confiance qu'en elle etc. Elle m'a ensuite jeté plein d'horreurs à la figure, je conduisais et j'étais en pleurs, tremblante de partout, avec au moins ma tension à 19. Je l'ai traité d'égoïste qui nous prend pour ses chiens (notre mère et moi), que c'était pas la peine de venir nous chercher quand elle fera une dépression (ou une TS avec des Dafalgan et un couteau à beurre comme par le passé) parce qu'on ne sera pas là. J'ai ajouté puisque c'est TON père, démerde-toi avec. Elle continuait à parler et moi avec le stress je n'arrivais pa à éteindre mon tél alors j'ai dis "ta gueule, c'est juste que j'arrive pas à éteindre mon tél, ta gueeeeule!".
Je suis arrivée chez moi dans un état lamentable et ai appelé ma mère direct pour lui raconter. Elle était outrée.
J'ai mangé un peu, sans appétit, et ai rappelé mon demi-frère, pour lui expliquer que ma soeur ne voulait pas qu'ils rentrent et voulait les mettre dehors à coups de pieds dans le cul". Il a dit qu'ils ne feraient pas d'esclandre, et que s'ils n'avaient pas accès à sa chambre, ils iraient juste voir notre tante Annie (marraine de mon demi-frère), et discuter un peu avec les oncles et tantes qu'ils ne connaissent pas. Il m'a dit aussi qu'on se reparlerait :-)
L'aprem je me suis reposée un peu puis suis sortie avec mon homme et ma fille. Je ne suis pas retournée voir mon père. Je pense que de toute manière, vu tout ce qu'il m'a fait subir jusqu'à peu (ainsi que ma soeur), j'ai déjà fait largement plus que ma part. Et celles qui me connaissent un peu savent que de nombreuses fois j'ai écris à leur sujet sur le blog de Lili par rapport à tout ce qu'ils m'ont dit et fait.
D'ailleurs je n'ai aucun mot à dire sur ce qui se passe. Je ne sais rien et n'ai accès à rien. C'est ma soeur qui a ses papiers, ses compte-rendus médicaux, sa carte bancaire avec le code, ses relevés de compte et ses clefs de maison. C'est elle qui a choisi ses vêtements pour les funérailles etc. Quand je veux participer elle me dit non, je m'occupe de tout donc clairement qu'elle aille se faire foutre !
Mon mari rentre tôt cette semaine, cet aprem il sera là à 15h30, nous iront peut-être à l'hôpital. Mais hors de question que je courre s'il lui arrive quelque chose entre temps (en plus je sais que ma soeur n'aura pas le cran de me tél, elle le fera faire par son conjoint ou une tante). Je suis encore plus malade : j'ai la voix totalement cassé, je tousse (j'en ai même vomi ce matin) et je ne dure plus de mon oreille, sûrement une otite. Et mon homme à rdv chez le dentiste à 18h.
De toute manière à l'hôpital je ne peux pas le regarder tellement il est triste, il ne se rend pas compte qu'on est là puisqu'il végète ; le peu que je le regarde je fonds en larmes. Ma tante voulait que je lui caresse les cheveux hier, j'en ai été incapable puisque mon père et moi n'avions aucune proximité physique ou autre. Je me suis même sentie très gênée quand j'ai du lui tenir la main, je ne me sentais pas à ma place, alors que ma soeur pourrait grimper dans le lit avec lui.
Voilà, désolée pour le roman, mais il fallait que ça sorte. Ce matin je pleure encore, tellement je me sens coupable de faire subir tout ce stress à mon bébé. J'ai peur qu'elle soit "traumatisée" par tout ça. Ma soeur elle ne pense pas une minute que je suis enceinte.
5 mois de grossesse hier, 30 mois pour Lili, les 30 ans d'une amie, et une date qui restera à jamais gravée dans ma mémoire.
Mon père est de nouveau hospitalisé depuis dimanche matin, pour "déshydratation" selon ses dires. Il n'arrive plus à se nourrir correctement, ne se "régale avec rien". Ma soeur et moi y allons lundi, ma mère garde nos filles.
