Divers
COMBIEN DE TEMPS ?
Depuis ce matin je suis nauséeuse, patraque, j'ai un mauvais pressentiment.
L'attente a cessé à 17h26 : je n'ai pas été retenue pour le poste que je convoitais.
Un coup dur, car j'étais confiante à l'issue des deux entretiens qui se sont excellemment bien passés. Un peu trop peut-être ?
J'avais misé beaucoup sur ce poste : le début de notre nouvelle vie. Je devais être le moteur de ce renouveau, celle sur qui tout reposerait...
... encore une fois.
Alors je suis ébranlée, forcément.
J'ai l'impression que rien ne va plus, les jeux sont faits.
D'habitude je ne m'éternise pas, je me mets en mode Lorie "positive attitude" : si ce n'est pas ce poste là, c'est qu'un autre bien meilleur m'attend ailleurs.
Disons qu'il va me falloir un peu de temps pour rebondir face à cette déconvenue professionnelle, mais j'y arriverai, je l'ai toujours fait.
Avant cela, hier au soir, Andrea a appris de sa soeur que l'état de leur mère se dégrade très vite. D'un an, l'espérance de vie est passée à quelques mois, et nous ignorons dans quelles conditions. La maladie gagne du terrain, très vite, elle commence à ne plus être cohérente, est très fatiguée. Demain le collège des médecins se réunit sur son cas, pour décider s'il est utile ou pas de continuer les traitements, qui certes peuvent retarder un peu l'échéance fatale mais qui la fatiguent aussi énormément.
Nous allons lui rendre visite en famille ce week-end. J'appréhende tant ce moment. Sans doute la dernière fois que grand-mère et petite fille se verront... Et comme elle n'est pas au courant de son état, nous devrons faire bonne figure.
Pour l'instant je ne réalise pas. Je n'arrive pas à ressentir de compassion, ce qui est très surprenant vu qu'un petit oiseau blessé me fait normalement pleurer. Je n'ai jamais su faire face à la maladie, face à la mort, jamais su quoi dire, quoi faire.
Je me sens comme une merde, une ordure, une créature froide et insensible. Malgré cette tragédie, je n'arrive pas me rapprocher de mon homme, à le consoler, à le rassurer.
Il n'y a qu'ici que je peux exprimer ce désarroi, ce dégoût que j'ai de moi-même dans ces circonstances.
J'ai peur. Andrea a perdu son père voilà 7 ans et demi, il n'a toujours pas fait le deuil, c'est un sujet tabou, je sais à peine de quoi il est mort, il en pleure dès qu'on l'aborde.
Alors j'ai peur. Comment va-t-il gérer le départ inéluctable de sa mère ?
Lorsqu'il n'est pas au travail, il passe son temps au lit ou sur le canapé. A l'heure du déjeuner, il rentre pour dormir, il ne mange pas avec nous. Il est comme un zombie.
J'ai peur de le voir sombrer. J'ai peur de nous voir sombrer. J'ai peur de ne pas y arriver.
J'ai peur de ne pas parvenir à préserver notre fille de toutes ces turbulences.
Combien de temps vais-je pouvoir continuer à tout porter sur mes épaules ?
L'attente a cessé à 17h26 : je n'ai pas été retenue pour le poste que je convoitais.
Un coup dur, car j'étais confiante à l'issue des deux entretiens qui se sont excellemment bien passés. Un peu trop peut-être ?
J'avais misé beaucoup sur ce poste : le début de notre nouvelle vie. Je devais être le moteur de ce renouveau, celle sur qui tout reposerait...
... encore une fois.
Alors je suis ébranlée, forcément.
J'ai l'impression que rien ne va plus, les jeux sont faits.
D'habitude je ne m'éternise pas, je me mets en mode Lorie "positive attitude" : si ce n'est pas ce poste là, c'est qu'un autre bien meilleur m'attend ailleurs.
Disons qu'il va me falloir un peu de temps pour rebondir face à cette déconvenue professionnelle, mais j'y arriverai, je l'ai toujours fait.
Avant cela, hier au soir, Andrea a appris de sa soeur que l'état de leur mère se dégrade très vite. D'un an, l'espérance de vie est passée à quelques mois, et nous ignorons dans quelles conditions. La maladie gagne du terrain, très vite, elle commence à ne plus être cohérente, est très fatiguée. Demain le collège des médecins se réunit sur son cas, pour décider s'il est utile ou pas de continuer les traitements, qui certes peuvent retarder un peu l'échéance fatale mais qui la fatiguent aussi énormément.
Nous allons lui rendre visite en famille ce week-end. J'appréhende tant ce moment. Sans doute la dernière fois que grand-mère et petite fille se verront... Et comme elle n'est pas au courant de son état, nous devrons faire bonne figure.
Pour l'instant je ne réalise pas. Je n'arrive pas à ressentir de compassion, ce qui est très surprenant vu qu'un petit oiseau blessé me fait normalement pleurer. Je n'ai jamais su faire face à la maladie, face à la mort, jamais su quoi dire, quoi faire.
Je me sens comme une merde, une ordure, une créature froide et insensible. Malgré cette tragédie, je n'arrive pas me rapprocher de mon homme, à le consoler, à le rassurer.
