Mon quotidien
Dernière ligne droite.
Aujourd’hui, je suis officiellement à 11 jours de mon terme.
Quel choc de voir ce chiffre…
J’ai du mal à réaliser.
Je sais que dans maximum x jours, nous nous rencontrerons obligatoirement.
Je suis contente que tu ais bien voulu attendre le passage des commémorations du 6 juin. J’avais beaucoup d’angoisses à ce que tu viennes ce jour. Les routes étaient impraticables, pour nous civiles. Papa aurait eu un mal de chien à venir me chercher à temps. Les pompiers auraient sûrement dus m’accompagner. La galère pour la garde de Ruben. Juste pour cela : Merci !
Je suis actuellement dans un état d’esprit un peu spécial.
En toute honnêteté, j’ai du mal à me supporter moi-même.
J’ai la sensation d’être tout le temps de mauvaise humeur.
Chouineuse, lunatique et à subir tout ce qui se passe autour de moi. Je rentre dans ma carapace. J’ai de plus en plus de mal à ce que l’on pénètre dans mon espace vital.
J’ai peur qu’on tape mon ventre, qu’on me fasse mal, qu’on me bouscule. Je me méfie de tout ce qui pourrait mettre mon ventre en danger. Je suis ultra stressée en voiture, par les gens dans les magasins, par le jouet à terre invisible qui pourrait causer ma chute…par tout!
Je pourrais me comparer à un animal qui cherche l’endroit tranquille pour mettre bas.
Mon corps se prépare.
J’ai aussi d’atroces et douloureuses montées de lait… qui ne me serviront à rien. Moi la non allaitante de base et fière de l’être sature (la leche league ait pitié de moi, je suis déjà, pour ma propre famille, une Judas).
Ce week-end, le beau temps était enfin là. L’œdème l’a accompagné.
Je serai discrète sur son emplacement. Ma démarche de Lucky Luke n’est pas seulement dû à celui qui se trouve à mes chevilles… :P
Je suis tout le temps fatiguée. D’ailleurs, je me réveille épuisée. Pourtant impossible de faire la sieste. Sinon, je le paie la nuit avec des insomnies qui me tiennent éveillées.
Virgile, tu t’amuses à encore te retourner, dans tous les sens. Depuis trois jours, tu es de nouveau en siège alors que la semaine dernière, tu étais en céphalée. J’ai cru comprendre que tu te retournais hier soir.
Je devine ta position grâce à ton hoquet.
Tu étais en transverse ce matin… Au final tu t’es remis en siège cet après midi. J’en deviens limite blasée et je me demande comment tu trouves encore la place pour faire tes cabrioles.
Des 3 garçons, c’est toi qui a eu le plus la bougeotte.
Je suis une plainte vivante. J’ai du mal à me mouvoir…
Papa se moque de mon état et me dit que je suis Madame plainte de toutes les 30 minutes.
Bref, je suis dans l’attente. J’attends d’accoucher. Je ne peux plus rien faire d’autre…
Samedi, nous avons été à Leclerc : une expédition pire que le marathon de New-York.
Fio, ultra prévenant marchant à 3 à l’heure pour être avec son phoque de femme.
Ne le plaignez pas!!!! C’est lui qui m’a mise dans cette situation délicate!
Nous avons acheté des petites graines pour que Ruben fasse ses plantations avec papa durant le week-end. Toucher la terre lorsqu’on est un peu précieux, c’est vraiment pas le top.
En effet, Ruben déteste se salir les mains…
Hier, nous sommes allés en forêt. Après réflexion, nous avons évité le bord de mer en ce week-end de cérémonies du 70ème anniversaire de D-Day. Vu ce qu’on a entendu à la radio, nous avons bien fait car des kilomètres d’embouteillages.
Quel plaisir d’être ensemble. Ruben a joué avec les bâtons et les feuilles. Il était en pleine découverte des lieux. Nous prenant la main de manière spontanée, alors qu’il avait toute la liberté possible. Il promenait son chien avec bonheur. Un moment simple que nous avons vraiment eu un pur plaisir à partager.
Notre promenade s’est finie en apothéose. Une pluie d’orage est tombée alors que nous étions bien à deux kilomètres de marche de la voiture.
Entant que femme à terme ressemblant plus à un mammifère marin, en fin de ballade, je ne dirai pas le moment épique vécu.
J’ai même préféré dire à papa de partir devant avec Ruben, car la pluie était vraiment dense malgré la protection des arbres.
