Le Blog de Missmau et Luomo

J+4951

Missmau, 39 ans
Luomo, 45 ans
Nous sommes un couple franco-italien, ensemble depuis mai 2009, pacsés depuis mai 2011, et aujourd'hui pour la première fois sur le chemin de la parentalité...

Séréna est née prématurément le 22 novembre 2012 avec deux mois d'avance. Après un séjour de trois semaines et un jour en néonatologie, elle a rejoint notre nid douillet le 14 décembre 2012.



Mon quotidien
Rien ne va plus, les jeux sont faits...
My first, my last, my everything
On s'en sort...
On ne nait pas mère, on le devient*
La bonne surprise d'hier...
Cardiologue 1 - Allaitement 0
Mon cardiologue, le troisième homme de ma vie... après Andrea et après Gygy !
Des nouvelles du front
Point à 33 SA +3... ou comment je me transforme en Bibendum !
Début 32ème SG
Encore du glam'... On ne change pas une équipe qui gagne !
31ème SG - Début 8ème mois
Plus ça va et moins ça va
Ma nouvelle nuit de folaïïïe
Des vraies bonnes nouvelles
J-75
29ème SG
Toutes premières fois
27ème SG
Sommeil et grossesse

Les Présentations
Séréna Anne Juliette
Et au fait...
Les présentations

Mes rendez-vous
Thérapie Post Partum (TPP) - Acte 1
Premier rdv sage-femme pour rééducation périnéale
Debriefing rdv gastro-pédiatre
Debriefing rdv pédiatre 1er février
Le coeur a ses raisons...
Le coup de la panne...
Ostéo pour Séréna - Acte 1 et doigts croisés
Pédiatre premier round... Victoire Séréna !
Debriefing visite prénatale de lundi matin... qui n'est toujours pas terminée !!
Préparation à la naissance et à la parentalité / Acte 2
Debriefing rendez-vous avec sage-femme de la maternité
Debriefing rencontre avec assistante maternelle
Préparation à la naissance et à la parentalité
Debriefing visite prénatale

Les échographies
Echographie 3ème trimestre 32 SA
Echographie intermédiaire SG 27

Les achats
Le colis du jour...
De retour d'Italie...
Babymoov
Le gros morceau...
La liste de naissance
Et ça continue !
Premiers cadeaux pour notre puce

La chambre de bébé
La chambre de Séréna - 3/3
La chambre de Séréna - 2/3
La chambre de Séréna - 1/3

Le jour J
14 décembre 2012... Le premier jour du reste de ma vie
Le jour J... suite et fin
Le retour à la maison... Début d'une nouvelle vie

Divers
Comment capter l'attention d'un enfant ?
Clap de fin
ANGE OU DEMON ?
QUAND LE DOUTE S'INSTALLE...
COMBIEN DE TEMPS ?
LA TIRADE DU COUP DE MOU
This is the end...
Comment ça va ?
Lettre à notre fille
Preum's
La dépression post partum : à évoquer avec précaution
22 mai 2013
Quand te reverrai-je, pays merveilleux...
En voiture Simone...
De retour de Ritalie
A l'attaque
Voilà, c'est fini
2 mai 2012
Et si on lisait un peu ?
Grrrrrrrrrrrrrrrr suite (et fin j'espère)
Les ravages de Go*gle
Grrrrrrrrrrrrrrrr
Auguri bellissimo <3
On s'adopte, on s'adapte
Les (bonnes) surprises, ce n'est pas que dans les Kinder !
A votre avis Mesdames !
Réveils nocturnes
5 mois, des carottes, des pommes et des nounous
Debriefing rdv pédiatre 18 avril
Money money money
J-19
Et la PE alors ?
14 avril 2012
Non mais allô ! T'es dans le Loiret au mois d'avril et t'as pas d'après-skis !
Les miracles existent (comme les comptes en Suisse !)
J-1 avant le grand saut
Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 3
Pâques, c'est fait...
Nous y voilà...
Entre ciel et Terre
Ma grossesse en mode glop... Chapitre 2
Diversification alimentaire
Quand ça va bien, rien à dire !
Notre nénette est sur le ternet !!
Cours de portage en écharpe
Belles nuits, douces nuits...
I'm back
Des bonnes nouvelles...
Le break
C'est le bordel !
Picoba
One more time
Deuxième rdv sage-femme pour rééducation périnéale
Joyeux trimiversaire ma princesse !
Kill Bill
Okay !
Un pas en avant, trois pas en arrière...
Le dilemne de la reprise
Point à J+3 après pédiatre n°2
Dodo ou bibi ?
Vive la CAF !
Cauchemar en layette... Point pédiatre
Cauchemar en layette
Le pied...
Gumilk ... C'est kloug ?
Un jour sans fin
La quête du graal : la nounou de nos rêves... Suite et fin
Elle a tout d'une grande...
Point ouin ouin
La reprise
Action réaction
Bienvenue en enfer
Mes réponses à vos commentaires
Je craque...
Un vendredi de folie
HB to me
DPA
La quête du graal : la nounou de nos rêves... Acte 2
Point caca du jour (après tout, appelons un chat un chat)
La cruche de service...
A la recherche de la super nanny
C'était trop beau...
Point pleurs nocturnes de Séréna
L'est où la notice ?
La bonne année la bonne santé
2012 c'est fait... What else ?
L.O.V.E.
La crête que tout le monde envie !!
C'est encore pour un sondage...
Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 2
C'est pour un sondage...
Ma grossesse en mode glop... Chapitre 1
Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 1
Mes chers voisins
Le prénom... Suite et fin ?
Et après ?
La quête du graal : la nounou de nos rêves...
La déco
Le prénom
25 SG de profil
25 SG de face


Comment capter l'attention d'un enfant ?
Je viens ici vous demander des conseils. J'aurais pu faire un post sur FB mais cela aurait été trop long.

Ma fille Serena, bientôt 3 ans, a toujours été, dans l'ensemble, une enfant facile à vivre.

Mais depuis quelque temps, son caractère s'affirme, ce qui est très sain, mais aussi épuisant et parfois déroutant. Depuis trois jours, en particulier, elle est particulièrement difficile, cherchant sans cesse le conflit. Alors que les repas se sont toujours bien passés jusqu'à présent, maintenant elle fait la difficile, joue avec la nourriture etc. Elle refuse par ailleurs de prendre le bain et hurle comme si je la torturais quand je la lave (car je suis bien obligée de la laver !).

Laissez moi développer un peu le contexte dans lequel cet épisode de rébellion se déroule. Nous attaquons notre quatrième semaine de vacances ensemble. Depuis le congé maternité, je n'avais jamais passé autant de temps d'affilée avec elle. Pour la grosse bosseuse que je suis, cette semaine de congés est celle de trop, je l'avoue sans honte aucune, même avec tout l'amour que je porte à ma fille, j'ai besoin de mon travail pour être équilibrée, pour me sentir intellectuellement active et pour avoir une bonne qualité de sommeil, tout ce qui me manque depuis deux semaines maintenant.

Le papa et moi sommes en train de nous séparer. Certes, pour des raisons pratiques, nous vivons toujours sous le même toit, en nous efforçant de n'afficher aucune tension devant elle, en préservant nos repas en commun. Mais j'ai la sensation qu'il se détache de sa fille. Quand il n'est pas au travail, il ne joue plus avec elle, il ne prend aucune initiative pour la distraire. Est-ce qu'il se prépare à être séparée d'elle, dans le cas où il déciderait de repartir dans son pays d'origine, l'Italie ? Toujours est-il qu'en plus d'être démissionnaire par rapport à sa fille, il l'est aussi à la maison. Il ne fait absolument plus rien et je gère donc tout le quotidien et je suis épuisée.

Je suis amère aussi car mes parents, qui s'étaient engagés avant les vacances à la prendre en garde au moins une semaine, ne l'ont prise finalement que deux jours, trop occupés à vaquer à leurs activités de retraités. Je n'ai donc eu aucun temps mort durant ces quatre semaines où nous sommes restées à la maison.

Je suis amère car lorsque nous vivions à 1 000 km de chez mes parents et que nous envisagions de revenir près d'eux, ils s'étaient engagés à "sacrifier" de leurs loisirs pour s'occuper de leur petite fille qui leur manquait tant. Par exemple ma mère m'avait dit qu'elle la prendrait le mercredi après-midi, après l'école. Aujourd'hui, à une semaine de la rentrée, il n'en est plus question ! Je devrai donc mettre ma fille au centre aéré. Ce n'est pas le bagne hein, mais elle sera en collectivité tous les jours de 8h le matin à 18h30 le soir et tant pour son bien-être que pour mes finances de future maman solo, j'aurais apprécié de pouvoir me reposer un peu plus sur ma famille.

Enfin bref, pour revenir à ma question initiale, celle en titre de ce post... Lorsque Serena a un comportement inapproprié et que je souhaite lui expliquer en quoi ce qu'elle dit ou fait n'est pas convenable, que ce soit son père ou moi, il nous est impossible de capter son attention. Elle n'écoute pas, le regard est fuyant, même lorsque nous la tenons, elle parle d'autre chose et sourit. J'ai l'impression qu'elle ne nous prend pas au sérieux et cela me met hors de moi. Il n'y a que si j'élève vraiment la voix qu'elle commence un peu à se calmer, mais je déteste en arriver là.

Je ne sais plus non plus comment la punir. Le coin, elle ne s'y tient debout que si je la tiens, moi, et n'y reste pas. La chambre, elle y joue et je ne peux pas retirer les jouets avant chaque punition ! Et elle n'y reste pas non plus. La chaise, c'est pareil.

Alors ma question est la suivante : comment faire pour capter son attention d'une part, et trouver la "bonne" formule pour qu'elle comprenne qu'elle a mal agi d'autre part ?

Moi qui lui ai toujours évité l'écran de télé, j'avoue que mon seul salut, en ce moment, sont les "zouzous" du matin et babytv ! Au moins, en regardant ses dessins animés, elle se tient tranquille et je peux respirer un peu (écrire par exemple, prendre une bonne douche, cuisiner etc...). J'ai l'impression d'être une mère indigne !

J'espère vraiment que vous m'aiderez car je suis désarçonnée et cette situation de tension permanente m'use littéralement. J'ai bien conscience que plein d'autres mamans connaissent ces passages délicats, que quand je me compare je me rends compte que ma fille est plutôt "calme". Mais le contexte actuel, que je vous ai expliqué, et qui fait que je n'ai aucun réconfort par ailleurs, qu'il s'agisse du papa ou de la famille, j'ai parfois envie de baisser les bras et de la laisser agir comme elle l'entend.

Merci par avance à vous.

Message déposé le 26.08.2015 à 08:43 - Commentaires (6)


Clap de fin
Ce 6 août 2015, notre fille étant en vacances chez ses grand-parents, j'ai jeté l'éponge.

J'ai annoncé à Luomo que je ne voyais pas d'autre issue pour nous que la séparation, que de mon côté les sentiments se sont envolés après deux années de bataille pour lui faire relever la tête et éviter qu'il ne sombre.

Depuis notre emménagement, début juillet, nous avions atteint un point de non retour. Nous nous évitions presque. Pour ma part, je ne parvenais plus à faire le moindre projet avec lui, ne serait-ce qu'une sortie, un voyage...

Evidemment, l'annonce a été difficile et il l'a très mal pris. Toutefois il ne s'est pas battu pour tenter de me faire revenir sur ma décision. Il ne se bat jamais, il subit, c'est une des choses que je lui reproche, et je savais qu'il en serait encore ainsi. Je suis restée calme, je l'ai assuré de ma présence et de mon aide. Il est le père de notre fille et il me semble essentiel que nous continuions à partager son éducation en entretenant les meilleures relations possibles. Il semble en phase avec moi sur ce point. Il va nous falloir maintenant discuter de la garde, qu'il ne semble pas vouloir réclamer, sauf si des personnes mal intentionnées de son entourage ne lui bourrent le cerveau, ce qui pourrait arriver vu qu'il est fragile psychologiquement et très influençable.

