Mon quotidien
Séjour à la maternité
J'ai accouché le mercredi en fin de journée, supergynéco me dit d'emblée (alors que je suis même pas sûre que j'avais expulsé le placenta, c'est dire comme il était positif!) que si tout va bien je pourrai sortir dimanche voir samedi si ça me tente... Mélanie (la sage-femme) voyant ma tête et sachant que je souhaite allaiter (on en reparlera tiens!) répond pour moi au gynéco "Oui dimanche c'est déjà bien, surtout avec l'allaitement, la montée de lait etc etc... faut prendre le temps de tout mettre en place..."
Merci Mélanie ! Je rajoute "Oui et avec l'épisio je préfère être sûre d’être bien rétablie (... moi aussi je suis positive!)
Remontée en chambre dans la soirée, nous sommes en admiration devant notre petit garçon.
PiouPiou repartira vers 23h je crois. Je ne dormirai presque pas de la nuit, l'intensité des émotions de la journée, la péridurale qui agit encore un peu et me fait croire que je pète la forme et que je n'ai presque pas mal (!) et le personnel qui vient toutes les heures (je crois) ne favorisent pas le sommeil.
J'admire mon petit bout de nous, la télé me tient compagnie et me permet d'avoir assez de lumière pour le regarder.
Je me lèverai avec une sage femme sur le petit matin pour mon 1er passage au WC ... je comprends que ça ne vas pas être aussi simple que je l'espérais ...
Je suis sous anti-inflammatoire + paracétamol + spasfon, à ce moment je n'ai pas encore conscience que c'est juste indispensable.
Je sens les contractions qui évacuent le sang de mon corps, c'est très léger en terme de sensation, pour le coup j'ai eu de la chance de ce côté là.
La journée commence, PiouPiou arrive assez tôt (8h30 je crois) je déjeune, je vais prendre une douche, je ressens la douleur mais ça va encore, je me dis c'est gérable, ça va s'atténuer au fil des jours (c'te blague !). Je regarde dans un miroir l'étendu des dégâts... c'est pas joli à voir, gonflé, du sang, des fils... bref une épisio quoi !
Beaucoup de visite ce premier jour, trop probablement.
Des programmées et des imprévues, alors que nous avions bien répétées que l'on voulait organiser les visites pour qu'il n'y ai pas trop de monde... manifestement certains ne comprennent pas que ça les concernent aussi ! mais bon... passons.
Vendredi nous restreindrons un peu les visites, encore plus samedi et dimanche et heureusement pour moi !
L'épisio est extrêmement douloureuse, je suis coupée sur au moins 5 bon centimètres, un point de couture est super méga tendu et me tire des cris douleurs tout au long de mon séjour. Plus les jours passent plus j'ai l'impression que ça ne s'arrange pas (et ma résistance à la douleur fond comme neige au soleil)
Samedi soir, montée de lait (pas énorme) mais surtout remontée d'hormones, avec le soir qui arrive, envie de pleurer, marre de cette douleur (avec la sciatique qui se réveille un peu), marre de ne pas pouvoir m'occuper de mon enfant, peur de ne pouvoir agir si quelque chose lui arrive, je me sens handicapée, je souffre au moindre mouvement (ne serai-ce que de le prendre dans son berceau collé à mon lit).
Je ne peux rire (bon ça de toute façon, je n'en ai pas très envie), tousser, me moucher, m'assoir, les pipis/cacas sont juste une torture. Je soulage temporairement avec des poches de glaces collées à ma foufoune histoire de dormir au moins 1 à 2 heures.
L'allaitement est douloureux aussi, je mets des bouts de seins depuis le début car mes tétons sont tout riquiqui (genre un raisin sec) donc Sacha n'arrive pas à téter. Il réussit avec les bouts de seins après 15 à 45min de tentative (pour chaque sein) et il tête 30 min à chaque sein... puis fatigué, énervé d'avoir galéré il ne trouve pas le sommeil de suite et se tortille de douleur du ventre pendant environ 1h...