Etrangement, j’ai adoré me faire tremper de cette chaude pluie d’été.
Sentir l’odeur de cette eau tomber sur ce sol chaud de forêt. Les senteurs des arbres, fougères, mousses etc... Un pur délice.
C’est un de mes petits bonheurs quotidiens. De ceux qui sont impalpables et indéchiffrables.
J’étais en harmonie avec la nature et moi même. J’ai pris des forces morales pour les prochains jours, avec ce moment hors du temps.
Papa m’a récupéré en route. J’avoue que j’étais bien contente car communier avec la nature c’est bien mais lorsqu’on est une baleine : la voiture c’est encore mieux.
Ruben et lui étaient tout autant excités que moi par cette trempette. Boubout était heureux d’avoir pris une bonne douche, venue du ciel.
Cette marche rapide de 4km/heure, m’a valu de vilaines douleurs de fin de grossesse. Papa pensait que c’était la nuit de ton arrivée. Durant la soirée et dans mon sommeil, à chaque mouvement, je geignais de douleur. Papa n’a donc pas très bien dormi. Il attendait que je lui dise qu’on parte à l’hôpital.
En revenant sur monsieur Boubout…
Une parenthèse pour le petit être machiavélique de son état, petit despote qui est en admiration intéressée devant l’image paternelle.
Ruben est dans une période, « je t’aime, moi non plus » envers moi.
Je pense qu’il me voit comme une traitresse. Il attend que mon ventre s’en aille.
Mon côté rebondi le gonfle.
Il a très bien compris où se trouvait le dénommé Virgile et que c’est un bébé.
Néanmoins, il veut retrouver sa mère et son canapé…que je squatte de trop à l’évidence.
Il tente de jouer au trampoline sur moi. Je ne me laisse pas faire. Indéniablement… je suis pénible!
Du coup, tout son amour, admiration, tendresse et reconnaissance éternelle sont tournés vers son père.
Papa, être faible, cède tout et ne voit pas en Himmler Ruben le côté enfant capricieux. Au grand damne de la mégère apprivoisée qu’ils nomment entre eux : maman.
J’aime voir cette relation fusionnelle. Elle me remémore celle que j’avais avec crapaud. Pourtant difficile d’y trouver sa place, je comprends parfois le désarroi de Fio à l’époque.
Ruben peut se lover contre son papa, lui faire des câlins, lui dire des « je t’aime » et lui vouer admiration et écoute. Son cœur de papa n’est plus que chamallow et je trouve juste ça beau.
Papa pour tenter de me consoler me dit que Virgile, tu seras plus après moi. Nous verrons bien…
Je ne suis en rien jalouse mais un peu envieuse. En effet, Raphaël me manque et leur fusion ne me fait que de le rappeler à mon cœur de maman.
Quelques exemples montreront ma place durant la présence de « Ô grand Dieu paternel ».
Boubout et Fio sont dans le jardin. Fio passe la tondeuse avec Ruben. Ce dernier le délaisse pour offrir une pâquerette à son père, avant qu’elle ne soit tondue. J’entends alors Fio dire « Donne à maman, ça lui fera plaisir ».
Alors, arrive un petit cul, à la démarche tordue, qui me tend une fleur avec cette aimable réflexion blasée : « Tiens ! Papa veut pas ! »
Je ne noterai pas les centaines de « Papa !!!! Papa !!!!! Papa !!!!! » bourrées d’admiration, de complaintes, d’engouement et de vénération…
Ni les « Papa je t’aime!». Nous avons tous bien compris que son père c’est quelque chose…
N’évoquons pas non plus, le regard admiratif du père face à son fils qui lui dit « on est beaux » alors qu’il se trémousse nu sans couche devant le miroir…. Les bras en position musclor et la moue de charme…
Non, n’évoquons pas tout ça…
Parlons de ma place lorsque la séduction mutuelle, entre les deux coqs de la famille, n’a pas lieu.
Déjà, « Maman »… Bien 1 mois que Ruben ne m’a pas nommé ainsi devant moi.
Ce mot est employé que lorsque je ne suis pas à vue et que seul Dieu vivant peut l’entendre.