Je lui ai dit de prendre le temps qu'il faut pour réfléchir à la suite. Il est déraciné, alors va-t-il choisir de rester auprès de nous et ainsi profiter de notre fille autant que possible ? Il clame qu'il n'a personne ici. Je l'ai assuré que ma famille et moi-même n'avons nullement l'intention de le laisser tomber et sommes prêts à l'aider autant que possible. Va-t-il choisir de repartir en Italie, auquel cas il devra quitter son emploi et sera donc sans ressources et loin de sa fille ? Je lui ai conseillé de bien prendre le temps de la réflexion.

J'ai estimé qu'il valait mieux nous séparer maintenant afin d'éviter toute situation qui pourrait ensuite générer du conflit, du style tromperie. Car là était ma crainte, après tout n'est-ce pas le danger qui guette après tant de temps sans tendresse et sans câlin ?

Depuis hier je m'en prends plein la tête, par lui qui ne comprend pas, qui est dans le déni le plus total par rapport à son mal être. D'après lui je n'ai fait aucun effort pour sauver notre couple. J'aurais même prémédité notre retour auprès des miens pour mieux le larguer ensuite. C'est ce que pensent aussi beaucoup de ses proches. Cruella est mon deuxième prénom. Heureusement, ma famille et mes amis proches me soutiennent.

Ce matin je suis allée consulter mon acupuncteur afin qu'il me décoince mon dos qui ne répondait plus depuis hier. Il m'a aussi fait une séance de relaxation. J'ai pleuré alors que jusque là j'avais retenu mes larmes. J'ai tellement mûri cette décision que je l'assume totalement. Pour autant, c'est terrible de faire souffrir et je le vis mal.

Mon médecin a salué mon courage pour avoir pris cette décision, pour ne pas m'être enfermée dans une vie de couple ennuyeuse mais confortable. Il a bien senti toute la culpabilité qui me ronge et m'a demandé de ne pas la laisser m'envahir. Il m'a assuré qu'il vaut mieux, pour un enfant, vivre avec des parents séparés plutôt que d'avoir au quotidien sous les yeux la vision d'un couple qui ne s'entend plus, qui ne se parle plus, qui ne s'embrasse plus, au risque que l'enfant devenu adulte reproduise le même schéma dans sa vie future.

En tant qu'enfant de divorcés, je m'étais promis de ne jamais faire vivre pareille situation à mon enfant. Alors oui, je vis cette épreuve comme un échec personnel. Mais je - et j'espère nous - suis déterminée à préserver au maximum la plus belle preuve de l'amour que nous avons engendrée : notre fille.

Pour l'instant nous vivons sous le même toit, le temps de prendre nos dispositions. Ensuite il va nous falloir construire une nouvelle vie. Me voilà maman solo. Je vais chercher un appartement pour Serena et moi, plus proche de mon travail. Serena a su faire preuve depuis un an, depuis notre départ de Nice, d'une incroyable capacité d'adaptation et je ne doute pas qu'il en sera encore ainsi. Je suis décidée à lui parler autant qu'il le faudra afin de la rassurer sur le fait que ce changement de vie ne remettra jamais en question tout l'amour que son père et moi lui portons.
Message déposé le 07.08.2015 à 18:12 - Commentaires (6)


ANGE OU DEMON ?
A 22 mois et demi, ma fille débute la fameuse "crise des 2 ans". J'en avais entendu parler, j'espérais y échapper, mais que nenni.

Le souci, c'est que je n'étais absolument pas préparée et qu'en l'espace de quelques jours seulement, mon petit ange s'est transformé en démon.

Et je ne sais pas comment gérer.

Elle ne supporte plus que je la touche, et donc le moindre soin, comme le changement de couche, le nettoyage du visage etc, se transforme en combat.

Les couchers et levers tout sourire ne sont plus qu'un lointain souvenir alors que la semaine dernière encore, ils étaient quotidiens. Désormais les sourires ont laissé place aux hurlements.

Alors c'est vrai que depuis ce week-end, elle est patraque. Elle a une rhino. Le médecin a eu beau me dire que ce n'était pas du tout lié à une poussée dentaire, je persiste et signe en affirmant que ses molaires doivent quand même la chatouiller car elle mordille tout ce qu'elle trouve, elle m'a fait des selles molles la semaine dernière et parfois elle bavouille. Alors même si je ne suis pas docteur, je commence à connaître un peu ma fille.

N'empêche. Lorsqu'elle est avec ses mamies, papis, sa tata, la nounou, elle est un petit ange. Dès que j'arrive dans les parages pour reprendre la main, elle me repousse. A tous elle fait des câlins, pas à moi.

Mon cœur de maman souffre. Je sais que c'est normal, que cela ne remet pas en question l'amour qu'elle me porte. Mais j'ai mal, je pleure beaucoup, je craque.

J'aimerais tant que le papa soit avec nous.

Justement, ce matin je discutais avec la nounou qui garde ma fille un jour par semaine. Je lui parlais de cette phase d'opposition. La nounou m'expliquait qu'il est "naturel" que Serena s'en prenne à moi puisque en ce moment je suis sa seule "autorité" référente. Je joue le rôle du papa et de la maman, elle n'a personne d'autre à "persécuter". Elle est aussi sans doute perturbée par le fait que nous sommes tout le temps ensemble, ce qui n'était pas le cas avant puisque je travaillais.

Du coup, au lieu de la mettre une journée par semaine chez la nounou, pas suffisant que je pense pour qu'elle se change les idées et qu'elle se sociabilise avec les autres enfants, elle ira désormais trois demi-journées par semaine, des matinées puisqu'elle ne dort plus le matin.
Nous adopterons ce rythme jusqu'à ce que le papa nous rejoigne définitivement sur notre nouveau lieu de vie. Si tout va bien, le rapprochement familial devrait avoir lieu au plus tard pour l'anniversaire de notre fille, le 22 novembre.

J'ai hâte ! Mon homme me manque cruellement, douloureusement. C'est comme si j'étais amputée d'un bout de moi. Pas de doute sur le fait qu'une bonne séparation comme celle-ci remet les sentiments en place ! Il est désormais évident que je ne peux pas vivre sans lui.

En attendant, il vient passer ce week-end avec nous, après un mois et demi sans avoir vu sa fille et plus d'un mois sans m'avoir vue. Trois jours pour nous retrouver, en espérant que Serena sera en forme et plutôt angélique que démoniaque !

Pour le reste, rien ne bouge et cet immobilisme m'use à petit feu. Aucune nouvelle côté boulot pour moi, ce n'est pas faute de chercher. Mais à 40 ans, j'appartiens désormais à la catégorie "surdimensionnée", autrement dit "périmée" quoi !! Or exercer une activité professionnelle est indispensable à mon équilibre. Le métier de mère au foyer n'est définitivement pas fait pour moi et dans le contexte actuel, les moments de plaisir à la maison sont rares, d'autant qu'avec la météo pourrie depuis le début de cette semaine, nous ne pouvons pas trop sortir.

Parfois je me dis : "vivement que je rebosse" ou "vivement que Serena aille chez la nounou". Ca me fait honte mais c'est la vérité. La fusion m'étouffe, cela a toujours été le cas. J'ai besoin de manque pour mieux aimer. On ne peut pas refouler ce qu'on est et tant pis si mes propos peuvent choquer. Encore une fois j'ai tendance à dire tout haut ce que certaines pensent tout bas sans oser l'avouer.
Notre appartement à Nice n'est toujours pas vendu, là aussi ça me mine parce que si nous nous retrouvons mon homme et moi au chômage tous les deux durant une période, nous aurons alors du mal à payer nos charges. Heureusement que mes parents nous hébergent gentiment et gracieusement et même si cette promiscuité est parfois étouffante et difficile, je ne les remercierai jamais assez.

Enfin voilà. Cette transition vers notre nouvelle vie est plus longue et plus éprouvante que je ne l'aurais imaginé.

Si vous avez des solutions pour affronter au mieux cette crise d'opposition de ma fille, je suis preneuse...


Message déposé le 08.10.2014 à 11:24 - Commentaires (4)


QUAND LE DOUTE S'INSTALLE...
Me voilà habitant depuis un mois dans le Loiret, avec ma petite qui s'éclate à la campagne et s'émerveille des découvertes de la nature. Au moins un élément de satisfaction.

Aujourd'hui elle passe sa première journée complète chez sa nouvelle nounou alors j'ai enfin du temps pour écrire un long article. J'en suis ravie car j'ai vraiment besoin de vider mon sac trop plein qui est sur le point d'exploser.

Andrea nous a accompagnés pendant 10 jours dans le Loiret puis il est reparti le 22 août pour veiller sa mère, dont l'état s'est dégradé très rapidement durant la deuxième quinzaine d'août. Je l'ai d'ailleurs accompagné avant mon départ dans le Loiret, afin de lui dire adieu, car je savais au fond de moi que je ne la reverrai plus.

Elle nous a finalement quittés le 2 septembre. Un mal pour un bien car depuis plusieurs jours elle souffrait énormément, elle était à son domicile et ses enfants assistaient, impuissants, à son déclin.

Je suis donc descendue en Italie pendant 5 jours début septembre pour les obsèques et pour assister Andrea et sa sœur dans ce moment délicat.

Andrea me manque cruellement. Je suis tellement inquiète pour lui. Il est retourné au travail totalement démotivé, n'attendant qu'une chose : la date de rupture de son contrat de travail. Le recrutement de son remplaçant, condition sinequanone pour engager la procédure de rupture conventionnelle, n'a pas vraiment avancé. Il s'est donné pour objectif ultime d'être définitivement parmi nous le 22 novembre, pour l'anniversaire de notre fille. Espérons que ce souhait se réalise.

En attendant, il montera nous voir le week-end du 12 octobre, pendant trois jours.

Encore un mois à attendre. Une chose est certaine, c'est qu'une telle séparation, assortie d'un contexte difficile, remet les idées et les sentiments en place ! Plus aucun doute sur l'amour qui nous unit, au vu de cette succession d'épreuves que nous traversons depuis un an, coude à coude. Certes elles laissent des traces, mais au moins notre projet de vie reste le même : réunir notre famille au plus vite et faire en sorte d'améliorer nos conditions de vie au quotidien.

Je me découvre jalouse comme une tigresse, alors que je ne l'ai jamais été. Pourquoi ? Je vous explique.

Début août, prise d'une irrépressible intuition négative, j'ai jeté un œil au portable d'Andrea. J'y ai trouvé des messages on ne peut plus équivoques de la femme d'un ami de sa sœur (qui vit en Italie). Ces messages étaient restés sans réponse, mais ils étaient là, sous mes yeux.

Flashback : ce samedi 17 décembre 2011 au matin, Andrea est parti faire du vélo avec une de ses amies. Je trouve son portable à la maison. Il l'a oublié. Je sais qu'il va le chercher partout alors je veux le prévenir qu'il l'a oublié, mais je n'ai pas le numéro de son amie dans mon téléphone. Je prends donc le sien, que je ne sais pas utiliser vu que je suis nulle avec les nouvelles technologies. Je tombe alors sur un échange de sms très chauds qu'il a avec une fille que je connais. Je suis prise de nausée, la terre s'effondre sous mes pieds, je vacille.

Nous abordons alors une phase délicate. 1 an et demi d'essai bébé vains, nous venons tous deux de subir tout un tas d'examens tous plus désagréables les uns que les autres pour entrer en PMA, notre premier rendez-vous au centre étant prévu quelques jours plus tard.

Sous le choc, ne sachant comment réagir, j'appelle une vieille amie, en larmes. Elle me conseille de ne pas prendre de décision à la hâte, d'en parler avec lui, de désamorcer.

