Mon quotidien
Sommeil et grossesse
Depuis que je suis enceinte, mes nuits ne sont plus aussi paisibles qu'elles l'étaient auparavant, n'étant absolument pas sujette aux troubles du sommeil habituellement.
D'abord la faute à Dame Vessie, qui ne me laisse aucun répit et se rappelle régulièrement à mon bon souvenir et me coupe dans l'élan du dodo. Une, voire plusieurs fois par nuit, je suis contrainte de me lever, totalement somnolente, pour la soulager. En général je suis tellement dans le gaz qu'il se pourrait qu'un matin, Homme me retrouve endormie sur la cuvette sacrée. Une seule fois j'ai été sortie de ma torpeur lorsqu'en ouvrant la porte des wawa dans la pénombre, j'ai aperçu une ombre sur le trône, ce qui m'a fait une trouille bleue. Il s'agissait en fait de ma belle-maman, qui séjournait alors chez nous et qui elle aussi avait eu besoin, en pleine nuit, de vider sa vessie.
Bien que totalement embuée de sommeil dans ces vacations nocturnes, il n'empêche que chaque fois que je retourne au lit, je tourne, je vire, impossible de me rendormir rapidement. Alors le cerveau se met en marche et tourne à plein régime. Parfois il se perd en basses futilités du genre : "tiens demain il faut que j'appelle un tel", "tiens demain je ferais bien du céleri rémoulade", "tiens demain il faudrait que je repasse" etc etc. Parfois aussi il part dans des interrogations plus existentielles du genre : "est-ce que nous allons trouver la nounou de nos rêves", "comment va se passer le retour de la maternité", "comment notre couple va-t-il supporter ce chamboulement", entre autres... Et là, cela peut durer des heures et je prends alors mon mal en patience, tant bien que mal.
Je me mets en plus à stresser par crainte de réveiller Homme, qui lui est fatigué par ses journées de boulot et a besoin de récupérer puisqu'il appartient à la France qui se lève tôt - moi aussi d'ailleurs car même en arrêt de travail, je suis incapable de dormir le matin. J'envisage de plus en plus, dans ces moments-là, de quitter le lit conjugal et de squatter la méridienne du canapé, même si je déteste être loin des bras de mon bien-aimé.
Depuis que je suis arrêtée, le rythme quotidien est évidemment moins soutenu, par la force des choses puisqu'au-delà d'une demi-heure d'activité, les contractions apparaissent. Moins de stress, moins d'énergie dépensée, moins d'activité intellectuelle, davantage de repos avec au moins une sieste par jour, préconisée par le médecin et où là, étrangement et heureusement, je dors sans problème, signifient de grandes difficultés pour trouver le sommeil, même après de longues séances de lecture.
Et quand enfin le sommeil me gagne, là c'est la grande aventure...
Soit des rêves tantôt étranges, tantôt débiles, tantôt flippants, prennent le pouvoir sur mon esprit et alors je me réveille en transe...
Soit c'est ma progéniture, en laquelle j'entrevois parfois une future reine de la night, qui se met à danser le mia dans mon ventre...
Soit ce sont des fourmillements dans les jambes et du mal à trouver une position adéquate, et alors le coussin de maternité prend sa place dans le lit et devient mon meilleur ami...
Autant dire que je suis finalement plutôt soulagée d'être en arrêt de travail car cela me permet de pouvoir à peu près récupérer en journée. Et puis au moins, seuls mon miroir, mon chien et mon chat assistent à la déambulation de Mme la Marquise de la Tronchembiais chaque matin. Je remercie au passage les quelques produits miracles qui me permettent d'être à peu près présentable quand il le faut.
Finalement, le seul vrai avantage que je trouve à ces insomnies à répétition, c'est qu'elles me préparent aux courtes nuits des mois, voire des années à venir !
D'abord la faute à Dame Vessie, qui ne me laisse aucun répit et se rappelle régulièrement à mon bon souvenir et me coupe dans l'élan du dodo. Une, voire plusieurs fois par nuit, je suis contrainte de me lever, totalement somnolente, pour la soulager. En général je suis tellement dans le gaz qu'il se pourrait qu'un matin, Homme me retrouve endormie sur la cuvette sacrée. Une seule fois j'ai été sortie de ma torpeur lorsqu'en ouvrant la porte des wawa dans la pénombre, j'ai aperçu une ombre sur le trône, ce qui m'a fait une trouille bleue. Il s'agissait en fait de ma belle-maman, qui séjournait alors chez nous et qui elle aussi avait eu besoin, en pleine nuit, de vider sa vessie.
