Le Blog de La blanche neige et Les trois petits nains

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La neige

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Ta découverte.

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Mon second petit nain : Timide (avec un brin de grincheux)
Mon premier petit nain : Prof !


Ta découverte.
Comme je peux manquer d’assiduité à écrire tes aventures, je pourrai presque me culpabiliser si je n’étais pas de si mauvaise foi envers moi-même.
En ce moment, je me noie dans un verre d’eau. La fatigue m’a harassé durant tout le premier trimestre. Jamais je n’ai connu rien de tel. Amy Winehouse dans ses meilleures heures.

J’écris donc sur ta conception et ta découverte.

En septembre 2017, cela fait presque 15 mois que je tanne papa pour un petit dernier. J’ai ce besoin de dorloter une ultime fois.
Nous avions un pacte : Avant la quarantaine, nous ferions notre petit dernier. Le petit 3ème.

Gilou est arrivé avant cette date. Son histoire lui a donné un timing parfait pour Boubout, papa et moi. Néanmoins, pas si parfait pour moi. Son arrivée (des plus sublimes et merveilleuses dans nos vies) ne correspondait pas à mes plans. Tous mes fantasmes familiaux ont pris un coup dans l’aile. Rien ne s’est déroulé comme prévu. Note à toi-même : Ne jamais faire de plans. Tu peux lire comme ça rend schizophrène. ;-)

J’ai bientôt la 40aine. 3 enfants dans mon cœur mais pas à la maison.
Une promesse faite à mon crapaud du ciel, que je ne réaliserai pas, de lui faire un frère et une sœur après Boubout.

En gros, c’est la bérézina. Je fais ma capricieuse. Je tape du pied, je supplie. Rien n’y fait. Papa est têtu. Il a eu ses 3 garçons. Mes histoires d’hormones lui passent à 10000.

En juillet 2017, nous déménageons dans une autre région. Même si le département est loin de me correspondre, elle nous a permis de reprendre un second souffle. Nous avons quitté notre maison chargée d’histoire. Nous nous construisons autrement. Nous trouvons un nouvel équilibre.
Papa travaille énormément. Il part 15h par jour. Nous le voyons peu.

En septembre 2017, différents événements font que papa accepte enfin mes supplications. Nous commençons les travaux pratiques. J’en suis stupéfaite.

Papa continue de travailler comme un fou… Il mange et s’écroule de sommeil le soir venu… Les essais en sont donc hasardeux.

Le 3 janvier est la date de mes dernières règles. J’ai des cycles d’environ 25 jours.
Vers le 30 janvier, papa me sert un apéritif. J’annonce que ce sera très certainement le dernier et je trinque à immaculé !

J’attends de faire les courses pour m’acheter un test. Ne surtout pas se précipiter comme les 4 derniers mois.

Le vendredi 2 février, direction carrefour. Pour le soir, je prends un test clearblue lambda dans la grande surface. Je fais ensuite un tour à la pharmacie pour le lendemain matin, pour acheter un digital. C’est bien connu que je ne marque jamais le soir. J’achète le lambda, histoire de me faire mal. Papa trouve mon raisonnement complètement irrationnel. Je ne l’écoute pas. Il aura le droit de parole que lorsqu’il comprendra ma logique féminine !

Nous voilà rentrés. A mon souvenir, il est 19h passé. Je range les courses avec perte et fracas. J’ai la vessie qui va exploser. Je déballe mon test à la vitesse de la lumière. Je m’assieds enfin sur mon trône royal, porte ouverte (seul moyen caustique d’avoir mon intimité ! Porte fermée attise l’intérêt). J’urine sur le bâton et la croix s’affiche immédiatement, suivant la progression de l’urine dans la fenêtre. Pas besoin d’attendre. La réponse est plus qu’immédiate!
C’est pire qu’un passage de la gare du Nord en face de moi. Les garçons font des passages dans le couloir en ignorant totalement mon tsunami émotionnel et encore plus leur fabuleuse mère et épouse !
Je dis : » c’est bon. Je suis enceinte. » Virgile me regarde froidement et repart sans mot dire, la moue boudeuse. Ruben qui est à ses côtés me fixe les larmes aux yeux. Il regarde son père à l’autre bout du couloir. Il est hors de ma vue (je n’ai déjà plus d’intimité… par pitié). Il lui fait des grands pouces levés et Ruben lui répond en retour.
Boubout s’invite dans les wc. Il regarde le bâton de grossesse que je lui présente. Sa question immédiate en voyant cette croix : C’est une fille ou un garçon ?
Je ris et je lui explique la fonctionnalité du test. Puis une autre question : « Mais vous essayiez de faire un bébé ? Je ne savais pas, moi ! »
Dans l’émotion, il répétait en boucle : Tu es enceinte. Maman est enceinte. Tu es enceinte.
Il est encore régulièrement dans cette répétition, comme pour rendre réalité cette information.
Le lendemain matin, Ruben se glisse dans mon lit. Il relève la couverture. Il embrasse mon ventre, en murmurant au bébé qu’il l’aime déjà et qu’il doit s’accrocher.