Lorsqu'il rentre, je lui dis qu'il a oublié son portable. Il me voit décomposée et il comprend. Je lui fais part de ma découverte. Il m'assure tout d'abord qu'il n'est pas allé plus loin que les sms. Pour lui il s'agit de taquinerie, rien d'autre, aucune intention malsaine derrière.

C'est vrai qu'il est taquin avec les femmes, et qu'il l'est sans arrière-pensée. C'est une sorte "d'italian way to be", c'est très lié à sa culture.

Le problème d'Andrea, c'est qu'il n'a absolument pas conscience qu'il est un "beau" mec (et ce n'est pas parce que c'est le mien que je le dis, c'est un fait !!). Du coup il considère la séduction comme un jeu, sauf que la fille en face peut, elle, prendre ce comportement au sérieux et se mettre en mode loveuse. C'était présentement le cas : la fille en question, célibataire, plutôt quelconque, a pensé qu'il allait vraiment devenir son amant et que peut-être elle vivrait avec lui une histoire d'amour.

Je lui explique qu'en se comportant ainsi, il peut non seulement compromettre notre couple mais faire souffrir l'autre aussi. Culturel ou pas, je suis profondément blessée, la confiance que je lui accorde tout naturellement est fortement ébranlée. Je lui dis que je suis prête à clore l'incident, à lui donner une seconde chance, à condition que jamais cela ne se reproduise. Je lui explique qu'il me faudra du temps pour que la confiance revienne.

Je lui redemande s'il est certain de vouloir s'engager sur la voie de la PMA et donc, espérons le, de la parentalité, à mes côtés. J'insiste sur le fait que je ne pardonnerai pas une seconde fois, si seconde fois il y a.

Il est en larmes, il se confond en excuses, il me demande de lui pardonner, il me promet qu'il m'aime plus que tout, qu'il veut mener à bien notre projet bébé et finir sa vie avec moi.

Nous passons le week-end enlacés, je suis meurtrie. Il me faudra du temps pour m'en remettre, jusqu'à ce 2 mai 2012, jour où je découvrirai ma grossesse, et où dès lors la joie de cette nouvelle occultera le reste.

Alors ces messages, que j'ai lus début août, ont ravivé la douleur.

Comme il traversait alors une période de grand stress du fait de la maladie de sa mère, j'ai passé cette découverte sous silence. J'ai souffert dans mon coin. Lorsqu'il était en Italie et que je savais qu'il voyait cette femme lors de soirées ou d'apéros, j'avais le cœur qui saignait.

Lorsque je l'ai accompagné en Italie début septembre, cette femme et son mari sont venus prendre l'apéro. J'ai eu beaucoup de mal à ne rien laisser paraître. J'ai fait en sorte de ne jamais la laisser seule avec mon homme. Andrea a eu un comportement tout à fait normal, elle aussi.

Mais avec la séparation, je n'arrive pas à gérer la jalousie. Lorsque je le vois connecté longtemps et tard le soir à Whats*pp (application via laquelle elle lui a écrit ces messages), je ne peux m'empêcher de psychoter.

Après avoir passé plusieurs nuits blanches à me rendre malade, je lui ai lâché le morceau au téléphone. Je lui ai réexpliqué que je ne tolèrerai aucune ambiguïté dans son comportement, que je supporterai pas de revivre ce que j'ai vécu en cette fin d'année 2011. Je lui ai expliqué que je préfère qu'il me le dise s'il est sollicité par une femme, parce que je ne supporte pas ce qui m'est caché. Parce que cacher, c'est un peu mentir. Je lui ai dit enfin que dans ce genre de situation, je préfèrerais qu'il coupe court immédiatement en envoyant un message ferme demandant d'aller gentiment se rhabiller et de s'occuper de son mari plutôt que de lui.

Il m'a promis qu'elle n'avait pas renvoyé de message et que si elle le refaisait, il me le dirait et me dirait aussi ce qu'il lui répondra.

Il m'a déclaré : "j'ai attendu 40 ans pour rencontrer la femme de ma vie, tu crois que je foutrais tout en l'air pour une histoire de cul ?"

Nous avons pleuré et échangé sur les soucis que notre couple traverse depuis un an, sur le fait que notre vie intime en pâtit, nous avons fait le constat que nous aurons peut-être besoin d'engager une thérapie de couple pour retrouver la flamme. Nous sommes déterminés à y arriver, quoi qu'il en soit.

Il m'a demandé de lui faire confiance et je l'ai toujours fait alors je ne demande qu'une chose : que ça continue !

Mais quand le doute s'installe, la distance géographique n'aide pas à l'estomper, à le laisser enfermé dans sa cage. Bien au contraire, il ne fait qu'envahir mon esprit. Le fait de ne pas travailler n'arrange rien. A la maison, même à m'occuper de notre fille, il ne me laisse aucun répit.

Je ne me reconnais pas dans cette suspicion permanente. Je n'arrive pas à prendre de recul. En même temps je ne l'accable pas de mes soupçons car j'ai trop peur qu'il ne prenne ombrage de cette faille dans la confiance.

Mon intuition est telle que de toute façon, je le saurai s'il me ment.
Message déposé le 16.09.2014 à 12:03 - Commentaires (7)


COMBIEN DE TEMPS ?
Depuis ce matin je suis nauséeuse, patraque, j'ai un mauvais pressentiment.

L'attente a cessé à 17h26 : je n'ai pas été retenue pour le poste que je convoitais.

Un coup dur, car j'étais confiante à l'issue des deux entretiens qui se sont excellemment bien passés. Un peu trop peut-être ?

J'avais misé beaucoup sur ce poste : le début de notre nouvelle vie. Je devais être le moteur de ce renouveau, celle sur qui tout reposerait...

... encore une fois.

Alors je suis ébranlée, forcément.

J'ai l'impression que rien ne va plus, les jeux sont faits.

D'habitude je ne m'éternise pas, je me mets en mode Lorie "positive attitude" : si ce n'est pas ce poste là, c'est qu'un autre bien meilleur m'attend ailleurs.

Disons qu'il va me falloir un peu de temps pour rebondir face à cette déconvenue professionnelle, mais j'y arriverai, je l'ai toujours fait.

Avant cela, hier au soir, Andrea a appris de sa soeur que l'état de leur mère se dégrade très vite. D'un an, l'espérance de vie est passée à quelques mois, et nous ignorons dans quelles conditions. La maladie gagne du terrain, très vite, elle commence à ne plus être cohérente, est très fatiguée. Demain le collège des médecins se réunit sur son cas, pour décider s'il est utile ou pas de continuer les traitements, qui certes peuvent retarder un peu l'échéance fatale mais qui la fatiguent aussi énormément.

Nous allons lui rendre visite en famille ce week-end. J'appréhende tant ce moment. Sans doute la dernière fois que grand-mère et petite fille se verront... Et comme elle n'est pas au courant de son état, nous devrons faire bonne figure.

Pour l'instant je ne réalise pas. Je n'arrive pas à ressentir de compassion, ce qui est très surprenant vu qu'un petit oiseau blessé me fait normalement pleurer. Je n'ai jamais su faire face à la maladie, face à la mort, jamais su quoi dire, quoi faire.

Je me sens comme une merde, une ordure, une créature froide et insensible. Malgré cette tragédie, je n'arrive pas me rapprocher de mon homme, à le consoler, à le rassurer.

Il n'y a qu'ici que je peux exprimer ce désarroi, ce dégoût que j'ai de moi-même dans ces circonstances.

J'ai peur. Andrea a perdu son père voilà 7 ans et demi, il n'a toujours pas fait le deuil, c'est un sujet tabou, je sais à peine de quoi il est mort, il en pleure dès qu'on l'aborde.

Alors j'ai peur. Comment va-t-il gérer le départ inéluctable de sa mère ?

Lorsqu'il n'est pas au travail, il passe son temps au lit ou sur le canapé. A l'heure du déjeuner, il rentre pour dormir, il ne mange pas avec nous. Il est comme un zombie.

J'ai peur de le voir sombrer. J'ai peur de nous voir sombrer. J'ai peur de ne pas y arriver.

J'ai peur de ne pas parvenir à préserver notre fille de toutes ces turbulences.

Combien de temps vais-je pouvoir continuer à tout porter sur mes épaules ?
Message déposé le 29.07.2014 à 22:44 - Commentaires (6)


LA TIRADE DU COUP DE MOU
Me revoici après plus d'un an sans écrire...

Pourquoi ? Parce que j'ai un cruel besoin de vider mon sac. Je sais combien l'écriture parvient parfois à me soulager et vos commentaires à me rassurer.

Que s'est-il passé depuis un an ? La vie ne nous a pas épargnés. Depuis septembre 2013 chaque jour est une lutte.

ANDREA

Depuis septembre 2013, il se laisse cruellement aller.

Au niveau santé, il ne prend absolument pas soin de lui. Atteint de plusieurs bronchites successives, il attend à chaque fois plusieurs semaines avant d'aller consulter. Je lui rappelle qu'il a une fille, qu'il peut la contaminer, mais rien n'y fait. Et pendant ce temps là, comme pas mal d'hommes malades, il geint, se plaint, encore et toujours...

Au boulot, il subit un chef caractériel qui sème la terreur parmi les collaborateurs. Et comme il est d'un tempérament (trop) gentil, il ne demande rien, ne se rebelle pas et il en est venu à craindre son chef.

En novembre, j'ai pris les choses en mains, refait son CV, répondu à des offres pour lui, étant donné qu'il ne maîtrise pas très bien la langue française à l'écrit.

Il ne m'a jamais soutenu dans mes efforts pour le sortir de là. Alors que je passais plusieurs heures chaque week-end à candidater pour lui, en plus de toutes les tâches ménagères et de la petite à gérer, lui passait ses journées à comater sur le canapé. Et tout ce qu'il trouvait à me dire, c'est "de toute façon, si je suis convoqué pour un entretien, mon chef ne me laissera pas y aller".

Je me suis battue, contre vents et marées, pour tenter de le sortir de ce marasme... et pour lui faire réaliser qu'il était en train de tomber dans la dépression. En vain.

C'est dans ce contexte que j'ai eu 40 ans, dans l'indifférence générale...

COTE VIE SOCIALE

La solitude... Ici, à Nice, il est très difficile de créer du lien solide et durable. Tout est éphémère, superficiel.

Andrea, qui vit ici depuis bien plus longtemps que moi, avait bien quelques amis. Depuis la naissance de notre fille, ils se sont volatilisé.

J'ai cru crever du manque de ma famille. J'ai cru étouffer du manque de campagne. J'ai réalisé que je voulais pas offrir ce cadre de vie à ma fille.

COTE FINANCES

Nous avons raté notre entrée en matière immobilière. Nous avons acheté un bien qui était alors surcôté par rapport au marché, ce qu'évidemment, aveuglés par le coup de coeur et pressés par l'agent immobilier, nous n'avons pas vérifié. Les pigeons idéaux nous avons été !

Nous avons mal négocié notre frais, en tenant de notre situation au moment de l'achat, sans nous projeter et nous nous sommes vite retrouvés avec des mensualités de prêt bien trop élevées.

Nous vivons en plus une ville où le soleil se paie très cher, et n'avons pas de gros salaires.

Alors une fois que j'ai repris le boulot en 4/5ème, avec la nounou à payer, les fins de mois sont devenus très difficiles. Une fois les frais fixes, factures, essence et courses payés, nous étions déjà dans le rouge. Déjà que nous faisions très attention, là autant dire que nous avons totalement arrêté de nous faire plaisir, même à petit prix.

Du coup, nous nous sommes refermés sur nous-mêmes. Impossible de sortir puisque personne pour garder notre fille et pas moyen de payer une baby sitter.