Sinon, Ruben me hèle par des papas de poissonnier. Toute la grâce caractéristique de l’ado émane en ce mot envers ma personne…
Même en circonstances délicates pour lui. Il préfère me nommer papa que d’avoir à m’appeler par ma vraie dénomination. C’est plus drôle et il voit qu’à force, je me lasse…
Il ne me parle quasiment plus qu’en présence de son père. Sauf quelques gentillesses comme les basiques « t’aime pas » émane de sa bouche.
Par contre, des nouveautés… comme lorsque je lui refuse quelque chose :
« T’es pas beau !!!! »
Oui, je vis avec narcisse…
Ma réponse : « Pas besoin d’être belle, moi je suis intelligente ! ».
Le regard de Ruben en dit long. Il sent s’être fait vanner…
D’ailleurs le « t’es pas beau », genre de réflexions stupides qui m’insupporte et qui vient de ma mère… Je ne vois pas ce que la beauté vient faire sur la question de l’obéissance ou de l’intelligence… Passons…
Je râle mais je sens bien qu’il a besoin de retrouver sa maman sans l’alien dans le bidon.
Ce rejet est juste dû au ras le bol de vivre avec un phoque.
Des moments de tendresses, inconnus entre nous deux, s’invitent dans nos têtes à tête.
Des moments que j’ai eu du mal à partager avec quelqu’un d’autres que mon crapaud. Ruben a encore réussit à forcer cette porte avec sa subtilité et patience habituelle.
Puis, le bébé dégeu, il l’aime déjà car il me fait des bisous et câlins au ventre furtivement.
Personnellement, le fait de partir à l’hôpital me fait beaucoup culpabiliser. J’ai la sensation d’abandonner Ruben comme je l’ai fait sur la fin de vie de Raphaël. J’ai peur à ses ressentis. J’ai l’angoisse qu’il pense que ce sont toujours ses frères qui ont plus d’importance. Encore une fois, je le délaisse pour un autre et à l’hôpital. Ce mélange de sentiments est difficile à gérer. La sensation de faute, le remords envers sa personne…
Je n’ai aucun regret envers la fin de vie de crapaud mais des milliards sur la première année de Boubout…
En toute honnêteté et véracité, il fallait pourtant passer par là.
Du coup, je lui explique tous les jours que le bébé va sortir de mon ventre.
Je lui rapporte qu’il sera avec papa ou nounou et qu’il me verra ainsi que son frère tous les jours.
De son côté, papa culpabilise de nous laisser avec Virgile.
Quelle famille de tordus ! ;)
A ta venue Virgile, nous évoquons beaucoup Raphaël. Très difficile pour nous de réaliser. Il nous manque énormément en ce moment. Son humour, sa présence, sa place dans notre famille. Nous sommes moins un et tu te rajoutes sans pouvoir le remplacer. Il ne te connaîtra pas… Notre plus grande douleur jamais cicatrisable.
Même Ruben, nous l’évoque. Il prend sa photo avec son frère et montre de son petit doigt : « Là, c’est crapaud et là boubout. ♥ ». C’est très émouvant pour mon cœur de maman.
J’ai fait beaucoup de travail sur moi-même durant ces derniers mois.
Je pourrai même dire que je suis fière de moi.
Je me sais encore affaiblie. Néanmoins, chaque jour, j’avance.
J’ai très peur de ta venue. Je suis effrayée par ma chute d’hormones, de ne pas contrôler mes sentiments et angoisses. J’ai parfois peur que le malheur s’abatte encore sur nous.
Pourtant, je sais que durant 4 mois, je pourrai t’avoir tous les jours contre moi. Vivre en fusion avec toi.
La maladie ne me volera pas ce qu’elle m’a extorqué avec Ruben …
Ta naissance.
Nous t’attendons.
Quel choc de voir ce chiffre…
J’ai du mal à réaliser.
Je sais que dans maximum x jours, nous nous rencontrerons obligatoirement.
Je suis contente que tu ais bien voulu attendre le passage des commémorations du 6 juin. J’avais beaucoup d’angoisses à ce que tu viennes ce jour. Les routes étaient impraticables, pour nous civiles. Papa aurait eu un mal de chien à venir me chercher à temps. Les pompiers auraient sûrement dus m’accompagner. La galère pour la garde de Ruben. Juste pour cela : Merci !
Je suis actuellement dans un état d’esprit un peu spécial.
En toute honnêteté, j’ai du mal à me supporter moi-même.
J’ai la sensation d’être tout le temps de mauvaise humeur.
Chouineuse, lunatique et à subir tout ce qui se passe autour de moi. Je rentre dans ma carapace. J’ai de plus en plus de mal à ce que l’on pénètre dans mon espace vital.
