On me remonte, on passe devant la salle des consultations obstétriques et les gens me regardent, je pleure toujours. J'arrive dans ma chambre où il y a mon mari, ma mère et ma belle mère. Mon mari a une petite tête, je vois qu'il n'est pas bien.
On m'amène mes bébés et on me donne mon fils pour que je fasse du peau à peau avec lui avant son départ. On m'explique qu'Hugo par à Libourne (60km) car il n'y a pas de place à Bordeaux.
La famille proche arrive pour voir nos petits amours, leur présence permet de nous changer les idées mais surtout de ne pas craquer.
Le samu arrive, la couveuse est impressionnante, et le médecin urgentiste me prends mon fils, à partir de ce moments là mes sentiments sont anesthésiés.
Mon mari suit Hugo et passe le début de la nuit avec lui. De mon côté je l'attends, je ne peux pas dormir, je ne suis pas bien, je vomis partout.
Quand mon mari revient, il me ramène une photo d'Hugo, je suis contente. Il m'explique que son état de santé est bon malgré son petit pois, c'est un bébé hypotrophique.
Les prochains jours, je ne réponds plus au téléphone car je ne veux pas en parler pour ne pas craquer. Je me suis un peu coupé du monde, je ne donne aucune nouvelle à mes ami(e)s et je ne réponds à aucun de leur message. Mon mari passe toutes ses nuits avec moi car nous devons rester ensemble, c'est trop dur...
La suite vous la connaissez car Christophe l'a déjà raconté.
