Le Blog de La blanche neige et Les trois petits nains

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Mon quotidien
Bilan du premier trimestre.

Les Présentations
L’annonce à nos parents.
Remake du made in chez nous : « Le prénom »
La neige

Le jour J
Ta découverte.

Divers
Mon second petit nain : Timide (avec un brin de grincheux)
Mon premier petit nain : Prof !


L’annonce à nos parents.
Nous ne pouvons pas dire que nous nous sommes empressés d’annoncer cette jolie nouvelle à nos familles respectives.
Nous sentions à des kilomètres des réflexions peu amènes à l’euphorie ou la joie.

Nous n’avons pas été déçus. Nous connaissons bien nos parents. Nous les félicitons même pour leurs élans d’enthousiasme à peine marqués.

Lorsqu’on annonce une 4ème grossesse, après avoir jurés tous les grands dieux qu’on ne nous y reprendra plus, forcément ça créait la surprise.
Entendre des remarques sur mon âge, soit sur le fait que nous devenons une famille nombreuse ou encore des : « mais tu peux encore être enceinte avec tes césariennes ? » n’emballent pas à la confession.
Je les ai tous eu… et j’ai ri… jaune… moutarde… montant au nez… Heureux est mon flair rempli d’objectivité sur nos ascendants.

Nous décidons de garder ce petit secret pour nous. Le temps de nous faire à l’idée.

L’annonce se fait le 4 mars pour la fête des grands-mères.
Les enfants sont chez mes parents pour les vacances. Nous n’allons pas les torturer à garder ce secret, plusieurs jours, sans pouvoir le dévoiler.

Nous déposons les enfants le samedi. A notre départ, ma mère lance : « Ne faites pas un 4ème ! ». Je ris (toujours moutarde) en lui affirmant qu’elle ne peut pas mieux dire.
Le lendemain, les garçons dévoilent la nouvelle grâce à un cadeau personnalisé. Virgile a peint le cadre (avec mon aide) et Ruben a fait un dessin explicatif.

La journée se passe. Aucune nouvelle.
Vers 17h, un message de mes parents avec des photos des enfants à la ferme pédagogique.
Sans aucune allusion sur le présent et à la bombe qu’il contient.
Je donne comme retour à ses clichés un autre sms. « J’espère que le cadeau des fêtes des grands-mères vous a fait plaisir. »
La réponse sera emprunt d’une euphorie sans nom : « Pour une surprise c’est une surprise. Assez étonnant »
Je dois me contenter de cela.

Le lendemain, ma mère me téléphone. Assez distante. J’ai le droit à plusieurs réflexions.
- Au départ, je n’ai pas compris le dessin. Ce sont les garçons qui ont dû nous expliquer.
-C’est assez surprenant. Inattendu.
- Je pensais que c’était fini que tu ne voulais pas en faire d’autres.
- Vous n’êtes pas trop vieux pour en refaire un ? (Elle a même réussi à dire face à une copine d’enfance que c’était un enfant de vieux).
- Encore un qui va se faire crier dessus. (Evoquer ici mon relationnel maternel et son éducation n’est pas nécessaire. J’ai fait une analyse pour ça)
-Il est voulu ? Ah Bon…. Vous essayiez depuis longtemps….Hummm…
-Ne compte pas sur moi pour lui payer de la layette à celui-ci, vu que tu as tout donné.
D’autres sous entendus désagréables sur mon nombre de grossesse (ma mère est sur le même schéma familiale que le mien, avec la perte de mon frère) et le fait qu’on casse le schéma idyllique et fusionnel entre Ruben et Virgile… (Le même Ruben qui a tenté d’étrangler son frère 2 fois cette semaine et ce Virgile qui le mord régulièrement ou l’attaque à coup de poings)

Pendant plusieurs semaines, j’ai eu le droit à des vagues de reproches. Elle a surtout été mouchée de n’être au courant qu’à 8 SA. Des petites phrases acerbes lancées quand je lui demande de ses nouvelles. Je lui fais bien des cachotteries. Pourquoi me répondrait-elle ?

Un jour, fatiguée de cette rancœur sans intérêt: «Quoi ??? tu aurais préféré le téléphone ? Tu n’es pas contente de l’avoir appris par les garçons avec un cadeau personnalisé ? Tu l’as su un jour symbolique. Je n’ai pas attendu non plus les 3 mois de grossesse. J’étais à peine à 2 mois ! »

A partir de ce jour, plus de reproche (si on ne compte pas l’enfant de vieux). Au contraire, elle s’investit. Elle est en attente des nouvelles du bébé. De l’évolution. Des blagues sur le fait qu’ils soient deux. Elle n’attend qu’une chose :connaître le sexe pour lui offrir de la layette.
En deux mots : Ma mère.