Et ce fameux Samedi la sage femme de nuit (nouvelle équipe) refuse de me donner l'anti-inflammatoire:
- Vieille Conne: "Bah vous allaitez ?"
- PoupetteEnDépression: "heu oui"
- Vieille Conne: "Vous êtes à J3 ?"
- PoupetteEnDépression: "heu ... (comptage des jours dans ma tête aux neurones grillés".... oui"
- Vieille Conne: (avec une voie de sadique enjouée) "Ah bah non ! vous n'y avez plus le droit héhé !"
- PoupetteEnDépression: ..... grosse crise de larmes.....
En plus, quand elle est rentrée dans ma chambre, je pleurais déjà parce que PiouPiou allait partir, j'étais à bout, apeurée, et si douloureuse ...
Je lui avais dit que j'étais en plein de la remontée des hormones et que le moral n'était pas au beau fixe... ça a du lui donner envie de m'achever à coup de pelle ....
Ce soir là, je trouverai la rage et la haine contre cette conne pour me booster et m'occuper de mon enfant. J'ai réuni toutes mes forces sur cette nuit pour me lever, le changer etc etc sans jamais les appeler. Finalement ça m'a booster... mais la douleur est compliqué à gérer, je contracte tout mes muscles tellement je souffre, et par 2 fois dans cette nuit je fais une sorte de "crise" Je suis trempée de sueur mais j'ai méga froid (prise de température par la "Vieille Conne", 37.5° donc pas de fièvre) je tremble comme une droguée en manque, je claque des dents, j'ai mal partout ... mais faut pas s'inquiéter dit-elle.
Même crise le dimanche midi après une tétée bien douloureuse, un couple d'ami et PiouPiou sont la, ils essayent de m'aider, me frottent les jambes et les bras pour détendre les muscles, me couvrent de couverture pour me réchauffer... leur présence et leurs actions m'aident à ne pas craquer moralement. Je pense que ça a du les "impressionner" de me voir dans cet état.
Je n'ai pas la tête qui tourne, ce n'est à priori pas un manque de fer ou autre, juste mon corps qui fait comme il peut pour supporter cette douleur et mes muscles qui n'en peuvent plus d'être aussi tendus en permanence...
En fin de journée la douleur s'accentue alors même que je ne bouge pas. J'appelle une sage femme qui comprend bien que je ne vais pas tenir longtemps. Elle me donne à nouveau l'anti-inflammatoire et me dit que demain matin lors de la visite de mon gynéco, il faudra lui demander de faire sauter ce fameux point que toutes les sages femmes me confirment être trop tendu.
Je lui explique que l'allaitement n'est pas facile et honnêtement que je préfère arrêter si ça me permet d'obtenir des anti-douleurs. Je me sens égoïste mais je n'en peux plus et une maman à bout et en souffrance intense ne sert à rien à ce petit bébé qui a besoin de moi plus que de mon lait.
Pour l'instant elle me dit que l'un n’empêche pas l'autre, je peux avoir l'anti inflammatoire et allaiter, ils évitent au maximum mais là c'est plus que nécessaire, je n'ai qu'à prendre mes cachets juste après une tétée.
Je suis heureuse, je me dis que ça va aller mieux. Pioupiou passera la nuit avec moi sur un lit de camp et m'aidera à m'occuper de Sacha. Je ne me voyais pas repasser une nuit seule à trembler comme une junkie (ce qui ne s'est pas reproduit).
Lundi matin, je me lève à 6h30 afin de me doucher et d'être prête lors du passage de mon gynéco (généralement assez tôt).
Nous déjeunons, préparons nos sacs pour sortir à 10h.
...
10h30: aucun signe de mon gynéco ... une infirmière passe pour faire le point. Je lui demande quand passera SuperGynéco, et là c'est le drame ...." Mais Supergynéco n'est pas là aujourd'hui etjusque mercredi ! il est parti en séminaire avec les autres gynécos ...il n'y a que le gynéco de garde pour les urgences"
Ah bah merde alors ! ils ont tous un peu merdé là ! Personne pour me voir avant la sortie ?!? et surtout personne pour m'enlever ce putain de merde de point à la con ?
