Le Blog de La blanche neige et Les trois petits nains

J-87

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Mon quotidien
Bilan du premier trimestre.

Les Présentations
L’annonce à nos parents.
Remake du made in chez nous : « Le prénom »
La neige

Le jour J
Ta découverte.

Divers
Mon second petit nain : Timide (avec un brin de grincheux)
Mon premier petit nain : Prof !


L’annonce à nos parents.
Nous ne pouvons pas dire que nous nous sommes empressés d’annoncer cette jolie nouvelle à nos familles respectives.
Nous sentions à des kilomètres des réflexions peu amènes à l’euphorie ou la joie.

Nous n’avons pas été déçus. Nous connaissons bien nos parents. Nous les félicitons même pour leurs élans d’enthousiasme à peine marqués.

Lorsqu’on annonce une 4ème grossesse, après avoir jurés tous les grands dieux qu’on ne nous y reprendra plus, forcément ça créait la surprise.
Entendre des remarques sur mon âge, soit sur le fait que nous devenons une famille nombreuse ou encore des : « mais tu peux encore être enceinte avec tes césariennes ? » n’emballent pas à la confession.
Je les ai tous eu… et j’ai ri… jaune… moutarde… montant au nez… Heureux est mon flair rempli d’objectivité sur nos ascendants.

Nous décidons de garder ce petit secret pour nous. Le temps de nous faire à l’idée.

L’annonce se fait le 4 mars pour la fête des grands-mères.
Les enfants sont chez mes parents pour les vacances. Nous n’allons pas les torturer à garder ce secret, plusieurs jours, sans pouvoir le dévoiler.

Nous déposons les enfants le samedi. A notre départ, ma mère lance : « Ne faites pas un 4ème ! ». Je ris (toujours moutarde) en lui affirmant qu’elle ne peut pas mieux dire.
Le lendemain, les garçons dévoilent la nouvelle grâce à un cadeau personnalisé. Virgile a peint le cadre (avec mon aide) et Ruben a fait un dessin explicatif.

La journée se passe. Aucune nouvelle.
Vers 17h, un message de mes parents avec des photos des enfants à la ferme pédagogique.
Sans aucune allusion sur le présent et à la bombe qu’il contient.
Je donne comme retour à ses clichés un autre sms. « J’espère que le cadeau des fêtes des grands-mères vous a fait plaisir. »
La réponse sera emprunt d’une euphorie sans nom : « Pour une surprise c’est une surprise. Assez étonnant »
Je dois me contenter de cela.

Le lendemain, ma mère me téléphone. Assez distante. J’ai le droit à plusieurs réflexions.
- Au départ, je n’ai pas compris le dessin. Ce sont les garçons qui ont dû nous expliquer.
-C’est assez surprenant. Inattendu.
- Je pensais que c’était fini que tu ne voulais pas en faire d’autres.
- Vous n’êtes pas trop vieux pour en refaire un ? (Elle a même réussi à dire face à une copine d’enfance que c’était un enfant de vieux).
- Encore un qui va se faire crier dessus. (Evoquer ici mon relationnel maternel et son éducation n’est pas nécessaire. J’ai fait une analyse pour ça)
-Il est voulu ? Ah Bon…. Vous essayiez depuis longtemps….Hummm…
-Ne compte pas sur moi pour lui payer de la layette à celui-ci, vu que tu as tout donné.
D’autres sous entendus désagréables sur mon nombre de grossesse (ma mère est sur le même schéma familiale que le mien, avec la perte de mon frère) et le fait qu’on casse le schéma idyllique et fusionnel entre Ruben et Virgile… (Le même Ruben qui a tenté d’étrangler son frère 2 fois cette semaine et ce Virgile qui le mord régulièrement ou l’attaque à coup de poings)

Pendant plusieurs semaines, j’ai eu le droit à des vagues de reproches. Elle a surtout été mouchée de n’être au courant qu’à 8 SA. Des petites phrases acerbes lancées quand je lui demande de ses nouvelles. Je lui fais bien des cachotteries. Pourquoi me répondrait-elle ?

Un jour, fatiguée de cette rancœur sans intérêt: «Quoi ??? tu aurais préféré le téléphone ? Tu n’es pas contente de l’avoir appris par les garçons avec un cadeau personnalisé ? Tu l’as su un jour symbolique. Je n’ai pas attendu non plus les 3 mois de grossesse. J’étais à peine à 2 mois ! »

A partir de ce jour, plus de reproche (si on ne compte pas l’enfant de vieux). Au contraire, elle s’investit. Elle est en attente des nouvelles du bébé. De l’évolution. Des blagues sur le fait qu’ils soient deux. Elle n’attend qu’une chose :connaître le sexe pour lui offrir de la layette.
En deux mots : Ma mère.

