Divers
Moi, névrosée???? Et alors!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Dans la nuit du 1 au 2 janvier, de vilaines crampes abdominales viennent m’empêcher de dormir. Beaucoup de peur, d’appréhensions…
Ce sont des douleurs ligamentaires? Des contractions ? Autre chose ? Bébé va –t-il bien ?
Après une nuit blanche, je prends RDV chez mon médecin traitant à 16h. Impossible de me rendre à mon travail. Je m’endors, sur le matin, épuisée.
La douleur me poursuit toute la journée.
Le médecin m’ausculte : suspicion d’appendicite.
Direction le chu.
Je me rends au pôle mère enfant. Une étudiante m’ausculte à son tour, je suis douloureuse au possible.
Je ne veux pas annoter ma douleur. Comment oserais-je le faire, lorsque je sais combien vaut un 10 ????
Suivra une interne qui face à mon appréhension et notre histoire me demandera si le bébé est désiré.
Juste envie de lui demander si ELLE DESIRE une gifle.
Elle a eu de la chance que Fio soit dans la pièce d’à côté et moi totalement bouleversée…
Sinon, je ne lui donnais pas 30 secondes avant d’être engloutie, par un dragon en mode furieux.
Certes, je ne regarde pas l’écran de l’écho. C’est comme une pensée magique. Si je ne regarde pas… Le malheur disparaîtra… Car à ce moment là, bébé est mort…
Puis, j’entends son petit cœur… J’éclate en sanglot comme une folle. Mon bébé va bien.
OUI, il va bien.
En suivra un tour aux urgences chirurgicales. Le médecin est très mécontent envers la gynécologie qui ne m’a pas gardé. Très sympa, pro… Ils continueront à suspecter l’appendicite… Après différents examens, je ferais une écho abdo.
Bien sûr, ils ne verront rien car un bébé de 17 SA cache la dite coupable : Mme l’appendicite !!!!
N’ayant quasiment pas dormi depuis 48h, je m’endors sur un brancard…
Fio veille sur moi, tout le long. Il a peur…
Puis, j’entends une conversation entre l’urgentiste et Fio. Ils veulent me garder jusqu’au lendemain midi. Fio leur tient une discussion sur mes séquelles hospitalières, des 15 jours allongée près de mon enfant mourant. Le côté rassurant de savoir que le bébé va bien et la promesse de revenir ici, si juste une légère plainte… Mais qu’ils ne m’infligent pas une hospitalisation qui pourrait raviver mes douleurs morales et m’abimer définitivement…
Je suis émue d’entendre mon mari, mon Homme dire mes maux qu’on ne se dit qu’à mi mots. Il me voit me débattre, tentant de me guérir, mais rarement il exprime son ressenti. Puis à un inconnu, il a dit des paroles si justes…
Nous rentrons à la maison à 3h30 du matin.
Le 3 janvier, je suis prise par une violente cystite qui m’empêche de quitter les toilettes. S’en rajoute (presque dérisoire) une légère gastro. Fio continue son rôle de super héros.
Il va me chercher traitement, me permet de faire mes analyses d’urines sur mon trône de reine, s’occupe du dragonneau… Il gère TOUT !
Ce sont des jours comme ceux ci qui me font dire que j’ai une chance folle d’avoir cet homme comme mari. ♥
Ces deux jours m’ont fait réfléchir. Des questionnements m’assaillent, me font douter, me hantent…
Avant tout ça…
Lorsque nous étions une famille lambda, nous rêvions d’avoir 3 enfants.
Tout était programmé pour. La maison avait été construite avec quatre chambres. Nous nous étions projetés unis, comme les 5 doigts de la main.
Puis la maladie est venue amputer un de nos doigts.
Malgré l’hémorragie, nous continuons de nous servir de cette main, qui est la nôtre.
Puis, un ange est devenu…
Nous nous demandons si finalement nous n’aurions pas quatre enfants.
Remplir ces chambres vides…
Notre famille qui devait être nombreuse, dans les prochains mois, ne le sera pas.
Ce bébé sera-t-il le dernier ? Ou y aura-t-il un 4ème enfant ?
On se dit que finalement, oui, nous aurons 3 enfants dans nos murs, avec un Phoenix au dessus de notre toit… Un carré magique.
Puis le début de cette grossesse difficile.
Physiquement tout va bien.
Moralement, c’est juste violent.
La peur de le perdre. La vision d’un autre enfant mort… encore…
Idées morbides, culpabilisantes, envahissantes et non reposantes…
Avons-nous eu ce bébé trop tôt ?