La banque a commencé à nous harceler, de plus en plus, jusqu'à nous menacer d'interdiction bancaire. Il a fallu ravaler sa fierté et demander à quelques proches de nous aider, chose que je n'avais jamais fait par le passé.

COTE JOB

Après une reprise sur un nouveau poste en mai 2013, ma nouvelle chef a pris quelques mois avant de révéler son vrai visage : celui d'une perverse narcissique. J'ai été victime pendant presqu'un an de ses manipulations, de sa méchanceté gratuite, de ses remarques humiliantes. J'ai douté de mes compétences, alors que j'exerce le même métier depuis 20 ans et que mes précédents directeurs ne tarissent pas d'éloges à mon égard. J'ai vacillé sous ses coups, j'ai été très ébranlée par son manque de respect, j'ai été blessée par ses sanctions injustifiées.

Je n'ai pas été la seule. Deux collègues de ma direction sont partis en dépression en quelques mois, de solides gaillards, que jamais je n'aurais cru susceptibles de céder à ce point au mal-être.

J'ai tenté d'alerter la DRH de mon entreprise, qui m'a gentiment renvoyée dans mes embuts en m'indiquant que moi, petite assistante de direction, je ne peux rien contre une directrice, que c'est à moi de m'adapter à son tempérament "brut de décoffrage".

A force de me voir perdre mon légendaire sourire et ma joie de vivre, et alertés par d'autres collègues, les instances représentatives du personnel ont donc pris les choses à bras le corps...

LA DECISION

Fin février, lasse de me battre seule contre des moulins à vents, j'ai posé un deal entre les mains d'Andrea, puisque ce toute façon c'est l'ultime façon de le faire réagir.

Rien ne nous retenant à Nice, je lui ai fait part de mon souhait de retourner vivre dans le Loiret ou le Loir-et-Cher, près des miens, là où je suis née, où sont mes racines. Ce serait pour moi la seule façon de me réparer, de fuir ce quotidien que je ne supporte plus, et surtout d'offrir à notre fille une existence plus joyeuse, entourée de ses grands-parents, de la famille, qui évidemment nous soutiennent plus que jamais dans ce changement de vie et nous offriront l'hospitalité le temps qu'il faudra.

Je lui ai dit qu'évidemment, il s'agit d'un projet familial que je ne conçois pas sans lui. Je lui ai laissé le choix, de nous suivre ou pas, parce qu'après tout il est d'Italie et cela l'éloigne beaucoup de sa famille, de sa mère en particulier.

Il n'a pas hésité une seconde. Il a validé le projet et durant quelques semaines, nous avons été reboostés.

Nous avons commencé à postuler sur des offres d'emploi dans le Loiret et le Loir-et-Cher, surtout moi, car je n'avais plus le temps de le faire pour deux. L'objectif étant que l'un des deux décroche un CDI au plus vite pour concrétiser le départ.

Du côté de mon employeur, du fait de ce que je vivais, il a accepté de me faire une rupture conventionnelle. Du coup j'ai vite entrevu une date de fin de cette collaboration très pénible avec ma directrice, ce qui m'a permis de prendre du recul et de relativiser au quotidien.

Nous avons mis l'appartement en vente fin mars, mais face au marché de l'immobilier qui n'a fait que décliner depuis que nous avons acheté, soit il y a deux ans seulement, nous savons que nous allons vendre à perte. Tant pis, Nous préférons ne rien laisser derrière nous et nous savons aussi que nous pourrons nous loger bien mieux pour beaucoup moins cher là-haut.

ET MAINTENANT ?

Notre couple part à vau-l'eau. Je réalise que si Séréna n'était pas là, je n'aurais pas continué ainsi. Je suis lasse de lutter seule, de tout gérer. J'en assez d'avoir face à moi un homme qui courbe l'échine, qui ne prend aucune initiative, qui semble me craindre autant qu'il craint son patron, qui subit au lieu de se battre. J'ai besoin que mon homme m'épaule, qu'il m'aide, qu'il m'affronte aussi... et j'ai besoin de le désirer, ce qui n'est plus le cas.

J'ai également remarqué que nous ne sommes pas forcément en accord sur la façon d'éduquer notre fille et là, ça me fait peur. Il ne supporte pas quand j'élève la voix sauf que parfois, c'est nécessaire. J'essaie de trouver des méthodes alternatives, je me documente sur le sujet, j'attends aussi qu'il me fasse des propositions...

Et ce qui n'arrange rien, c'est que sa mère est tombée malade et que malheureusement, elle est condamnée. Ceci s'est ajouté à son état dépressif latent et il a continué à se laisser aller un peu plus, passant des soirées à pleurer.

Le point un peu positif c'est qu'enfin il a accepté d'en parler à son médecin, qu'il est allé voir pour une énième bronchite, et de se faire aider par des anti-dépresseurs parce qu'à un moment donné, il est impossible de tout supporter. Il a commencé le traitement depuis deux semaines donc les effets ne sont pas encore flagrants, j'espère que cela va l'aider à surmonter un peu mieux la période délicate qui s'annonce.

Par ailleurs, le médecin lui a prescrit une radio des poumons et des sinus, qu'il fera demain matin, par rapport aux bronchites récurrentes. Je voudrais vraiment qu'il se fasse mieux suivre désormais, d'autant que les antécédents familiaux de cancer pèsent sur lui.

Côté job, il a parlé à son chef de notre projet de départ. Il va pouvoir obtenir une rupture conventionnelle une fois que son chef lui aura trouvé un remplaçant. Le recrutement est en cours et nous espérons que la procédure sera vite enclenchée.

Pour ce qui me concerne j'ai arrêté de travailler le 25 juin, libérée du joug du démon qui m'a pourri la vie pendant un an.

Immédiatement je suis montée 15 jours dans le Loiret avec Séréna pour profiter de ma famille et surtout chercher du boulot. J'ai eu quelques entretiens dont deux pour un CDI à débuter en septembre, à Blois, pour lequel il me tarde d'avoir une réponse. Je croise les doigts car ce poste correspond vraiment à mes aspirations d'aujourd'hui : moins de pression, plus de liberté.

L'appartement n'est toujours pas vendu, malgré deux baisses de prix. Nous n'avons eu que trois visites. Et il y a deux jours, nous nous sommes fait voler nos deux vélos, qui étaient attachés avec chaine et cadenas, dans notre jardin. Donc je suis en mode saturation extrême.

Tant que nous ne l'aurons pas vendu, nous ne pourrons pas nous reloger sur place et serons dépendants de mes parents. Même s'ils sont très contents de nous accueillir, ce serait mieux pour tout le monde que cela ne dure pas trop longtemps.

Depuis mon retour du Loiret, je ne supporte plus rien de ma vie à Nice. Je n'ai qu'une envie : retrouver ma campagne, mon air à peu près pur, ma famille, ma verdure et même ma pluie estivale s'il le faut !!

Je passe mes journées seule avec ma fille de 20 mois. N'ayant pas la vocation pour être mère au foyer, ce n'est pas facile tous les jours !

La plus grande difficulté vient du fait qu'elle refuse de marcher seule. Elle sait très bien marcher, le fait lorsque son père et moi nous nous mettons chacun à une extrémité, séparés de quelques mètres, et que nous l'appelons. Mais sinon, elle ne se déplace qu'en me tenant par un doigt. Elle ne veut plus le faire à 4 pattes. Donc nous en sommes à 0 autonomie, tant pour elle que pour moi !! Et pour la grande indépendante que je suis, c'est extrêmement minant.

ll n'y a que lorsqu'elle est à la sieste, comme maintenant, que je peux vaquer à d'autres occupations que de la conduire d'un point A à un point B. Mais elle ne veut plus dormir le matin, donc nous allons au parc, pour qu'elle se dépense. Sans voiture, les sorties restent limitées. L'après-midi, lorsqu'elle dort deux heures c'est déjà un exploit.

J'ai parfois l'impression d'être son esclave... C'est terrible à dire mais c'est l'effet que ça me fait. Et paradoxalement je prends mon pied à la regarder évoluer, à jouer avec elle, à me promener avec elle et je l'aime plus que tout.

Oui, parce que c'est mon rayon de soleil ! Elle est facile à vivre, s'intéresse à tout, comprend tout, elle est craquante, irrésistible.

Et puis il y a les "amis", ceux qui disent "ne t'inquiètes pas, je t'appellerai dans la semaine, on passera du temps ensemble, avec la petite"... Et puis ils n'appellent pas.

Je n'en peux plus de cette solitude. L'une des premières choses que j'apprendrai à ma fille, c'est vraiment de ne compter que sur elle-même...

Le point positif, c'est que le 11 août nous montons en famille dans le Loiret et que Séréna et moi ne redescendrons pas, l'objectif étant que je sois disponible immédiatement si on me contacte pour un poste sur place. Andrea reviendra sur Nice jusqu'à ce qu'il finisse son contrat de travail, nous ne savons pas encore à quelle date celui-ci sera rompu. Et puis il souhaitera sans doute accompagner sa maman dans ses derniers instants, ce qui retardera le regroupement familial.

J'espère que le fait d'être entourés et de retrouver une vie meilleure fera revenir la complicité et les sentiments qui nous ont toujours unis.

Mais j'ai très peur de ne pas y parvenir... Pourtant je souhaite plus que tout que Séréna grandisse avec son père à ses côtés. Cela sera-t-il au prix de ma vie de femme ?


Message déposé le 25.07.2014 à 14:44 - Commentaires (15)


This is the end...
C'est ici que s'achève ce blog. Je vais désormais le faire imprimer et le conserver pour le jour où ma fille souhaitera le lire. Une relique précieuse et rare, que je vais m'empresser de relire du début à la fin dès que je la recevrai.

J'ai la sensation d'avoir fait le tour de cette merveilleuse aventure et avec la reprise du travail, je n'ai de toute façon plus de temps à y consacrer.

Et puis j'ai toujours davantage de difficultés à trouver l'inspiration dans les périodes de bonheur... Et en ce moment, il m'habite, le bonheur !

Je n'oublierai jamais à quel point vous m'avez portée, conseillée, soutenue quand j'en ai eu besoin. Vous avez été exceptionnelles en cette période cruciale et tellement ambivalente de mon existence qu'a été la découverte de la maternité.

J'entre en désintox, cela risque d'être compliqué, vous allez tellement me manquer. Peut-être vous lirai-je encore, en silence ou pas... Je n'en sais rien encore. Je verrai.

A celles qui sont dans l'attente d'un test positif, surtout ne perdez jamais l'espoir.

A celles qui vont enfanter prochainement, ayez confiance en votre capacité à donner le meilleur à votre rejeton. Ne cherchez pas à atteindre une perfection qui n'est qu'utopie. Ne vous laissez pas écraser par cette pression sociale qui veut que la maternité soit forcément joyeuse et heureuse. N'ayez pas peur de crier, de pleurer, de vous épancher si vous en ressentez le besoin. Cela ne vous empêchera pas d'être une merveilleuse maman, bien au contraire.

A celles qui sont en proie au doute par rapport à leur rôle de mère, sachez que le simple fait d'avoir conscience de vos éventuelles faiblesses prouve votre humilité et votre force.

On ne naît pas mère, on le devient...

N'oubliez pas que vous êtes les seuls artisans de votre bonheur.

Je vous souhaite tellement de belles choses pour la suite...

Et pour celles qui voudraient garder le contact et voir ma petite fleur grandir, voici le lien vers mon profil Facebook :

(cliquez ici pour suivre le lien)

Comme j'ai bien verrouillé les recherches pour me trouver, si ce lien ne fonctionne pas, je figure parmi les amies d'autres copinautes éminemment célèbres comme Alice, Agnès, Marie, j'en passe et des meilleures.

Et bien sûr l'onglet « contact » est aussi à votre disposition...

C'est très émouvant de se dire que ça y est, c'est fini.