Je lui explique ma situation, mon désarroi (lol) et je dis clairement que si il faut rester jusqu'au retour de SuperGynéco pour qu'il m'enlève ce fameux fil, j'attendrai je m'en fiche, je ne quitterai pas cette clinique sans qu'on me l'ai fait sauté !
Elle est très compréhensive, dans tous les cas elle me prescrira des anti-inflammatoires pendant 5 jours et après m'avoir ausculté, elle va voir avec une sage-femme (celle toute gentille qui m'avait fait le TV avant que je descende en salle de travail, quand j'avais sentie la poche des eaux se fissurer --->>> ça me fait percuter que j'ai zappé de mettre dans mon récit d'accouchement qu'on m'avait percé la poche des eaux et que je n'ai rien senti)
BREF,
la sage-femme vient me voir un peu avant midi, me dit direct qu'elle ne me promet rien, qu'elle va regarder et voir si elle peut faire quelque chose.
A ce moment là, le temps se suspend, je me surprends dans ma tête à dire "je vous en supplie seigneur je n'en peux plus" ....
Elle arrive à identifier le point qui me fait souffrir, bizarrement ce n'est pas celui qui est tendu mais celui du dessus, je suppose que surement l'un tire sur l'autre d'où la douleur "décalée".
Je serre les dents au moment ou elle coupe, j'ai peur d'avoir mal, j'ai peur de bouger et qu'elle me coupe, je respire fort comme si j'étais à nouveau en travail ! Et la miracle, elle fait sauter le point, je n'ai quasi rien senti, et même si la douleur est toujours intense, je sens tout de suite que j'ai plus de "mobilité" j'arrive à reposer mes fesses sur le lit sans morfler.
Je la remercie au moins 100 fois, elle me préconise de faire attention histoire de ne pas craquer ma cicatrice si j'en fais de trop (genre s'assoir en tailleur, me baisser ...)
Ok, promis je serai prudente, j'ai trop peur que ça s'aggrave.
Je mange mon plateau repas, Thomas file se chercher un Mac Do puis nous partirons enfin vers 14h00. J'arrive à marcher sans me déformer la tronche de douleur, c'est déjà ça !
Bon, la montée en voiture et le trajet n'ont pas été simple mais on y est arrivé, si le point n'avait pas été enlevé, je pense que je serai tombé dans les pommes avec la douleur, ça n'aurait été tout simplement pas possible.
Bon ce récit tourne énormément autour de ma foufoune en vrac, ce fut (et c'est encore) pour moi un "traumatisme" j'ai vraiment bien morfler. Aujourd'hui je suis à 4 semaines+1jour, j'ai encore des fils, je peux aller au WC, me balader, me laver ... sans trop de difficultés c'est douloureux mais quasi rien comparé à ce que c'était. Je m'assois encore difficilement sans ma bouée (juste indispensable) J'arrive même à conduire (petit trajet) !
Je revois mon gynéco fin du mois, je pense qu'il m'enlèvera les derniers fils ... résorbables ... mouais....
J'ai surement oublié plein d'autres choses de ce séjour, des choses surement plus positives (son 1er bain, le 1er caca) et d'autres moins sympathiques (sa perte de poids, le test auditif à refaire, la prise de sang qui révélait une possible infection puis finalement non) etc etc mais l'épisio a malheureusement pris le dessus sur tout le reste.... mais tout le séjour reste gravé dans nos mémoires.
Prochain article ... le retour à la maison et l'allaitement !
Merci Mélanie ! Je rajoute "Oui et avec l'épisio je préfère être sûre d’être bien rétablie (... moi aussi je suis positive!)
Remontée en chambre dans la soirée, nous sommes en admiration devant notre petit garçon.
PiouPiou repartira vers 23h je crois. Je ne dormirai presque pas de la nuit, l'intensité des émotions de la journée, la péridurale qui agit encore un peu et me fait croire que je pète la forme et que je n'ai presque pas mal (!) et le personnel qui vient toutes les heures (je crois) ne favorisent pas le sommeil.
