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Message de ma soeur ! L’accouchement…
Ce petit billet est aujourd’hui destiné à toutes celles qui n’ont pas pu donner la vie dans le vrai sens du terme. Je vais vous faire une histoire courte, mais c’est bel et bien la mienne et je tiens à vous la partager, car il n’y a pas de faute à accoucher par césarienne.
Oui, j’ai accouché, 2 fois! Non pas par voies naturelles, mais bien par césarienne. Oh! Comme je me suis sentie coupable! Je n’arrivait pas à faire ce qui était censé être la chose la plus naturelle au monde : donner la vie!
Lors de mon premier accouchement, en octobre 2001, tout se passait à merveille. L’accouchement suivait son cours normal, jusqu’à ce que le cœur du bébé se mette à descendre anormalement. Il battait à 80 coups par minute. C’était très inquiétant. Le gynécologue semblait nerveux mais sans plus. Il ne voulait sûrement pas nous inquiéter. Un moment donné, il a tendu une pile de papier à mon conjoint, pour qu’il signe dans le bas d’une page. Il lui a dit : « Signe, sinon tu repars tout seul ». Là , on a commencé à se rendre compte que le bébé était en danger.
Ils nous ont laissé tout seuls quelques minutes pour qu’on puisse discuter, mais c’était la seule chose à faire. Alors, le processus s’est enclenché. C’était comme si on venait de me donner une claque en pleine face. L’accouchement rêvé, idéal, tournait au cauchemar : On allait me faire une césarienne! NON!
Quelques minutes plus tard, Thierry était contre ma joue, car mes bras étaient attachés sur la civière, mais j’ai alors compris que c’était la seule et unique chose à faire. Et s’ensuivit une longue période de culpabilisation éprouvante.
J’ai fait un bon bout de chemin depuis ce temps-là , et j’ai aussi eu ma fille de la même manière. Si on m’avait averti que mon bassin ne laissait pas de place pour un bébé, qu’il était trop étroit, je me serait faite à l’idée dès le premier accouchement.
Somme toute, dites-vous qu’il n’y a pas de faute à accoucher par césarienne, et que le meilleur de nous-même on le donne à nos enfants jour après jour, semaine après semaine.
Si j’ai voulu partager ma tranche de vie avec vous aujourd’hui, c’est qu’il faut arrêter de se sentir coupable pour rien. Posez-vous alors cette question : Jusqu’où j’irais pour sauver la vie de mon enfant? Certaines d’entre vous répondraient l’impossible. Alors, pourquoi pas une césarienne?
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Pour ma part le bébé ne souffrait pas .. il était tout simplement trop gros pour passer dans mon petit bassin ! donc apres 24 h et un debut de temperature on a passé a la cesarienne .. non sans douleurs car j'ai tout senti et j'ai surtout crié ! mais bon ! je ne me sens pas une mauvaise mere pour autant !
Message déposé le 04.06.2009 à 17:16 - Commentaires (0)
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