L'éveil se poursuit. Zacharie nous montre ses envies de communiquer et accroche notre regard de façon si intense que ça donne l'impression qu'il nous lance un harpon avec ses yeux en plein dans les nôtres. Il est, dans ces moments, tout à notre écoute, j'adore... Il se marre, est chatouilleux et adore qu'on le bisouille. Il attrape de mieux en mieux les objets qu'il tient de plus en plus longtemps dans les mains. Il commence à gratter les surfaces aux textures qui l’intéresse. Lorsqu'il est sur le ventre, il aimerait ramper jusqu'au joujou convoité mais il ne fait que du sur place avec son bidon rond qui reste collé au sol comme le ferait une pauvre baleine échouée. Une fois, après l'avoir laissé sur le ventre, je l'ai retrouvé sur le dos! Il se marre toujours autant et s’exerce aux éclats de rire.
Concernant le sommeil, pas de changement particulier. Pendant quelques jours il a eu des difficultés à enchainer les cycles de sommeil et paraissait gêné par quelque chose, nous envisagions donc de retourner voir l'ostéo, mais finalement cela s'est arrangé.
L'allaitement se poursuit, sans grand changement non plus. Ce sont toujours des moments que l'on adore lui et moi.
Un mois de progression tranquille. Notre tout petit bébé devient déjà un plus grand bébé. Dur dur de ranger régulièrement les vêtements que nous n'utiliserons plus jamais. Des pages se tournent, petit à petit, de façon bien trop rapide évidemment.
Le 7 octobre notre 2ème merveille a eu 3 mois.
Encore du retard pour venir poster, mais mon ordinateur étant HS et non réparable, je n'ai pas beaucoup internet. Je vais d'ailleurs dépenser un joli pactole pour pouvoir récupérer les données du disque dur. J'avais commencé un transfert des photos/vidéos sur un autre DD, mais je n'avais pas continué. Un conseil: faites des sauvegardes trèèès régulièrement!
Zacharie nous fait des débuts d’éclats de rire, qu’est-ce que j’adore ça… ! Dès qu’il voit son reflet dans un miroir il se marre ! Il observe maintenant énormément son grand frère qui s'agite et joue autour de lui. Un grand frère d'ailleurs toujours aussi fan de son petit frère, il le bisouille, le câline, le protège, j'adore leur duo. Zacharie est très curieux et très demandeur d’interactions avec les autres et les objets. Il tend maintenant très bien les mains vers les objets qu’il souhaite attraper, et arrive même à les prendre. Il se tourne sur les côtés lorsqu’il est sur le dos. Il fait également très bien le singe, en attrapant ses pieds. Jusqu'à 2 mois et demi, il s'endormait systématiquement dans l'écharpe de portage, mais depuis, il n'y dort plus et profite à fond du panorama, il à l'air d'adorer. Et puis le voilà arrivé dans la période « prrrrrrffff » avec effusion de bave et de bulles. En parlant de bave, il en produit énormément, et mordille tout ce qu’il peut, les dents l’embêtent déjà.
Nous n’avions pas tenté de lui proposer la sucette jusqu’à peu, mais il la refuse catégoriquement. Mais, déjà très malin, il prend déjà son pouce ! Je suis étonnée, je ne savais pas qu’un bébé pouvait aussi tôt savoir prendre ses doigts et les manipuler correctement pour n’attraper que son pouce et le maintenir en bouche. Du coup il s’endort assez facilement.
L’allaitement se poursuit sans problème. Zacharie espace un peu les tétées durant la journée, et on continue donc les grosses tétées repas entrecoupées de quelques tétées câlins.
Il dort toujours autant la journée, et se réveille deux ou trois fois durant la nuit mais se rendort rapidement. Il commence en général sa nuit aux alentours de 22h et pourrait dormir encore (jusqu’à 10h, et peut être plus) si je ne le réveillais pas pour aller déposer son grand frère à l’école.
Il est enrhumé depuis quelques jours, ça traîne sans réussir à se résorber. Il faut dire que les trajets, même courts en plein froid pour certains matins, pour l’école ne sont pas là pour arranger les choses. Je lui fais donc des nettoyages à l’eau phy de temps en temps.
De mon côté, il ne me reste que 3kg à perdre pour retrouver mon poids d'avant.