Il n'y a qu'ici que je peux exprimer ce désarroi, ce dégoût que j'ai de moi-même dans ces circonstances.
J'ai peur. Andrea a perdu son père voilà 7 ans et demi, il n'a toujours pas fait le deuil, c'est un sujet tabou, je sais à peine de quoi il est mort, il en pleure dès qu'on l'aborde.
Alors j'ai peur. Comment va-t-il gérer le départ inéluctable de sa mère ?
Lorsqu'il n'est pas au travail, il passe son temps au lit ou sur le canapé. A l'heure du déjeuner, il rentre pour dormir, il ne mange pas avec nous. Il est comme un zombie.
J'ai peur de le voir sombrer. J'ai peur de nous voir sombrer. J'ai peur de ne pas y arriver.
J'ai peur de ne pas parvenir à préserver notre fille de toutes ces turbulences.
Combien de temps vais-je pouvoir continuer à tout porter sur mes épaules ?
Nathou (Il était une fois le dragons des neiges...)
Tu n'es pas une créature froide et ignoble. C'est juste ta façon de te protéger, sur ce que te renvoie l'idée de la mort.
L'écrire ici montre à quel point, tu es touchée.
Tu sais... ta présence à ses côtés est déjà énorme. L'amour et la compassion n'ont pas forcément besoin de mots. Juste d'un "je suis là", comme tu fais pour Andrea.
Un temps difficile a vivre.
Il faudra trouver l'électrochoc pour éviter qu'il sombre et qu'il voit que son existence est devant, avec vous.
Pour le travail, ton destin professionnel te guide ailleurs. Cette place ne te méritait pas! ;)
Tu trouveras ce qui te correspond, j'en suis certaine.
Des bisous.
sab et sa tribu
Sandrine,
la vie peut parfois nous paraître injuste, on peut ne plus voir le bout, ne voir que le négatif alors que bien entendu, il y a du positif.....ne te remet pas en question tu es une bonne maman(sinon tu ne t'inquièterai pas comme ca pour Séréna), et tu aime ton homme, tu as tellement peur pour lui! Ne te met pas la barre trop haute et surtout, ne te traite pas comme tu le fais, la roue tourne toujours, même si des fois, elle prend tu temps....garde la tête hors de l'eau pour ta puce, ton homme qui va avoir besoin de toi, je suis sur que juste ta présence est nécessaire a l aider, il n y a pas toujours de mots a mettre sur les maux!!!plein de courage et tu sais que tu peux vider ton sac et venir parler ici ou sur FB si tu as besoin!! gros bisous
Sab
Sarah
Pfffff, quand le sors s'acharne.... vous avez encore une dure épreuve imminente à surmonter.... mais "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort".... ça peut paraître bête comme citation mais c'est pourtant vrai! Les épreuves, bien que difficiles, peuvent être surmontées; mais, pour cela, il faut se soutenir et tenir bon, ensemble... peut-être qu'Andrea devrait effectivement être aidé psychologique pour se "préparer" (on n'est jamais prêt pour se genre de chose mais, par contre, il peut peut-être anticiper une grosse dépression).... c'est encore à toi de gérer, ça fait tellement d'un coup... tu es une femme forte, vraiment et personne ne doit te dire le contraire, même pas toi! Bisous
Agnès
Même si des fois on ne comprends pas, je pense que si tu n'as pas eu le poste c'est pour une raison, et qu'un autre t'attends, bien mieux
Et je te souhaite tellement de trouver ce poste qui te donnera ce nouveau départ tant attendu
Pour ta belle mère, chacun à sa façon de réagir face à la maladie, mais en effet ton homme risque de sombrer, il faudrait qu'il en parle à son médécin ...
Plein de bisous
stéphanie (salomé 15/03/2008 et cie)
Pour ton travail tu es déçu c est normal mais si tu n as pas eu celui la c est que tu en trouveras un autre bien meilleur (il faut toujours positiver :-)
Pour ta belle mère, tu n'es pas merde ni une ordure ni..... c'est tres difficile de realiser que l'on va perdre quelqu'un surtout lorsque c'est un "tres proche". En plus vous avez vos soucis a vous a règler donc tout en même temps il faut réussir a gérer..... Je te souhaite beaucoup de courage et les copinautes sont la si tu as besoins. Gros bisous
Elo et Eliot
Je suis bien triste que tu n'es pas eu ce poste; mais accroches toi, tu vas trouver. Tu fais preuve d'un tel courage pour affronter toutes ces épreuves quasi toute seule. Tu n'es pas un monstre parce que tu n'as pas d'ampathie pour ta belle mère, tu as toi aussi tes problèmes et tu es sûrement concentrée sur plein d'autre chose. Et si tu retrouvais ton homme quand il va s'allonger, prends le dans tes bras, nul besoin de parler, juste une présence suffit. Mon conjoint à perdu son père à 24 ans et quand il est triste, je le prends dans mes bras et parfois il pleure. Ca lui fait mal et en même temps ca lui fait du bien car il sait que je serais toujours là. Accroches toi Sandrine, pour chaque problème il y a une solution, c'est simplement la patience qu'il nous faut... Je t'embrasse