Nous le trouvons jaune, le visage creux (pourtant il n'a pas "re maigri"), le ventre gonflé avec le nombril qui ressort à travers son t-shirt, la voix étrangement cassée et non perfusé. Il nous dit qu'il vomit aussi. On lui demande pourquoi il est là (encore, après avoir passé 3 semaines là début janvier). Il nous dit qu'il est fatigué. On lui dit arrête de nous cacher des choses - vous êtes têtues j'ai rien, y'a rien - ils sont où tes comptes-rendus d'exam? - dans l'armoire - (on inspecte l'armoire) - y'a rien ! - ha bah oui c'est vrai, l'infirmière les a emporté".
Cela nous choque. Visiblement, il a trop d'acide dans l'estomac et devait se le faire ponctionner. Le médecin passe et dit que finalement la ponction ne se fera pas car comme il a vomi, le taux d'acide a baissé et ne nécessite donc plus d'être enlevé. Comme d'autres visiteurs arrivent, ma soeur et moi partons. Dès la sortie on se dit que quelque chose cloche. Ma soeur pleure.
Le soir, elle va voir son médecin traitant car sa 2ème tousse. Elle lui pose des questions. De suite il devine son état, parle de "décompensation ascitique", que c'est grave etc mais que bien sûr sans son dossier médical, il ne peut pas en être certain. Ma soeur m'appelle donc pour me raconter. On se met d'accord sur le fait que j'appellerai l'hôpital le lendemain pour parler au médecin qui suit notre père.
Le lendemain j'appelle : l'infirmière me dit le nom du fameux médecin (que l'on ignorait), qu'elle ne peut rien dire à cause du secret médical, qu'il ne donne pas de rdv et qu'il faut passer un après-midi dans la semaine pour lui parler.
L'aprem mon beau-frère garde les petites. Nous allons voir une infirmière qui nous dit que sa collègue a oublié de mentionner que le Dr D*** n'est pas là 3 aprem par semaine, dont aujourd'hui et qu'il faut revenir à 17h30. OK. Nous allons donc voir notre père, en train de changer de chambre pour passer en indiv. Il est encore pire que la veille. Il nous semble que quand il parle il est à côté de la plaque. Puis re visiteurs donc nous partons.
Nous revenons à 17h45. Nous voyons notre oncle. Nous lui disons que nous allons voir le doc mais que notre père n'est pas au courant. Nous demandons à une infirmière de voir le docteur, elle nous indique son bureau. Je lui dis que nous ne voulons pas que notre père le sache, elle va donc fermer la porte de sa chambre pour que nous passions tranquillement.
Ma soeur frappe à la porte, ouverte, et se présente. Je m'asseois. On lui explique que notre père nous cache des choses et qu'on veut savoir la vérité. Le couperet tombe direct : il est dans le déni, ce sont ces derniers jours, il ne tiendra peut-être pas jusqu'à son rdv à Lille le 13 mars, il n'y a plus rien à faire, son foie est rempli de métastases à cause d'un cancer primitif qu'ils n'arrivent pas à trouver (colo-rectal ou pulmonaire visiblement), son embolie n'était pas grave etc. Elo font en larmes. Je reste stoïque, pose des questions. On peut venir avec nos filles (à condition qu'elles n'aient pas d'infection car une gastro par exemple pourrait l'achever), il n'est pas contagieux. Il nous parle de soins palliatifs, de décès à domicile. Apparemment il souffre peu et finira sa vie soit dans un coma "doux", soit en faisant des hémorragies...Il nous dit que notre père est au courant depuis sa 1ère hospi, qu'il a tous ses résultats, que les docs ont toujours été franc avec lui et qu'il a pris toutes ces nouvelles "sereinement". Il ajoute qu'il faut se préparer, venir tous les jours, et que si on a la moindre question, même qui nous semble bête, il est là. Je lui avais demandé s'il serait là pour la naissance de ma fille. C'est non. J'encaisse. Nous remercions le doc et sortons. Elodie appelle son conjoint, moi notre mère. Je pleure aussi. Entre deux mon mari est parti chez ma soeur m'attendre.
On décide de re passer chez notre tante (la soeur de mon père, qui était à l'hôpital avec son mari dans la chambre de notre père, mais qu'on a pas vu). On lui annonce, elle hurle. Ma soeur avec. Je vais chercher mon oncle qui bricolait au sous-sol. On parlera pendant 1h car eux non plus ne s'imaginaient pas ça. En plus, un autre frère de mon père doit se faire opérer le lendemain car il a eu une grosse embolie pulmonaire.