Jamais je ne vous oublierai...

Message déposé le 12.06.2013 à 21:31 - Commentaires (21)


Comment ça va ?
Quelques nouvelles de la petite famille : tout va toujours très bien. Epanouis sur tous les fronts, encore plus depuis que le soleil est revenu.

Je n'ai plus trop le temps de passer par ici ni de vous lire, car je profite à fond de ma fille du moment où je vais la chercher chez la nounou jusqu'à son coucher, vers 20h30. Ensuite je me consacre à mon homme...

Séréna a parfaitement pris le rythme et se trouve très bien chez sa nounou, qui ne tarit pas d'éloge sur elle. Les autres enfants qu'elle garde sont très attentifs au bien être de Séréna et elle commence à beaucoup s'intéresser à eux, à rire et jouer avec eux. Je sens ma fille très en forme et sereine lorsque je la récupère le soir.

Elle est toujours en parfaite santé, elle n'a chopé aucun microbe malgré le temps pourri que nous avons eu pendant plusieurs semaines et malgré le gros rhume que son papa a attrapé.

Toujours pas de dent, ce n'est pas faute de tellement baver que je dois parfois la changer tant elle est trempée. Mais elle supporte la douleur autant qu'elle peut, elle est courageuse ma minette, ne se plaint pas.

Ce matin pour la première fois elle s'est réveillée tôt, 6h48. C'est plus tôt que lorsque je travaille. Elle hurlait, alors que d'habitude elle attend que je vienne m'occuper d'elle. Je pense qu'elle a fait un cauchemar car elle semblait apeurée. Dès que je l'ai prise dans mes bras, elle s'est calmée, ensuite nous avons enchainé avec le petit-déj et là, elle est à la sieste.

Hier soir nous avons fait une petite séance photo familiale car demain, mon père et ma belle-mère se marient, après plus d'une trentaine d'années de vie commune. Comme nous ne serons pas présents à la cérémonie, du fait de la distance, ma petite soeur, qui y sera, leur prépare quelques surprises. Et lorsque nous monterons pour les vacances, cet été, nous fêterons dignement la noce.

Bon week-end tout le monde


Message déposé le 07.06.2013 à 10:06 - Commentaires (8)


Lettre à notre fille
Ma chérie,

Lorsque tu liras ces mots, tu auras bien grandi.

J'ai souhaité garder une trace précieuse de cette période magique qui a entouré ta venue au monde, afin que tu puisses connaître le point de départ de ta vie en toute transparence.

Ton père et moi sommes passés par deux années faites d'attente, de déceptions, de moments pénibles avant ta conception. Autant te dire que tu as été grandement désirée. C'est finalement le 14 avril 2012 que tu es venue te nicher dans mon ventre, petit fruit de ta maman et de ton papa, grâce à un coup de pouce médical,.

La grossesse est une période indescriptible, très particulière, faite de hauts et de bas, conséquences du bouleversement hormonal et psychologique qui l'entoure. Je n'oublierai jamais l'émotion lors des échographies, lors des premiers papillons dans mon ventre. J'ai malheureusement dû me mettre très vite au repos pour finalement ne pas parvenir à mener cette grossesse à terme. Malgré tout j'en garde un souvenir fabuleux, celui d'une parenthèse enchantée.

Ce 22 novembre 2012, tu es née prématurément, dans des conditions d'urgence liées à mon état de santé. Lorsque je t'ai entendue pleurer la première fois et que l'infirmière est venue te présenter à moi, outre l'immense soulagement de te voir bien vivante, j'ai immédiatement compris que plus rien ne serait comme avant et que ce petit morceau de ton père et moi sorti de mon ventre deviendrait mon essentiel.

Durant tes trois semaines d'hospitalisation en néonatologie, ton père et moi t'avons consacré tout notre temps libre pour te rassurer et contribuer à ton rétablissement. Tu nous as surpris par ta force et ta volonté pour vite nous rejoindre à la maison. Aucun doute pour l'avenir, tu seras une battante, une guerrière, comme ta maman ! Ces peaux à peaux avec toi, ces quelques fois où j'ai eu le privilège de t'allaiter m'ont aidé à devenir mère, petit à petit.

Les trois premiers mois de notre cohabitation n'ont pas été simples. Je suis passée par beaucoup de fatigue, de découragement. J'ai souvent eu l'impression de ne pas être à la hauteur ni même compétente. J'ai parfois eu des pensées qui m'ont fait terriblement culpabiliser. Mais jamais, jamais, ce lien d'amour en construction n'a été ébranlé par cette dépression. J'ai toujours fait de mon mieux pour ton confort et ton bien être. Bien sûr, je n'avais pas de mode d'emploi et j'ai fait des erreurs. Mais au bout du compte je suis toujours parvenue à les corriger. Ton père a été très à la hauteur durant toute cette période, il m'a toujours rassurée, apporté son soutien, son écoute, sa tendresse. Parfois il a craqué aussi, mais jamais dans ses yeux je n'ai vu autant de fierté que lorsqu'il parle de « sa » fille.

Aujourd'hui tu as 6 mois et demi et les tracas des premiers mois sont derrière nous... Bien sûr nous traverserons d'autres épreuves, d'autres interrogations, d'autres doutes quant à notre rôle de parents.

Mais désormais nous sommes suffisamment forts pour les affronter sereinement. Tu nous dopes chaque jour grâce à cette substance euphorisante qu'est ton amour. Chacun de tes regards nous désarme, chacun de tes « areu » nous fait fondre, chacune de tes mimiques nous attendrit. Tu nous éblouis de tes beaux sourires du matin au réveil au soir lorsque je te couche et éteins la lumière de ta chambre. Tes progrès nous fascinent, nous sommes tellement fiers de toi au quotidien.

Saches, ma petite Séréna, que toute ta vie ton père et moi ne serons jamais bien loin de toi. Nous serons toujours là pour t'écouter, te conseiller, te protéger, te câliner. Tu ne seras jamais seule.

Nous t'aimons plus que tout...



Message déposé le 05.06.2013 à 13:32 - Commentaires (14)


Preum's
J'ai attendu 0h03 pour ouvrir ce premier cadeau de fête de mères, qui me faisait de l'oeil depuis une semaine, depuis que la nounou me l'a remis, me faisant promettre d'être patiente...

A minuit, j'ai dit à chéri que ça y est, c'est le moment, c'est le D-Day. J'ai fondu en larmes devant ce petit trésor empaqueté, après une semaine à m'être demandé tant de fois ce qu'il pouvait bien renfermer.

Je ne suis vraiment pas déçue, rien n'aurait pu me toucher davantage.

Je souhaite une bonne fête à toutes les mamans, avec une pensée toute spéciale et tendre pour celles qui débutent dans l'exercice, comme moi... à celles qui vont commencer leur collec' des cadeaux de leur bout de chou, qu'elles rangeront petit à petit dans une merveilleuse boite qui les suivra tout au long de leur vie.

Et je pense aussi beaucoup à toutes celles qui attendent, qui espèrent en arriver là et je leur envoie beaucoup d'ondes positives car j'ai été dans cet état et oui, parfois, nous sommes exaucées.

Je vous embrasse toutes très fort...

PS : c'est mon appareil photo qui n'est pas à la bonne date car je le jure devant témoin (mon homme en l'occurrence, qui est très à cheval sur les principes) : non je n'ai pas triché, j'ai bien attendu le 26 mai pour l'ouvrir, le paquet !

Message déposé le 26.05.2013 à 00:20 - Commentaires (7)


La dépression post partum : à évoquer avec précaution
Je viens de regarder en replay l'émission "Toute une histoire" d'hier, qui était consacrée à la dépression post partum. Quelques commentaires lus ici et là, notamment sur une page FB que je suis, ont titillé ma curiosité par rapport à cette pathologie que je maîtrise plutôt bien.

Alors que d'ordinaire je trouve Sophie Davant certes un peu agaçante mais plutôt compatissante, là, pour le coup, j'ai été choquée par certaines de ses remarques très déplacées et je me réjouis que la gynéco présente sur le plateau l'ait reprise plusieurs fois pour la remettre un peu à sa place.

Plutôt que d'être dans l'empathie, elle a eu tendance à enfoncer ces femmes qui sont venues courageusement témoigner sur un sujet encore tabou...

... mais néanmoins "à la mode", notamment parce qu'Alessandra Sublet a témoigné publiquement sur les bouleversements engendrés par l'arrivée de sa fille. J'apprécie énormément cette animatrice et je respecte son témoignage qui a le mérite de "casser un mythe", celui de la maternité heureuse. Je ne doute pas du fait que la naissance de sa fille l'ait profondément chamboulée. Toutefois, une dépression post partum n'est pas vécue de la même façon selon qu'on a une nounou à disposition dès la sortie de la maternité, pour prendre le relais de temps en temps, ou selon qu'on la vit de façon isolée avec l'obligation de s'occuper d'un bébé avec un sentiment permanent d'incompétence et d'incapacité.

Pour en revenir à Sophie Davant, j'ai été gênée une première fois quand elle a minimisé l'importance du sujet : après tout, 10 à 15% des femmes qui souffrent de dépression post partum, cela mérite-t-il vraiment d'en faire un thème de santé publique ? Sortir cela après que la gynéco a expliqué que non prise en charge, cette dépression peut avoir des conséquences non négligeables sur l'enfant, comme des fragilités psychologiques, c'est juste le signe qu'elle ne sait pas ce dont il est question. La gynéco l'a vertement reprise, ce que d'ailleurs Madame Davant a moyennement apprécié.

Mais alors, quand environ une demi-heure plus tard, la même Sophie Davant a rétorqué à une maman qui expliquait qu'elle ne ressentait aucun plaisir à s'occuper de son bébé : "mais alors cela signifie que vous ne l'aimez pas, votre enfant", non en interrogeant mais en affirmant, avec une once de culpabilisation, cela prouve que d'une part, elle ne connait absolument pas le sujet dont il est question, mais qu'en plus elle n'a aucun soupçon de psychologie.

Là encore, la gynéco l'a interrompue alors qu'elle en remettait une couche pour expliquer que la dépression n'a rien à voir avec l'amour qu'une mère ressent pour son enfant, mais qu'elle remet en question la perception qu'une maman peut avoir de sa capacité à s'occuper de cet enfant.

Je ne reviendrai pas sur mon expérience personnelle durant cette période trouble de mon existence, je l'ai développée en long, en large et en travers ici.

Aujourd'hui c'est derrière moi et je me sens totalement épanouie dans mon quotidien de maman, encore plus depuis que j'ai repris le boulot. J'assume totalement le fait de ne pas avoir la vocation pour être mère au foyer et d'avoir besoin de travailler pour me sentir bien.

Cette émission prouve juste à quel point ce mal être est méconnu, mal perçu et mal compris, étouffé par une pression sociétale trop forte.

Elle prouve surtout à quel point il vaut mieux éviter, en règle générale, de juger et de trop l'ouvrir sur les sujets qu'on ne maîtrise pas forcément...
Message déposé le 24.05.2013 à 15:50 - Commentaires (7)


22 mai 2013
Il y a 6 mois naissait notre petite fleur.

Petite fleur qui se transforme en jolie petite plante qui n'a pas besoin d'engrais pour bien pousser.

Pour fêter cela, ce matin, après le premier biberon et avant de partir au boulot, j'ai eu droit au premier vomito sur la tenue de bureau, ce qui a mis à mal mon timing serré mais qu'importe, je suis quand même arrivée à l'heure ! Cela lui apprendra à boire comme une goulue. J'ai bien essayé de lui faire faire une pause en cours de bib mais elle avait tellement faim qu'elle ne supportait aucun temps d'arrêt !

Hier j'ai reçu mon premier cadeau de fête des mères, mais que j'ai interdiction d'ouvrir jusqu'à dimanche. Il m'a été remis par la nounou qui, dans le cadre des activités manuelles qu'elle propose aux petits qu'elle garde, gâte les parents. Le premier de la collection !