Ce même jour de fête des grands-mères, nous prévenons mes beaux parents par téléphone. C’est une double nouvelle pour eux. Le frère de Florent a également annoncé l’arrivée d’un bébé, fin août. Prise par l’émotion, ma belle mère a besoin de s’assoir. Ses jambes sont coupées. Elle note sur son calendrier la date de venue du nôtre, pour ne pas se mélanger les pinceaux. Mon beau père demande si c’est un accident. Non, non… Il était désiré depuis un moment… Puis ma belle mère s’est inquiétée sur la possibilité d’une 4ème grossesse. Non... Non… Ne t’inquiète pas Marthe Villalonga, tu ne vas pas récupérer ton fils tout de suite! Gnarrccckkk !
L’annonce dévoile leur surprise mais aussi beaucoup de bonheur pour nous.


Voilà comment nous avons mis quasiment 2 mois à le dire à nos parents….


Message déposé le 02.06.2018 à 15:32 - Commentaires (2)


Remake du made in chez nous : « Le prénom »
Ayant des petits nains en âge de donner leurs avis, ils sont sollicités pour partager avec nous leurs idées et goûts.
Certaines de nos propositions ont été évincées par un « c’est moche, tu ne peux pas lui faire ça au bébé » (Merci Ruben) ou par un rictus de dégoût. Donner de l’huile de foie de morue à nos enfants aurait reçu un meilleur accueil.

Le commencement de ce débat houleux commence le jour de l’annonce de ma grossesse. A mon bon souvenir, au moment du câlin du soir, Virgile demande comment nous allons appeler ce bébé.
Nous restons sans réponse pour un garçon. Le néant. Peut-être Simon ou Samuel, sans aucune conviction.
Par contre, pour une fille, ce sera Abigaël.
Ruben, la bouche en biais, avec une voix imitant le parent au bord de la crise de nerf, lance d’un accent titi parisien : « Habille-toi Gaëlle !!! » Nous sommes restés estomaqué.
Bien sûr, le tout se conclue par sa désapprobation, indiquant « en gros » qu’elle va se faire taper avec un prénom pareil.

Nous avons aussi Gabrielle en tête. « Gabrielle ? Johnny Hallyday, le chanteur qu’est mort de la maladie de Raphaël, il a pas chanté ça ? ». Affaire classée. Next.

Qui est cet enfant ? Pourquoi casse-t-il tous nos rêves en ¼ de seconde ? Va-t-il démonter tous nos prénoms ainsi ? La réponse est : YES, HE CAN !

Ma mère aurait été au courant de notre secret, j’aurais pu penser qu’elle est son guide dans ses réflexions bien salées. On dit que le fruit ne tombe jamais trop loin de l’arbre. Dans ce cas, c’est totalement le verger.


Est arrivé le moment où Ruben nous a donné ses idées… Je ne pense pas l’état civil assez sensible à son approche nominative.
Il a voulu tout d’abord l’appeler « Chamallow ». Cette proposition a bien fait marrer Virgile qui a donné son accord. Ils se sont amusés durant une bonne semaine à s’approcher de mon ventre en demandant des nouvelles de chamallow. Un peu agacée par leur blague insistante, j’ai dû les stopper net. Ce pauvre enfant y a échappé de justesse pour les 85 prochaines années.
Mon véto mis, Ruben nous a tout de suite proposé guitare. Le sourire malin accompagnant sa proposition.
« Non, Ruben ! Maintenant si tu nous proposes un prénom qu’il soit réel. Pas un nom d’objet. » « Bon d’accord…. » de l’enfant blasé.
Virgile rajoutant en ricanant : « Cacao ???? ». Un jour, ils me tueront…

Il faut savoir que Ruben ne nous propose que des prénoms de garçon. Aucun intérêt de chercher pour une fille. Ce sera un frère.

Virgile donne juste son accord ou sa désapprobation. Une seule proposition : Annie ou Charlotte.
Annie nous est une donnée inconnue comme base de son vouloir. Par contre, Charlotte est la jeune demoiselle qui semble lui avoir donné son premier bisou bouche d’amoureux.

Notre imaginatif Ruben, fort de propositions, nous a proposé Simone mais pour un homme.
« - Non mon cœur… Simone c’est un prénom de dame. En général, de vieille dame, même.
-Quoi ???? Quand tu dis en voiture Simone, tu parles d’une fille ?????!!!!!
-Euh… Oui…».
Peu convaincu par mon explication, il a préféré confirmer le genre féminin, avec son père, le soir venu.
Mon fils serait-t-il phallocrate??? Mon mini DSK en puissance ?

Puis, Il nous énonce Bernard.
Fier de sa trouvaille, il n’entend pas notre réticence. Comment ne pas être en accord avec cette merveille étymologique ? On a beau eu lui expliqué la désuétude de ce prénom… Rien ne calme sa déception… Pas grave, quand il sera grand, il appellera son fils comme ça ! Sa femme sera d’accord « elle ». Ou comment casser mon piédestal de premier grand amour matriarcal.