Ensuite on va chercher de quoi manger à la friterie du coin. On mange chez ma soeur. J'ai faim. Elle elle ne mange pas, elle passe des coups de fil dans la famille, éparpillée un peu partout en France. Puis on regarde le dossier d'obsèques que mon père lui avait confié il y a quelques temps. On discute à 4 de tout ce qu'on va devoir faire. Il y a un "boulot" monstre.
On repart vers 22h. J'ai la nausée. Arrivée chez moi je vais aux WC mais rien ne sort, je m'allonge dans mon lit et là je vomis à terre tout mon repas. C'est mon homme qui nettoiera. Ensuite douche pour tout le monde. Je re vomis pendant qu'il couche Lili. Je me couche ensuite. J'ai froid, j'ai chaud, j'ai froid...j'ai mal à l'estomac, j'ai la bouche desséchée et la gorge douloureuse. Je prends mon homéo pour dormir. Je dormirai d'environ minuit à 1h45. J'essaye de me rendormir, réveille mon homme pour qu'il me prenne dans ses bras mais rien n'y fait alors je lui dit que je descend. Je suis venue écrire ici ma peine et mon chagrin, en mettant de la musique de relaxation.
J'ai peur, peur du coup de fil tant redouté, peur de rester seule, de m'écrouler quand j'apprendrai la nouvelle, peur pour mon bébé. Anéantie que mon père ne verra jamais sa dernière petite-fille. Je vais d'ailleurs appeler la mater après pour avoir ma SF, peut-être avancer mon rdv (qui est le 4) et qu'elle me donne le numéro du psy.
Là je vais retourner au lit car mon réveil va sonner à 7h pour aller au labo faire le fameux test du sucre, qui me fait tant stresser aussi.
Merci à l'avance pour votre soutien qui me sera précieux.
A 18SG (20SA) et donc en ce début de 5ème mois, après plusieurs tentatives infructueuses, mon chéri a enfin senti les coups du bébé hier soir <3
Il me dit "dis-donc il tape fort, en plein milieu là!". Et oui il s'est décidé à donner un bon gros coup pour faire signe à son papa. Il était temps ! lol.
Hier toute la journée, jusqu'au soir il dansait la samba dans mon ventre, un coup à gauche, un coup à droite, un autre au milieu.
Lili tous les soirs quand je suis allongée dans le canapé vient mettre sa main sur mon ventre et dit "bonjour bébé c'est Lili" et lui fait un bisou. Je craque c'est trop chou. Hier j'ai dit au bébé "c'est Lili, ta grande soeur" alors ma pépette a répété "c'est ta gande soeur".
J-15 avant l'écho, ça se rapproche (même si ça me paraît encore loin) et J-10 avant mon rdv à Lens.
4 mois de grossesse aujourd'hui, et 29 mois pour notre poussinette.
En cette fin de 4ème mois je me sens plutôt bien, hormis les crampes aux mollets, les jambes lourdes et quelques brûlures d'estomac. Plus les 2-3 réveils nocturnes pour aller faire pipi.
Bébé donne de plus en plus de coups le coquin, même si ni Lili ni mon homme n'arrivent encore à les sentir.
Moins de 3 semaines avant l'écho du 2ème trimestre, c'est très long. J'ai tellement hâte de savoir le sexe.
J'espère aussi que mon rdv à Lens le 6, pour changer de gynéco, sera concluant et que la SF m'aiguillera mieux quant à une possible VB.
Nous avons commencé à réfléchir à des prénoms. Pour un garçon j'en été restée à Noa (ou Nolan) mais l'idée qu'on puisse appeler mon fils "Nono"(le robot!) me hérisse trop le poil. Idem pour Corentin avec "Coco" (lapin!).
Mon mari penche plus pour Clément (Clem ça va encore) et moi pour Quentin (Tintin c'est déjà un peu moins bien). Bien que dans la famille nos surnoms n'aient rien à voir avec nos diminutifs.
