Certains diront qu'il était temps, d'autres penseront qu'ils avaient le temps, mais le petit : KADIFARID vous dira qu'il est temps.
Farid et Khedidja est une grande histoire d'amour n'est-ce pas ?!!!
Des hauts, des bas, des droites, et des gauches ;-) lol
6 ans d'amour, 3 ans de mariage, et bientôt notre bout'chou.
Vivez avec nous ces moments féeriques, et découvrez notre bonheur à venir : NOTRE BEBE
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Je retrouve mon mari (appareil photo à la main), il me montrait fièrement les photos qu'il avait pris de notre bébé pendant les soins (la batterie était déjà morte, SUPER !!!), et quelques minute après la sage-femme m’apporte mon bébé d'amour pour une petite séance de peau à peau, mais, à ce moment là je ne savais pas encore que je n'avais pas le droit d'allaiter. (A cause de mes perfusions, et de tout le traitement que j’ai reçu contre la tension).
A ce moment là, j’étais complètement perdue, j’avais mon bébé dans les bras, Farid près de moi, mais il me manqué ma famille, ma mère, ma sœur…Ce n’était pas facile du tout, j’étais Maman.
Heureusement, vu l’épreuve que je venais de subir, la sage –femme a autorisé ma mère et ma sœur à entrer en salle de réveil à tour de rôle. Elles étaient toutes les deux en larmes, très heureuses.
Elles m’ont raconté, qu’après les soins du bébé, la sage-femme leur à fait une petite surprise en apportant Aylan dans la salle d’attente pour deux petites minutes. La sage-femme avait bien vu qu’elles étaient très inquiètes durant la césarienne. C’était vraiment cool.
Quelque temps après, on me remonte dans ma chambre. ENFIN !
La seule chose qui était réellement positive jusqu’à présent c’est que mon bébé d’amour était en forme, tous les monitorings était parfait. La maladie ne l’a pas atteint, ma fatigue non plus, ma tension, non plus, c’est un vrai bouclier…Il s’appellera certainement AYLAN.
13h30 = On me ramène en salle pour la péridurale. Ohhhh mon dieu, encore une super Epreuve, heureusement que l’anesthésiste était adorable. Toute l’équipe de la maternité Mona Lisa était adorable.
Je ne sens plus la douleur, c’est génial, je suis aux anges. Nous attendons plus que le gynéco.
14h15 = départ pour le bloc…Quoi ? Moi qui pensais que la césarienne était juste une simple formalité. ET BEN NON. C’est une vraie opération. Là je me retrouvé, à moins 10 degré dans une salle bleu, stérile, entourée de machines…Je ne comprends plus rien, je m’y attendais à tout sauf à ça !!! Mon morale en prend un coup. Je suis Anéanti.
Durant toute l’opération, j’avais très peur, je me sentais mal, les médecins surveiller constamment ma tension, c’était Horrible. Le gynéco, avoua plus tard à ma mère, après la césarienne, que j’étais réellement en danger, et qu’il avait eu très peur pendant l’opération. Heureusement, que je n’ai rien vu et qu’avec moi, il était super, il me faisait même rire parfois. Farid était près de moi, il était mort de peur, mais il s’est comporté comme un ange, il me disait constamment : Bientôt on sera 3, bientôt on sera 3, il arrive bébé, il arrive bébé…
ET ENFIN 14h37 : J’entends le petit cri qui bouleverse tout votre univers. Il est là me dit Farid, IL est là bébé, répète-il sans cesse. Je le vois, mais je ne réalise pas, il pleure, je pleure, papa pleure, je commence à lui parler, et là il cesse ses cris, et m’écoute, la sage femme, était morte de rire. Malheureusement, elle doit le ramener, il fait trop froid dans la pièce.
J’ai demandé à Farid d’aller avec elle et de surveiller les soins.lol
Me voici seule, pendant presque 40 min, une éternité, j'ai pleuré tout le long, j'étais perdue. Les médecins continus à me refermer, 19 agrafes en tout.
8h = Me voici à la clinique le vendredi 29 janvier 2010 pour le déclanchement.
La sage femme m’examine, effectue des tests et résultat :
1- col bien fermé
2- tension 18 /9
3- Présence d’Albumine dans les urines…et bla bla et bal bla bla
C’est un peu normal, je fais quand même une pré-éclampsie, d’ailleurs c’est à cause de ça que l’on me déclenche l’accouchement.
9h = Mon gynéco arrive, m’examine, il installe au fond de mon col une languette (bien dur, qui fait bien mal) dont le produit était sensé agir au bout de 6 à 8 heures.
Me voici donc sous surveillance très étroite en salle de pré-travail, On me donne du Loxen pour faire baisser ma tension.
13 h = On me donne ma chambre, la 808 c’est super, la chambre VIP que j’avais réservé était disponible. 30m2, TV écran plat accrochée au mur, un frigo, un super canapé lit (pour que Mon mari dorme avec nous dans la chambre), des fauteuils…Avec vue sur la Tour Eiffel, Tour Montparnasse, les Invalides…YOUPiiiiiiiiiiiii enfin une bonne nouvelle.
14h = la sage femme m’examine de nouveau : Je suis ouverte à un petit doigt…Wahouuuuuuuuw tout le monde commence à espérer que ca va marcher, même la sage femme. On s’est dit que ca va arriver dans la nuit, c’est sûr.
