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Blog-Grossesse

Notre carnet de grossesse

Marine et Florian

Accouchement prévu le 30 janvier 2015

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Depuis son arrivée

Un petit bébé surprise dans mon bidou ... Que du bonheur en perspective ? J'ai envie de croire que oui !

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Allaitement - Le renoncement (partie 1)


Après un petit peu de couture sur maman et un shampooing pour la pépette, ainsi que d'autres détails dont je ne me souviens pas clairement, nous sommes enfin remontés dans notre chambre.

Maëline en couveuse (fait froid dans les couloirs !!) et moi allongée sur mon lit.
Ma petite chérie dormait tranquillement. Moi j'ai essayé de me reposer. Et j'ai enfin eu le droit de manger et de boire un peu.

Je ne me rappelle que très peu de cette journée. J'ai demandé plusieurs fois à mon Flo de nous rapporter les valises, mais il avait investi le fauteuil (très moyennement confortable) de la chambre et a lui aussi essayé de se reposer.

Dans la journée, je crois qu'une sage-femme ou une auxiliaire a constaté l'état déjà déplorable de mes mamelons. Je ne sais plus comment ça s'est passé, j'avais de la peine à y croire, mais c'était bien réel. J'avais une petite gerçure sur chaque sein.

Mais je guettais avec impatience le moment ou je pourrais te remettre au sein. Et enfin, dans ton demi-sommeil, tu ouvrais ta jolie bouche dans ton petit berceau en verre. Tu tétais dans le vide.

J'ai donc appelé une auxiliaire pour nous aider à nous mettre en place. Je ne me souviens pas de l'heure (23h dit la feuille de suivi que j'ai gardé). Ca tire un peu quand tu attrapes mon mamelon. Je suis surprise car pour la première mise au sein, je n'avais pas eu cette désagréable sensation. Mais tu tètes si bien. Tu as une si jolie bouille. J'en parle tout de même à l'auxiliaire qui a repéré les bouts de seins en silicone que j'avais sorti de ma valise au cas où. Je ne voulais les utiliser qu'en cas d'urgence, car leur emploi est assez contesté, même si beaucoup de mamans y ont recours. Elle me demande si je les veux, je réponds que c'est supportable.

A la fin du temps réglementaire (deux fois dix minutes donc), je conviens avec l'auxiliaire de te laisser en nurserie. Oui, parce que, 3h de sommeil entre mercredi et jeudi, 2h tout au plus entre jeudi et vendredi et un accouchement ... cette nuit de vendredi, il faut que je dorme un peu !

On vient te chercher vers 00h30, je demande à t'embrasser et je suis un peu triste de te laisser. Mais j'ai besoin de repos.

A 2h, l'auxiliaire te ramène, me réveille (et on sursaute toutes les deux !) pour te faire téter. Mais tu es très endormie. On tente de te mettre le mamelon perlant de colostrum au bord des lèvres mais j'ai mal. L'auxiliaire est surprise. "Juste quand je fais ça, vous avez mal ?" (Voilà aussi un des trucs qui m'a énormément déplu : tout le monde croit qu'il peut te toucher les nichons sans complexe, sans trop demander, pour faire à ta place...) "Oui".

Mais, finalement, pas de tétée, car tu ne veux pas, tu as besoin de repos et pas vraiment de manger.

A 6h, tu es de retour, déjà... désolée, mais c'est ce que j'ai ressenti ! La nuit a été très très courte !
Je te mets au sein, mais là, c'est vraiment douloureux. Alors, je réclame à l'auxiliaire les bouts de sein. Je les place. Ca ne me soulage pas franchement. Je surveille le temps, j'ai hâte que se soit fini. Je me force pour que tu aies dix minutes effectives (soit une quinzaine de minutes accrochée à mon sein). Je suis évidemment très fatiguée. J'essaie de me détendre, comme conseillé dans tous les guides que j'ai lu pour me préparer au mieux. Mais j'ai de violentes contractions. J'en ai eu aussi avant mais là, ça devient rude. Je regarde mon petit réveil apporté pour l'occasion, vite vite... pourvu que ça s'arrête.
8h30, re-belote. Avec les contractions en pire. Et les crevasses qui se sont aggravées. Je vois du sang qui se mélange au colostrum dans le mamelon en plastique. Je suis éreintée. Flo n'est pas encore revenu. J'ai mal. Je saigne. Tout en même temps, toute seule, c'est horrible. Je ne te regarde presque pas. Je ne savoure plus, même si je te trouve toujours aussi mignonne. Je prie pour que chaque fois que je regarde l'heure, le temps ait avancé... mais les minutes s'égrènent, dans la douleur.

A 11h30, tu réclames à nouveau. Tu es si belle, avec ta bouche en coeur, ta bouille d'amour, ma petite chérie. Tu veux boire, tu as un peu faim. Tu tètes si bien. Alors, fatiguée, mais bien obligée, après avoir eu peur tout la matinée de ce moment ... je te donne le sein gauche. Celui qui a saigné la dernière fois. Je place l'embout, je te colle à moi. Tu attrapes mon mamelon, tu tètes... et j'ai si mal que je t'enlève. "Maëline, non, tu me fais trop mal là !". Je ne crie pas, mais je le dis, et ensuite, je pleure. Flo est là, il ne comprend pas mes pleurs. Il doit penser que c'est la douleur. Mais c'est la honte d'avoir retiré le lait de la bouche de ma fille qui fait couler mes larmes. Et ma tristesse, aussi. Je te donne le sein droit. Que tu tètes cinq minutes. Et tu t'endors. Ouf. C'est terminé. Merci ma puce.

Tu es si belle, endormie à mon sein.

Mais je crois que je dois arrêter... Ca me fend le coeur.
C'est douloureux. Je ne voulais pas me mettre la pression avec l'allaitement. Je m'étais dit, "si ça ne marche pas, ce n'est pas grave".

Et en effet, je ne culpabilisais pas. Je ne m'en voulais pas de donner du lait en poudre à ma fille. Juste à peine un poil. Mais, je le voulais plus que ce que je croyais. J'avais tout prévu pour l'allaiter. Je m'étais imaginé les choses ainsi.

Mon instinct de mère me poussait à t'offrir le meilleur, à partager ces beaux moments.

Je ne m'étais pas mise la pression, mais j'ai aimé ça. Trop. Ca a été si dur de renoncer. Si dur. Vraiment. Je n'arriverais jamais à exprimer l'intensité de mon amertume, je pense.

La suite de mes petits malheurs bientôt.

Vos petits mots

Commentaires 3

ophelie et baby 2 dans le bocal

C'est quand meme bête que ces débuts soient si compliqué pour l'allaitement ... surtout quand on en a envie ...

nanouchka

j'ai moi aussi les larmes aux yeux en te lisant :(

courage

des bisous

Audrey (Eliott et Livia)

J'ai la gorge nouée de lire cet article car il ressemble presque point par point à un article que j'ai écrit il y a 10 mois sur mon "allaitement" avec ma fille.

Des gerçures , des douleurs , des mamelons en sang , ce stress de voir les minutes défilés , enlever le téton de la bouche de son enfant tellement ça en est douloureux , voir le personnel médical te trifouiller la poitrine comme s'ils étaient dans une brocante à chiner des objets...

bref je me revois dans ton article et te comprends à 100%..



10 mois plus tard , je suis toujours à fleur de peau à ce sujet. J'adorai ça mais nous n'arrivions pas à nous accorder.. j'espère que ton âmertume sera de courte durée .

Courage !

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