Pour sa part, Virgile veut mettre le bébé à la poubelle. Chacun son point de vue. Gnarck !
Au fur est à mesure, la petite (énorme) jalousie se dissipe. Sa place n’a aucun risque. Papa et maman savent multiplier leur amour.
Au final, nos diverses conversations ont porté leur fruit. Ou pas… vu la petite régression du moment vers le terrible two. A bientôt 4 ans c’est ballot!

Après le dîner, j’envoie la photo de mon test aux rares pierres précieuses de ma vie.

Le samedi matin, mon clearblue digital confirme ma croix rapide comme l’éclair. Je suis bien enceinte de 2 à 3 semaines. Matinalement et étrangement, mon intimité est respectée.

Le lundi matin, il neige…


Message déposé le 11.04.2018 à 16:45 - Commentaires (5)


Mon second petit nain : Timide (avec un brin de grincheux)
Ce petit nain là est un petit garçon souriant, charmant, en étant parallèlement le roi du boudin. Son mot favori est le non mais avec un brin de négociation le « oui » arrive vite.
Il adore les câlins. Il se blottie contre moi, sa tétine dans la bouche, reniflant la queue de son doudou.
Il est aussi à cette recherche de contacts physiques envers son frère. Je le retrouve parfois dans son lit le matin.

Il exprime ses angoisses par un eczéma d’une forte intensité. Le pauvre est bien atteint.
Son regard bleu azur et ses cils, à faire blêmir les stars hollywoodiennes, lui donnent un côté angélique.

Sa personnalité dévoile un nain observateur et timide. Il se cache souvent derrière son frère, plus extraverti. Il le laisse parler, quitte à se faire passer pour un bébé. Quand il parle, il a un léger zozotement. En contre partie, ses « r » sont dignes de la jota espagnole. Ses discussions dévoilent un joli vocabulaire. Il évoque ses souvenirs, ses soucis, ses peines et ses rires.

Il commence à faire de l’humour. Timide n’est pas encore armé pour comprendre le cynisme, du haut de ses 3 ans et demi. Pourtant, il commence à le percevoir. Il est actuellement plus dans sa phase scatologique.

Il est très appliqué et consciencieux à ce qu’il fait. Par exemple, il dessine quasiment sans plus dépasser. Il sait se montrer opiniâtre sur une tache.
Il est curieux de ce qu’il l’entoure. Il apprécie les sorties culturelles. Il s’intéresse à ce qui l’entoure et aime entendre les anecdotes.

Physiquement, c’est une masse. Il est carré. Comme son frère a un physique athlétique, lui tiendra sans problème un poste de pilier de rugby.

Bizarrement plus obtus que son frère lors de ses fâcheries, je suis injustement plus patiente envers lui, voir coulante. Le syndrome du petit dernier… Voilà voilà….


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Message déposé le 25.03.2018 à 17:48 - Commentaires (2)


Mon premier petit nain : Prof !
Mon premier petit nain est un petit garçon de 5 ans 1/2. Il a des cheveux blonds cendrés, épais. Il porte des lunettes, cachant ses jolis yeux bleus effilés.
La nature l’a doté d’une tache de rousseur entre sa lèvre inférieure et son menton, ainsi que d’une fossette à sa joue droite. Son teint est celui d’un bon normand : blanc transparent !

Pourquoi le dénommer Prof ? Les lunettes ?
Que nenni !
C’est plus son tempérament qui l’affuble de ce surnom.

Ce jeune homme est très observateur. Il aime jauger et évaluer son entourage. Il n’aime pas trop les situations de groupe. Il préfère le face à face. Il est tout aussi à l’aise avec l’adulte qu’un autre enfant. Son côté détendu avec l’adulte nous vaut autant des fous rires, que des moments de solitude ou d’agacement. Monsieur est sûr de lui, de notre bienveillance et donne son avis sur tout et n’importe quoi. Nous cherchons le bouton off. Si vous connaissez son emplacement, merci de le signaler autant pour son institutrice (qui à ses dires sent la banane… fraîche) que pour nous.

Il aime faire rire et avoir son public.

Son frère est son principal public. Il aime le faire rire aux éclats. Ils sont liés tels des jumeaux. Il prend soin de lui, de ses besoins. Il aime lui faire plaisir et le savoir heureux. Il s’inquiète de son bien être et peut se faire sanctionner avec lui, pour ne pas le dénoncer (l’inverse n’est pas de mise).

Bien sûr, il est toujours de bons conseils envers son frère. Il l’envoie au casse pipe à sa place avec délectation. Pas de chance, le petit vient de comprendre le stratagème. Des claques et coups pieds se perdent entre eux. Le mini nain commence à prendre le dessus physique… Je vis dans les cris, claquements de portes, les « je vais le dire à maman », ou les « je t’aime plus »…. Pour la stabilité de ma santé mentale, je joue l’ignorance.