Son second grand coup de cœur, cassé d’un revers de la main : Archibald.
Il essaie toujours de le placer. Il a l’espoir que nous revenions à la raison. Comment ne pas craquer pour ce prénom ?
Celui-ci aussi sera à proposer (imposer ?) à la femme de sa vie, qui aura sûrement meilleur goût que nous !


Wolfgang est apparu… Musicien, son avenir de pianiste est foutu.

Dans un autre genre, Stéphane aussi. La marraine de Ruben apprécie moyennement l’idée de son filleul. C’est le prénom de son ex mari. Création de quelques discordes en vue…

Deux prénoms soumis sont ceux d’enfants de sa classe. Enfin, nous pouvons nous projeter sur de vraies propositions. Arthur et Jean-Baptiste. Nous sommes presque étonnés de cette sélection.

On l’a encouragé à continuer sur cette voie. Sans succès. Nous nous étions trop vite emballés.

Lors d’un moment de folie hormonale, je veux que les enfants proposent les seconds prénoms.
Celle qui n’a jamais été pris de démence me jette la première pierre de ma lapidation !
Flo ne semble pas emballé par ma suggestion.
Virgile ne lui fait pas peur. A contrario de son frère. Selon son père, il serait capable de lui donner un prénom des plus étranges de désuétude. « Veux-tu vraiment que ton fils s’appelle Bernard ou Robert ? »
Sa réflexion saine d’esprit a remis l’église au milieu du village, de mon cerveau déséquilibré.

Je demande par curiosité.
Virgile me suggère des prénoms communs. La fameuse Charlotte est apparue, avec Arnaud pour un garçon.
Pour Ruben, Flo a raison… Archibald, le terrible, ne laisse pas sa place.

J’insiste alors, auprès de lui, sur le fait que le bébé peut être une fille.
Ruben nous propose alors Camille.
Un prénom normal et sympathique me direz vous.

D’où provient ce choix ?
Camille est la fille de l’école dont on ne peut pas tomber amoureux.
Camille est une fille de caractère, un peu insolente qui répond à la maîtresse.
"Camille a des lions oranges et même noirs, maman !"
Camille quoi !
Camille, la fille dont je parle tout le temps. Laquelle s’occupe de tout et veut prendre la place de la maîtresse.
Camille, la fille qui dit non à la maîtresse et qui ne cède jamais.
Camille, prénom dont je souhaite savoir son épellation.
Camille, cette fille dont je ne suis pas amoureux mais laquelle me fait rougir comme une tomate à son appellation!

CAMILLE !

Non mon fils n’aime pas les mauvaises filles… Quoi que… Dominé le mini DSK !

Après s’être laissés démontés bon nombre d’idées et de propositions, je souhaite lui trouver un prénom à cet enfant. Nous n’allons tout de même pas le siffler !
Déjà, nous n’entreprenons aucun achat le concernant pour cause d’un éventuel déménagement. Pas d’achat de vêtements car de sexe inconnu. Je souhaite me projeter un minimum.
J’arrive avec mes listes. Florent les rejette tous !

Un jour, je me fâche. Au lieu de me dire non à tout, qu’il me fasse une réelle proposition !
Nous sommes dans le garage. Pour l’anecdote, la quasi-totalité de nos enfants ont eu leur prénom choisi dans ce type de pièce. Il porte à ma connaissance que son choix est fait depuis longtemps.
Pour une fille, ce sera Salomé. Comme nous l’avions décidé pour Virgile.
Un garçon se nommera Joshua.
Je n’ai pas mon mot à dire. J’ai toujours refusé toutes ses propositions. Cet enfant ci s’appellera comme lui le décide. Je refuse depuis 10 ans de nommer notre fils Mickaël, celui-ci aura le prénom de ses souhaits.
Nous sommes en autocratie !
Coup de chance, j’aime ses volontés.
Quand nous annonçons nos choix aux enfants, sans changement possible, l’effet l’huile de foie de morue a son plus bel effet.
Salomé provoque une grimace de nullité.
Accueilli par des rictus de dégoût, Joshua est accompagné d’un pouce vers le bas.

Plus les jours passent et plus mon doute grandit pour Joshua. J’aime beaucoup ce prénom. Néanmoins, il est difficile de le prononcer.
En français l’accent tonique se porte sur la « a », alors qu’il doit être mis sur le « u », pour éviter un chuintement.
En plus, j’ai un réel coup de cœur pour Amaury.

Le harcèlement psychologique commence. Heureusement pour moi, il est de courte durée.
Florent entend mes craintes. Il accepte mon prénom masculin, sous prétexte qu’il n’est pas si mal. Il sonne bien, non coincé dans la masse de propositions.
Sa conclusion est que je peux bien choisir de l’appeler Nostradamus. Il s’en fiche. Pour lui j’attends une fille. Sa petite Salomé.

J’annonce notre nouveau choix aux garçons. Ruben est super souriant à la nouvelle. « C’est carrément mieux que Josué ! ». (Nous avons bien fait de changer…)
Virgile saute sur le lit en scandant : « Amaury !!! Amaury !!! », suivi de près par son frère.