Je ne pense pas…
Le chemin aurait été très certainement le même dans 3 ans…
Celui de l’acceptation, de la culpabilité, du manque de l’enfant disparu, de la peur pour celui qui va arriver…
Une grossesse après une autre chaotique, où je n’avais eu qu’un rôle d’incubateur…
J’ai été enceinte de Ruben, seulement un mois… Avant… Je portais une maladie que je ne subissais même pas, moi-même. A mon grand damne…
Puis ce bébé… Il bouleverse tout…
Il pourrait juste être un pied de nez à la vie…
Mais non. Il remet tout en cause.
Je culpabilise d’être vivante.
Puis cette peur… que lui ne meurt également…
TOUT LE TEMPS…
Je ne touche pas mon ventre pour le cajoler… Jamais…
Juste pour le sentir bouger… pour me rassurer et évaluer sa viabilité…
Ce n’est pas possible de se projeter ainsi dans l’avenir.
Je me fais aider tous les 15 jours, par une pédo-psy.
Je ne peux pas infliger cette douleur, au bébé que je porte.
Après le décès de Raphaël, j’ai mis plusieurs mois à créer un lien avec Ruben.
A ne pas m’interdire de l’aimer.
A me rassurer sur sa bonne santé, sur son avenir.
Maintenant, je sais qu’il va bien et que nous aurons un futur ensemble.
Je n’ai plus peur de l’avenir et de mon amour envers lui.
Je souhaite que Salomé (désolé si tu as un pénis ! ;) ) ne parcourt pas le même chemin que Ruben.
Je fais tout pour…
Fio me dit que lorsque je l’aurais dans mes bras tout changera…
Je l’espère tant…
Puis revivre cette douleur pour faire un quatrième enfant. Etre maussade envers ceux que j’aime et leur faire subir ma tristesse pour réaliser une sorte d’idéal qui ne le sera pas…
Non…
J’ai envie d’être une vraie maman, pour mes deux enfants.
Je ne veux plus imaginer, à cause des hormones, une mort imminente pour le bébé en conception, à chaque petit mal incongru.
Petit à petit, je me projette avec les deux petits.
La chambre qui aurait dû accueillir Salomé, si crapaud était encore là, se transformera en salle de jeu.
Pour l’instant, j’ai décidé qu’aucun autre enfant n’y résidera.
Ruben restera dans son antre. Il a investi les lieux et adore la décoration de ses stickers.
La petite sœur en fabrication investira l’ancienne chambre de son grand frère.
La chambre verte /orangée deviendra parme et rose.
Peut être nous imitera –t- elle, comme son grand frère le faisait, en frappant contre le mur attenant au notre, en disant : « Crapaud, tu fais dodo !!! »
Oui, j’ai décidé que cette grossesse sera la dernière…
Fio me suit dans mes souhaits quel qu’ils soient.
Nous avons notre famille nombreuse dans notre cœur.
Pas d’attelle possible, pour nos 5 doigts de la main.
Ce sont des douleurs ligamentaires? Des contractions ? Autre chose ? Bébé va –t-il bien ?
Après une nuit blanche, je prends RDV chez mon médecin traitant à 16h. Impossible de me rendre à mon travail. Je m’endors, sur le matin, épuisée.
La douleur me poursuit toute la journée.
Le médecin m’ausculte : suspicion d’appendicite.
Direction le chu.
Je me rends au pôle mère enfant. Une étudiante m’ausculte à son tour, je suis douloureuse au possible.
Je ne veux pas annoter ma douleur. Comment oserais-je le faire, lorsque je sais combien vaut un 10 ????
Suivra une interne qui face à mon appréhension et notre histoire me demandera si le bébé est désiré.
Juste envie de lui demander si ELLE DESIRE une gifle.
Elle a eu de la chance que Fio soit dans la pièce d’à côté et moi totalement bouleversée…
Sinon, je ne lui donnais pas 30 secondes avant d’être engloutie, par un dragon en mode furieux.
Certes, je ne regarde pas l’écran de l’écho. C’est comme une pensée magique. Si je ne regarde pas… Le malheur disparaîtra… Car à ce moment là, bébé est mort…
Puis, j’entends son petit cœur… J’éclate en sanglot comme une folle. Mon bébé va bien.
OUI, il va bien.
En suivra un tour aux urgences chirurgicales. Le médecin est très mécontent envers la gynécologie qui ne m’a pas gardé. Très sympa, pro… Ils continueront à suspecter l’appendicite… Après différents examens, je ferais une écho abdo.
Bien sûr, ils ne verront rien car un bébé de 17 SA cache la dite coupable : Mme l’appendicite !!!!
