Adolescence:
nom féminin
(latin adolescencia)
Âge qui se situe entre la puberté et l'âge adulte. Ex Faire sa crise d'adolescence.
Puberté:
nom féminin
(latin pubertas, -atis)
La puberté apparaît autour de 12 ans et se caractérise par l'évolution et le développement des organes sexuels, lesquels deviennent fonctionnels. Chez les filles, la puberté se traduit par la production des hormones féminines, le développement des seins, la pilosité au niveau du vagin et des aisselles, les premières règles, l'élargissement du bassin et l'arrondissement des hanches. Chez les garçons, elle se manifeste par une augmentation du volume des testicules et du pénis, la pilosité sexuelle et, plus tard, la pilosité au niveau du visage et du thorax ainsi que la mue de la voix.
Ruben:
nom masculin
(Hébreu "C'est un fils !")
Enfant de quasi 20 mois, sans poils à la tchoupinette, ni au torse. Voix aigue avec une tendance au chouinement. Ne fait pas encore ses nuits et est en voie de devenir grand frère. Ne rentre pas dans le cadre des deux définitions précédemment citées, malgré sa phase d’opposition : La fameuse crise des deux ans…
Verdict : 3 pines à genoux ACTIONNEES !
Qu’est ce qu’un Ruben jouvenceau imberbe? Comment se manifeste-t-il?
Tout d’abord, il lève les yeux au ciel ou roule le regard. Ces mouvements graciles se terminent par un souffle, lorsque tu lui affirmes que tu lui parles !
Les mimiques, de mon fils blasé, me mettent en face de ma réalité : Je dois vraiment être une mère pénible et un peu lassante sur les bords.
Le Ruben est également atteint de surdité. Je rajouterai même surdité aigue sélective.
Tu lui demandes de venir se changer, de te suivre, de ne pas faire. Il ne t’entend pas, ni ne t’écoute. Tu peux négocier, hurler, menacer… Rien n’y fait…
Si la demande ne lui convient pas, il a une seule réponse : L’ignorance.
Cette dernière se manifeste par : le protagoniste imberbe, mettant la musique du radioréveil (comment a-t-il appris ça ???), prenant un bouquin et s’allongeant jambes croisées sur le lit parental. Ceci sans daigner avoir un regard pour l’hystérique appelée communément maman, en mode négociatrice gign.
Le clapet de l’agent conciliateur peut être encore plus vite cloué, sans aucune échappatoire possible.
Le minot va vers la salle de jeu, te fixe de son œil victorieux et… te ferme la porte au nez !
Tu te retrouves alors bras béants, en mode #hallucinationsoujerêve.
Le Ruben est également doué de parole. Il sait composer des phrases de 3 mots.
Néanmoins, pourquoi utiliser cette capacité devant tous ?
(Chacha nous sommes dans le même bateau nommé Titanic)
Le 3 pines à genoux se dit : « Ils me prendraient pour un grand. Je me réserve donc pour quelques chanceux, digne d’entendre mes phrases. Sinon, je babille.
Même mes parents doivent être méritants de mon phrasé. Par contre, lorsque je me décide, attention à l’effet bœuf ! »
Quelques exemples?
Le fameux « manges ton boudin ! » « Non, caca boudin ! ».
Lorsque ses parents se chahutent gentiment, l’ado met son grain de sel.
Il t’ordonne « qui pas ! » (Y comprendre : ne cries pas !), pour te faire descendre d’un ton. Il peut même te fesser avec l’ordre.
Le Ruben pré-pubère est souvent en mode bêtises et expériences avec objets électriques. Il tente de se suicider par électrocution. Tu lui rappelles alors une triste réalité éducative : « Ruben, tu n’as pas le droit ! » « Moi dwois joue ! » d’un ton véhément et déterminé.
En maman bouche bée, il te faut ¼ de seconde pour savoir quelle réaction partager, face à son injonction suicidaire.