16h = je commence à sentir les contractions, légères, mais bien réelles. Ma mère tente de me rassurer, et de m’apaiser. Je n’avais pas le droit de marcher ou monter des escaliers pour aider mon col à s’ouvrir, car ma tension était trop élevée, donc je reste allongée sur le côté gauche, PRIORITE faire chuter ma tension.
19h = Nouveau examen : 19/11 de tension, c’est vraiment une cata, le gynéco arrive en urgence, mon P………..de col n’a pas bougé, pourtant les contractions étaient de + en + fortes.
Résultat : Perfusion de loxen, et perfalgan.
Je vous explique : A partir de ce moment, une guerre sans merci commence à l’intérieur de mon corps. Entre la perfusion du loxen, qui doit faire chuter ma tension (sachent que ce produit est également utilisé pour stopper les contractions chez les femmes, qui risquent un accouchement prématuré) et le produit à l’intérieur de mon col qui lui doit me faire contracter pour le dilater. QUE LE MEILLEUR GAGNE.
Je reste finalement en salle de pré-travail, je ne remonte plus dans ma chambre et Farid, reste auprès de moi.
Toute la nuit j’ai eu de super contractions, j’avais mal, au ventre, au dos, et bien sûr à la tête, cette fichue tension, impossible à faire baisser. Heureusement que mes analyses sanguins étaient négatives, mes ne font pas très bien leur travail, mais pour l’instant ils résistent.
3h du matin = Col toujours à un doigt, la sage femme désespère. (En faite, c’était un homme). Tension 17/9, malgré la perfusion, elle résiste, et c’est là le danger.
On me rajoute une nouvelle perfusion, un dérivé de morphine, sensé apaiser toutes mes douleurs et me permettre de dormir…Tu parle, j’étais juste droguée c’est tout. Impossible de fermé l’œil. Farid me soutien jusqu’au bout, il pleure quand je pleure, il maudit cette tension, quand je la maudit. Il était vraiment SUPER.
9h = nouvelle tournée de tests, d’examen, d’analyses…
Mon gynéco est là : RIEN, le Col n’a même pas bougé, incroyable ? NON, pas vraiment c’est le produit de la tension qui gagne la partie c’est tout.
Verdict : ECHEC DU Déclanchement
Donc : Césarienne, oui mais c’est trop dangereux selon mon gynéco, j’étais vraiment dans un sal état. Il décide de me retirer le produit de mon col, laissons faire la nature, on verra si votre col ne s’ouvre pas naturellement avec vos contraction, me dit-il.
12h = Je ressens toutes mes contractions, j’ai trop mal pitié !!! Le col = RAS
La décision est prise, césarienne à 14h00.
Je m'appel : Aylan SAHRAOUI
je suis né le 30 janvier 2010
à 14h37
je pèse 3030 grammes
et je mesure 50 cm
Ma maman et mon papa sont sous le choc…hihihi Et oui ! A ce qu’il paraît je suis trop beau, trop bon, trop doux.
Par contre, je vous demande d’excuser ma maman pour ce retard, mais elle a vécu un accouchement vraiment dur, elle est très fatiguée, elle vous racontera le tout bientôt.
Voici bien sûr ma frimousse, alors ? Ne suis-je pas le plus beau ?
Après ma sortie de la clinique dimanche matin, je devais quand même revenir pour des contrôles quasi quotidiennement.
Et mercredi, la décision a été prise par la sage femme Fanny (une femme adorable) et mon super gynéco Dr BENOLIEL.
A cause de ma pré-éclampsie (qui risque de s'aggraver un jour ou l'autre), je ne peux pas attendre le 16 février (date prévue de mon accouchement). Ma tension est instable : 15/8, 14/7, 13/7, et 12/9 la même journée et pourtant je suis au repos. De plus mes résultats d’urine toujours positifs à l’albumine. Heureusement que le rythme cardiaque de bébé va très bien.
Bref, je rentre donc demain à la clinique :
Vendredi 29 janvier 2010 à 8h pour qu'ils me déclenchent l'accouchement.
Il existe deux méthodes pour provoquer le travail.
Le Col est un peu ouvert : Alors, l'ocytocine, hormone produite naturellement par le corps, est perfusée. Cette pratique est choisie dans le cas où, les contractions surviennent et la poche des eaux peut être percée pour accélérer le travail. La péridurale est proposée dès que les contractions sont fortes. En effet, le déclenchement a tendance à provoquer un travail plus douloureux. Et le rythme cardiaque du bébé est contrôlé grâce au monitoring.
Le Col est fermé : Autre hormone, la prostaglandine est utilisée sous forme de gel ou de tampon. Si le, c'est-à-dire que les conditions locales sont défavorables, on applique le gel sur le col. Dans ce cas, l'accouchement peut être plus long, 2 à 3 jours. Puis si les contractions sont insuffisantes, on peut avoir recours à la perfusion d'ocytocine.
Mais, malgré les hormones, le col peut rester fermé et/ou le travail peut ne pas se mettre en route. Compte tenu de l'ampleur des contractions provoquées, le rythme cardiaque du bébé peut présenter des anomalies, qui dans ce cas peuvent conduire à pratiquer une césarienne en urgence.