Ce même jour de fête des grands-mères, nous prévenons mes beaux parents par téléphone. C’est une double nouvelle pour eux. Le frère de Florent a également annoncé l’arrivée d’un bébé, fin août. Prise par l’émotion, ma belle mère a besoin de s’assoir. Ses jambes sont coupées. Elle note sur son calendrier la date de venue du nôtre, pour ne pas se mélanger les pinceaux. Mon beau père demande si c’est un accident. Non, non… Il était désiré depuis un moment… Puis ma belle mère s’est inquiétée sur la possibilité d’une 4ème grossesse. Non... Non… Ne t’inquiète pas Marthe Villalonga, tu ne vas pas récupérer ton fils tout de suite! Gnarrccckkk !
L’annonce dévoile leur surprise mais aussi beaucoup de bonheur pour nous.


Voilà comment nous avons mis quasiment 2 mois à le dire à nos parents….


Message déposé le 02.06.2018 à 15:32 - Commentaires (3)


Remake du made in chez nous : « Le prénom »
Ayant des petits nains en âge de donner leurs avis, ils sont sollicités pour partager avec nous leurs idées et goûts.
Certaines de nos propositions ont été évincées par un « c’est moche, tu ne peux pas lui faire ça au bébé » (Merci Ruben) ou par un rictus de dégoût. Donner de l’huile de foie de morue à nos enfants aurait reçu un meilleur accueil.

Le commencement de ce débat houleux commence le jour de l’annonce de ma grossesse. A mon bon souvenir, au moment du câlin du soir, Virgile demande comment nous allons appeler ce bébé.
Nous restons sans réponse pour un garçon. Le néant. Peut-être Simon ou Samuel, sans aucune conviction.
Par contre, pour une fille, ce sera Abigaël.
Ruben, la bouche en biais, avec une voix imitant le parent au bord de la crise de nerf, lance d’un accent titi parisien : « Habille-toi Gaëlle !!! » Nous sommes restés estomaqué.
Bien sûr, le tout se conclue par sa désapprobation, indiquant « en gros » qu’elle va se faire taper avec un prénom pareil.

Nous avons aussi Gabrielle en tête. « Gabrielle ? Johnny Hallyday, le chanteur qu’est mort de la maladie de Raphaël, il a pas chanté ça ? ». Affaire classée. Next.

Qui est cet enfant ? Pourquoi casse-t-il tous nos rêves en ¼ de seconde ? Va-t-il démonter tous nos prénoms ainsi ? La réponse est : YES, HE CAN !

Ma mère aurait été au courant de notre secret, j’aurais pu penser qu’elle est son guide dans ses réflexions bien salées. On dit que le fruit ne tombe jamais trop loin de l’arbre. Dans ce cas, c’est totalement le verger.


Est arrivé le moment où Ruben nous a donné ses idées… Je ne pense pas l’état civil assez sensible à son approche nominative.
Il a voulu tout d’abord l’appeler « Chamallow ». Cette proposition a bien fait marrer Virgile qui a donné son accord. Ils se sont amusés durant une bonne semaine à s’approcher de mon ventre en demandant des nouvelles de chamallow. Un peu agacée par leur blague insistante, j’ai dû les stopper net. Ce pauvre enfant y a échappé de justesse pour les 85 prochaines années.
Mon véto mis, Ruben nous a tout de suite proposé guitare. Le sourire malin accompagnant sa proposition.
« Non, Ruben ! Maintenant si tu nous proposes un prénom qu’il soit réel. Pas un nom d’objet. » « Bon d’accord…. » de l’enfant blasé.
Virgile rajoutant en ricanant : « Cacao ???? ». Un jour, ils me tueront…

Il faut savoir que Ruben ne nous propose que des prénoms de garçon. Aucun intérêt de chercher pour une fille. Ce sera un frère.

Virgile donne juste son accord ou sa désapprobation. Une seule proposition : Annie ou Charlotte.
Annie nous est une donnée inconnue comme base de son vouloir. Par contre, Charlotte est la jeune demoiselle qui semble lui avoir donné son premier bisou bouche d’amoureux.

Notre imaginatif Ruben, fort de propositions, nous a proposé Simone mais pour un homme.
« - Non mon cœur… Simone c’est un prénom de dame. En général, de vieille dame, même.
-Quoi ???? Quand tu dis en voiture Simone, tu parles d’une fille ?????!!!!!
-Euh… Oui…».
Peu convaincu par mon explication, il a préféré confirmer le genre féminin, avec son père, le soir venu.
Mon fils serait-t-il phallocrate??? Mon mini DSK en puissance ?