Et il y a un an tout pile, j'assistais au plus beau concert de toute mon existence – encore plus beau que celui de Prince, qui est pourtant mon idôle absolue : celui de Coldplay. Et comme mon petit bout commençait à pousser dans mon ventre, j'ai été très raisonnable et ne suis pas allée dans la fosse ! J'ai décidé d'essayer très tôt de lui donner une bonne éducation musicale, non mais...

Bon sang, ce que le temps file vite !


Message déposé le 22.05.2013 à 20:37 - Commentaires (9)


Quand te reverrai-je, pays merveilleux...
… où en mai, le soleil est généreux ?

Hé oui, si j'étais un homme, je pourrais affirmer que je me les gèle. Mais comme je suis une femme, je vais être un peu plus distinguée, même si l'envie ne me manque pas de jurer parce que franchement, habiter à Nice, payer aussi cher la taxe soleil pour que ce falabraque ne fasse même pas son boulot, ça me les casse, les roubignolles que je n'ai pas !

Depuis deux jours, ma Sérénénette reste en pyjama, parce que c'est ce qu'il lui reste plus chaud à porter, vu que les vêtements d'hiver tout comme les bodys à manches longues sont trop petits et que normalement elle devrait porter toutes les adorables petites tenues de printemps qui débordent de sa commode et qui vont finir à la Croix Rouge sans avoir jamais été portées.

Et ce matin, sous le pyjama, j'ai ajouté une paire de chaussettes et un maillot à manches longues parce qu'il fait 16,5° dans sa chambre et qu'elle avait ses petits pieds, ses mimines et le bout de son nez tout froids.

Hier, nous avons eu droit à des trombes d'eau, sans interruption, toute la sainte journée, à ne pas mettre un nez dehors. Nous sommes sortis hier soir car nous étions invités à dîner chez des amis, qui d'ailleurs ont eu la merveilleuse idée de rallumer la cheminée. Cela m'a réchauffé le cœur et le corps. Nous nous sommes faits tremper rien qu'en allant de notre appart à notre voiture, soit une vingtaine de mètres.

Durant cette soirée, notre puce a été tout simplement adorable, merveilleuse, elle a souri à tout le monde, bu son biberon puis n'a pas bronché lorsque nous l'avons couchée dans la chambre de nos amis, alors même qu'elle n'y avait jamais dormi. Ensuite elle s'est réveillée lorsque nous sommes repartis, vers 1h30. Elle est restée bien éveillée pendant le quart d'heure de voiture du retour puis s'est rendormie dès que son papa l'a posée dans son lit, jusqu'à ce matin 9h30. Du coup elle est toute décalée dans ses repas aujourd'hui mais pas grave, au moins elle est reposée et nous aussi. Non vraiment, c'est une crème cette petite, je me demande de qui elle tient !

Et aujourd'hui, il ne pleut plus, le temps oscille entre soleil et gros nuages, le tout avec un vent glacial à décorner les bœufs. Là encore, je n'ai mis le nez dehors que pour étendre du linge, qui du reste a séché très vite. Je déteste le vent, ça me rend totalement dingue et irascible. Alors j'attends que ça passe. En portant un col roulé et des chaussettes de ski car la température dans l'appart ne dépasse pas les 17°. Impossible de remettre le chauffage vu que c'est collectif.

Le monsieur météo de France 2, ce soir, a dit que c'était la faute à Bob, toute cette pagaille au-dessus de nos têtes. Alors pour la peine, Bob, il s'est fait rhabiller pour l'hiver, en français et en italien. Non mais ho !

Allez j'arrête de râler, même si j'adore ça. Je revendique mon côté râleuse. Ca me défoule, ça libère mes chakras.

Vendredi aprem, Séréna avait la visite des six mois chez la pédiatre. Elle pousse comme un petit champignon notre fille : 64,5 cm pour 6,100 kg. Elle a eu sa dernière piqûre de vaccin – avant le rappel des un an – et elle n'a même pas pleuré. C'est une warrior ma fille. La pédiatre était scotchée devant son calme et aussi devant le vif intérêt qu'elle manifeste face aux jeux. Elle est prête pour la position assise qui devrait être acquise d'ici quelques semaines. Pour les premières dents il faudra encore un peu de patience, malgré sa douleur.

La pédiatre nous a donné les consignes alimentaires jusqu'à la prochaine visite, celle des 9 mois, fin août donc. Nous allons introduire la semaine prochaine les protéines : viande ou jambon, poisson blanc ou jaune d'oeuf. Et aussi le gluten, avec la floraline. Et aussi les desserts lactés. Et de temps en temps nous pouvons lui donner, sous surveillance, un quignon de pain. Elle reste au lait 2ème âge le matin, le goûter et le soir car elle a encore du mal à manger à la cuillère. Je soupçonne qu'elle nous fasse tourner en bourrique, nous, ses parents. Parce qu'avec la nounou, elle mange tout en deux temps trois mouvements ses purées et nous, il nous faut pas moins d'une heure pour qu'elle daigne avaler la moitié de la dose préconisée.

Il paraît que « c'est fréquent », dixit la pédiatre, qu'un enfant mange mieux chez sa nounou que chez ses parents. Alors nous prenons notre mal en patience et nous nous adaptons, quitte à attraper une bonne tendinite au bras.

Le seul point à améliorer est la position ventrale. Séréna a du mal à y rester car elle déteste, du coup elle se retourne très vite et chouine dès qu'on veut la replacer sur le ventre. Pourtant cette position est importante car elle conditionne l'acquisition du « 4 pattes ». La pédiatre voudrait donc qu'elle puisse y rester un certain temps chaque jour. Nous allons donc essayer de la motiver un peu plus, par le jeu notamment, pour qu'elle l'apprivoise et s'y sente bien.

Pour conclure, notre princesse se porte parfaitement bien. Sa prématurité n'est plus qu'un souvenir, elle est parfaitement dans les normes.

Et aujourd'hui, pour la première fois, alors que son père et moi la taquinions, elle a ri aux éclats... et j'ai eu la larmichette à l'oeil tellement c'était craquant !


Message déposé le 19.05.2013 à 21:21 - Commentaires (9)


En voiture Simone...
… C'est toi qui conduis, c'est moi qui klaxonne.

A l'issue d'une vraie semaine de travail depuis la reprise, oui parce que celle d'avant, deux jours de boulot, ça ne comptait pas, je peux l'affirmer : j'ai retrouvé mon équilibre.

Tout se passe à merveille et je n'espère qu'une seule chose : que ça continue !

Séréna a parfaitement acquis le nouveau rythme. Comme son prénom l'indique, elle est totalement sereine. Le matin elle se réveille avec le sourire, le soir elle se couche aussi avec le sourire et entre temps, elle est adorable, malgré le fait que ses dents la fassent énormément souffrir et prennent tout leur temps pour percer ! La nounou ne tarit pas d'éloges sur son comportement irréprochable. Elle mange très bien, fait de bonnes siestes, rit avec elle, bref elle se sent visiblement parfaitement bien et quand je la récupère le soir, je ne peux que le constater, tant elle est apaisée.

De mon côté, ma nouvelle directrice a pris ses fonctions lundi et jusqu'à présent, tout se passe très bien. C'est une femme qui sait imposer son autorité, qui est très directe et extrêmement dynamique. J'adore bosser avec des personnes qui savent ce qu'elles veulent et ne se laissent pas marcher sur les pieds. Elle se repose beaucoup sur ma connaissance de l'entreprise. Je me sens flattée et honorée par sa confiance, qu'elle me prouve en se confiant à moi par rapport à tout ce qu'elle observe autour d'elle et en m'impliquant beaucoup dans cette période d'observation qui, du reste, est en cours également pour moi qui intègre cette nouvelle direction. Nous réalisons que nous faisons souvent les mêmes constats.

Durant toute la journée j'ai la tête dans le guidon, je la relève uniquement pour regarder avec tendresse les quelques photos de ma fille que j'ai discrètement disposées sur mon bureau et sur mon fond d'écran d'ordinateur. Et quand vient l'heure de la quille le soir, je me précipite pour la récupérer et la serrer très fort dans mes bras. Le papa et moi lui consacrons tout notre début de soirée pour les câlins, le jeu et pour le bain. Ensuite, vers 20h30, nous la couchons et là commence notre soirée en amoureux. Ces quelques heures dédiées à notre couple sont également indispensables à mon équilibre.

Le rythme a vite été pris pour tout le monde et chacun y trouve son compte, je ne pensais pas que ce serait aussi facile. Mais il faut dire que j'étais vraiment prête pour la reprise, je n'ai ressenti aucune appréhension ni tristesse. Il fallait un temps pour tout. J'ai profité pleinement de ma fille pendant cinq mois et demi, il était temps pour moi de retrouver l'émulation de ma vie professionnelle, j'en avais grandement envie et besoin.

Et alors, ne pas bosser le vendredi, c'est juste le pied. Ma petite nénette, qui est absolument géniale, s'est très bien adaptée et a dormi une heure de plus ce matin, ainsi maman a pu aussi se reposer ! Quel amour...

Cet après-midi une amie va venir à la maison et ensuite elle nous emmènera chez la pédiatre pour le rendez-vous mensuel, durant lequel Séréna aura sa dernière piqûre vaccinale, enfin !

Rendez-vous compte, elle aura six mois mercredi... Nous n'en revenons pas nous mêmes !

Je reviendrai très bientôt débriefer ce rendez-vous... J'aurai le temps pendant ce week-end de quatre jours !


Message déposé le 17.05.2013 à 11:05 - Commentaires (7)


De retour de Ritalie
Et voilou, encore un long week-end passé à la vitesse de l'éclair.

Mais ce qui est bien quand on va en Ritalie, c'est que même si la frontière n'est qu'à une demi-heure de voiture, c'est toujours très dépaysant. Rien qu'une matinée passée au marché alimentaire de Ventimille et vous parlez en roulant les « r » et en agitant les mains.

Pour moi, ces aller-retours en Italie, c'est le même principe que les Chicoufs. Vous connaissez les Chicoufs ? Non ? C'est le genre d'invités que quand on les reçoit, on est super heureux de les accueillir, mais aussi très soulagés de les voir partir tant ils nous stimulent, nous mettent en joie mais nous pompent aussi beaucoup d'énergie. C'est mon ancien boss qui utilisait cette expression quand il voyait débouler dans sa propriété sa dizaine de petits-enfants, chaque été.

J'adore aller en Ritalie. J'adore rendre visite à ma belle famille, m'imprégner de cet accueil si chaleureux, de cet esprit de famille si fort, de cette bienveillance ambiante.

Je savoure chaque moment passé sur les terres de mon homme, mais j'apprécie aussi grandement quand nous regagnons notre nid.

Parce que la Ritalie, c'est plein de Ritals. Et les Ritals, ça cause fort, très fort. Mon homme est Rital mais pourtant, il parle très bas, tellement que parfois je ne l'entends pas. Une sorte d'Ovni sur la planète Exubérance. Mon homme et moi sommes plutôt du genre à ne pas l'ouvrir pour ne rien dire, à ne pas aimer nous faire remarquer et à ne pas hurler pour nous faire entendre.

Et un Rital, ça parle beaucoup. De tout, de rien. Parfois ça répète même. Et alors quand c'est au téléphone, c'est encore pire. Oui ça peut paraître cliché mais non ça ne l'est pas. Bien sûr il y a des exceptions, mon homme en est une. Mais je vous assure, la réalité dépasse parfois le cliché.

Autant dire qu'autant de décibels en si peu de temps, ça nous déboussole et que dès que nous nous retrouvons entre nous, nous profitons pleinement du calme environnant.