J’ai peur qu’on tape mon ventre, qu’on me fasse mal, qu’on me bouscule. Je me méfie de tout ce qui pourrait mettre mon ventre en danger. Je suis ultra stressée en voiture, par les gens dans les magasins, par le jouet à terre invisible qui pourrait causer ma chute…par tout!
Je pourrais me comparer à un animal qui cherche l’endroit tranquille pour mettre bas.
Mon corps se prépare.
J’ai aussi d’atroces et douloureuses montées de lait… qui ne me serviront à rien. Moi la non allaitante de base et fière de l’être sature (la leche league ait pitié de moi, je suis déjà, pour ma propre famille, une Judas).
Ce week-end, le beau temps était enfin là. L’œdème l’a accompagné.
Je serai discrète sur son emplacement. Ma démarche de Lucky Luke n’est pas seulement dû à celui qui se trouve à mes chevilles… :P
Je suis tout le temps fatiguée. D’ailleurs, je me réveille épuisée. Pourtant impossible de faire la sieste. Sinon, je le paie la nuit avec des insomnies qui me tiennent éveillées.
Virgile, tu t’amuses à encore te retourner, dans tous les sens. Depuis trois jours, tu es de nouveau en siège alors que la semaine dernière, tu étais en céphalée. J’ai cru comprendre que tu te retournais hier soir.
Je devine ta position grâce à ton hoquet.
Tu étais en transverse ce matin… Au final tu t’es remis en siège cet après midi. J’en deviens limite blasée et je me demande comment tu trouves encore la place pour faire tes cabrioles.
Des 3 garçons, c’est toi qui a eu le plus la bougeotte.
Je suis une plainte vivante. J’ai du mal à me mouvoir…
Papa se moque de mon état et me dit que je suis Madame plainte de toutes les 30 minutes.
Bref, je suis dans l’attente. J’attends d’accoucher. Je ne peux plus rien faire d’autre…
Samedi, nous avons été à Leclerc : une expédition pire que le marathon de New-York.
Fio, ultra prévenant marchant à 3 à l’heure pour être avec son phoque de femme.
Ne le plaignez pas!!!! C’est lui qui m’a mise dans cette situation délicate!
Nous avons acheté des petites graines pour que Ruben fasse ses plantations avec papa durant le week-end. Toucher la terre lorsqu’on est un peu précieux, c’est vraiment pas le top.
En effet, Ruben déteste se salir les mains…
Hier, nous sommes allés en forêt. Après réflexion, nous avons évité le bord de mer en ce week-end de cérémonies du 70ème anniversaire de D-Day. Vu ce qu’on a entendu à la radio, nous avons bien fait car des kilomètres d’embouteillages.
Quel plaisir d’être ensemble. Ruben a joué avec les bâtons et les feuilles. Il était en pleine découverte des lieux. Nous prenant la main de manière spontanée, alors qu’il avait toute la liberté possible. Il promenait son chien avec bonheur. Un moment simple que nous avons vraiment eu un pur plaisir à partager.
Notre promenade s’est finie en apothéose. Une pluie d’orage est tombée alors que nous étions bien à deux kilomètres de marche de la voiture.
Entant que femme à terme ressemblant plus à un mammifère marin, en fin de ballade, je ne dirai pas le moment épique vécu.
J’ai même préféré dire à papa de partir devant avec Ruben, car la pluie était vraiment dense malgré la protection des arbres.
Etrangement, j’ai adoré me faire tremper de cette chaude pluie d’été.
Sentir l’odeur de cette eau tomber sur ce sol chaud de forêt. Les senteurs des arbres, fougères, mousses etc... Un pur délice.
C’est un de mes petits bonheurs quotidiens. De ceux qui sont impalpables et indéchiffrables.
J’étais en harmonie avec la nature et moi même. J’ai pris des forces morales pour les prochains jours, avec ce moment hors du temps.
Papa m’a récupéré en route. J’avoue que j’étais bien contente car communier avec la nature c’est bien mais lorsqu’on est une baleine : la voiture c’est encore mieux.
Ruben et lui étaient tout autant excités que moi par cette trempette. Boubout était heureux d’avoir pris une bonne douche, venue du ciel.