Puis, Il nous énonce Bernard.
Fier de sa trouvaille, il n’entend pas notre réticence. Comment ne pas être en accord avec cette merveille étymologique ? On a beau eu lui expliqué la désuétude de ce prénom… Rien ne calme sa déception… Pas grave, quand il sera grand, il appellera son fils comme ça ! Sa femme sera d’accord « elle ». Ou comment casser mon piédestal de premier grand amour matriarcal.

Son second grand coup de cœur, cassé d’un revers de la main : Archibald.
Il essaie toujours de le placer. Il a l’espoir que nous revenions à la raison. Comment ne pas craquer pour ce prénom ?
Celui-ci aussi sera à proposer (imposer ?) à la femme de sa vie, qui aura sûrement meilleur goût que nous !


Wolfgang est apparu… Musicien, son avenir de pianiste est foutu.

Dans un autre genre, Stéphane aussi. La marraine de Ruben apprécie moyennement l’idée de son filleul. C’est le prénom de son ex mari. Création de quelques discordes en vue…

Deux prénoms soumis sont ceux d’enfants de sa classe. Enfin, nous pouvons nous projeter sur de vraies propositions. Arthur et Jean-Baptiste. Nous sommes presque étonnés de cette sélection.

On l’a encouragé à continuer sur cette voie. Sans succès. Nous nous étions trop vite emballés.

Lors d’un moment de folie hormonale, je veux que les enfants proposent les seconds prénoms.
Celle qui n’a jamais été pris de démence me jette la première pierre de ma lapidation !
Flo ne semble pas emballé par ma suggestion.
Virgile ne lui fait pas peur. A contrario de son frère. Selon son père, il serait capable de lui donner un prénom des plus étranges de désuétude. « Veux-tu vraiment que ton fils s’appelle Bernard ou Robert ? »
Sa réflexion saine d’esprit a remis l’église au milieu du village, de mon cerveau déséquilibré.

Je demande par curiosité.
Virgile me suggère des prénoms communs. La fameuse Charlotte est apparue, avec Arnaud pour un garçon.
Pour Ruben, Flo a raison… Archibald, le terrible, ne laisse pas sa place.

J’insiste alors, auprès de lui, sur le fait que le bébé peut être une fille.
Ruben nous propose alors Camille.
Un prénom normal et sympathique me direz vous.

D’où provient ce choix ?
Camille est la fille de l’école dont on ne peut pas tomber amoureux.
Camille est une fille de caractère, un peu insolente qui répond à la maîtresse.
"Camille a des lions oranges et même noirs, maman !"
Camille quoi !
Camille, la fille dont je parle tout le temps. Laquelle s’occupe de tout et veut prendre la place de la maîtresse.
Camille, la fille qui dit non à la maîtresse et qui ne cède jamais.
Camille, prénom dont je souhaite savoir son épellation.
Camille, cette fille dont je ne suis pas amoureux mais laquelle me fait rougir comme une tomate à son appellation!

CAMILLE !

Non mon fils n’aime pas les mauvaises filles… Quoi que… Dominé le mini DSK !

Après s’être laissés démontés bon nombre d’idées et de propositions, je souhaite lui trouver un prénom à cet enfant. Nous n’allons tout de même pas le siffler !
Déjà, nous n’entreprenons aucun achat le concernant pour cause d’un éventuel déménagement. Pas d’achat de vêtements car de sexe inconnu. Je souhaite me projeter un minimum.
J’arrive avec mes listes. Florent les rejette tous !

Un jour, je me fâche. Au lieu de me dire non à tout, qu’il me fasse une réelle proposition !
Nous sommes dans le garage. Pour l’anecdote, la quasi-totalité de nos enfants ont eu leur prénom choisi dans ce type de pièce. Il porte à ma connaissance que son choix est fait depuis longtemps.
Pour une fille, ce sera Salomé. Comme nous l’avions décidé pour Virgile.
Un garçon se nommera Joshua.
Je n’ai pas mon mot à dire. J’ai toujours refusé toutes ses propositions. Cet enfant ci s’appellera comme lui le décide. Je refuse depuis 10 ans de nommer notre fils Mickaël, celui-ci aura le prénom de ses souhaits.
Nous sommes en autocratie !
Coup de chance, j’aime ses volontés.
Quand nous annonçons nos choix aux enfants, sans changement possible, l’effet l’huile de foie de morue a son plus bel effet.
Salomé provoque une grimace de nullité.
Accueilli par des rictus de dégoût, Joshua est accompagné d’un pouce vers le bas.