Bien sûr, ce mois a été marqué par le décès de son papy. Papy Francisco nous a quitté, j’ai toujours beaucoup de mal à y croire, le manque, la peine, les regrets, la colère, tout ça me fait mal. J’aimerais le revoir… tellement. Du coup, avec les longs trajets à la clinique, les préparatifs de la cérémonie, Zacharie a vu beaucoup de monde et beaucoup de bras. J’ai tiré mon lait pour pouvoir m’occuper des événements. Il a donc pris ses premiers biberons, parfois avec un peu de difficultés, mais toujours avec un dénouement convenable !
En ce 7 septembre, c’est à la fois les 2 mois de Zacharie et les 4 ans de son grand frère!
Mon petit bonhomme cherche de plus en plus à communiquer et à échanger. Il nous fixe du regard et nous répond par des gazouillis et de grands sourires à croquer, on a des petites conversations, j'adore!
Nous faisons encore, chaque jour quelques petits mouvements d’haptonomie : on lui bascule le bassin pour lui montrer qu’il peut, de lui-même, se tourner sur le côté ; on le met sur le ventre en appuyant sur son bassin pour l’aider à soulever sa tête et ses épaules ; on le maintient toujours sous ses fesses, sa « base », pour qu’il se sente assuré et actif. On passe également de longs moments dans son coin éveil, il adore regarder les images à fort contrastes, le miroir, écouter les grelots des hochets et, regarde maintenant énormément son grand frère s’amuser autour de lui.
Les coliques sont derrière nous (merci monsieur l’ostéo ), il a eu pas mal de régurgitations il y a 3 semaines, mais il n’en a déjà plus non plus, ça aussi c'est quasiment de l'histoire ancienne.
Zacharie dort beaucoup, de jour comme de nuit, entre petites et longues siestes. Les nuits n’ont pas changé, environ deux tétées par nuit avec des rendormissements rapides. L’allaitement est toujours une affaire qui roule, ce sont des moments de tendresse que j’adore, il me fixe beaucoup et je savoure son regard…
De mon côté, il me reste 5kg à perdre pour revenir à mon poids initial. Le moral est plus compliqué, avec le ventre noué constamment. Mon père est costaud comme m’a dit son médecin. Il va un peu mieux mais ne guérira pas. Pour moi, il m’est impossible de vivre constamment dans le désespoir et dans l’acceptation de la mort, mon cerveau disjoncterait, alors, malgré moi, je garde un genre de petit espoir dans un coin de ma tête, juste de quoi ne pas m’effondrer.
Quand l'un nait, l'autre se meurt.
Comment accepter ce genre de nouvelle. Comment peut on accepter que sa vie se termine, est ce que ça s'accepte comme on accepte qu'il n'y a plus de chocolat dans le placard alors qu'on en avait tellement envie, de façon si banale.
Mon père se meurt, l'écrire me bouleverse. C'est si injuste.
Il est allongé, si fatigué, le regarder est un supplice, il méritait tant de papillons et de jolis arc en ciel. Au lieu de ça, sa chair le dévore, ça ne devrait pas exister. On devrait partir en s'endormant paisiblement. Oui, la mort fait partie de la vie, mais celle ci devrait toujours se terminer paisiblement, dans un endormissement sans douleur ni maux, tout doucement.
Mes enfants, si vivants, les voilà là, à devoir se confronter à cette mort qui devrait être pourtant si loin d'eux. J'ai mal à mon coeur de fille, et mal à mon coeur de maman.
Voilà, des tas de trucs qui filent et qui me rendent déjà nostalgique de mon poupon nouveau né. Le voilà déjà qui a franchi les 1 mois le 7 aout.
Il est passé des sourires aux anges aux sourires éveillés. Il me regarde et son sourire me défonce le cœur. Les gazouillis ont fait leur apparition, on entend parfois sa jolie voix qui me fait fondre aussi.
Depuis sa naissance et sa vie dans mon ventre, il a toujours poussé fort sur ses jambes (mon estomac s’en souvient), c’est assez dingue comme il envoie du lourd avec ses quadriceps héhé, il m’épate.
Il est toujours un peu couleur «abricot », je ne sais pas si ce sont des restes de son début de jaunisse, ou simplement qu’il sera plus mate que son frère.
Les coliques sont apparues progressivement et ont été assez douloureuses pour lui, on le voit se tortiller, forcer, devenir tout rouge, etc. On arrive à peu près à le soulager.
Il lève déjà bien la tête et la tient droite de longs moments. Nous sommes allés voir l’ostéopathe deux fois, il a pu lui remettre en place pas mal de petites choses (crâne, vertèbres entre les omoplates, bassin). Ca n’aura pas été tout de suite efficace sur ses douleurs au ventre mais il y a tout de même du mieux progressivement.