Cette marche rapide de 4km/heure, m’a valu de vilaines douleurs de fin de grossesse. Papa pensait que c’était la nuit de ton arrivée. Durant la soirée et dans mon sommeil, à chaque mouvement, je geignais de douleur. Papa n’a donc pas très bien dormi. Il attendait que je lui dise qu’on parte à l’hôpital.
En revenant sur monsieur Boubout…
Une parenthèse pour le petit être machiavélique de son état, petit despote qui est en admiration intéressée devant l’image paternelle.
Ruben est dans une période, « je t’aime, moi non plus » envers moi.
Je pense qu’il me voit comme une traitresse. Il attend que mon ventre s’en aille.
Mon côté rebondi le gonfle.
Il a très bien compris où se trouvait le dénommé Virgile et que c’est un bébé.
Néanmoins, il veut retrouver sa mère et son canapé…que je squatte de trop à l’évidence.
Il tente de jouer au trampoline sur moi. Je ne me laisse pas faire. Indéniablement… je suis pénible!
Du coup, tout son amour, admiration, tendresse et reconnaissance éternelle sont tournés vers son père.
Papa, être faible, cède tout et ne voit pas en Himmler Ruben le côté enfant capricieux. Au grand damne de la mégère apprivoisée qu’ils nomment entre eux : maman.
J’aime voir cette relation fusionnelle. Elle me remémore celle que j’avais avec crapaud. Pourtant difficile d’y trouver sa place, je comprends parfois le désarroi de Fio à l’époque.
Ruben peut se lover contre son papa, lui faire des câlins, lui dire des « je t’aime » et lui vouer admiration et écoute. Son cœur de papa n’est plus que chamallow et je trouve juste ça beau.
Papa pour tenter de me consoler me dit que Virgile, tu seras plus après moi. Nous verrons bien…
Je ne suis en rien jalouse mais un peu envieuse. En effet, Raphaël me manque et leur fusion ne me fait que de le rappeler à mon cœur de maman.
Quelques exemples montreront ma place durant la présence de « Ô grand Dieu paternel ».
Boubout et Fio sont dans le jardin. Fio passe la tondeuse avec Ruben. Ce dernier le délaisse pour offrir une pâquerette à son père, avant qu’elle ne soit tondue. J’entends alors Fio dire « Donne à maman, ça lui fera plaisir ».
Alors, arrive un petit cul, à la démarche tordue, qui me tend une fleur avec cette aimable réflexion blasée : « Tiens ! Papa veut pas ! »
Je ne noterai pas les centaines de « Papa !!!! Papa !!!!! Papa !!!!! » bourrées d’admiration, de complaintes, d’engouement et de vénération…
Ni les « Papa je t’aime!». Nous avons tous bien compris que son père c’est quelque chose…
N’évoquons pas non plus, le regard admiratif du père face à son fils qui lui dit « on est beaux » alors qu’il se trémousse nu sans couche devant le miroir…. Les bras en position musclor et la moue de charme…
Non, n’évoquons pas tout ça…
Parlons de ma place lorsque la séduction mutuelle, entre les deux coqs de la famille, n’a pas lieu.
Déjà, « Maman »… Bien 1 mois que Ruben ne m’a pas nommé ainsi devant moi.
Ce mot est employé que lorsque je ne suis pas à vue et que seul Dieu vivant peut l’entendre.
Sinon, Ruben me hèle par des papas de poissonnier. Toute la grâce caractéristique de l’ado émane en ce mot envers ma personne…
Même en circonstances délicates pour lui. Il préfère me nommer papa que d’avoir à m’appeler par ma vraie dénomination. C’est plus drôle et il voit qu’à force, je me lasse…
Il ne me parle quasiment plus qu’en présence de son père. Sauf quelques gentillesses comme les basiques « t’aime pas » émane de sa bouche.
Par contre, des nouveautés… comme lorsque je lui refuse quelque chose :
« T’es pas beau !!!! »
Oui, je vis avec narcisse…
Ma réponse : « Pas besoin d’être belle, moi je suis intelligente ! ».
Le regard de Ruben en dit long. Il sent s’être fait vanner…
D’ailleurs le « t’es pas beau », genre de réflexions stupides qui m’insupporte et qui vient de ma mère… Je ne vois pas ce que la beauté vient faire sur la question de l’obéissance ou de l’intelligence… Passons…
Je râle mais je sens bien qu’il a besoin de retrouver sa maman sans l’alien dans le bidon.
Ce rejet est juste dû au ras le bol de vivre avec un phoque.