Lorsque nous sommes allés prendre l'apéro du vendredi soir dans un petit troquet de quartier, il avait beau n'y avoir que quatre tables dans le bistrot, nous avions l'impression d'être au beau milieu d'une manif.

Et pourtant, notre petit bout d'amour, notre fille, qui s'était assoupie dans la poussette cinq minutes avant d'arriver, a dormi pendant 45 minutes dans ce brouhaha incessant où j'entendais à peine ce que me disait mon homme assis à mes côtés. Ensuite elle s'est réveillée, fraiche comme une rose, a fait risette à tout le monde pendant un quart d'heure puis d'un coup a manifesté son ras-le-bol, pile poil à 20h30, heure à laquelle nous avions de toute façon décidé de lever le camp.

Même pas besoin de regarder la montre...

Ce qui est bien aussi en Ritalie, c'est que quand vous êtes comme ça, le vendredi soir, à prendre un tit apéro en famille, il ne s'agit pas pour le bistrotier de faire dans le minimum syndical, à savoir trois cacahuètes moisies, trois olives flétries ou trois bretzels ramollis balancés avec un soupir au client qui aura imploré à genoux.

Que nenni, pas de ça en Ritalie.

En Ritalie, c'est une succession de plaisirs salés, et accessoirement de calories mais qu'importe tant qu'il y a du plaisir, qui vous est offerte avec les boissons commandées. Vendredi, ce fût : un plateau de toasts à la mortadelle, un plateau de toasts à la coppa, une portion individuelle de penne à la sauce tomate et saucisse, 2 grandes assiettes de frites, 2 assiettes de moules, une assiette de focaccia au fromage, une pyramide de petites parts de pizzas... le tout servi avec le sourire et pour 25 € Messieurs Dames... non, pas par personne, mais en tout, pour une table de 6.

Autant dire un dîner à 4€ par tête. Ca calme hein !

Alors quand ma belle-maman nous a accueillis au retour chez elle avec le saucisson fait maison par son cousin ici présent (et fort goûteux le saucisson, la gourmandise n'a pas de limite) et la pizza faite maison aussi, délicieuse, nos estomacs, à l'homme et à moi, ont fait la grimace mais ont dégusté de bon cœur quand même, parce qu'on est bien éducaillés, mais avec modération afin d'éviter tout éventuel vomito qui aurait pu gâcher la fête.

Oui, car ce qui est aussi trop bien en Ritalie, c'est que nos papilles gustatives ne cessent de jouir. Oui, ami lecteur, si tu veux un jour connaître l'orgasme alimentaire, c'est en Ritalie qu'il te faut te rendre. Par contre si tu es au régime, abstiens toi...

Ce qui n'est pas bien en revanche en Ritalie, c'est que la tentation est partout. Des boutiques en veux-tu en voilà. Les Rital(e)s sont vraiment élégants, ils ont la classe internationale, ils savent se créer un look super branché avec du bric et du broc. Je ne vous parle même pas des chaussures et des sacs, j'en pleurerais tellement je suis frustrée... Bref, je m'étais dit que je ne m'achèterais rien et pourtant, j'ai craqué. Bon, une veste, un pantalon et deux tops pour 50 euros...

Alors là, pardon, ce n'est pas du shopping, ce n'est pas de l'achat... C'est de la bonne affaire. Et la bonne affaire, par définition, ça ne peut pas se louper (hein Monsieur le Banquier !).

Avec tout ça, notre fille a juste été adorable pendant ces trois jours. Elle a mangé, dormi, fait risette à tout le monde, est passée de bras en bras en toute décontraction, n'a pas abandonné le mode escargot ni les cacas à tire-larigots (poussée dentaire oblige), mais tout ça avec le sourire (un peu moins pour maman qui a désormais le doux parfum de la déjection nainesque à jamais imprimée dans sa mémoire olfactive).

Me voilà donc bien requinquée, prête à attaquer une vraie semaine de travail, parce que deux jours, c'était juste un avant-goût.

Et ensuite, nous aurons à nouveau un week-end de trois jours pour nous reposer.

J'aime le mois de mai... surtout quand il est ensoleillé, donc cette année, c'est moyen.

Et sinon, devant tant d'insistance, et aussi parce que ça fait du bien de se la péter, pour une fois vous n'aurez pas une photo de la chair de ma chair mais de ma nouvelle coupe (que quelques-unes ont déjà vue sur FB).

A très bientôt pour de nouvelles aventures...


Message déposé le 11.05.2013 à 22:53 - Commentaires (5)


A l'attaque
Dimanche soir, je craignais de manifester le syndrome dit de la rentrée, à savoir ne pas fermer l'oeil de la nuit.

Finalement, j'ai à peu près bien dormi, ce qui fait que lundi, quand le réveil a sonné à 6h30, j'étais en pleine forme.

Le timing que j'avais envisagé a été parfaitement respecté :

6h30 - 6h45 : petit-déjeuner
6h45 - 7H15 : salle de bain
7h15 : Réveil de l'homme et de la progéniture
7h20 - 7h30 : préparation de Séréna
7h30 : Biberon
7h45 : Petit temps de jeu
8h00 : Départ du papa et de la fille
8h00 - 8h15 : je finis de me préparer, je dépose le chien chez ses dogsitters et je pars au bureau.

J'ai été très bien accueillie par mes collègues. Beaucoup m'ont dit que la maternité me va très bien. Ma nouvelle coupe de cheveux a eu aussi un grand succès - oui, samedi je me suis fait plaisir chez une grande enseigne de coiffure et j'ai tout coupé !

L'équipe avec laquelle je travaille désormais est très sympathique, du genre à organiser des pots pour rien - hier après-midi il y en a eu un, je n'en ai toujours pas compris le motif mais pas grave, ça fait toujours du bien, sauf à la ligne.

Hier soir j'ai même rencontré ma nouvelle chef, qui prendra officiellement ses fonctions lundi mais qui était de passage. Elle est très avenante au premier abord et dynamique. Tout ce que j'aime.

Les deux journées de Séréna chez sa nounou se sont très bien passées. En ce moment elle a très mal aux dents mais malgré cela elle est très facile à vivre, mange et dort très bien.

D'ailleurs, savez-vous si des selles fréquentes et plutôt molles ainsi que les fesses rouges peuvent être liées aux poussées dentaires ?

Demain nous partons en Italie pour trois jours, en famille.

Bon grand week-end à tous

Message déposé le 08.05.2013 à 12:00 - Commentaires (9)


Voilà, c'est fini
Dernière journée avant la reprise après 7 mois et demi passés à la maison.

Certains moments m'ont paru très longs sur le coup alors qu'avec le recul, c'est passé tellement vite !

J'en ai profité pour faire un ménage de printemps ce matin, et cet après-midi je vais regarder les épisodes de "Grey's Anatomy" enregistrés mercredi et faire de la paperasse, notamment la déclaration d'impôts.

Parce qu'à partir de lundi, en rentrant à la maison le soir, je sais que j'aurai juste envie de profiter de ma pépette et de mon homme.

Je reprends en douceur puisque mercredi et jeudi seront fériés et que je ne travaillerai pas les vendredis. Mon homme a pu aussi avoir le pont, du coup nous partirons 3 jours en Italie voir la grand-mère de Séréna.

Sinon, je voulais juste relayer la nouvelle campagne d'informations de l'APAPE, Association de Prévention et d'Actions contre la Pré-Eclampsie, cette pathologie étant encore trop méconnue alors qu'elle peut engager le pronostic vital tant de la mère que de l'enfant.

Surtout, si vous ressentez en cours de grossesse des maux de tête inhabituels, parfois alliés à des vomissements, que vous avez des mouches devant les yeux ou une douleur à l'abdomen, ou que vous souffrez d'acouphènes ou d'oedèmes, n'hésitez pas à consulter rapidement.

Cela peut n'être rien, mais cela peut aussi être grave.

Je casse l'ambiance, c'est vrai, mais il faut aussi en parler.

Bon week-end à toutes et à je ne sais pas quand car à partir de lundi, je n'aurai plus guère de temps pour poster régulièrement.

(cliquez ici pour suivre le lien)


Message déposé le 03.05.2013 à 14:17 - Commentaires (15)


2 mai 2012
Ce jour-là je suis un peu déphasée, tout juste de retour d'un pont du 1er mai passé à Londres.

Je retourne au bureau et de bon matin, je passe au labo pour faire THE prise de sang.

Comme cette potentielle conception est le fruit d'une IAC, forcément, deux semaines après je suis particulièrement attentive aux signes sans pour autant faire une fixation dessus, car ils peuvent tromper et j'ai déjà subi trop de déceptions. Je suis en attente de mes règles mais comme elles ont toujours été très irrégulières, je ne m'attache pas à ce retard. Depuis plusieurs jours j'ai la poitrine qui tiraille, ce qui n'est pas dans mes habitudes, mais avec toutes les hormones que je me suis ingurgitée pendant des années, je l'interprète comme un éventuel effet secondaire. Pour le reste, je suis dans une forme olympique.

Tout la matinée, j'ai l'esprit vagabondeur, loin des missions professionnelles qui m'incombent. Je consulte compulsivement le site du labo une bonne dizaine de fois avant que les résultats ne soient mis en ligne, un peu avant midi.

Le verdict : un taux de B-HCG à 719.

Je n'y comprends pas grand chose mais au vu du tableau de référence figurant sous le chiffre magique, il se pourrait bien que j'aie enfin « un polichinelle dans le tiroir » (j'adore cette expression).

Je sens une vague d'émotion d'envahir, je contrôle parce que quand même, je suis au boulot et que je ne suis sure de rien, je ne réalise pas, même si je le sens plutôt bien. Je me demande comme l'annoncer à mon homme. Impossible d'attendre le soir, de toute façon il sait que je dois faire la prise de sang et tout comme moi, même s'il ne l'avoue pas, il se languit sans doute du résultat.

Je ne m'emballe pas, je lui fais un mail sibyllin, du genre : « il semblerait que ce soit positif », ce à quoi j'ai ajouté, échaudés que nous sommes : «  mais je préfère attendre le résultat de la seconde prise de sang ».

Oui, le médecin m'a prescrit une seconde prise de sang, cinq jours plus tard.

Le 7 mai je m'empresse de me faire piquer, et là le doute n'est plus permis. Le taux est multiplié par plus de 10 et s'élève à 9 233, équivalent à la fourchette de la 6ème semaine.

Passé la joie immense de la confirmation de la grossesse, je redescends sur Terre et me demande soudain combien j'en ai dans mon tiroir, de polichinelles. Parce qu'au jour J de l'IAC, la médecin du centre de PMA nous a fait signer une décharge pour la pratiquer. Sinon elle ne l'aurait pas fait, estimant que j'avais été trop stimulée, donc que j'avais trop de follicules et que le risque d'une grossesse multiple était trop important.

Heureusement, une première écho au centre de PMA à la mi-mai confirme la présence d'un seul embryon.

Sur le coup, je ne le cache pas, je suis déçue. J'aurais adoré attendre des jumeaux.

Aujourd'hui, avec le recul, les difficultés de la grossesse, la pré-éclampsie, l'accouchement prématuré et le nez à fond dans la maternité, je me réjouis de ne pas avoir attendu des jumeaux...

Enfin, un an après, voilà le résultat : une jolie petite pipelette qui murmure à l'oreille des hippopotames (cf lien ci-dessous)...

(cliquez ici pour suivre le lien)

et qui fait fondre d'amour son papa !


Message déposé le 02.05.2013 à 14:46 - Commentaires (15)


Et si on lisait un peu ?
Depuis ma plus tendre enfance, je suis une amoureuse des livres.

La lecture, c'est mon agence de voyages à moi. Comme je ne peux pas voyager et découvrir le monde autant que je le voudrais, alors c'est mon esprit, mon imaginaire qui s'adonne à la divagation.