Pour une fille c'est bien plus compliqué. J'adorais Emma mais il y en a bien trop (surtout que c'est le prénom de la fille d'une collègue de mon homme que je déteste). Pour l'instant nous ne sommes d'accord que sur Jade, mais je préférerai de loin un prénom finissant par "a". J'aime : Ella, Eléa, Enéa, Léana, Valentina ou Alexia mais rien n'enchante mon chéri.
Sinon nous cherchons à louer une autre maison et sommes en plein dans les visites, pour l'instant sans succès.
Bonne nouvelle quand même, après plus de 3 semaines d'hospitalisation, mon père sortira mardi, ses résultats étant revenus - d'après lui - négatifs.
Après moult tergiversations, des "oui", des "non", de l'espoir, de la résolution ça y est je me suis enfin décidée à changer de gygy et a laissé derrière moi la bonne à rien qui me suit depuis 2012.
Il faut dire que mon dernier rdv de 5mn chrono m'a grandement incitée à sauter le pas.
J'ai donc pris mon courage à 2 mains et appelé l'hôpital de Lens (à 30mn de chez moi) pour avoir un second avis médical pour savoir s'il est possible pour moi ou pas de tenter un AVAC.
Je vois donc une SF le 9 février et ferait ma 2ème écho là-bas le 11 (alors qu'à Béthune impossible d'avoir un rdv si tôt avant la date prévue).
Ensuite la SF me basculera si besoin vers un(e) gynéco.
Par contre j'ai peur, le CH de Lens m'impressionne (j'y étais allée en consult PMA car nous avions mis un certain temps à concevoir Lili) mais il paraît que le personnel est vraiment top.
Reste à espérer que la VB sera possible (vu mes antécédents d'HTA, l'utérus cicatriciel etc) et que je serai à la hauteur si c'est le cas.
S'il le faut (car on s'en remet plus vite qu'une césa), je suis prête à faire une prépa à l'accouchement de compét' !
Sinon comme d'hab quelques nouvelles : ma pitchounette pas au top aujourd'hui, un peu de fièvre et elle ne fait que dormir. Elle n'a pas mangé grand-chose.
Pour mon papa, il a fait sa biopsie du foie ce matin, il faudra 3-4 jours pour avoir les réultats.
Hier soir, malade donc couchée à 20h10 mais comme j'étais resté allongée toute la journée, impossible de trouver le sommeil.
Après avoir été récupéré nos courses au drive avec Lili, mon chéri va lui faire prendre sa douche.
Moi je suis sur le dos, les jambes sur un gros coussin pour plus de confort, et là, j'ai eu confirmation de ce que je sentais depuis 2-3 jours : les vrais 1ers coups de notre crevette ! Je n'ai pu retenir mes larmes, en pensant qu'après Lili nous ne voulions plus d'enfant, et que j'aurai raté ça !
J'ai pu mettre ma main sur mon ventre pour mieux sentir ce "toc-toc" mais quand c'est mon chéri qui a voulu toucher, hop il/elle a cessé pour reprendre ensuite.
J'ai hâte que mon homme et notre Pidou puissent eux aussi sentir les coups de bébé.
Sinon niveau "gastro" ça ne devait en définitive pas en être une car je n'ai pas vomi depuis hier 14h30 et n'ai pas eu de nausées depuis hier soir.
Je n'ai pu manger qu'un bout de fromage hier pour souper mais aujourd'hui ça a été mieux, sauf que j'ai comme des crampes d'estomac.
Pour mon père, il reste encore et toujours à l'hôpital, pour subir d'autres examens du foie.
Depuis samedi, lorsque que je suis au repos le soir, tranquillement installée dans le canapé pour regarder la télé, bébé fait des bulles du côté droit de mon ventre, tout en haut.
Ce qui veut dire que les vrais 1ers coups ne vont plus tarder à se faire sentir :-)
Je vous souhaite à tous et à toutes une merveilleuse année 2015. Que celle-ci voit se concrétiser tous vos rêves et projets (de bébés surtout) ! Je vous souhaite amour, joie, bonheur et surtout santé.
Pour nous après de très bonnes fêtes de fin d'année, l'effervescence est redescendue puisque mon père est hospitalisé depuis le début d'après-midi.
En plus du cancer qui est revenu, il a visiblement un ulcère à l'estomac ou des calculs biliaires. Comme il a perdu 7kg en un mois car il n'arrive pas à manger, il doit faire un scanner de l'estomac et une fibroscopie d'urgence afin de savoir s'il doit se faire opérer.