Des moments de tendresses, inconnus entre nous deux, s’invitent dans nos têtes à tête.
Des moments que j’ai eu du mal à partager avec quelqu’un d’autres que mon crapaud. Ruben a encore réussit à forcer cette porte avec sa subtilité et patience habituelle.
Puis, le bébé dégeu, il l’aime déjà car il me fait des bisous et câlins au ventre furtivement.
Personnellement, le fait de partir à l’hôpital me fait beaucoup culpabiliser. J’ai la sensation d’abandonner Ruben comme je l’ai fait sur la fin de vie de Raphaël. J’ai peur à ses ressentis. J’ai l’angoisse qu’il pense que ce sont toujours ses frères qui ont plus d’importance. Encore une fois, je le délaisse pour un autre et à l’hôpital. Ce mélange de sentiments est difficile à gérer. La sensation de faute, le remords envers sa personne…
Je n’ai aucun regret envers la fin de vie de crapaud mais des milliards sur la première année de Boubout…
En toute honnêteté et véracité, il fallait pourtant passer par là.
Du coup, je lui explique tous les jours que le bébé va sortir de mon ventre.
Je lui rapporte qu’il sera avec papa ou nounou et qu’il me verra ainsi que son frère tous les jours.
De son côté, papa culpabilise de nous laisser avec Virgile.
Quelle famille de tordus ! ;)
A ta venue Virgile, nous évoquons beaucoup Raphaël. Très difficile pour nous de réaliser. Il nous manque énormément en ce moment. Son humour, sa présence, sa place dans notre famille. Nous sommes moins un et tu te rajoutes sans pouvoir le remplacer. Il ne te connaîtra pas… Notre plus grande douleur jamais cicatrisable.
Même Ruben, nous l’évoque. Il prend sa photo avec son frère et montre de son petit doigt : « Là, c’est crapaud et là boubout. ♥ ». C’est très émouvant pour mon cœur de maman.
J’ai fait beaucoup de travail sur moi-même durant ces derniers mois.
Je pourrai même dire que je suis fière de moi.
Je me sais encore affaiblie. Néanmoins, chaque jour, j’avance.
J’ai très peur de ta venue. Je suis effrayée par ma chute d’hormones, de ne pas contrôler mes sentiments et angoisses. J’ai parfois peur que le malheur s’abatte encore sur nous.
Pourtant, je sais que durant 4 mois, je pourrai t’avoir tous les jours contre moi. Vivre en fusion avec toi.
La maladie ne me volera pas ce qu’elle m’a extorqué avec Ruben …
Ta naissance.
Nous t’attendons.
Sarah (S. et T.)
Tu peux être sacrément fière de toi, c'est certain!!!!
Virgile, ta famille t'attend de pied ferme... et nous aussi!!! ^^
charlotte
Ta delivrance est elle arrivee? Je me pose la question en voyant une semaine passee sans un petit commentaire....
Virgile aurait il decider d arriver avant l avis d expulsion??
Alors Ruben fait sa crise de pre ado il s apaisera lorsqu il aura retrouver sa maman sans bidon comme me le font remarquer mes charmantes filles lol
Zoubisoubisous
maman dragon
C'est toujours un réelle plaisir que de te lire. On est transporté avec toi. Grace a tes description on est projeté dans ton quotidien. J'ai meme réussit a sentir cette humus de pluie d'été. J'ai entendu les gouttes de plus frapper les feuilles pour terminer leur course sur cette terre brûlante.
J'ai pu voirece petit cul avec le bras tendu serrant sa petite fleur dans la main.
merci de nous faire partager ça avec autant de talent pour le décrire.
Des bisous
carole
Oui bientôt la délivrance pour toi que du bonheur pour toi et petite famille .une pensée pour mon petit crapaud gros bisous 💛💙💜💗
Audrey (et mika)/titi et pipounette
J'ai tarde à commenter.. nous sommes à j-8 officiels.. a moins que tu ne sois partie à la maison des bébés, pas de nouvelle de toi tu sais où! RUBEN est un petit filou et un petit coquin mais je suis sûre qu'il reviendra vers toi quelques jours après votre retour à la maison.
J'aurai adore te voir sous la pluie en train de te mouvoir tel un phoque sur sa banquise! Et vive l'oedème!