Dans le même domaine d’impertinence, tu lui fais la morale. Il ne te dit mot, tout du long. Presque fière de ton discours, tu fais l’erreur fatale de lui demander « Est-ce que c’est clair? ». Comme réponse, tu as un regard hautain et un « Non ! » très sec et sans détour.
Encore une fois, tu restes pantoise…
Tu peux tenter d’être une mère machiavélique. Tu joues alors sur la peur, en disant des vérités sans détours. Tu as l’idée saugrenue de croire, qu’en lui disant les choses franchement, sans froufrous, tu lui éviteras l’accident domestique.
Le mini dictateur se croit surhumain et a un côté sadique. Il peut prendre une pelle en plastique et frapper de tous ses petits muscles, sur notre bonne pâte de Cyrus. Notre bon vieux boxer, en adoration devant le Ruben Himmler (cette association de deux noms me fait jubiler…), reste sur place, sans broncher.
Tu lui expliques une triste évidence : « Cyrus peut te manger si tu le frappes » « Non, veux pas. », comme si tout dépendait du bon vouloir du mini despote. Mes allégations semblent complètement stupides et hors de propos devant son bon vouloir…
Je vous épargne le mot fatidique de « péripatéticienne ». Exprimé à bon aloi, il l’a appris à cause de son papa qui l’emploie à chaque fin de phrase. Ils sont à présent deux, à se faire corriger…
Je me pencherai plus sur le : « t’es con »…
Comment reprendre des vérités, si bien dites, envers certaines personnes. Ces dernières cherchent ce jugement de bon aloi et des plus clairvoyants, en l’enquiquinant…
Mon fils est franc et intelligent, pourquoi le punir ????
On ne dit pas aux enfants, que ce n’est pas beau de mentir????!!!!????
Parfois miracle a lieu !!!!!
Il retrouve l’acuité auditive!!!! Limite, je me concerte pour mettre un cierge à tous les Saints… C’est sans compter sur le côté revanchard et susceptible de l’ado d’environ 85 cm…
Il boude, fait sa lippe des mauvais jours et prend la direction, de son propre chef, d’aller au coin! Il nous fait partager (avec je soupçonne délectation) ses pleurs, cris, « Oh ! Scandale ». La tête de l’opprimé est bien cachée dans la porte, les bras en l’air (comme Joe Dalton), morvouillant et embuant ses lunettes.
Tu lui dis de sortir de sa punition auto-imposée. Là, de son regard de tueur, il se retourne couche remontée et poing serrés et t’afflige d’un « t’aime pas. ».
C’est sans compter sur l’habitude maternelle de ce genre de vengeance verbale. Merci à votre grand frère, qui m’a donné les armes nécessaires, pour clouer le bec du dit blanc bec!
Par contre, papa a versé sa larme quand il a reçu cette vilaine affirmation. Cela a dû faire réfléchir le jeune homme, qui ne l’a plus dit depuis environ 2 semaines…
Son côté bilieux est dans son summum lorsqu’il décide de fuguer.
Rien ne vaut ce moment de pur bonheur, lorsqu’il prend écharpe, manteaux et bonnet (oui, la menace de fugue a commencé dès cet hiver).
Tu te moques… mais tout le monde sait que l’ado n’a pas d’humour. Il s’en va alors furibond dans la cuisine à moitié habillé…
Dur moment à encaisser, lorsque l’évasion s’arrête là, pour cause de clenche de porte trop haute et inaccessible….
Dans un autre genre, tu t’agaces de le voir mettre les pieds sur la table au moment des repas…Tu te demandes qui tu as élevé !!!!
Tout comme ses bras croisés, il te soutient du regard, pour dire que sa décision est ferme et arrêtée.
Qui est cet enfant, c’est le mien ????Non !!!!
Puis, tu devines beaucoup de choses sur son « épanouissement », lors de ses moments de nudité…
Lorsqu’il se tripote le membre en le qualifiant de « zizi », fier de sa fermeté (20 mois et rentre pour ce sujet dans les clous de puberté, à mon grand damne de maman vierge, choquée, n’ayant jamais connu le loup…)
Après Virgile mon éléphant, étalon au membre de cheval, mannequin pour pénis (Merci Astrid et Vanessa pour votre imagination de femmes en manque ! :P ), voici Ruben futur DSK.