Côté sommeil, il fait pas mal de siestes en journées, des courtes, des longues et, la nuit il prend deux fois le sein et se rendort juste après. L’allaitement se passe très bien, on fait ça à la demande et c’est nickel.
De mon côté, j’ai retrouvé une certaine énergie et mobilité corporelle, ça fait du bien ! Je suis totalement « remise » de l’accouchement, et niveau poids, à l’accouchement j’en étais à +16kg et à 1 mois j’ai déjà perdu 9kg (10kg au moment où j’écris l’article), reste donc 7 kg à perdre.
Zacharie est un bébé plutôt calme, nous n’avons d’ailleurs pas pensé à utiliser la sucette jusque là, rien ne dit que ça va durer, nous verrons ! C’est dingue comme sa présence, qui paraissait si abstraite avant la naissance, est devenue si essentielle, évidente, naturelle et pleine.
La nuit qui a terminé sa naissance, Zacharie a dormi non stop, il était tellement nase. La sage femme de nuit, Claire, était la même qui s’est occupée de moi à la fin de mon hospitalisation, « comme on se retrouve ! Finalement nous revoilà cette fois-ci au service des suites de couches ! ».
7 juillet (Jour 1) : Durant sa première journée, notre bonhomme a encore énormément dormi. Ma gynéco passe me voir, elle qui m’avait fait admettre pour la cholestase (et qui m’avait fait l’examen du col qui, j’en suis certaine, à tout déclenché). En début d’après midi, on me le prend pour un prélèvement sanguin pour vérifier si une infection se présente suite au liquide teinté qu’il a peut être avalé à la naissance. Puis, juste après, la grande rencontre a lieu, son grand frère et sa mamie arrivent. Mon ainé lui avait ramené quelques peluches et surtout pleins de bisous et de tendresse ! Mon homme nous rejoint. L’allaitement se poursuit sans encombre. Pour être ensuite transféré au centre périnatal, il a fallut attendre les premiers résultats d’analyse sanguine (CRP) pour savoir si une infection était possible ou non. Le pédiatre nous reçoit pour le premier examen. Il le mesure et l’examine, « vous avez dû sacrément sentir ses coups de pieds ! » « oooh oui ! ». Fin d’après midi, enfin, on nous donne le feu vert pour le transfert, il faut remballer nos affaires, les ambulanciers arrivent dans peu de temps. Nous voilà, moi et mon bébé, dans l’ambulance, mon homme et mon ainé qui nous suivent en voiture. On nous dépose ensuite devant notre chambre, la n°8. Il faut assez vite dire au revoir à mon homme et mon grand et on se retrouve en tête à tête avec mon petit bout de chou. La nuit suivante fut peu reposante, Zacharie réclamant le sein, non stop. Nous avons donc dormi (ou plutôt somnolé pour ma part) l’un contre l’autre. Cela aura permit de stimuler la lactation.
Jour 2 : Le lendemain, bébé a été bien plus calme que durant la nuit, mais tout de même encore très demandeur du sein, évidemment pour provoquer la montée de lait, donc mises au sein à la demande, entrecoupées des visites de la sage femme, de la puéricultrice et de mes proches. Ce matin là, Zacharie a eu son premier bain, il a adoré immédiatement l’eau ! Ce jour là le résultat du prélèvement gastrique fait à sa naissance montre la présence d’E.coli. Les tests de bilirubine montrent que le taux augmente, mais, pour le moment il reste en dessous du seuil nécessitant une photothérapie. La nuit suivante fut plus gérable, malgré la chaleur, notre chambre est bien orientée et nous avons plutôt bien dormi l’un près de l’autre.
Jour 3 : une autre prise de sang est faite à mon bonhomme, très tôt le matin pour vérifier l’évolution du CRP (témoin d’infection). Ma prise de sang post accouchement montrera que la cholestase de fin de grossesse est en train de disparaitre, tous les taux trop élevés ont fortement baissé. La montée de lait se fait ce jour là, l’allaitement se déroule bien. Le taux de bilirubine de Zacharie est stable mais on me conseille de l’installer près de la fenêtre pour aider à l’élimination du pigment.