Conclusion : Nous ne le sifflerons finalement pas !


Message déposé le 22.05.2018 à 16:26 - Commentaires (3)


Bilan du premier trimestre.
Vu mon manque total d’assiduité, je me dois de faire un résumé de ces 3 premiers mois de grossesse.

Les désagréments de grossesse :

Le bonheur de la maternité :OUI
J’aime sa finalité. Cet enfant tout chaud contre toi. Le flot d’émotions à sa rencontre. La mise en réalité de ce petit être rêvé. L’émerveillement de la découverte de ses toutes premières fois. La révélation de son existence sur un test urinaire jusqu’à ce premier baiser ému à ce poupon fripé, rempli de vernix

Je peux évoquer la magie de la construction de la vie, en moi. Pourtant je dis : NON !
Très peu pour moi…
Oui… Cet instant de bonheur, hors du commun, de te sentir bouger. Ensuite s’emmêle une dose de petits tracas. Ce moment de magie permet seulement de rendre le reste supportable.

Quel reste ?

Ok… Je fais ma pleureuse. Je l’admets.
Au terme de ce premier trimestre, je peux compter sur les doigts de la main mon nombre de nausées matinales. Par contre, j’ai été atteinte d’une fatigue extrême. Je n’ai jamais connu un tel état. Me tenir debout était un réel challenge. Expliquer la situation semble dérisoire face à la réalité. J’ai dû exécuter mon repassage assise car je ne tenais plus sur mes jambes ! J’ai passé plusieurs jours allongée. Je passais du lit au canapé, tel un zombie. Tout m’était effort. Chaque geste comme une chape de plomb à déplacer. Ce bébé est Sylvester Stallone dans « Rocky ». Il m’a mis KO avec un revers à l’utérus.
Bref, j’étais cassée. Il aura fallu attendre quasiment la fin du 1er trimestre, pour me mouvoir normalement. J’ai découvert depuis peu que j’ai un diabète gestationnel (une découverte en cette 4ème grossesse). C’est sûrement le lien à effet de cette grande fatigabilité. Je vais beaucoup mieux depuis mon changement d’alimentation que j’ai opéré sans le savoir.

Alimentation :

Mon alimentation a changé du tout au tout.
Je deviens végétarienne ! Il faut me battre contre moi-même pour manger une fois par jour des protéines. Ayant une famille de carnassier, la cuisson des repas est une torture. Juste la vue d’une côte de porc crue ou cuite m’écœure. Alors une viande bouillie, n’en parlons pas.
J’ai une passion pour les tomates, la ratatouille, les jus de fruits, le fromage dans une salade. Un concombre salé fait mon délice. J’ai aussi découvert une sauce toute prête à base de basilic. J’assaisonne toutes mes salades avec. Du pain beurré avec du beurre doux (J’avoue ! J’ai presque honte… Le beurre salé me débecte) me vend du rêve. Il obtient une palme d’or accompagné de toutes sortes de confiture. Une mangue bien fraiche, des fraises parsemée de cassonade ou encore un bon melon. Je bénis aussi les yaourts natures !

Je remarque que j’ai la bouche sucrée. En contre partie, je n’aime pas le sucre modifié. Les gâteaux, bonbons et chocolat me repoussent. La vue du nutella me donne la nausée. Pas de bol, Virgile a commandé un gâteau débordant et coulant de chocolat pour son anniversaire.

Moment de flippe :

Je passe du coq à l’âne mais je suis comme ça dans la vie de tous les jours. Suivre mon fil d’idées est considéré comme risque psychosocial.
Je te fais un récapitulatif : Chocolat = dégoût = flippant = grand moment de flippe. Tu suis mon cheminement ?

Je partage donc mon grand moment de remise en question tardive… Etrange précepte de la femme enceinte de tout remettre en question, une fois sa volonté faite.
Je me fais plus précise. Environ 3 semaines après la nouvelle de cette grossesse, j’ai eu un grand moment de doute. Celui-ci ne change bien sûr en rien ma volonté d’avoir ce bijou parmi nous. Juste de l’angoisse irrationnel.
Avons-nous eu raison d’entamer cette grossesse ?
Cet enfant ne viendrait –il pas comme un cheveu sur la soupe ?
Je partage honteuse mon angoisse avec l’homme. Lui-même mettait les freins à cause de ce même état d’esprit : Les enfants devenaient enfin autonomes. Nos sorties familiales devenaient intéressantes, sans anticipation, ni intendance. Nos nuits commencent juste à se faire moins éprouvantes. Virgile fait du co-dodo encore une nuit sur trois. Ruben seulement une fois par mois.
Pourquoi avoir écouté l’appel des hormones à 30 (+7) ans et 40 (+1) ans ???
Sommes-nous masochistes à ce point ?
Puis, nos deux magnifiques garçons sont merveilleusement certains de notre amour inconditionnel… Ce qui sous entend une forte personnalité pour chacun des deux, nous faisant devenir chèvre une vingtaine de fois par jour. Nous angoissons d’avance d’accompagner leur puberté.
Puis nous remettons ça ?
Les nuits sans sommeil, les couches, les biberons nocturnes, les dents, les coliques, la non verbalisation du mal être, la propreté, le terrible two, les fondements éducatifs, le sac à dos, à défaut du sac à langer rempli de la moitié de la maison, les sorties à heures régulières avec lieu approprié.
J’ai flippé… Même beaucoup… Flo se montre à chaque fois compréhensif et à l’écoute. Il me rassure sur cette dernière aventure. Il me dit que sa fille a déjà sa place (il s’est mis cette idée en tête…Il risque d’être déçu…)
Je m’accroche à ses dires. Je ne cache pourtant pas l’idée que ce bébé est en route car j’ai fait un caprice. Une fois obtenue, j’ai seulement réfléchi aux conséquences de sa venue dans le chamboulement de nos vies. J’ai écouté dame nature et maintenant je flippe.