Je mets mon cerveau en veille (ce bouton là, je l’ai trouvé) autant lors des conflits fraternels, que lors des monologues intempestifs de mon mini DSK. Prof aime les femmes (8 amoureuses qui font le pied de grue à l’école chaque matin, au grand dam des papas). Prof est un grand politicien. Prof parle d’un vocabulaire bien choisi.

Prof intellectualise beaucoup.

Prof est aussi hyper sensible. Il veut être aimé. Il a peur d’être mis de côté. Il vérifie toujours nos sentiments envers lui, comme si nous pouvions nous défaire de notre amour. Il a toujours peur pour nous. Il se soucie de notre bien être. Cette sensibilité se maîtrise de mieux en mieux. Il se montre néanmoins exigeant avec nous, dans une demande forte de dualité relationnelle.

Son histoire fait de lui le petit garçon et l’homme qu’il sera. Quand je pense à lui (même si l’envie est régulier d’en faire du pâté lorrain), j’ai un débordement d’amour. On s’est construit ensemble main dans la main lui et moi.

Mon boubout qui s’est accroché fort fort à maman et maman qui s’est ensuite accrochée fort fort à son boubout.


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Message déposé le 22.02.2018 à 15:29 - Commentaires (4)


La neige
Un élément marquant dans nos vies.
Lors de notre seconde rencontre avec ton papa, il neigeait.

Nous nous rencontrons le 21 décembre 2000, en discothèque. Je fête mes 20 ans.
Je n’ai pas voulu lui donner mon numéro. Il doit juste se contenter d’un rendez vous pour le 26 décembre. Finalement, je ne peux pas m’y rendre… Je réussis à me procurer son numéro. Un message sur son répondeur un 25 décembre : « Je suis ton plus beau cadeau de Noël ! Appelle-moi au 06-04. Je répète le numéro 06-05 ».
Papa a une grosse sueur froide en entendant les deux numéros différents !
Il est déjà tombé amoureux de maman, jeune femme pas mal imbue de sa personne.

Nous nous donnons rendez vous dans un bar, un 27 décembre. Il neige à gros flocons. Je râle car ça me fait frisotter. Je porte un pull crème avec un col qui descend jusqu’à mes épaules, un pantalon noir, des bottines. Papa entend une démarche qu’il dira militaire. Je le repère de suite. Assis sur la banquette, il porte un pull irlandais à col rond, sous un grand ¾ en cuir marron. Ses cheveux sont blonds cendrés, épais. Il a une coquetterie à l’œil gauche, qu’il a perdu dans un accident. Il a une stature épaisse de sportif. Il est l’antipode de mon genre masculin, mais qu’il semble gentil. Il m’attend devant son café, depuis une heure.
Papa n’est pas un patient… Tu vas vite le découvrir. Son attente, il ne la donne que par amour.

Quelques jours plus tard, je passe la nuit dans l’appartement de papa. Nous parlons toute la nuit en toute amitié. En vrai gentleman, papa a partagé un bout de son clic clac avec moi. Notre histoire a vraiment commencé cette nuit là. Sa gentillesse et sa courtoisie m’ont donné confiance. Au réveil, il ouvre le rideau. Le sol est couvert d’un épais manteau blanc. Il a neigé toute la nuit.

Tous les ans, nous avons de la neige.

Octobre 2008, naissance de notre premier fils au nom d’ange.

20 décembre 2011, notre vie bascule. Le cancer entre dans notre vie. Notre ange manque de mourir dans mes bras. Il reviendra de sa première hospitalisation et chimio sous la neige. Neuf jours auparavant, j’apprends la grossesse de mon second garçon.

Mars 2013. Première fois que l’alerte rouge est déclenchée par météo France. Des congères de neige de plus de 2 mètres de haut sur les routes normandes. La circulation est périlleuse. Nous sommes à la maison. Notre ange est mourant. Il a emmené le paradis blanc à lui. Il s’envole le jour où la neige fond.

Juin 2014 : Naissance de notre 3ème garçon.

La neige n’apparait qu’un seul matin. Laissant derrière elle qu’un léger voile matinal… Elle fond à l’apparition des premiers rayons. Durant 5 années, nous ne la verrons pas.

Le vendredi 2 février au soir, je fais un test de grossesse. La croix se forme sans attendre. Trois jours après, la neige tombe à gros flocons. Nos enfants découvrent les joies des batailles de neige et des bonhommes vêtus de l’écharpe et du bonnet de papa.
Je ferai mon test sanguin également un jour de neige. Dans mon cœur, j’entends mon ange qui me fait promettre de lui faire encore un frère et une sœur après lui. Toute cette neige est son clin d’œil. Sa bénédiction.
Cet enfant à naître devrait environ avoir, à quelques jours près, 10 ans d’écart avec lui.


Message déposé le 17.02.2018 à 14:00 - Commentaires (25)


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