Jour 4 et 5 : les journées se passent bien, j’attends chaque fois avec impatience la venue de mon homme et de mon ainé dans l’après midi, ça met une sacré animation dans la chambre ! La chaleur est un peu pénible, ça permet au moins de faire des économes de lessive en laissant bébé en couche! On me prend Zacharie pour le test de l’audition, on me le reprendra le lendemain pour faire l’autre oreille puisqu’il se sera réveillé avant de pouvoir la tester, sachant que le test nécessite un silence total ! Les tests de bilirubine montrent toujours un taux limite mais rien n'est nécessaire. L’après midi du jour 5, j’assiste, avec d’autres mamans, aux recommandations de la puéricultrice, ça ne m’aura pas été vraiment utile mais j’ai pu passer un moment sympa entre mamans.
Jour 6 : voilà ! Je donne le dernier bain du séjour à mon bonhomme, puis je remballe toutes nos affaires. Mes deux hommes arrivent et la pédiatre nous reçoit pour la visite de sortie. Tout va bien, on peut rentrer à la maison. On nous donne un paquet de paperasse, avec des ordonnances pour moi et mon bébé. On l’installe dans son cosy et nous voilà réunis, enfin, notre famille est formée. Nous rentrons à quatre !
Naissance de notre merveille oblige, nous sommes retournés au studio de notre photographe. Encore une fois il nous a donné de magnifiques souvenirs et je poste ici un petit extrait.
Après l’accouchement, vers 4h, nous sommes montés dans une chambre double pour moi et mon homme, et nous avons fini la nuit à trois.
L’après midi qui a suivi, mon ainé est arrivé avec ma mère, et autant dire que j'avais évidemment hâte de le revoir! Il a été fidèle à lui-même et à la tendresse qu’il manifestait déjà pour mon ventre rond. C’était beau à voir, mais, surtout c’était naturel et évident. Ils sont frères. Deux frères. J’adore cette image.
Mardi 5 juillet : après une nuit avec des contractions douloureuses, je rassemble mes affaires. Début d’après midi : ma mère vient me chercher à la clinique et me ramène chez moi. J’ai le temps de me reposer un peu et, rapidement, je file récupérer mon fils à la sortie de sa dernière journée d’école. Il est surpris mais heureux de me voir là.
Un apéro de fin d’année scolaire est organisé ce soir là pour le personnel et les associations de gestion de l’école (dont fait partie mon homme).Une fois mon homme rentré, on s’y rend. Je suis vite fatiguée même si les contractions me laissent un peu tranquille.
La nuit est difficile, je suis réveillée régulièrement par des contractions assez douloureuses. Je passe alors la journée du mercredi seule avec mon fils. Cette journée va me paraitre interminable ! Les contractions se font clairement de plus en plus intenses, mais restent irrégulières (toutes les 5 minutes, parfois toutes les 10 minutes ou 20 minutes). Dans l’après midi, je tente de prendre un bain chaud mais ça ne calme rien, ni même les spasfon que j’avale. Là, je commence sérieusement à me dire que c’est le grand jour. Les contractions commencent à me demander un effort de concentration, ça commence à piquer sévère. J’appelle mon homme pour qu’il ne traine pas et je préviens ma mère qu’il va falloir qu’elle vienne garder mon ainé. En attendant, j’explique à mon fils encore une fois tout ce qui se passe actuellement et ce qui va se passer, il est tout content et impatient que le bébé sorte ! En parallèle, je gère au mieux mes douleurs, je refais mes sacs de maternité que j’avais à peine défaites et j’attends impatiemment l’arrivée de mon homme et de ma mère. 18h30 mon homme est arrivé mais ma mère est dans les bouchons. 19h15 : ma mère est là, je fais un gros bisou à mon fils et on décolle enfin pour retourner à la maternité !
Je reviens sur la semaine qui a précédé la naissance.
Suite à mes résultats de prise de sang du mardi 28 juin, on a découvert un taux élevé d'enzymes hépatiques et des acides biliaires normaux. Jeudi 30 juin, ma gynéco me contacte pour m'envoyer en hospitalisation pour un bilan poussé et une surveillance. Ce qui l'intrigue c'est les acides biliaires normaux alors qu'en cas de cholestase ceux ci sont augmentés.
Vendredi 1er juillet au matin: j'entre à la clinique. On me prélève 17 tubes de sang! Les résultats montrent un taux stable d'enzymes hépatiques et finalement une augmentation des acides biliaires, ce qui devient bien plus cohérent. Dans la journée on me fait un monitoring fœtal matin et après midi, mais également une échographie du foie et des voies biliaires. Je commence immédiatement un traitement pour tenter de faire baisser les taux. Là, la gynéco me dit qu’on me garde de toute manière au moins jusqu’à lundi, vu mes taux élevés d’enzymes hépatiques… Ca me fout un coup, je pensais n’être là que pour la journée, je n’ai pas envie d’être loin de mes hommes et j’ai peur du déclenchement.