J'admire mon petit bout de nous, la télé me tient compagnie et me permet d'avoir assez de lumière pour le regarder.
Je me lèverai avec une sage femme sur le petit matin pour mon 1er passage au WC ... je comprends que ça ne vas pas être aussi simple que je l'espérais ...
Je suis sous anti-inflammatoire + paracétamol + spasfon, à ce moment je n'ai pas encore conscience que c'est juste indispensable.
Je sens les contractions qui évacuent le sang de mon corps, c'est très léger en terme de sensation, pour le coup j'ai eu de la chance de ce côté là.
La journée commence, PiouPiou arrive assez tôt (8h30 je crois) je déjeune, je vais prendre une douche, je ressens la douleur mais ça va encore, je me dis c'est gérable, ça va s'atténuer au fil des jours (c'te blague !). Je regarde dans un miroir l'étendu des dégâts... c'est pas joli à voir, gonflé, du sang, des fils... bref une épisio quoi !
Beaucoup de visite ce premier jour, trop probablement.
Des programmées et des imprévues, alors que nous avions bien répétées que l'on voulait organiser les visites pour qu'il n'y ai pas trop de monde... manifestement certains ne comprennent pas que ça les concernent aussi ! mais bon... passons.
Vendredi nous restreindrons un peu les visites, encore plus samedi et dimanche et heureusement pour moi !
L'épisio est extrêmement douloureuse, je suis coupée sur au moins 5 bon centimètres, un point de couture est super méga tendu et me tire des cris douleurs tout au long de mon séjour. Plus les jours passent plus j'ai l'impression que ça ne s'arrange pas (et ma résistance à la douleur fond comme neige au soleil)
Samedi soir, montée de lait (pas énorme) mais surtout remontée d'hormones, avec le soir qui arrive, envie de pleurer, marre de cette douleur (avec la sciatique qui se réveille un peu), marre de ne pas pouvoir m'occuper de mon enfant, peur de ne pouvoir agir si quelque chose lui arrive, je me sens handicapée, je souffre au moindre mouvement (ne serai-ce que de le prendre dans son berceau collé à mon lit).
Je ne peux rire (bon ça de toute façon, je n'en ai pas très envie), tousser, me moucher, m'assoir, les pipis/cacas sont juste une torture. Je soulage temporairement avec des poches de glaces collées à ma foufoune histoire de dormir au moins 1 à 2 heures.
L'allaitement est douloureux aussi, je mets des bouts de seins depuis le début car mes tétons sont tout riquiqui (genre un raisin sec) donc Sacha n'arrive pas à téter. Il réussit avec les bouts de seins après 15 à 45min de tentative (pour chaque sein) et il tête 30 min à chaque sein... puis fatigué, énervé d'avoir galéré il ne trouve pas le sommeil de suite et se tortille de douleur du ventre pendant environ 1h...
Et ce fameux Samedi la sage femme de nuit (nouvelle équipe) refuse de me donner l'anti-inflammatoire:
- Vieille Conne: "Bah vous allaitez ?"
- PoupetteEnDépression: "heu oui"
- Vieille Conne: "Vous êtes à J3 ?"
- PoupetteEnDépression: "heu ... (comptage des jours dans ma tête aux neurones grillés".... oui"
- Vieille Conne: (avec une voie de sadique enjouée) "Ah bah non ! vous n'y avez plus le droit héhé !"
- PoupetteEnDépression: ..... grosse crise de larmes.....
En plus, quand elle est rentrée dans ma chambre, je pleurais déjà parce que PiouPiou allait partir, j'étais à bout, apeurée, et si douloureuse ...
Je lui avais dit que j'étais en plein de la remontée des hormones et que le moral n'était pas au beau fixe... ça a du lui donner envie de m'achever à coup de pelle ....