Pourquoi ?
L’ado semble être un futur beau parleur, fougueux, qui aime se regarder nu et s’embrasse devant le miroir, ne doutant absolument pas de son pouvoir attractif…
Il se mire dans toutes les positions, se faisant différentes mimiques de don Juan, de salle de bain d’opérette!
J’interdis toute femme de rentrer dans la salle de bain de mon fils tant qu’il n’est pas élu Président!!!! Merci !
Toujours dans cette même pièce, il est capable de te déloger de la douche, mettant ses jouets pendant que tu te laves. Indifférent à tes remarques, limite il t’envoie son canard à travers la tête, alors que 10 minutes auparavant, il t’avait fermé la porte au nez !
Mon fils ne sera donc pas un ado crado mais un squatteur de la salle d’eau…
Punaise, je vais dépenser une fortune en parfum….
Puis, il y a des choses qui te font dire qu’il n’est pas qu’un jouvenceau puéril en devenir, mais bien le fils de sa mère.
-Lorsqu’on sort et qu’il te dit « c’est bien » ou « c’est beau », à la fin de la promenade.
-Quand, il te dit des mots d’amour comme « maman beau ».
-Tandis qu’il t’imite invariablement les animaux par des rugissements, ton cœur de maman se délecte.
Il entend alors une brebis bêler. Il la reproduit correctement et de nouveau ¾ heure plus tard, il la fait feuler.
-Lors de ses demandes de biberons nocturnes. Moment de régressions avant d’avoir la confirmation de l’arnaque du siècle : l’arrivée du futur petit frère.
-Comme l’aide à papa, au montage des meubles de la chambre de Virgile, lui donnant les outils et tenant les différentes parties à constituer.
-Qu’il mette un de ses doudous dans le lit du petit frère.
- Le voir tenter de s’inviter dans cette nouvelle chambre pour la nuit ou de manière définitive. Lui expliquer que non et lui demander s’il sait pour qui est monté le lit.
Avoir pour réponse son index sur mon ventre en disant : « Pour bébé »
-Ce même soir, s’inquiéter de sa place de grand frère, situation de mauvais augures dans notre famille. Puis après explications parentales croire que le bébé à venir sera Raphaël.
-Lui expliquer que jamais plus Raphaël ne reviendra.
Le voir se coucher pour la nuit, avec la photo de son frère et ne pas réclamer de biberon nocturne, pour la 1ere fois depuis des semaines.
-L’observer pendant plusieurs matins, regarder si un bébé est arrivé dans le lit, durant la nuit.
-Lui signifier qu’il ne viendra pas un beau matin directement dans sa chambre et qu’il sera au courant auparavant de son arrivée.
-Le voir prendre ses aises dans la nouvelle chambre, tenter de voler le doudou de son frère…
-Lorsqu’il caresse mon ventre comme une boule de cristal ou la lampe d’Alladin… comme si un trésor y est caché. ♥
-Le guetter chercher son dvd du jour, avec beaucoup d’attention, dans la méga vidéothèque laissée par son grand frère et étoffée par ses soins et me déclarer : « ça ! ».
-Lors de ses visionnages, le voir danser, rire, sourire et venir m’embrasser.
-Quand je vois des mimiques de quelqu’un que j’aime plus que ma vie. Me demander comment il a pu les attraper, m’inquiéter de les voir sur lui. Avoir des questionnements de peur avec des « et si… ». Puis me dire qu’ils sont liés par un dernier regard, où seuls eux savent ce qui s’est dit.
Alors, pourquoi tenter d’élucider ce merveilleux mystère ?
-Nommer Ruben de plus en plus souvent Florent… car ce sont les mêmes.
Le voir grandir et évoluer…
Me dire que je l’aime mon ado imberbe… qui restera à jamais mon grand bébé.