Le week end passe, lentement, toujours deux monitos par jour et on me laisse des permissions pour retourner chez moi entre midi et 16h30.
Lundi, nouvelle prise de sang qui montre toujours une stabilité des enzymes hépatiques. Ma gynéco est là, et m’explique que le lendemain on va me refaire une autre prise de sang pour voir comment ont évolué les acides biliaires. Elle examine mon col (ultra douloureux !) pour voir s’il est favorable à un déclenchement, mais il n’est ouvert qu’à 1 doigt, pas l’idéal donc ! Selon les taux de demain : si c’est inférieur à 20, on me laisse rentrer chez moi avec traitement + surveillance, si c’est entre 20 et 40, je reste hospitalisée pour être surveillée, et au dessus de 40 on rediscute d’un déclenchement…
Les journées sont longues, je m’ennuie beaucoup et bien sûr je stresse en attendant les résultats. Mardi 5 juillet vers midi, la sage femme m’annonce que mon taux d’acides biliaires est redescendu à 21.5, et que ma gynéco est d’accord pour me laisser rentrer chez moi. Je suis ultra soulagée ! Je rentre chez moi et je fais la surprise à mon fils en allant le chercher à la sortie de sa dernière journée d’école.
Après 5 jours d’hospitalisation, nous revoilà réunis (c’était la première fois que je ne voyais pas mon fils plus d’une journée !). Par contre, depuis l’examen du col qui a été franchement violent, j’ai des contractions de plus en plus douloureuses…
La fatigue est un peu moins pesante, mais les douleurs au bassin sont arrivées. Je n’avais pas connu ça pour mon premier, mes hanches, mon bassin et les ligaments qui vont avec me sont douloureux. La sage femme de sophro m’a bien confirmé que c’était tout à fait normal, les ligaments s’étirent, alors ça tire, ça douille !
J’ai terminé mes séances de sophro, j’ai fait également un peu de yoga, ce qui m’a permis de voir quelques postures pour soulager le dos et assouplir les ligaments du bassin.
Niveau poids, j’en suis à + 15kg, tout pareil que pour mon ainé. Mon corps me pèse de plus en plus, je me traine, ça tire facilement, parfois je me demande si bébé n’est pas déjà dans le col, lol !
Le sommeil est un peu plus difficile, surtout les ré-endormissements, comme si je me préparais doucement à la galère des réveils nocturnes avec bébé.
La chambre du bébé avance bien, l'essentiel est là, reste de la déco et quelques accessoires, la plupart des choses peuvent attendre après la naissance. Les valises ne sont pas bouclées, j'ai rassemblé les affaires, il suffit de les transférer dans un sac.
Je crois que je commence à avoir quelques démangeaisons aux jambes et aux bras notamment, mais je ne sais pas si cela est signe, comme pour ma grossesse précédente, d’un début de cholestase, j’en parlerai à ma gynéco à mon rendez vous du 9ème mois. En tout cas, cela ne m’arrive que le soir et de façon aléatoire, certains soirs je ne me gratte pas du tout. J’espère en tout cas, que tout ira bien jusqu’au bout. J’ai hâte de faire la connaissance de mon bébé et de retrouver mon corps, mais pourtant, je n’ai pas envie d’accoucher plus tôt que la date, j’aimerais aller jusqu’au bout !
Pour notre premier nous l'avions fait, alors il était important pour moi de réitérer. Pour immortaliser cette grossesse d'une jolie façon, j'ai fait appel à un photographe professionnel.
J'ai aimé immédiatement ce qu'il proposait: séance photo en studio + extérieur.
Nous avons vraiment beaucoup aimé cette matinée photo, et je crois que notre fils a absolument a-do-ré! Le photographe a eu une approche vraiment topissime avec nous et notre bonhomme. Et, au final, on se retrouve avec un paquet de superbes photos. Je vous en mets un tout petit échantillon:
Il fallait que j’en parle ici, tout de même, de mon premier, celui que les gens nommeront bientôt « grand frère ».
J’ai beaucoup appréhendé l’annonce de ma grossesse à mon fils, il faut dire qu’il est plutôt très très fusionnel avec moi et son père. Il a un besoin de contact et d’attention assez intense.