L’échographie du 1er trimestre :

Lui aussi a été un beau moment d’angoisse.
Notre famille, amis et certaines d’entre vous se sont bien amusés à nous dire que nous devions attendre des jumeaux.
Je ne faisais pas ma maline. Surtout que mon grand père paternel avait des frères jumeaux. J’ai également des cousins jumeaux du côté de ma mère, ainsi qu’une tante à mon bon souvenir…
Le jour de l’échographie, sans se dire mot, nous avons cru voir la même chose avec Flo : 2 poches ! Cela n’a duré qu’une petite seconde mais assez pour nous mettre le doute. Je pense que l’échographe a peut être vu ce même trou noir intergalactique, car il a cherché un second individu, pendant un certain temps.
Au final, le divin enfant est seul dans son appartement !

Je rebondis alors sur le test de la trisomie 21.
Le commencement de la prise en charge a été assez hippique dans la région. Je passe outre cette belle galère. En maxi résumé, le début s’est déroulé entre mon médecin traitant et son épouse, un cabinet d’échographie privé et du harcèlement téléphonique envers l’hôpital.
Je ne vous épargnerai pas l’anecdote de mon toucher vaginal lors de ma déclaration de grossesse… un vrai bonheur impromptu !
Avant cet épisode des plus sympathiques, j’ai dû demander des ordonnances pour mon échographie. J’étais avec la doctoresse. Elle commence à me faire le laïus sur la prise de sang envers la trisomie. Vu mon âge, je suis être « à risque ». Je l’interromps : « Je n’irai pas jusqu’à l’amniocentèse ». Si elle avait pu m’envoyer le tonnerre de Zeus à travers son regard. Je serais morte foudroyée, sur le coup, sans aucune chance de survie. D’un ton des plus agacées et mise dans le registre « bonne catho ultra pratiquante et missionnée par Dieu », j’ai eu le droit que ma prise de sang ne servait donc à rien. Son attitude ne m’a pas du tout donné envie d’échanger sur mes choix. En contre partie, j’ai demandé de tout de même l’exécuter. Ce n’est pas parce que je ne souhaite pas avoir un examen plus poussé et à risque pour l’enfant, que je ne souhaite pas non plus avoir une esquisse de ce qui nous attend comme accompagnement.
Lors de mon 1er RDV gynécologue, elle n’avait pas encore reçu les résultats. En contre partie, elle m’a évoqué la prise de sang indiquant plus précisément les risques. Celle de l’entre deux, pratiquée plus communément en Belgique. En début de semaine, mon gynécologue attitré ne m’en a pas parlé. Je suppose que les résultats sont bons. J’avouerai que je n’ai pas non plus demandé. Cela m’est complètement sorti de la tête.

Les raisons de ma décision sont les mêmes que lors de ma grossesse de Virgile :

-Elles se résument à Raphaël, l’amour de ma vie.

Ce petit garçon extraordinaire a changé notre vie. Lors de la prise en charge de sa maladie, mon fils aîné était considéré comme enfant handicapé. Il a fini dans les barèmes les plus hauts, lors de sa fin de vie.

Un petit garçon né en bonne santé, qui a terminé sa vie polyhandicapé.

Si j’avais su :
Aurais-je mis mon fils de côté ? M’en saurais-je séparé comme d’un objet défectueux ?

Pourquoi me séparer de cet enfant, dont je sens déjà les coups, sous prétexte, qu’il n’est pas dans la norme ? Quelque part c’est renier Raphaël.

Cet enfant sera peut être porteur d’un autre handicap. Non visible par un gêne en plus. Est-ce que je le rayerai de ma vie ?
Non. Alors, celui-ci non plus.

Loin de moi de juger les autres mamans qui font les examens recommandés. Bien au contraire.
Je n’aurais jamais tenu ce genre de propos avant lui, notre histoire. Il y a 10 ans, j’aurai pu essayer de comprendre cette réflexion personnelle, sans pour autant y adhérer.

Toute fois, si lors d’une écho, il est découvert un souci de santé majeur pour le petit. La question est à revoir.

