Nouvel examen : col à 3 ½.
ALLELUIA!!! maintenant la SF peut appeler l'anesthésiste pour la pose de la péridurale.
Il arrivera 1h après. La pose de la péridurale n'est pas un moment très confortable. Mais il est très court (2 minutes) et l'auxiliaire puéricultrice qui assistait la SF m'a vraiment bien aidé à garder une position facilitant la pose et à bien respirer pour calmer les contractions qui venaient pendant la pose.
Un court moment désagréable pour BEAUCOUP de soulagement par la suite. 10 minutes après, mes pieds se sont engourdis et je ne sentais plus les contractions.
A partir de là , les choses sont allées assez vite, comparé au reste de la journée.
2h du matin : col à 6
3h30 : col à 7
On téléphone à Patrick pour qu'il revienne à la maternité. La SF me fait faire des exercices de pousse pour voir si je saurai pousser efficacement. Cette femme est une crème.
A 4h : col à 8. La SF vérifie que bébé s'engage bien dans le bassin : il est parfaitement placé.
Je commence à m'inquiéter car de nouveau je ressens une douleur dans le bas ventre, comme un point de côté, et j'ai fini ma dose de péridurale. La SF me dit que ça va être l'heure. Je lui demande donc si je peux avoir de nouveau un dose car je ne me sens pas capable de pousser avec cette douleur. Elle m'injecte un autre produit sédatif qui agit + rapidement que la péridurale.
A 5h : ça y est c'est le moment de mettre en pratique la pousse. La SF et l'auxiliaire puéricultrice m'encouragent bien. Je fais de longues poussées. Elles rigolent de voir que je suis forte en apnée et disent que je fais du très bon travail. Patrick me soutient la nuque pendant les poussées. Je n'ai pas chaud, donc pas besoin du brumisateur. Pas de cri non plus (dans l'après-midi, j'avais entendu une femme hurler en accouchant, ça m'avait fait froid dans le dos).
Et voilà !!! à 5h24, Quentin arrive sans encombre. C'est un beau bébé de 3kg715. On ne s'attendait pas à un tel poids. Si j'étais arrivée à terme il aurait sûrement fait 4kg et quelques.
Après l'avoir débarbouillé un peu, la SF me le pose sur moi pour un peau à peau de 2h. Quentin en profitera pour commencer à téter. Il a bien compris le principe apparemment. Nous sommes vraiment comblés et émus. Mais je suis tellement fatiguée après ces 22h de travail, que je n'arrive pas à pleurer. Pourtant je réalise bien que c'est un merveilleux moment. Patrick, lui, verse quelques larmes, et met ça sur le dos des produits chimiques utilisés dans les vignes (mais bien sûr...).
Voilà le récit de ses 2 jours intenses en émotions !!!
Comme vous le savez, Quentin a voulu faire notre connaissance avec un peu d'avance.
Voilà comment ça s'est passé...
J'avais passé une assez bonne nuit comparée aux nuits précédentes. J'avais d'ailleurs dit a Patrick que j'étais contente parce que je n'avais plus mal aux côtes. Mon homme est parti à 5h15. A partir de ce moment, j'ai commencé à sentir des douleurs dans le bas ventre. Je me force a rester au lit et me lève à 7h. C'est là que je me rends compte que je perds un peu de sang. Pas beaucoup, mais juste de quoi m'inquiéter un peu.
J'appelle Patrick pour lui que je crois que c'est LE moment. Vu qu'il travaille à 50 km de chez nous ce jour là , j'appelle le SAMU pour qu'il vienne me chercher. Au bout de 30 minutes, les pompiers arrivent (ils ne trouvaient pas l'adresse). Ils sont super sympa, on plaisante ensemble, car bizarrement, je ne stresse pas vraiment.
A la maternité, Patrick m'a rejoint. Il a les valises dans le coffre de la voiture (d'où l'intérêt de bien prévoir à l'avance).
Une sage-femme me prend en charge. Elle m'installe dans une salle à 8h30 et m'osculte.
Verdict : ma poche des eaux s'est fissurée et mon col est à un doigt. Elle me place sous monito (mon 1er depuis le début de la grossesse) pendant près de 2h30 (VOIR PHOTO). Dieu que c'est long... TROP long ! Elle constate que les contractions sont bien régulières à 5 minutes. Je ne les sens pas toutes, peut être 1 sur 4. Je suis ensuite installée dans une chambre double provisoire (le temps qu'une chambre individuelle se libère). Patrick rentre à la maison prendre une douche (et oui, il avait commencé à travailler dans ses vignes le matin). Je me retrouve devant mon plateau repas à 12h30 (purée-saumon plein d'arêtes = pratique entre 2 contractions). J'arrive a faire une sieste jusqu'à 14h30. Les contractions ne me font pas vraiment mal encore, donc j'arrive facilement à dormir.
Patrick revient et je suis installée dans ma chambre individuelle. On m'osculte vers 17h30 : la poisse, le col n'a pas bougé. En fait les contractions n'ont aucun effet sur mon col. Nouveau monito pendant 1h. Patrick retourne un peu à la maison.
Vers 21h, les contractions sont de + en + douloureuses, mais je gère avec les exercices de respiration. La sage femme est d'ailleurs étonnée de ma résistance à la douleur. Mais c'est vite dit car, alors que j'étais sur mon swiss ball en train de faire des mouvements pour calmer la douleur, j'ai ressenti un petit « crac », et là ... la flaque sur mon ballon. La poche des eaux s'est « enfin » complètement rompue.
A partir de là , les contractions font bien mal.
A 23h, col ouvert à 2 doigts. Je demande à la sage femme s'il n'y a pas un moyen de calmer cela, parce qu'avec une ouverture de col aussi lente, il allait me falloir beaucoup de courage pour supporter ça.
Elle me propose un bain dans une eau à 38°. J'accepte et y reste 1h05 (je n'aurais pas pu y rester + longtemps à cause de la chaleur). Je commençais à avoir du mal a retenir mes larmes.