Finalement, comme toujours, il a su me surprendre. L’annonce ne l’a pas déstabilisé, mais surtout au fur et à mesure que mon ventre grossit il devient toujours plus curieux/attentionné/câlin avec moi et le « bébé dans le ventre ». Bien sûr, ce n’est pas toujours facile pour lui, parce que je lui dis souvent que je suis fatiguée et il voit bien que ce bidon l’empêche de profiter complètement de moi. Et, évidemment, après l’arrivée du bébé cela va continuer, puisque ce dernier va nous prendre beaucoup de temps, donc forcément, mon premier va passer par des moments difficiles, sans doute des pensées négatives, des peurs, de la jalousie, de la colère, tout ça, nous l’attendons et dès aujourd’hui nous communiquons avec lui.
Mais, au-delà de ça, il a une attitude qui m’a surpris, moi qui m’attendais à le voir plutôt récalcitrant à l’idée d’avoir un petit frère/petite sœur, au contraire, il veut pouvoir s’occuper du bébé quand il sera là, participe joyeusement aux achats pour le bébé et même à la préparation de la chambre et la peinture. Tous les soirs, il soulève mon t-shirt et parle au bébé, il bisouille mon ventre régulièrement, lui chante parfois des chansons et lui explique des choses de « grand frère » : « tu sais Bébé, je te prêterai des peluches à moi, mais pas toutes parce qu’il y en a qui sont mes préférées ». Il est vraiment très actif dans cette aventure et cela me rend encore plus fière de lui.
Tu m’épates sans arrêt, mon fils, tu grandis d’une façon dingue. Reste celui que tu es, nous ne te mettons aucune pression pour ce prochain « rôle » qui approche, tu as le droit de vouloir endosser ta cape de « grand » frère mais tu auras aussi toujours le droit de vêtir celle de «petit » bébé.
Je commence ce 8ème mois par la fin du boulot, quoi de mieux ! J’ai à peu près bouclé les choses que j’avais en cours et pris mes affaires. Ca m’a fait quelque chose, parce que, mine de rien, je ne vais pas y retourner de si tôt (peut être n’y retournerai je jamais), puisque j’envisage un congé parental d’1 an, voire moins, voire plus, nous verrons bien. J’ai envie de profiter de mes enfants, je sais que financièrement ça va être serré, mais on verra justement si ça passe ou pas. Mon homme a, heureusement, un salaire un peu plus élevé qu’avant.
La fatigue, le poids du ventre, tout ça est toujours là évidemment, je me sens à l’étroit dans mon corps. J’adore par contre ressentir si précisément les mouvements de bébé, je sais qu’il est encore tête en bas, le dos à droite parce que je sens souvent ses petits pieds du côté de mon estomac, une fois je l’ai senti se retourner pour changer de côté, mais il est vite revenu comme avant, j’adore.
La chambre est en cours : le plafond est peint et une partie des murs. Les achats commencent doucement aussi, je vends les choses de mon premier que je ne souhaite pas réutiliser et j’achète de nouvelles affaires.
La ligne brune est là, mais discrète. Je me souviens que pour mon fils elle était assez visible et descendait sous le nombril, cette fois elle s’arrête au dessus du nombril.
Jusqu’ici je dormais plutôt bien, mais ça y est, le sommeil devient plus difficile, avec parfois des réveils nocturnes durant lesquels j’ai du mal à me rendormir.
Niveau poids, j’en suis à + 13kg, je grimpe tranquilou héhé, je pense que je vais prendre autant que pour mon premier, ça ne me tracasse pas, mais j’ai hâte de retrouver mon corps après cette aventure !
Grâce à la PMI du coin je peux bénéficier de séances de sophrologie avec une sage femme. Je voulais tenter cette expérience déjà avant la grossesse, mais là c'est l'occasion idéale!
Je me suis rendue une première fois à la PMI en avril. Nous avons ouvert un dossier et beaucoup discuté de la démarche. C'est marrant car la sage femme de la sophro connait celle qui nous fait l'haptonomie et, toutes les deux ont des approches vraiment sympas de la maternité.
Il y a pas mal de similitudes avec le yoga, notamment la respiration, des choses qui me sont un peu familières puisque je m'intéresse également au yoga chez moi.
Nous avons enchaîné avec une séance de relaxation. Je me suis allongée, sur le côté, de façon confortable entourée de coussins, puis j'ai fermé les yeux et écouté les paroles de la sage femme.
Elle décrit chaque partie du corps que l'on doit visualiser et détendre. A la fin on prend le temps tout doucement de restimuler les extrémités puis le reste du corps avant d'ouvrir les yeux.
Cette première séance m'a fait partir loin, j'ai même eu la sensation d'avoir la tête qui tourne, c'était assez perturbant. D'ailleurs, habituellement les personnes ont tendance à bouger, changer de position, mais moi je n'ai pas moufté ni bougé un orteil!