N’ayant quasiment pas dormi depuis 48h, je m’endors sur un brancard…
Fio veille sur moi, tout le long. Il a peur…
Puis, j’entends une conversation entre l’urgentiste et Fio. Ils veulent me garder jusqu’au lendemain midi. Fio leur tient une discussion sur mes séquelles hospitalières, des 15 jours allongée près de mon enfant mourant. Le côté rassurant de savoir que le bébé va bien et la promesse de revenir ici, si juste une légère plainte… Mais qu’ils ne m’infligent pas une hospitalisation qui pourrait raviver mes douleurs morales et m’abimer définitivement…
Je suis émue d’entendre mon mari, mon Homme dire mes maux qu’on ne se dit qu’à mi mots. Il me voit me débattre, tentant de me guérir, mais rarement il exprime son ressenti. Puis à un inconnu, il a dit des paroles si justes…
Nous rentrons à la maison à 3h30 du matin.
Le 3 janvier, je suis prise par une violente cystite qui m’empêche de quitter les toilettes. S’en rajoute (presque dérisoire) une légère gastro. Fio continue son rôle de super héros.
Il va me chercher traitement, me permet de faire mes analyses d’urines sur mon trône de reine, s’occupe du dragonneau… Il gère TOUT !
Ce sont des jours comme ceux ci qui me font dire que j’ai une chance folle d’avoir cet homme comme mari. ♥
Ces deux jours m’ont fait réfléchir. Des questionnements m’assaillent, me font douter, me hantent…
Avant tout ça…
Lorsque nous étions une famille lambda, nous rêvions d’avoir 3 enfants.
Tout était programmé pour. La maison avait été construite avec quatre chambres. Nous nous étions projetés unis, comme les 5 doigts de la main.
Puis la maladie est venue amputer un de nos doigts.
Malgré l’hémorragie, nous continuons de nous servir de cette main, qui est la nôtre.
Puis, un ange est devenu…
Nous nous demandons si finalement nous n’aurions pas quatre enfants.
Remplir ces chambres vides…
Notre famille qui devait être nombreuse, dans les prochains mois, ne le sera pas.
Ce bébé sera-t-il le dernier ? Ou y aura-t-il un 4ème enfant ?
On se dit que finalement, oui, nous aurons 3 enfants dans nos murs, avec un Phoenix au dessus de notre toit… Un carré magique.
Puis le début de cette grossesse difficile.
Physiquement tout va bien.
Moralement, c’est juste violent.
La peur de le perdre. La vision d’un autre enfant mort… encore…
Idées morbides, culpabilisantes, envahissantes et non reposantes…
Avons-nous eu ce bébé trop tôt ?
Je ne pense pas…
Le chemin aurait été très certainement le même dans 3 ans…
Celui de l’acceptation, de la culpabilité, du manque de l’enfant disparu, de la peur pour celui qui va arriver…
Une grossesse après une autre chaotique, où je n’avais eu qu’un rôle d’incubateur…
J’ai été enceinte de Ruben, seulement un mois… Avant… Je portais une maladie que je ne subissais même pas, moi-même. A mon grand damne…
Puis ce bébé… Il bouleverse tout…
Il pourrait juste être un pied de nez à la vie…
Mais non. Il remet tout en cause.
Je culpabilise d’être vivante.
Puis cette peur… que lui ne meurt également…
TOUT LE TEMPS…
Je ne touche pas mon ventre pour le cajoler… Jamais…
Juste pour le sentir bouger… pour me rassurer et évaluer sa viabilité…
Ce n’est pas possible de se projeter ainsi dans l’avenir.
Je me fais aider tous les 15 jours, par une pédo-psy.
Je ne peux pas infliger cette douleur, au bébé que je porte.
Après le décès de Raphaël, j’ai mis plusieurs mois à créer un lien avec Ruben.
A ne pas m’interdire de l’aimer.
A me rassurer sur sa bonne santé, sur son avenir.
Maintenant, je sais qu’il va bien et que nous aurons un futur ensemble.
Je n’ai plus peur de l’avenir et de mon amour envers lui.
Je souhaite que Salomé (désolé si tu as un pénis ! ;) ) ne parcourt pas le même chemin que Ruben.
Je fais tout pour…
Fio me dit que lorsque je l’aurais dans mes bras tout changera…
Je l’espère tant…
Puis revivre cette douleur pour faire un quatrième enfant. Etre maussade envers ceux que j’aime et leur faire subir ma tristesse pour réaliser une sorte d’idéal qui ne le sera pas…
Non…
J’ai envie d’être une vraie maman, pour mes deux enfants.
Je ne veux plus imaginer, à cause des hormones, une mort imminente pour le bébé en conception, à chaque petit mal incongru.
Petit à petit, je me projette avec les deux petits.