Le Prénom :

Ruben est très imaginatif… Juste pour cela, ce sujet mérite, à lui seul, un article plein de légèreté et de drôlerie.


Message déposé le 17.05.2018 à 16:10 - Commentaires (4)


Ta découverte.
Comme je peux manquer d’assiduité à écrire tes aventures, je pourrai presque me culpabiliser si je n’étais pas de si mauvaise foi envers moi-même.
En ce moment, je me noie dans un verre d’eau. La fatigue m’a harassé durant tout le premier trimestre. Jamais je n’ai connu rien de tel. Amy Winehouse dans ses meilleures heures.

J’écris donc sur ta conception et ta découverte.

En septembre 2017, cela fait presque 15 mois que je tanne papa pour un petit dernier. J’ai ce besoin de dorloter une ultime fois.
Nous avions un pacte : Avant la quarantaine, nous ferions notre petit dernier. Le petit 3ème.

Gilou est arrivé avant cette date. Son histoire lui a donné un timing parfait pour Boubout, papa et moi. Néanmoins, pas si parfait pour moi. Son arrivée (des plus sublimes et merveilleuses dans nos vies) ne correspondait pas à mes plans. Tous mes fantasmes familiaux ont pris un coup dans l’aile. Rien ne s’est déroulé comme prévu. Note à toi-même : Ne jamais faire de plans. Tu peux lire comme ça rend schizophrène. ;-)

J’ai bientôt la 40aine. 3 enfants dans mon cœur mais pas à la maison.
Une promesse faite à mon crapaud du ciel, que je ne réaliserai pas, de lui faire un frère et une sœur après Boubout.

En gros, c’est la bérézina. Je fais ma capricieuse. Je tape du pied, je supplie. Rien n’y fait. Papa est têtu. Il a eu ses 3 garçons. Mes histoires d’hormones lui passent à 10000.

En juillet 2017, nous déménageons dans une autre région. Même si le département est loin de me correspondre, elle nous a permis de reprendre un second souffle. Nous avons quitté notre maison chargée d’histoire. Nous nous construisons autrement. Nous trouvons un nouvel équilibre.
Papa travaille énormément. Il part 15h par jour. Nous le voyons peu.

En septembre 2017, différents événements font que papa accepte enfin mes supplications. Nous commençons les travaux pratiques. J’en suis stupéfaite.

Papa continue de travailler comme un fou… Il mange et s’écroule de sommeil le soir venu… Les essais en sont donc hasardeux.

Le 3 janvier est la date de mes dernières règles. J’ai des cycles d’environ 25 jours.
Vers le 30 janvier, papa me sert un apéritif. J’annonce que ce sera très certainement le dernier et je trinque à immaculé !

J’attends de faire les courses pour m’acheter un test. Ne surtout pas se précipiter comme les 4 derniers mois.

Le vendredi 2 février, direction carrefour. Pour le soir, je prends un test clearblue lambda dans la grande surface. Je fais ensuite un tour à la pharmacie pour le lendemain matin, pour acheter un digital. C’est bien connu que je ne marque jamais le soir. J’achète le lambda, histoire de me faire mal. Papa trouve mon raisonnement complètement irrationnel. Je ne l’écoute pas. Il aura le droit de parole que lorsqu’il comprendra ma logique féminine !

Nous voilà rentrés. A mon souvenir, il est 19h passé. Je range les courses avec perte et fracas. J’ai la vessie qui va exploser. Je déballe mon test à la vitesse de la lumière. Je m’assieds enfin sur mon trône royal, porte ouverte (seul moyen caustique d’avoir mon intimité ! Porte fermée attise l’intérêt). J’urine sur le bâton et la croix s’affiche immédiatement, suivant la progression de l’urine dans la fenêtre. Pas besoin d’attendre. La réponse est plus qu’immédiate!
C’est pire qu’un passage de la gare du Nord en face de moi. Les garçons font des passages dans le couloir en ignorant totalement mon tsunami émotionnel et encore plus leur fabuleuse mère et épouse !
Je dis : » c’est bon. Je suis enceinte. » Virgile me regarde froidement et repart sans mot dire, la moue boudeuse. Ruben qui est à ses côtés me fixe les larmes aux yeux. Il regarde son père à l’autre bout du couloir. Il est hors de ma vue (je n’ai déjà plus d’intimité… par pitié). Il lui fait des grands pouces levés et Ruben lui répond en retour.
Boubout s’invite dans les wc. Il regarde le bâton de grossesse que je lui présente. Sa question immédiate en voyant cette croix : C’est une fille ou un garçon ?
Je ris et je lui explique la fonctionnalité du test. Puis une autre question : « Mais vous essayiez de faire un bébé ? Je ne savais pas, moi ! »
Dans l’émotion, il répétait en boucle : Tu es enceinte. Maman est enceinte. Tu es enceinte.
Il est encore régulièrement dans cette répétition, comme pour rendre réalité cette information.
Le lendemain matin, Ruben se glisse dans mon lit. Il relève la couverture. Il embrasse mon ventre, en murmurant au bébé qu’il l’aime déjà et qu’il doit s’accrocher.