Quoi qu'il en soit je te trouve superbe! Courage pour ses 11derniers jours ;)
Gros gros bisous ma normande
Charlène
J-9 officiellement parlant! allez Nathou, tu tiens le bon bout!!!!! T'as jamais été aussi proche du but (m'enfin demain ça sera encore plus proche!!!lol)
Ruben est un sale gosse qui fait tout pour te faire criser mais tu verras il sera un grand frère au top du top et ensuite son idole sera Virgile et non plus Fio ;)
Tu es superbe et franchement sur les photos on ne dirait pas que tu en as autant ras le bol!!
Gros bisous ma Nathou
Régina, son coeur, son charmant et son petit Hook
PFIIIIOUUUUUUUUUUUUU!!!
En te lisant, je suis passée par tous les sentiments je crois!!!
J'ai vraiment beaucoup beaucoup ri de ton état, rien qu'en t'imaginant sous la pluie, telle un phoque, tentant de courir!!!!mon dieu ce que c'est bon!!!!
Je me suis beaucoup revu aussi dans ton état de "dernière ligne droite" et qu'Est-ce que je t'envie de ton état!!!! Je sais que nous ne partageons pas les mêmes sentiments sur cela, donc tu ne m'écouteras pas quand je te dirais "profites en!!!!!"
Boubout a la même réaction que Noam sur la fin! Il en sera un grand frère des plus protecteur tu verras!!! Noam aussi s'est éloigné, mais finalement c'était instinctivement pour ne pas trop sentir ce manque pendant cette petite semaine sans toi! Je vois parfaitement ou tu peux en être dans ton état de phoque échoué, baleine ou Lucky luke!!!Mais juste LOOOL pour le passage dans les magasins à 3 à l'heure avec l'homme (sois contente toi il t'attend, moi je marchais comme une chienne derrière lui rrrhhhh qu'Est-ce que je pouvais râler!!!) Et je kiffe te savoir chiante au point de ne plus te supporter toi même!!!MDR encore une fois on dirait moi!!!j'adore!!mais ce que je trouve bien c'est qu'au moins on l'avoue alors....
je ne peux pas ressentir tes angoisses mais je peux les percevoir!! et rien que comme tu les écris, je peux te dire que oui tu as énormément avancé et oui tu vas tout déchirer et gérer votre vie nouvelle en déesse ma belle!!! Tes derniers mots m'ont bouleversé! Tu sais que j'aimerais être plus là encore!!! Mon grand m'appelle dans le babyphone, je file!Non sans t'embrasser fort
Astrid
Siiii, j'oublie, mes 2 de tension actuels me jouent de vilains tours... tu es superbe...
Astrid
Quel gentleman ce boubout !!
Mon petit doigt me dit que malgré tout, tu es SA première, son unique... bien entendu, jusqu'au jour certain où une superbe bru (grue ou cruche, si tu préfères) débarquera chez vous avec son joli sourire et viendra piquer ta place number one !!! Mais bon, d'ici là, tu as le temps et surtout le temps de cogiter sur la sentence que tu infligeras à cette voleuse de place !!!! Virgile, tiens-toi bien, c'est pareil pour toi !!!
La fin de grossesse, le moment aimé de toutes les femmes.... mmh, je m'y revois encore... Plein plein de courage et d'ondes positives... tout va bien se passer, un petit ange cher à nos coeurs et surtout au tien veille sur vous !
Je pense à vous , à toi !
Caroline
Marine (Alex)
J-10 avant LA rencontre!!!
Tes photos sont magnifiques... il a l 'air vraiment heureux et volontaire ton petit prince...il a l'air quand même coquin a embêter sa maman mais c'est pour mieux la retrouver!
gros bisous
Tartelette
Tiens bon Nathou, ne craque pas (ou que la poche des eaux !!)
On sera là nous pour t'écouter et te remonter le moral si les vilaines hormones s'en mêlent !! Et puis Ruben semble très intelligent, peut-être que c'est sa façon à lui aussi de se protéger que d'avoir construit ce pseudo "mur" entre vous, en attendant ton départ et ton retour à la maison...Tout rentrera dans l'ordre après j'en suis sûre!
Des bisous et j-10 ON GUETTE !!!!!!!!!!!!!!!
La Potée
Ruben le jardinier qui ignore la gente féminine, SA MERE!!!!!! mdr quel rebelle!!!!!!!
Virgile connaitra Raphaël dans vos récits, vos photos, vos souvenirs ....
Pleins de bisous
tu es belle en forêt, comme partout ailleur !!!!!!
Moumine
gloups...
