Je regardais tranquillement "Plus Belle la vie" allongée sur mon lit lorsque j'ai entendu un "Clac" et comme une galipette s'opérer dans mon ventre.
Du coup, j'appelle sereinement Michaël pour le prévenir car là : perte des eaux à 20h30, saut périlleux pour descendre au plus vite de mon lit et marathon jusqu'à la baignoire pour attendre que le plus gros coule et prendre une douche me faisant rater la fin de mon épisode lol.
Une fois la douche terminée, j'appelle ma mère en catastrophe pour garder Amy (heureusement que j'avais laissé des vêtements chez elle au cas où et préparé à l'avance son sac à langer) qui étais chez une amie sur la route de l'hopital de Cholet donc pas de détour pour l'emmener. Tout ça se goupille super bien, on est ravis... du stress en moins.
Durant le trajet, je ressens trois pauvres contractions et quand on arrive à la maternité à 21h30, l'aide soignante rigole en me disant "ah vous, vous n'avez pas de contractions, ça se lit sur votre tête" ! Et oui ma belle, tout est cool !!!! "Pourvu que ça dure !"
Du coup, moi je me dis que mon col est loin d'être dilaté et que nous resterons sur place un bon moment avant que monsieur Evan ne pointe le bout de son nez.
GRAVE ERREUR ! La sage-femme qui m'osculte me dit "Vous êtes dilatée à 5 cm, on file directement en salle d'accouchement" Et là à moi de rétorquer aussi sec "JE VEUX LA PERIDURALE" !!!!
Au moment où nous entrons dans la salle, il est 22h15 et on me pose la péridurale à 22h40 : que du bonheur surtout que je ne sentais pas trop mes contractions. L'anesthésiste m'a même dit "si tous les accouchements se passaient comme le vôtre, je suis certaine qu'il y aurait bien moins d'appréhension de la part des futurs parents !"
Seulement, vers 00h15 je rigole déjà beaucoup moins car le bébé commence à pousser et là , je sens bien la douleur malgrè l'anesthésie.
A 00h30 l'expulsion commence et je douille à mort tellement le bébé est "gros"... même les sage-femmes ont mal pour moi et décide de me faire une épisio pour m'aider.
Heureusement, à 00h57 on me pose mon petit boudha sur le ventre (qui n'a pas eu de forceps ou autre pour arriver) car je commençais à ne plus avoir de force et surtout de souffle pour pousser mais on oublie tout dès qu'il pose les yeux sur nous.
Voilà comment s'est déroulé les évenements de la nuit pour laisser place à notre second bonheur.