Ce soir là, je trouverai la rage et la haine contre cette conne pour me booster et m'occuper de mon enfant. J'ai réuni toutes mes forces sur cette nuit pour me lever, le changer etc etc sans jamais les appeler. Finalement ça m'a booster... mais la douleur est compliqué à gérer, je contracte tout mes muscles tellement je souffre, et par 2 fois dans cette nuit je fais une sorte de "crise" Je suis trempée de sueur mais j'ai méga froid (prise de température par la "Vieille Conne", 37.5° donc pas de fièvre) je tremble comme une droguée en manque, je claque des dents, j'ai mal partout ... mais faut pas s'inquiéter dit-elle.
Même crise le dimanche midi après une tétée bien douloureuse, un couple d'ami et PiouPiou sont la, ils essayent de m'aider, me frottent les jambes et les bras pour détendre les muscles, me couvrent de couverture pour me réchauffer... leur présence et leurs actions m'aident à ne pas craquer moralement. Je pense que ça a du les "impressionner" de me voir dans cet état.
Je n'ai pas la tête qui tourne, ce n'est à priori pas un manque de fer ou autre, juste mon corps qui fait comme il peut pour supporter cette douleur et mes muscles qui n'en peuvent plus d'être aussi tendus en permanence...
En fin de journée la douleur s'accentue alors même que je ne bouge pas. J'appelle une sage femme qui comprend bien que je ne vais pas tenir longtemps. Elle me donne à nouveau l'anti-inflammatoire et me dit que demain matin lors de la visite de mon gynéco, il faudra lui demander de faire sauter ce fameux point que toutes les sages femmes me confirment être trop tendu.
Je lui explique que l'allaitement n'est pas facile et honnêtement que je préfère arrêter si ça me permet d'obtenir des anti-douleurs. Je me sens égoïste mais je n'en peux plus et une maman à bout et en souffrance intense ne sert à rien à ce petit bébé qui a besoin de moi plus que de mon lait.
Pour l'instant elle me dit que l'un n’empêche pas l'autre, je peux avoir l'anti inflammatoire et allaiter, ils évitent au maximum mais là c'est plus que nécessaire, je n'ai qu'à prendre mes cachets juste après une tétée.
Je suis heureuse, je me dis que ça va aller mieux. Pioupiou passera la nuit avec moi sur un lit de camp et m'aidera à m'occuper de Sacha. Je ne me voyais pas repasser une nuit seule à trembler comme une junkie (ce qui ne s'est pas reproduit).
Lundi matin, je me lève à 6h30 afin de me doucher et d'être prête lors du passage de mon gynéco (généralement assez tôt).
Nous déjeunons, préparons nos sacs pour sortir à 10h.
...
10h30: aucun signe de mon gynéco ... une infirmière passe pour faire le point. Je lui demande quand passera SuperGynéco, et là c'est le drame ...." Mais Supergynéco n'est pas là aujourd'hui etjusque mercredi ! il est parti en séminaire avec les autres gynécos ...il n'y a que le gynéco de garde pour les urgences"
Ah bah merde alors ! ils ont tous un peu merdé là ! Personne pour me voir avant la sortie ?!? et surtout personne pour m'enlever ce putain de merde de point à la con ?
Je lui explique ma situation, mon désarroi (lol) et je dis clairement que si il faut rester jusqu'au retour de SuperGynéco pour qu'il m'enlève ce fameux fil, j'attendrai je m'en fiche, je ne quitterai pas cette clinique sans qu'on me l'ai fait sauté !
Elle est très compréhensive, dans tous les cas elle me prescrira des anti-inflammatoires pendant 5 jours et après m'avoir ausculté, elle va voir avec une sage-femme (celle toute gentille qui m'avait fait le TV avant que je descende en salle de travail, quand j'avais sentie la poche des eaux se fissurer --->>> ça me fait percuter que j'ai zappé de mettre dans mon récit d'accouchement qu'on m'avait percé la poche des eaux et que je n'ai rien senti)
BREF,
la sage-femme vient me voir un peu avant midi, me dit direct qu'elle ne me promet rien, qu'elle va regarder et voir si elle peut faire quelque chose.
A ce moment là, le temps se suspend, je me surprends dans ma tête à dire "je vous en supplie seigneur je n'en peux plus" ....