Je l'ai revu le 3 mai pour une deuxième séance. Nous avons commencé par des exercices de respirations. Debout l'une devant l'autre, par des inspirations douces et expirations profondes nous avons étiré le dos, détendu les épaules. Puis, nous avons refait une séance de relaxation, allongée sur le côté. Cette fois-ci encore cela m'a fait du bien, au point de me retrouver à la limite du sommeil, chose attendue en sophrologie puisqu'on appelle cet état "l'état sophronique". A la fin nous avons centré la relaxation sur le bébé en le visualisant, en respirant par le ventre en l'imaginant bercé par les mouvements.
C'était encore une fois apaisant, une petite bulle d'oxygène au milieu des journées bien chargées.
Je la reverrai à peu près toutes les deux semaines, nous verrons la gestion de la douleur, la présence au bébé et bien sûr toujours la relaxation!
Et voilà le second trimestre de bouclé depuis le 14 avril.
Niveaux symptômes, et bien, comme depuis le début, fatigue constante, et je suis essoufflée assez vite.
Je me sens encore à l’étroit dans ce corps à deux, ça coince au niveau du diaphragme, de l’estomac et la vessie, comme si bébé s’étalait de haut en bas !
Pour le poids, j’en suis à +11kg. J’en ai parlé à ma gynéco et aux sages femmes mais elles ne sont pas du tout inquiètes, j’ai encore de la marge. D’ailleurs j’ai pu échapper au test de la glycémie, contrairement à mon premier, je suis bien contente même si ça n’avait été si horrible que ça.
Je n’ai (toujours) pas la « fameuse » ligne brune le long du ventre, il me semble que pour mon premier je l’avais déjà à ce stade.
Le moral fait du yoyo puisque la maladie de mon père fait de même. A part tout ça, et bien comme tout va bien du côté de bébé, c’est essentiellement ce que je souhaite, alors ça roule !
J’en parlais déjà précédemment, pour cette grossesse j’aimerais pouvoir miser sur un accouchement moins médicalisé que mon premier.
Je suis donc en plein tourment, où dois je accoucher pour allier confort/courte distance/équipe à l’écoute ?
J’hésite donc actuellement entre deux maternités : celle de mon premier, et celle du département d’à côté.
Celle de mon premier :
Les points + :
- Je la connais
- La gynéco qui me suit actuellement y travaille
- Après l’accouchement je serai rapatriée au centre périnatal que je connais très bien et que j’apprécie.
- C’est une maternité niveau 2A
Les points - :
- Tendance à la médicalisation très présente
Celle du département d’à côté :
Les points + :
- Apparemment ouverte à des accouchements plus physiologiques, car possède une salle de travail « nature »
- Permettrait de vivre un accouchement dans un contexte totalement différent du premier, et donc de vivre une « nouvelle expérience »
Les points - :
- Je ne connais pas les lieux et ne sait pas ce qu’elle vaut
- Je ne serai pas rapatriée au centre périnatal que je connais, peut être à celui du département, mais sans certitude (et c’est un centre périnatal que je ne connais pas)
- C’est une maternité de niveau 1
Je ne sais pas donc si je vais arriver à faire un choix, ou si celui-ci va s’imposer de lui-même. J’ai parlé de mes envies à ma gynéco et ma sage femme, toutes les deux affirment que la maternité de mon premier est ouvert à écouter mes souhaits, même si tout ne sera pas forcément possible, l'équipe reste toujours au maximum à l’écoute des mamans. A mûrir donc !
Le 14 mars j’ai clos le 5ème mois et je ne vois tellement pas le temps passer que je poste mes bilans avec un train de retard, je ne comprends pas, j’ai déjà fait la moitié de ma grossesse, c’est épatant !
Ce mois-ci, mon ventre a pris clairement du volume, je ressens nettement sa présence et l’espace qu’il occupe !
Les kilos grimpent aussi, à la dernière pesée j’en étais à + 8kg. J’ai donc freiné encore un peu sur la nourriture, j’ai tout de même moins de fringales qu’en début de grossesse. Je commence à sentir qu’on est un peu à l’étroit à deux dans le même corps ! Bébé appuyant sans doute sous le diaphragme, j’ai le souffle court et des douleurs dans le ventre.
Ce qui est sûr c’est que bébé bouge bien ! Au départ, je trouvais ses mouvements vraiment discrets, mais maintenant je sens clairement qu’il fait la fête dans mon ventre.