Pour sa part, Virgile veut mettre le bébé à la poubelle. Chacun son point de vue. Gnarck !
Au fur est à mesure, la petite (énorme) jalousie se dissipe. Sa place n’a aucun risque. Papa et maman savent multiplier leur amour.
Au final, nos diverses conversations ont porté leur fruit. Ou pas… vu la petite régression du moment vers le terrible two. A bientôt 4 ans c’est ballot!

Après le dîner, j’envoie la photo de mon test aux rares pierres précieuses de ma vie.

Le samedi matin, mon clearblue digital confirme ma croix rapide comme l’éclair. Je suis bien enceinte de 2 à 3 semaines. Matinalement et étrangement, mon intimité est respectée.

Le lundi matin, il neige…


Message déposé le 11.04.2018 à 16:45 - Commentaires (5)


Mon second petit nain : Timide (avec un brin de grincheux)
Ce petit nain là est un petit garçon souriant, charmant, en étant parallèlement le roi du boudin. Son mot favori est le non mais avec un brin de négociation le « oui » arrive vite.
Il adore les câlins. Il se blottie contre moi, sa tétine dans la bouche, reniflant la queue de son doudou.
Il est aussi à cette recherche de contacts physiques envers son frère. Je le retrouve parfois dans son lit le matin.

Il exprime ses angoisses par un eczéma d’une forte intensité. Le pauvre est bien atteint.
Son regard bleu azur et ses cils, à faire blêmir les stars hollywoodiennes, lui donnent un côté angélique.

Sa personnalité dévoile un nain observateur et timide. Il se cache souvent derrière son frère, plus extraverti. Il le laisse parler, quitte à se faire passer pour un bébé. Quand il parle, il a un léger zozotement. En contre partie, ses « r » sont dignes de la jota espagnole. Ses discussions dévoilent un joli vocabulaire. Il évoque ses souvenirs, ses soucis, ses peines et ses rires.

Il commence à faire de l’humour. Timide n’est pas encore armé pour comprendre le cynisme, du haut de ses 3 ans et demi. Pourtant, il commence à le percevoir. Il est actuellement plus dans sa phase scatologique.

Il est très appliqué et consciencieux à ce qu’il fait. Par exemple, il dessine quasiment sans plus dépasser. Il sait se montrer opiniâtre sur une tache.
Il est curieux de ce qu’il l’entoure. Il apprécie les sorties culturelles. Il s’intéresse à ce qui l’entoure et aime entendre les anecdotes.

Physiquement, c’est une masse. Il est carré. Comme son frère a un physique athlétique, lui tiendra sans problème un poste de pilier de rugby.

Bizarrement plus obtus que son frère lors de ses fâcheries, je suis injustement plus patiente envers lui, voir coulante. Le syndrome du petit dernier… Voilà voilà….


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Message déposé le 25.03.2018 à 17:48 - Commentaires (2)


Mon premier petit nain : Prof !
Mon premier petit nain est un petit garçon de 5 ans 1/2. Il a des cheveux blonds cendrés, épais. Il porte des lunettes, cachant ses jolis yeux bleus effilés.
La nature l’a doté d’une tache de rousseur entre sa lèvre inférieure et son menton, ainsi que d’une fossette à sa joue droite. Son teint est celui d’un bon normand : blanc transparent !

Pourquoi le dénommer Prof ? Les lunettes ?
Que nenni !
C’est plus son tempérament qui l’affuble de ce surnom.

Ce jeune homme est très observateur. Il aime jauger et évaluer son entourage. Il n’aime pas trop les situations de groupe. Il préfère le face à face. Il est tout aussi à l’aise avec l’adulte qu’un autre enfant. Son côté détendu avec l’adulte nous vaut autant des fous rires, que des moments de solitude ou d’agacement. Monsieur est sûr de lui, de notre bienveillance et donne son avis sur tout et n’importe quoi. Nous cherchons le bouton off. Si vous connaissez son emplacement, merci de le signaler autant pour son institutrice (qui à ses dires sent la banane… fraîche) que pour nous.

Il aime faire rire et avoir son public.

Son frère est son principal public. Il aime le faire rire aux éclats. Ils sont liés tels des jumeaux. Il prend soin de lui, de ses besoins. Il aime lui faire plaisir et le savoir heureux. Il s’inquiète de son bien être et peut se faire sanctionner avec lui, pour ne pas le dénoncer (l’inverse n’est pas de mise).

Bien sûr, il est toujours de bons conseils envers son frère. Il l’envoie au casse pipe à sa place avec délectation. Pas de chance, le petit vient de comprendre le stratagème. Des claques et coups pieds se perdent entre eux. Le mini nain commence à prendre le dessus physique… Je vis dans les cris, claquements de portes, les « je vais le dire à maman », ou les « je t’aime plus »…. Pour la stabilité de ma santé mentale, je joue l’ignorance.