Ruben et la terre mdr Et dire que j'allais lui envoyer des sortes de ptites graines à planter. Je ne sais plus le nom mais j'ai appelé ca "les boules du dragon" car ce sont des boules que tu plantes et qui doivent donner des sortes de cailloux porte bonheur qu'ensuite tu donnes aux personnes que tu aimes ;)
Je prendrais peut etre le risque quand meme. Au pire je ne serais pas là pour le voir râler de devoir replonger ses mains dans la terre lol
Tu peux etre fiere de toi Nathou (pas trop non plus, t'es déjà bien enflée avec tes oedemes) et de vous tous d'ailleurs.
Ruben a sa manière à lui de te montrer qu'il t'aime et que tu es SA maman d'amour ;) Les moments à deux vous en aurez et ceux là vous les garderez juste pour vous, comme un tresor
Moumine
Les ptites joies simples sont vraiment les plus belles.
C'est rigolo, je nous vois dans vos photos ;)
Rube et l
Debo
Ce que tu es belle ma sexy girl ... Je t'imagines dans ta forêt sous la pluie Hihi j'adore :-)
Bientôt la naissance de ton bel étalon ce truc de fou ..: la délivrance car tu vas revivre :-)
Pleins de gros bisous ❤️
Stéphanie, Matthieu et Lili-Rose
Magnifiques photos de cette balade (avant le déluge), et de Ruben en mode jardinier.
J-11 déjà, ta grossesse est passée à toute vitesse, vivement la rencontre avec Virgile !
Une belle vie remplie de bonheur vous attend tous les 4.
Bisous
confession d'une maman & ses péripéties
Non mais c'est pas possible, Ruben et Lucas font de la télépathie!! Son papa est son IDOLE...moi je ne sers qu'à faire un câlin quand papa gronde et encore...! Je ne suis pas jalouse non plus au contraire, j'aime voir Lucas en admiration devant son père mais parfois "ça fait mal".
Pour la fin de grossesse j'étais dans le même esprit que toi pour Lucas et pire encore, je suis le suis déjà à 6 mois et demi!!! Essayes tout de même de profiter de ces derniers instants, de cette complicité unique
Sylvia 26.06.2014
Il est très touchant ton article ta jumelle de grossesse a les larmes aux yeux ... bisous bisous ! ♡♥♡♥
Vanessa
Sois fière de toi et de ce que tu as accompli... C'est juste énorme!
Bientôt Virgile sera là, et tu seras la mère juive la plus exceptionnelle qui soit...
Ruben dira à nouveau maman (ou pas!), vous trouverez un nouvel équilibre, et votre crapaud sera là pour veiller sur vous
elodie et geoffrey
Super photo de votre petite balade, un tres jolie bedon de fin de grossesse ♡
La fin approche a grand pas, mtn monsieur peut arrive en toute tranquillité.
Ralala un vrais petit rebelle Ruben :)
Courage lol
Sophie (Notre famille et Numerobis)
Arf la crise de la fin de grossesse je connais ;-) les regards en coin qui disent "c est quand qu elle redevient maman le cachalot ?" Noémie m a fais ca aussi et un peu apres la naissance d'Eileen tjs principalement pour moi, son père et sa petite soeur en état de grâce ... Et puis la vie à 4 a commencer à s'installer et c est parti comme c est venu ouffff
Allez plus que 11j (oui j ai décidé qu il viendrais le 20 na!)
Agnès
Superbes photos de cette balade en forêt !! (Les gens devaient être étonnés de voir un phoque en normandie ....)
Ruben un vrai ado ....
Vous retrouverez bientôt votre complicité
Virgile ne connaitra pas Crapaud mais il veillera sur lui ♡
Tu peux être fière de toi, de vous ♡
Diane
Que le temps passe vite ! Dernière ligne droite !
Je vous souhaite tout le bonheur du monde.
Et puisque tu en parle... une pensée toute particulière pour Crapaud... toujours dans nos cœurs !
Emilie, jerome, louane et loris
Une courte dernière ligne droite !! Plein de bonheur à l'arrivée et des moments précieux à vivre tous ensemble dès ton retour à la maison... Ruben ne t'en voudra pas de ton absence pendant la maternité, tu lui rapporteras un superbe cadeau avec son petit frère chéri! Bisous à vous tous
La crapaude
Chewie je t'aiiiiiiiiiiime! (Bah quoi??? Virgile est pas encore né et ruben laisse de la place...)