Concrètement les symptômes de grossesse, je n’en ai plus, persiste seulement la fatigue et le ventre qui tire dès que j’en fais trop.
On est actuellement en plein montage de la pièce dressing, ce qui va nous faire plein de place que j’aimerais utiliser pour vider la 3ème chambre qui sera, à long terme la chambre de bébé 2. J’ai déjà choisi la couleur des murs, il nous reste donc pas mal de choses à faire, pour ne pas dire tout : vider, peindre, coller les plinthes, trier les vêtements bébé que j’ai déjà, acheter les meubles qui nous manquent et la déco. Bref de quoi nous occuper !
C’était décidé, pour cette grossesse, l’accent serait mis sur l’affectif. Il y a des choses que j’aurais fait autrement pour mon ainé, mais je n’ai pas vraiment de regrets ni culpabilité car les choses étaient autres, j’étais « différente » et naïve en tant que maman.
Cette fois, les cours de préparation à l’accouchement seront faits en haptonomie. Donc, le 17 février, nous sommes allés moi et mon homme à la rencontre de la sage femme. Cette première séance était surtout pour faire connaissance et pour entrer dans l’esprit de l’haptonomie. Je le dis tout net, le côté affectif de l’approche m’a fait lâcher les vannes (bien qu’elles lâchent assez facilement en ce moment), et, entre pleurs et discussions, nous avons testé l’échange par le contact.
Pour un premier cours, le bilan est plutôt positif. C’est une approche « étrange » aux premiers abords, ça demande sans doute un lâcher prise, que nous aurons au fur et à mesure.
La sage femme m’ayant trouvé très fatiguée, m’a proposé de m’arrêter. J’ai refusé, pour le moment tout du moins, le boulot me permet de m’évader et de m’aérer l’esprit. Mais tout de même, la fatigue et le moral étant fragiles, je verrai à l’avenir si je m’autorise une pause.
Je vais également tenter les cours de sophrologie proposées par la PMI du coin. Reste qu’à prendre rendez vous !
Prochains rendez-vous :
1er mars : écho morpho
5 avril : rendez vous du 6ème mois
Toujours en retard pour venir faire mes petits bilans, mais voilà, le 14 février j’ai clos le 4ème mois. Ca passe étrangement vite, mine de rien je m’approche de la moitié de la grossesse. J’ai parfois un pincement au cœur en me disant que ce sera sans doute la dernière fois que je vivrai tout ça, et en même temps je sais que je vais apprécier les prochaines années, profiter de mes enfants et retrouver, plus tard une vie recentrée un peu plus sur moi et mon couple.
-Je n’ai plus de nausées, parfois encore des maux de ventre mais rien de comparable avec le premier trimestre.
-J’ai des tiraillements assez facilement dès que je force un peu. Les journées de boulot sont toujours bien fatigantes surtout qu’en hiver c’est la période de gros rush au labo.
-Niveau poids c’est là que ça fait un peu mal, j’en suis à +6kg. Mince, pour ma 1ère grossesse je ne me souviens pas avoir pris si vite. J’essaie donc de ne pas céder à mon insatiable faim et je profite des jeux de mon fils pour bouger, courir un peu, bref me dépenser (pratique donc d’avoir un fils qui demande souvent à courir, bouger, etc).
- Mon ventre se voit clairement maintenant, de l'extérieur on peut difficilement ne pas deviner ma grossesse (sur la photo je trouve qu'il parait plus petit qu'en réalité).
-Concernant les achats et l'organisation, j'ai encore acheté très peu d'affaires, je sais que nous avons encore le temps. On commence à débarrasser notre 3ème chambre qui sera donc la chambre du bébé mais qui sert pour le moment un peu de débarras, il faut donc trouver de la place ailleurs! Pour la future déco de la chambre j'ai déjà pas mal d'idées et une ambiance générale claire,aérée mais avec des touches colorées, me tente beaucoup.
-Niveau moral, on stagne dans une morosité quotidienne. Mon père malade reste évidemment une angoisse au quotidien, il y a encore d’autres multiples sources d’angoisses mais qui ne sont pas le propos de ce blog. Mais voilà, cette grossesse est donc toujours si étrange et spéciale, dans les épreuves mais également dans le bon bien sûr !
Contrairement à ma première grossesse je ne cherche pas à imaginer mon bébé, je vis plutôt sur l'instant sans me projeter trop loin, et pourtant tout de même, quand je pense au bout de chou que j'aurais dans les bras j'ai sacrément hâte.