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La dépression post partum : à évoquer avec précaution
Je viens de regarder en replay l'émission "Toute une histoire" d'hier, qui était consacrée à la dépression post partum. Quelques commentaires lus ici et là, notamment sur une page FB que je suis, ont titillé ma curiosité par rapport à cette pathologie que je maîtrise plutôt bien.
Alors que d'ordinaire je trouve Sophie Davant certes un peu agaçante mais plutôt compatissante, là, pour le coup, j'ai été choquée par certaines de ses remarques très déplacées et je me réjouis que la gynéco présente sur le plateau l'ait reprise plusieurs fois pour la remettre un peu à sa place.
Plutôt que d'être dans l'empathie, elle a eu tendance à enfoncer ces femmes qui sont venues courageusement témoigner sur un sujet encore tabou...
... mais néanmoins "à la mode", notamment parce qu'Alessandra Sublet a témoigné publiquement sur les bouleversements engendrés par l'arrivée de sa fille. J'apprécie énormément cette animatrice et je respecte son témoignage qui a le mérite de "casser un mythe", celui de la maternité heureuse. Je ne doute pas du fait que la naissance de sa fille l'ait profondément chamboulée. Toutefois, une dépression post partum n'est pas vécue de la même façon selon qu'on a une nounou à disposition dès la sortie de la maternité, pour prendre le relais de temps en temps, ou selon qu'on la vit de façon isolée avec l'obligation de s'occuper d'un bébé avec un sentiment permanent d'incompétence et d'incapacité.
Pour en revenir à Sophie Davant, j'ai été gênée une première fois quand elle a minimisé l'importance du sujet : après tout, 10 à 15% des femmes qui souffrent de dépression post partum, cela mérite-t-il vraiment d'en faire un thème de santé publique ? Sortir cela après que la gynéco a expliqué que non prise en charge, cette dépression peut avoir des conséquences non négligeables sur l'enfant, comme des fragilités psychologiques, c'est juste le signe qu'elle ne sait pas ce dont il est question. La gynéco l'a vertement reprise, ce que d'ailleurs Madame Davant a moyennement apprécié.
Mais alors, quand environ une demi-heure plus tard, la même Sophie Davant a rétorqué à une maman qui expliquait qu'elle ne ressentait aucun plaisir à s'occuper de son bébé : "mais alors cela signifie que vous ne l'aimez pas, votre enfant", non en interrogeant mais en affirmant, avec une once de culpabilisation, cela prouve que d'une part, elle ne connait absolument pas le sujet dont il est question, mais qu'en plus elle n'a aucun soupçon de psychologie.
Là encore, la gynéco l'a interrompue alors qu'elle en remettait une couche pour expliquer que la dépression n'a rien à voir avec l'amour qu'une mère ressent pour son enfant, mais qu'elle remet en question la perception qu'une maman peut avoir de sa capacité à s'occuper de cet enfant.
Je ne reviendrai pas sur mon expérience personnelle durant cette période trouble de mon existence, je l'ai développée en long, en large et en travers ici.
Aujourd'hui c'est derrière moi et je me sens totalement épanouie dans mon quotidien de maman, encore plus depuis que j'ai repris le boulot. J'assume totalement le fait de ne pas avoir la vocation pour être mère au foyer et d'avoir besoin de travailler pour me sentir bien.
Cette émission prouve juste à quel point ce mal être est méconnu, mal perçu et mal compris, étouffé par une pression sociétale trop forte.
Elle prouve surtout à quel point il vaut mieux éviter, en règle générale, de juger et de trop l'ouvrir sur les sujets qu'on ne maîtrise pas forcément...
Alors que d'ordinaire je trouve Sophie Davant certes un peu agaçante mais plutôt compatissante, là, pour le coup, j'ai été choquée par certaines de ses remarques très déplacées et je me réjouis que la gynéco présente sur le plateau l'ait reprise plusieurs fois pour la remettre un peu à sa place.
Plutôt que d'être dans l'empathie, elle a eu tendance à enfoncer ces femmes qui sont venues courageusement témoigner sur un sujet encore tabou...
... mais néanmoins "à la mode", notamment parce qu'Alessandra Sublet a témoigné publiquement sur les bouleversements engendrés par l'arrivée de sa fille. J'apprécie énormément cette animatrice et je respecte son témoignage qui a le mérite de "casser un mythe", celui de la maternité heureuse. Je ne doute pas du fait que la naissance de sa fille l'ait profondément chamboulée. Toutefois, une dépression post partum n'est pas vécue de la même façon selon qu'on a une nounou à disposition dès la sortie de la maternité, pour prendre le relais de temps en temps, ou selon qu'on la vit de façon isolée avec l'obligation de s'occuper d'un bébé avec un sentiment permanent d'incompétence et d'incapacité.