Elle arrive à identifier le point qui me fait souffrir, bizarrement ce n'est pas celui qui est tendu mais celui du dessus, je suppose que surement l'un tire sur l'autre d'où la douleur "décalée".
Je serre les dents au moment ou elle coupe, j'ai peur d'avoir mal, j'ai peur de bouger et qu'elle me coupe, je respire fort comme si j'étais à nouveau en travail ! Et la miracle, elle fait sauter le point, je n'ai quasi rien senti, et même si la douleur est toujours intense, je sens tout de suite que j'ai plus de "mobilité" j'arrive à reposer mes fesses sur le lit sans morfler.
Je la remercie au moins 100 fois, elle me préconise de faire attention histoire de ne pas craquer ma cicatrice si j'en fais de trop (genre s'assoir en tailleur, me baisser ...)
Ok, promis je serai prudente, j'ai trop peur que ça s'aggrave.
Je mange mon plateau repas, Thomas file se chercher un Mac Do puis nous partirons enfin vers 14h00. J'arrive à marcher sans me déformer la tronche de douleur, c'est déjà ça !
Bon, la montée en voiture et le trajet n'ont pas été simple mais on y est arrivé, si le point n'avait pas été enlevé, je pense que je serai tombé dans les pommes avec la douleur, ça n'aurait été tout simplement pas possible.
Bon ce récit tourne énormément autour de ma foufoune en vrac, ce fut (et c'est encore) pour moi un "traumatisme" j'ai vraiment bien morfler. Aujourd'hui je suis à 4 semaines+1jour, j'ai encore des fils, je peux aller au WC, me balader, me laver ... sans trop de difficultés c'est douloureux mais quasi rien comparé à ce que c'était. Je m'assois encore difficilement sans ma bouée (juste indispensable) J'arrive même à conduire (petit trajet) !
Je revois mon gynéco fin du mois, je pense qu'il m'enlèvera les derniers fils ... résorbables ... mouais....
J'ai surement oublié plein d'autres choses de ce séjour, des choses surement plus positives (son 1er bain, le 1er caca) et d'autres moins sympathiques (sa perte de poids, le test auditif à refaire, la prise de sang qui révélait une possible infection puis finalement non) etc etc mais l'épisio a malheureusement pris le dessus sur tout le reste.... mais tout le séjour reste gravé dans nos mémoires.
Prochain article ... le retour à la maison et l'allaitement !
deydey nostwinsanous
quelle galere...moi déchirée et 3 points mais jai pas autant morflé ! + par les hemorroides.
ah pds qui a révelé une infection toi aussi?
Maïté (et Yoann) / Fifi et Riri
Ouille ouille ouille ma poupette :( Je ne pensais pas que tu avais autant dérouillé. Célia avait tout déchiré avant même qu'ils aient le temps de couper, bonjour les dégâts, je te promets que dans 18 mois, tout ira mieux. Ok je sors :) Bisous ma belle
Agnès
Je savais que tu souffrais mais pas autant ... Tu as sacrément douillé ......
Vivement la suite
Solédane
Ohhhhhh ma pauvre... Je savais que tu avais souffert mais je ne pensais pas autant!!!!!! Gros bisouuuus et essai de ne pas trop y penser ( mm si c'est plus facile a dire qu'a faire )
Alexiane
Oh la la comme je comprend ta douleurs ! Moi ils ont arrête les anti inflammatoire du jour au lendemain pas pour cause d'allaitement mais que selon eux j'e n'avais pas assez mal ! ( épisiotomie de 6 points ) ..
Du coup j'ai trouve le remède moi même ! Après chaque WC, un petit coup d'eau au gant de toilette, un coup de sèche cheveux même si c'est pas bien pour enlever l'humidité et j'ai trouve de la crème cicalfate de chez avene ! Et c'est top ;)
Stéphanie, Matthieu, Lili-Rose et...
Et bien dis-donc, quel récit. Sincèrement je te plains, ça a vraiment l'air horrible. Ca m'a rappelé mes douleurs au ventre, post césa, mais là à la "foufoune" comme tu dis, je n'ose imaginer.
Remets-toi bien, et bon courage pour la suite.