Bien que totalement embuée de sommeil dans ces vacations nocturnes, il n'empêche que chaque fois que je retourne au lit, je tourne, je vire, impossible de me rendormir rapidement. Alors le cerveau se met en marche et tourne à plein régime. Parfois il se perd en basses futilités du genre : "tiens demain il faut que j'appelle un tel", "tiens demain je ferais bien du céleri rémoulade", "tiens demain il faudrait que je repasse" etc etc. Parfois aussi il part dans des interrogations plus existentielles du genre : "est-ce que nous allons trouver la nounou de nos rêves", "comment va se passer le retour de la maternité", "comment notre couple va-t-il supporter ce chamboulement", entre autres... Et là, cela peut durer des heures et je prends alors mon mal en patience, tant bien que mal.
Je me mets en plus à stresser par crainte de réveiller Homme, qui lui est fatigué par ses journées de boulot et a besoin de récupérer puisqu'il appartient à la France qui se lève tôt - moi aussi d'ailleurs car même en arrêt de travail, je suis incapable de dormir le matin. J'envisage de plus en plus, dans ces moments-là, de quitter le lit conjugal et de squatter la méridienne du canapé, même si je déteste être loin des bras de mon bien-aimé.
Depuis que je suis arrêtée, le rythme quotidien est évidemment moins soutenu, par la force des choses puisqu'au-delà d'une demi-heure d'activité, les contractions apparaissent. Moins de stress, moins d'énergie dépensée, moins d'activité intellectuelle, davantage de repos avec au moins une sieste par jour, préconisée par le médecin et où là, étrangement et heureusement, je dors sans problème, signifient de grandes difficultés pour trouver le sommeil, même après de longues séances de lecture.
Et quand enfin le sommeil me gagne, là c'est la grande aventure...
Soit des rêves tantôt étranges, tantôt débiles, tantôt flippants, prennent le pouvoir sur mon esprit et alors je me réveille en transe...
Soit c'est ma progéniture, en laquelle j'entrevois parfois une future reine de la night, qui se met à danser le mia dans mon ventre...
Soit ce sont des fourmillements dans les jambes et du mal à trouver une position adéquate, et alors le coussin de maternité prend sa place dans le lit et devient mon meilleur ami...
Autant dire que je suis finalement plutôt soulagée d'être en arrêt de travail car cela me permet de pouvoir à peu près récupérer en journée. Et puis au moins, seuls mon miroir, mon chien et mon chat assistent à la déambulation de Mme la Marquise de la Tronchembiais chaque matin. Je remercie au passage les quelques produits miracles qui me permettent d'être à peu près présentable quand il le faut.
Finalement, le seul vrai avantage que je trouve à ces insomnies à répétition, c'est qu'elles me préparent aux courtes nuits des mois, voire des années à venir !
Sandrine et Andrea
Merci Joséphine pour les encouragements !
A bientôt
joséphine
je pense effectivement que tu pourrais écrire un livre, tu racontes une belle histoire...et c'est ta vie...en épisode...
j'aime également te lire...
Sandrine et Andrea
Merci Nina ! A bientôt
nina
eh oui dur de trouver le sommeil et surtout une bonne position. moi je me retourne beaucoup de fois pour trouver la position idéal mais dur dur au réveil! bon courage
Sandrine et Andrea
Je crois t'avoir reconnue derrière ce pseudo...
Quand on a le démon de l'écriture, difficile de s'en défaire. Et puis la grossesse est un tel sujet d'inspiration !
Bisous
Minha casa
Enceinte je me suis souvent dit que les rêves que je faisais étaient vraiment tordus... mais tout va bien, tu est en train de "devenir" maman...
Filhota aussi bougeait énormément... remarque 4 ans après ça continue lol
Reposes toi
ps :
ravi de te retrouver sur un blog
Sandrine et Andrea
@ myceca : je rêverais d'écrire un livre mais je n'ai pas l'imagination suffisamment fertile pour la projeter dans des situations fictives :-( Alors à part écrire mes "mémoires d'une blonde", je ne me vois pas capable d'autre chose et je doute que cela intéresse grand monde ! Bisous
@ France-Marie : Souvenirs souvenirs... Bisous
France Marie
Tiens, ça me rappelle des souvenirs, Mme la Marquise de Tronchembiais !!! Repose toi bien, et profite de cette sérénité bien mérité ! Bises à vous deux
myceca
J'adore toujours autant te lire...
TU as une façon de raconter les choses qui est extraordinaire
Tu devrais essayer d'écrire un livre, je pense que cela fonctionnerait et surtout je serais la première lectrice
Gros bisous et repose toi bien alors
Sandrine et Andrea
Merci Agnès ! J'aime bien écrire.
Effectivement cette rencontre nocturne a été un grand moment de solitude, pour nous deux !
A bientôt, bisous
Sagittaire et capricornes
Qu'est ce que tu m'as fait rire avec ta rencontre avec belle maman en pleine nuit aux toilettes !!!
En effet, les nuits sont très dures et comme tu dis le positif c'est que ça te prépare aux courtes nuits de bb mais le corps a quand même besoin de récupérer.
C'est bien que tu sois en arrêt ça te permet de te repose
J'adore te lire, tu écris super bien !
Bisous
Agnès
Ps : merci pour ton message