Plus les jours passent et plus mon doute grandit pour Joshua. J’aime beaucoup ce prénom. Néanmoins, il est difficile de le prononcer.
En français l’accent tonique se porte sur la « a », alors qu’il doit être mis sur le « u », pour éviter un chuintement.
En plus, j’ai un réel coup de cœur pour Amaury.

Le harcèlement psychologique commence. Heureusement pour moi, il est de courte durée.
Florent entend mes craintes. Il accepte mon prénom masculin, sous prétexte qu’il n’est pas si mal. Il sonne bien, non coincé dans la masse de propositions.
Sa conclusion est que je peux bien choisir de l’appeler Nostradamus. Il s’en fiche. Pour lui j’attends une fille. Sa petite Salomé.

J’annonce notre nouveau choix aux garçons. Ruben est super souriant à la nouvelle. « C’est carrément mieux que Josué ! ». (Nous avons bien fait de changer…)
Virgile saute sur le lit en scandant : « Amaury !!! Amaury !!! », suivi de près par son frère.

Conclusion : Nous ne le sifflerons finalement pas !


Message déposé le 22.05.2018 à 16:26 - Commentaires (3)


La neige
Un élément marquant dans nos vies.
Lors de notre seconde rencontre avec ton papa, il neigeait.

Nous nous rencontrons le 21 décembre 2000, en discothèque. Je fête mes 20 ans.
Je n’ai pas voulu lui donner mon numéro. Il doit juste se contenter d’un rendez vous pour le 26 décembre. Finalement, je ne peux pas m’y rendre… Je réussis à me procurer son numéro. Un message sur son répondeur un 25 décembre : « Je suis ton plus beau cadeau de Noël ! Appelle-moi au 06-04. Je répète le numéro 06-05 ».
Papa a une grosse sueur froide en entendant les deux numéros différents !
Il est déjà tombé amoureux de maman, jeune femme pas mal imbue de sa personne.

Nous nous donnons rendez vous dans un bar, un 27 décembre. Il neige à gros flocons. Je râle car ça me fait frisotter. Je porte un pull crème avec un col qui descend jusqu’à mes épaules, un pantalon noir, des bottines. Papa entend une démarche qu’il dira militaire. Je le repère de suite. Assis sur la banquette, il porte un pull irlandais à col rond, sous un grand ¾ en cuir marron. Ses cheveux sont blonds cendrés, épais. Il a une coquetterie à l’œil gauche, qu’il a perdu dans un accident. Il a une stature épaisse de sportif. Il est l’antipode de mon genre masculin, mais qu’il semble gentil. Il m’attend devant son café, depuis une heure.
Papa n’est pas un patient… Tu vas vite le découvrir. Son attente, il ne la donne que par amour.

Quelques jours plus tard, je passe la nuit dans l’appartement de papa. Nous parlons toute la nuit en toute amitié. En vrai gentleman, papa a partagé un bout de son clic clac avec moi. Notre histoire a vraiment commencé cette nuit là. Sa gentillesse et sa courtoisie m’ont donné confiance. Au réveil, il ouvre le rideau. Le sol est couvert d’un épais manteau blanc. Il a neigé toute la nuit.

Tous les ans, nous avons de la neige.

Octobre 2008, naissance de notre premier fils au nom d’ange.

20 décembre 2011, notre vie bascule. Le cancer entre dans notre vie. Notre ange manque de mourir dans mes bras. Il reviendra de sa première hospitalisation et chimio sous la neige. Neuf jours auparavant, j’apprends la grossesse de mon second garçon.

Mars 2013. Première fois que l’alerte rouge est déclenchée par météo France. Des congères de neige de plus de 2 mètres de haut sur les routes normandes. La circulation est périlleuse. Nous sommes à la maison. Notre ange est mourant. Il a emmené le paradis blanc à lui. Il s’envole le jour où la neige fond.

Juin 2014 : Naissance de notre 3ème garçon.

La neige n’apparait qu’un seul matin. Laissant derrière elle qu’un léger voile matinal… Elle fond à l’apparition des premiers rayons. Durant 5 années, nous ne la verrons pas.

Le vendredi 2 février au soir, je fais un test de grossesse. La croix se forme sans attendre. Trois jours après, la neige tombe à gros flocons. Nos enfants découvrent les joies des batailles de neige et des bonhommes vêtus de l’écharpe et du bonnet de papa.
Je ferai mon test sanguin également un jour de neige. Dans mon cœur, j’entends mon ange qui me fait promettre de lui faire encore un frère et une sœur après lui. Toute cette neige est son clin d’œil. Sa bénédiction.
Cet enfant à naître devrait environ avoir, à quelques jours près, 10 ans d’écart avec lui.


Message déposé le 17.02.2018 à 14:00 - Commentaires (26)


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