3 mois de grossesse aujourd'hui, l'entrée ensuite dans le 4ème mois et surtout les adieux au 1er trimestre !
Plus aucune nausée et pourtant j'ai encore vomi vendredi dernier et ce matin. J'ai un appétit plus que correct et pas de douleurs sauf à la poitrine encore et toujours. Je me suis d'ailleurs racheté 2 soutien-gorge plus grands, plus profonds et sans baleine pour être plus à l'aise.
Je me lève 3 à 4 fois par nuit pour uriner, ce qui fait que je dors par périodes, mais ça va j'ai la chance de pouvoir dormir le matin.
Bonne nouvelle (surtout pour mon mari) : comme pour ma 1ère grossesse, ma libido à l'aube de ce 4ème mois est revenue au galop. Profitons-en, surtout qu'avec une 2ème césa qui m'attend, les 1ers mois vont être à nouveau difficiles, et ce dans tous les domaines.
Sinon un peu de fatigue tout de même cette semaine, ayant couru dans les magasins tous les jours et même plusieurs fois par jour pour être au top pour Noël.
Voilà un autre mois vient de passer, celui où je me suis sentie le plus mal.
Nausées à longueur de temps, vomissements tous les jours ou tous les 2 jours et médicaments prescrits par ma gynéco (aussi bien en cachets qu'en suppo) inefficaces, fatigue, manque total de motivation (aussi bien pour faire le ménage ou les courses que pour m'épiler les jambes par exemple), réveil la nuit pour uriner, crampes dans les mollets tous les soirs...
Ca plus les palpitations et crises d'angoisse le soir dues à l'état de santé de mon père; mon moral était en dessous de zéro.
J'ai donc décider de me prendre par la main et d'aller voir mon médecin traitant jeudi dernier parce que je n'en pouvais plus, je ne sortais plus, je ne voyais plus personne.
Nous avons donc discuté 30mn de la situation et de ma famille, et il m'a prescrit un anxiolytique à prendre pendant un mois ainsi que de l'homéopathie pour mes nausées car comme il dit, les médicaments ne peuvent pas marcher car ce n'est pas une gastro que j'ai. Il faut attendre que le taux d'HCG dans le sang redescende.
En tout cas l'Ipeca fait effet et je n'ai plus envie de vomir. L'Atarax, que je ne prends que le soir, me calme et me permet de mieux dormir.
J'ai aussi remarqué en fin de semaine dernière que c'était le lait froid que je bois au petit déj qui me faisait rendre le matin. J'ai donc arrêté d'en boire (même si ça me manque), et le miracle s'est produit.
Plus de nausées non plus à cause des couches de Lili car ma chérie va au pot depuis vendredi soir, tous les jours et pour pipi et caca. Elle se promène désormais sans couche la journée et demande à aller aux WC ou au pot.
Depuis dimanche je remange normalement, j'ai même très faim, je rattrape ces 4 semaines où je ne pouvais presque rien avaler.
Par contre j'ai toujours aussi mal aux seins.
J'ai aussi pu voir mes amies et sortir prendre un peu l'air frais. Papoter m'a fait du bien.
Dimanche après-midi je me suis organisée une petite séance chouchoutage dont j'avais bien besoin : teinture, épilation, bain de pieds à bulles, crème pour le visage et le corps, petite manucure maison etc
En un mot, depuis ce week-end, je revis.
Dans 2 semaines, c'est l'écho du 1er trimestre, je vais revoir mon ti biscuit, un peu plus longuement cette fois.
1ère petite photo faite hier, à 7SG (9SA) de mon ti biscuit, qui a déjà bien poussé. Et ma fille qui a tenu à s'incruster bien sûr lol.
J'avais mis un des pulls que j'ai eu pour mon anniversaire dimanche. C'était la 1ère fois que je fêtais mon anniversaire enceinte. Pas trop de changement niveau champagne, puisque je ne bois pas d'alcool. Moins de gâteau par contre, beaucoup plus de fatigue (à 17h les invités étaient tous partis et j'étais épuisée), et un seul repas en petit comité (sans la petite famille de ma soeur, tous malades), alors que d'habitude je le fête aussi avec mes amies.