La chambre qui aurait dû accueillir Salomé, si crapaud était encore là, se transformera en salle de jeu.
Pour l’instant, j’ai décidé qu’aucun autre enfant n’y résidera.
Ruben restera dans son antre. Il a investi les lieux et adore la décoration de ses stickers.
La petite sœur en fabrication investira l’ancienne chambre de son grand frère.
La chambre verte /orangée deviendra parme et rose.
Peut être nous imitera –t- elle, comme son grand frère le faisait, en frappant contre le mur attenant au notre, en disant : « Crapaud, tu fais dodo !!! »
Oui, j’ai décidé que cette grossesse sera la dernière…
Fio me suit dans mes souhaits quel qu’ils soient.
Nous avons notre famille nombreuse dans notre cœur.
Pas d’attelle possible, pour nos 5 doigts de la main.
Sarah
Donnes nous vite des nouvelles... Tu nous manques par ici! Comme les filles l'ont si bien dit avant moi, ta décision sera la bonne! Bravo à Fio pour son soutien inconditionnel, même jusqu'au trône! LOL! Je pense à vous... Bisous
alexandra et léa
Cindy
Des gros bisous et de tendres pensées
Stéphanie et Matthieu (et Lili-Rose)
J'espère que tu vas mieux et que ces méchantes douleurs ne sont plus qu'un mauvais souvenir !
Que dire à part bon courage pour traverser cette période (passagère) de peurs et de doutes...
Vous formez et formerez une magnifique famille, quelque soit le nombre de vos enfants. Vous avez tous les 2 un grand coeur fait pour être rempli par l'amour de vos petits bouts.
carole
j'espére que tu vas mieux ,je pense bien a toi et ta petite famille .je te fait de gros bisous
Ariane
C'est toi et toi seule la juge, ta famille magnifique tu l'as déjà : dans votre coeur, ils sont trois, vous êtes au complet. J'espère que la suite de cette grossesse sera moins chaotique ; je pense aussi, comme Fio, que tu ne seras soulagée qu'en voyant Salomé. Pour le moment, courage pour supporter ces doutes, ces maux, ces angoisses et cette culpabilité. On est toutes avec toi ♥
Régina, son coeur, son charmant et son ptit Hook
Tu es une de mes névrosées préférées sache le...!!!plus sérieusement, tu nous as pas dit si ca va mieux (même si je te harcèle tous les jours!lol!)
Qui mieux que toi sais ce qui est bon pour ta famille???
Et merci pour ce café d'aujourd'hui! j'ai kiffé! ;)
Moumine
Non mais qu'est ce que tu crois Nathou ?
Ta petite pepette est une Renesmée en puissance aussi oh oh oh et ce n'est que le début ! (elle est forte cela dit: l'appendicite, c'est joliment trouvé. Je me console en te lisant avec mes nausées et vomitos :p)
Donc non non pas de penis en vue, c'est bien une petite princesse sadique (ta fille pure souche quoi) qui te montre qu'elle est bien là ;)
Vous avez une superbe famille, une main qu'on a envie de tenir et de ne pas lâcher (bon okay c'est nul comme metaphore....la fatigue)
Delphine et Flavien
Peu importe le nombre tant que vous êtes sûr de vos choix et de vos envies.
J'espère que tu vas mieux depuis ce passage à l'hôpital
Bisous
audrey (audrey et mika)
Ma Nathou, j'espère qu'à ce jour, tu vas bien mieux et que les douleurs te laissent tranquille. Quel homme ce Fio ! Il faut dire que tu le mérites bien !
Petite Salomé, tu arrives dans une bien belle famille...
Gros bisous
nous 4 et bibu
une famille en forme d'un pentagone ou d'un hexagone peu importe tous vos enfants seront choyés et aimés...
Peut être changeras tu d'avis, nous c'est ce que l'on a fait, on ne sait pas ce que l'avenir nous réservera...
En tout cas prends bien soin de toi, de tes hommes et de la petite Salomé (avec ou sans pénis LOL)
zoubisoubisous
poupette
Vivou (Nous 3 et toi)
J'espère que ta santé ira bien mieux même si souvent le physique est lié au moral.
Courage à toi, à eux et à elle.
Aies confiance en toi et te préoccupe pas de ce que les autres pourront penser. C'est si atroce ce que vous avez vécu mais surtout ne perds pas confiance en vous.
Sincèrement de tout coeur avec vous.
Marie (princesse Clara...)
Une famille unie, une magnifique famille où l'amour règne.
la crapaude
Je n'ajoute rien tu sais déjà tout. Mais si tu changes d'avis y aura toujours de la gnole ds mon tonneau pour toi!
Agnès
Une famille exceptionnelle