Je mets mon cerveau en veille (ce bouton là, je l’ai trouvé) autant lors des conflits fraternels, que lors des monologues intempestifs de mon mini DSK. Prof aime les femmes (8 amoureuses qui font le pied de grue à l’école chaque matin, au grand dam des papas). Prof est un grand politicien. Prof parle d’un vocabulaire bien choisi.

Prof intellectualise beaucoup.

Prof est aussi hyper sensible. Il veut être aimé. Il a peur d’être mis de côté. Il vérifie toujours nos sentiments envers lui, comme si nous pouvions nous défaire de notre amour. Il a toujours peur pour nous. Il se soucie de notre bien être. Cette sensibilité se maîtrise de mieux en mieux. Il se montre néanmoins exigeant avec nous, dans une demande forte de dualité relationnelle.

Son histoire fait de lui le petit garçon et l’homme qu’il sera. Quand je pense à lui (même si l’envie est régulier d’en faire du pâté lorrain), j’ai un débordement d’amour. On s’est construit ensemble main dans la main lui et moi.

Mon boubout qui s’est accroché fort fort à maman et maman qui s’est ensuite accrochée fort fort à son boubout.


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Message déposé le 22.02.2018 à 15:29 - Commentaires (4)


La neige
Un élément marquant dans nos vies.
Lors de notre seconde rencontre avec ton papa, il neigeait.

Nous nous rencontrons le 21 décembre 2000, en discothèque. Je fête mes 20 ans.
Je n’ai pas voulu lui donner mon numéro. Il doit juste se contenter d’un rendez vous pour le 26 décembre. Finalement, je ne peux pas m’y rendre… Je réussis à me procurer son numéro. Un message sur son répondeur un 25 décembre : « Je suis ton plus beau cadeau de Noël ! Appelle-moi au 06-04. Je répète le numéro 06-05 ».
Papa a une grosse sueur froide en entendant les deux numéros différents !
Il est déjà tombé amoureux de maman, jeune femme pas mal imbue de sa personne.

Nous nous donnons rendez vous dans un bar, un 27 décembre. Il neige à gros flocons. Je râle car ça me fait frisotter. Je porte un pull crème avec un col qui descend jusqu’à mes épaules, un pantalon noir, des bottines. Papa entend une démarche qu’il dira militaire. Je le repère de suite. Assis sur la banquette, il porte un pull irlandais à col rond, sous un grand ¾ en cuir marron. Ses cheveux sont blonds cendrés, épais. Il a une coquetterie à l’œil gauche, qu’il a perdu dans un accident. Il a une stature épaisse de sportif. Il est l’antipode de mon genre masculin, mais qu’il semble gentil. Il m’attend devant son café, depuis une heure.
Papa n’est pas un patient… Tu vas vite le découvrir. Son attente, il ne la donne que par amour.

Quelques jours plus tard, je passe la nuit dans l’appartement de papa. Nous parlons toute la nuit en toute amitié. En vrai gentleman, papa a partagé un bout de son clic clac avec moi. Notre histoire a vraiment commencé cette nuit là. Sa gentillesse et sa courtoisie m’ont donné confiance. Au réveil, il ouvre le rideau. Le sol est couvert d’un épais manteau blanc. Il a neigé toute la nuit.

Tous les ans, nous avons de la neige.

Octobre 2008, naissance de notre premier fils au nom d’ange.

20 décembre 2011, notre vie bascule. Le cancer entre dans notre vie. Notre ange manque de mourir dans mes bras. Il reviendra de sa première hospitalisation et chimio sous la neige. Neuf jours auparavant, j’apprends la grossesse de mon second garçon.

Mars 2013. Première fois que l’alerte rouge est déclenchée par météo France. Des congères de neige de plus de 2 mètres de haut sur les routes normandes. La circulation est périlleuse. Nous sommes à la maison. Notre ange est mourant. Il a emmené le paradis blanc à lui. Il s’envole le jour où la neige fond.

Juin 2014 : Naissance de notre 3ème garçon.

La neige n’apparait qu’un seul matin. Laissant derrière elle qu’un léger voile matinal… Elle fond à l’apparition des premiers rayons. Durant 5 années, nous ne la verrons pas.

Le vendredi 2 février au soir, je fais un test de grossesse. La croix se forme sans attendre. Trois jours après, la neige tombe à gros flocons. Nos enfants découvrent les joies des batailles de neige et des bonhommes vêtus de l’écharpe et du bonnet de papa.
Je ferai mon test sanguin également un jour de neige. Dans mon cœur, j’entends mon ange qui me fait promettre de lui faire encore un frère et une sœur après lui. Toute cette neige est son clin d’œil. Sa bénédiction.
Cet enfant à naître devrait environ avoir, à quelques jours près, 10 ans d’écart avec lui.


Message déposé le 17.02.2018 à 14:00 - Commentaires (26)


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