Pour en revenir à Sophie Davant, j'ai été gênée une première fois quand elle a minimisé l'importance du sujet : après tout, 10 à 15% des femmes qui souffrent de dépression post partum, cela mérite-t-il vraiment d'en faire un thème de santé publique ? Sortir cela après que la gynéco a expliqué que non prise en charge, cette dépression peut avoir des conséquences non négligeables sur l'enfant, comme des fragilités psychologiques, c'est juste le signe qu'elle ne sait pas ce dont il est question. La gynéco l'a vertement reprise, ce que d'ailleurs Madame Davant a moyennement apprécié.
Mais alors, quand environ une demi-heure plus tard, la même Sophie Davant a rétorqué à une maman qui expliquait qu'elle ne ressentait aucun plaisir à s'occuper de son bébé : "mais alors cela signifie que vous ne l'aimez pas, votre enfant", non en interrogeant mais en affirmant, avec une once de culpabilisation, cela prouve que d'une part, elle ne connait absolument pas le sujet dont il est question, mais qu'en plus elle n'a aucun soupçon de psychologie.
Là encore, la gynéco l'a interrompue alors qu'elle en remettait une couche pour expliquer que la dépression n'a rien à voir avec l'amour qu'une mère ressent pour son enfant, mais qu'elle remet en question la perception qu'une maman peut avoir de sa capacité à s'occuper de cet enfant.
Je ne reviendrai pas sur mon expérience personnelle durant cette période trouble de mon existence, je l'ai développée en long, en large et en travers ici.
Aujourd'hui c'est derrière moi et je me sens totalement épanouie dans mon quotidien de maman, encore plus depuis que j'ai repris le boulot. J'assume totalement le fait de ne pas avoir la vocation pour être mère au foyer et d'avoir besoin de travailler pour me sentir bien.
Cette émission prouve juste à quel point ce mal être est méconnu, mal perçu et mal compris, étouffé par une pression sociétale trop forte.
Elle prouve surtout à quel point il vaut mieux éviter, en règle générale, de juger et de trop l'ouvrir sur les sujets qu'on ne maîtrise pas forcément...
Lala et Kiki bébénautes
J'ai également vu cette émission mais j'ai fait un baby blues et non une dépression. C'est assez méconnu, les mamans culpabilisent souvent de ce mal être car elles subissent souvent des remarquent désagréables d'autrui... souvent de la part de personnes n'ayant pas d'enfant ;)) Pour défendre Sophie Davant, je pense que les questions sont là pour provoquer, et sont préparées d'avance, je ne pense pas que ça soit volontaire de sa part, elle se comporte souvent comme ça, idem pour Delarue, histoire de "parler". Ce sont aussi des réflexions que les gens font donc même si ça parait agressif, ça permet au moins d'apporter des réponses.
Missmau et Luomo
Attention car la dépression post partum va bien au-delà du baby blues, qui est un passage quasi obligé, consécutif à l'accouchement et à la descente d'hormones et ne dure que quelques jours.
La dépression post partum survient plus tard, quelques semaines ou mois après l'accouchement, elle est bien plus sournoise et si on ne la traite pas, elle peut faire de gros dégâts.
Bisous à toutes
justine
Dommage d'avoir loupé cette émission.
En effet on en entend trop peu parler du baby blues.
Ajt et jul
Bien d accord avec toi! Je crois qu on est beaoucoup à avoir eu ce baby blues...on en parle trop peu...dans les maternités...chez le gynécologue ...le médecin....et même entre copines! Un sujet tabou qui n à pas raison d être!!!!
Marie et son pti kinder
Je l'aurai bien regardé cette émission!! Mince alors je l'ai loupé :(!
C'est dingue que ce sujet soit "tabou"! C'est quand même "chamboulant" l'arrivée d'un bébé dans un foyer!! Ce n'est pas une honte de craquer!! Je ne comprend pas ces femmes qui minimisent tout ça ou même qui se mettent des œillères. Enfin bref on est toute différente. Tu as bien raison d'assumer ton besoin de reprendre le travail. Je suis entièrement d'accord avec toi ma belle
nous 3 csm et bb2
Tout à fait d'accord avec toi!
Agnès
Ce n'est pas à minimiser une dépression post partum et encore moins culpabiliser les mamans
pff ça me déçoit