Je me qualifie de book addict. Si je ne pouvais emporter qu'un seul objet sur une île déserte, ce serait sans conteste un livre.

J'espère que je parviendrai à transmettre cet amour de la lecture à ma fille, dont découle également un profond attachement à notre langue française, tellement malmenée à notre époque, et la passion de l'écriture.

Durant ces sept mois et demi passés à la maison, j'ai eu tout le loisir d'assouvir ma dépendance. Je en vais pas vous faire la liste de tout ce que j'ai lu. Il y a eu évidemment beaucoup d'ouvrages sur la maternité. Mais là, depuis un mois, je suis revenue aux romans.

Celui que je viens de terminer s'appelle « Rien ne s'oppose à la nuit », il est signé Delphine de Vigan. J'ai décidé d'en parler ici car il m'a véritablement retournée.

L'auteur vient de perdre sa mère et reconstitue au fil du livre l'histoire de Lucile, cette mère mystérieuse et décalée, grâce aux témoignages d'autres membres de la famille.

Petit à petit elle construit le puzzle de cette existence décousue. Avec beaucoup de pudeur, elle se met en quête du passé de cette femme, sa mère, souffrant de troubles maniaco-dépressifs. Elle découvre les fantômes et traumatismes toujours béants qui hantent cette famille bourgeoise en apparence joyeuse. Nous nous interrogeons donc sur les déflagrations que les secrets de famille peuvent provoquer sur plusieurs générations.

Il en ressort une œuvre captivante, bouleversante, haletante, dont je me souviendrai longtemps. Les sentiments s'entrechoquent, oscillant de l'amour à la haine, de la violence à la tendresse, de la tristesse à la gaieté. En même temps, l'auteur invite le lecteur dans son propre cheminement par rapport à l'écriture du livre.

Autant dire que je l'ai dévoré et que je le recommande plus que vivement. Il ne peut pas laisser indifférent.

Et du coup j'ai envie de me plonger dans le reste de l'oeuvre de cette auteur, qui m'a profondément touchée.

La lecture que j'ai entamée hier soir et ce matin – oui, Séréna m'a réveillée à 5h00 et une fois que j'ai posé le pied par terre, ma nuit est flinguée - est plus légère et à nouveau consacrée à la maternité dans son aspect pratique, ludique et léger.

Il s'agit de l'ouvrage écrit par une bloggeuse maman de quatre « nains », dont je suis depuis longtemps le génial blog d'utilité publique qui est le suivant :

(cliquez ici pour suivre le lien)

J'ai investi dans le bouquin de cette bloggeuse à la génialissime plume qui me fait tellement rire. Les codes qu'elle manie dans son blog sont tout à fait respectés, donc je sens que je vais me régaler ! Rien que le test figurant en introduction destiné à savoir si nous pouvons « investir dans cet ouvrage salvateur » est un chef d'oeuvre. Les illustrations sont également hautes en couleur et très réussies.

J'ai également sous le coude un livre consacrée cette fois à la discipline positive. J'avais vu un sujet sur ce modèle éducatif dans un JT et j'avais été interpellée, donc j'ai envie d'approfondir le sujet. En attendant, si vous souhaitez des informations sur ce sujet, vous pouvez en trouver ici

(cliquez ici pour suivre le lien)

Dites moi si vous avez des bouquins à me conseiller, car ma soif de lire est infinie.


Message déposé le 02.05.2013 à 07:07 - Commentaires (6)


Grrrrrrrrrrrrrrrr suite (et fin j'espère)
Suite à la demande de la DRH de ma boite de changer mon jour non travaillé dans le cadre de mon 4/5ème, formulée 3 jours avant ma reprise alors que toute l'organisation pour la garde de Séréna est arrêtée, j'ai quand même pris mon courage à deux mains et contacté la nounou.

Celle-ci m'a confirmé que pour rallonger la garde d'une demi-heure le soir, il n'y a aucun souci.

En revanche, pour ce qui est du vendredi, impossible pour elle de garder Séréna puisqu'elle est au taquet par rapport au nombre d'enfants que son agrément lui autorise à garder.

Ce matin j'ai donc relu attentivement le mail que m'avait adressé la responsable RH et j'ai constaté qu'en fait elle souhaite mettre en place un relais, les jours où je ne serai pas là, "juste en cas de besoin". Il ne s'agirait donc pas de trouver une personne qui me remplacerait à plein temps lorsque je ne travaillerai pas mais juste quelqu'un capable d'apporter un support ponctuel.

Donc, j'ai envoyé un mail de réponse ce matin et comme je suis une fille bien élevée (merci papa merci maman), je suis plutôt du genre diplomate et surtout, au-delà d'exprimer un refus, j'essaie de proposer des solutions.

Comme j'ai pris les devants depuis quelques semaines et déjà déjeuné et échangé avec la personne qui occupe actuellement le poste que je vais reprendre à compter de ma reprise, cette collègue m'a expliqué que dans le service il y a une étudiante qui travaille en alternance depuis déjà un an, dans le cadre de son cursus qui est le même que celui que j'ai suivi. Apparemment elle est là trois jours par semaine, dont le vendredi, et donne entière satisfaction.

Puisque la RH a exprimé la mise en place d'un relais ponctuel seulement en cas de besoin, je lui ai donc suggéré de réfléchir à l'alternative de solliciter cette étudiante qui s'en sentira valorisée et enrichira la partie pratique de sa formation.

J'aurai sans doute réponse demain. J'espère que cette proposition retiendra leur attention.

Bon 1er mai à toutes. Ici, c'est la fête du travail pour de vrai, donc glandouille !
Message déposé le 01.05.2013 à 15:20 - Commentaires (4)


Les ravages de Go*gle
Les amies, je vous informe que ce blog va changer de nom, car une bloggeuse avertie m'a fait remarquer qu'en tapant juste le nom actuel sur un moteur de recherche, je peux être très vite retrouvée.

Je n'ai rien à cacher mais tout de même, vis à vis de mon employeur et notamment de l'article que j'ai publié ce matin, je ne souhaite prendre aucun risque, d'autant que globalement, je n'ai pas vraiment envie de changer d'entreprise.

Sachez que le nom de ce blog commencera par MISSMAU (je pense qu'il ne doit pas y en avoir 36 ici qui s'appellent ainsi).

Il me reste à trouver la suite, ça ne saurait tarder.

J'espère que vous continuerez à me suivre sous cette nouvelle identité.
Message déposé le 30.04.2013 à 13:40 - Commentaires (11)


Grrrrrrrrrrrrrrrr
Ce matin, j'ouvre ma boite mail et je trouve un message de la DRH de ma boite, qui me dit, en substance, les choses suivantes :

- au niveau des horaires, je garde finalement l'horaire que j'avais avant, qui était dérogatoire par rapport à l'horaire administratif en vigueur dans l'entreprise, puisque j'ai une pause-déjeuner plus longue et je finis une demi-heure plus tard le soir. J'avais proposé cet horaire à la DRH en son temps et la DRH m'avait répondu non, que je serais soumise à l'horaire administratif classique. J'avais donc informé la nounou en ce sens et là, ça rechange et on revient sur ce que j'avais initialement proposé. Sur ce point, je pense que la nounou pourra être flexible et garder Séréna une demi-heure de plus le soir.

- et là, le pire arrive. La DRH me demande, à quatre jours de la reprise, si je peux modifier mon jour non travaillé dans le cadre du 4/5ème. Pour rappel, j'avais choisi le vendredi. La DRH m'indique qu'en terme d'organisation, notamment au niveau de mon relais ce jour là, le vendredi ne les arrange pas car la fille qui pourrait potentiellement me remplacer travaille dans un autre service le vendredi. Oui, dans ma boite, ils ont la lubie des postes partagés pour moins embaucher, évidemment le procédé a ses limites.

Je suis très énervée car cela fait des mois que j'ai désigné le vendredi comme jour non travaillé. Tout a été calé ainsi avec la nounou qui a déjà été très arrangeante puisqu'elle a accepté de garder Séréna à partir de début mai alors qu'au départ elle ne pouvait qu'à partir de début juillet. Franchement je ne me vois pas lui demander de changer encore le planning, d'autant qu'elle est contrainte par son agrément, qu'elle contourne déjà pour garder Séréna en mai et juin.

Vraiment la DRH aurait pu y penser plus tôt, à ces "questions d'organisation" dont je ne suis aucunement responsable.

Je n'ose même pas en parler à la nounou tellement j'ai honte de lui demander encore un nouvel arrangement. Elle risque vraiment de me prendre pour la maman chieuse.

Sinon, hier soir, pour son anniversaire, mon homme m'a cuisiné de la lotte au parmesan, j'en ai encore les papilles qui frétillent ! Franchement, se mettre aux fourneaux le soir de son anniv, quel homme ! J'avais proposé une soirée sushis mais il a préféré prendre les casseroles en mains vu qu'il adore ça. Ca c'est mon mec...

Enfin, je viens de regarder l'émission "Les Maternelles", consacrée au rythme des bébés dans ses premières semaines. J'ai été ravie et rassurée par les paroles du pédiatre présent concernant les premières semaines de la vie de bébé.

En gros, il a expliqué que avant et durant la grossesse (en particulier la première), nous fantasmons sur le "bébé imaginaire", celui qui ne pleurera que quand il aura faim et qui le reste du temps sera calme.

Evidemment, le bébé réel balaie rapidement le bébé imaginaire et les parents peuvent alors être dépités, démunis et se sentir "différents" face à tous ces discours qu'ils ont entendus du genre "c'est que du bonheur", "profites à fond, c'est merveilleux" etc etc. Il explique que parfois la maman a juste envie de prendre ses jambes à son cou et remet en question son envie de maternité, et qu'elle culpabilise énormément face à ces pensées.

Il dit : "les femmes sont méchantes entre elles car elles ne se disent pas les choses". Beaucoup de femmes n'osent pas exprimer ces moments de désoeuvrement, pourtant beaucoup en passent à un moment donné par là.

Une maman présente sur le plateau explique que pour ce qui la concerne, beaucoup lui avaient dit : "tu verras, tu reconnaîtras les pleurs de ton bébé, c'est l'instinct maternel". Et que quand elle s'est trouvée face à son bébé et n'a pas su comprendre les besoins de celui-ci, elle a pensé être une mauvaise mère.

Enfin, tout ça pour dire que j'ai retrouvé exactement ce que j'ai ressenti dans les premiers mois de Séréna. Le tabou est tellement fort sur ce sujet que je me réjouis d'avoir exprimé mon mal être ici. Cela permettra peut-être de rassurer d'autres nouvelles mamans qui en passent également par là, sur le fait qu'elles ne sont pas seules et que ces phases de doute sont normales, et même saines puisqu'elles montrent à quel point nous souhaitons offrir le meilleur à notre enfant.

Pour terminer, hier Séréna a été chez la nounou de 10H30 à 17h00 et tout s'est très très bien passé. Elle a bien mangé, bien fait la sieste et a commencé à jouer avec les autres enfants. Désormais elle y retourne vendredi, je l'emmène à 9h00 pour la journée.

Et ensuite, lundi, ce sera le grand jour !
Message déposé le 30.04.2013 à 10:04 - Commentaires (13)


Auguri bellissimo <3
Aujourd'hui, Andrea, mon amoureux, mon complice, ma moitié, l'homme de ma vie, fête ses 45 ans.

Cette date du 29 avril ouvre le début de nos célébrations puisque le 26 mai marquera le 4ème anniversaire de notre rencontre et le 27 mai le 2ème anniversaire de notre PACS.

Une rencontre tardive, certes. Il avait 41 ans, moi 35.

J'ai parfois la sensation que tout ce que j'ai traversé avant lui, tous ces déménagements - à 28 ans j'ai quitté Orléans, ma ville natale, pour Paris, puis je me suis installée à Montpellier et enfin à Nice - toutes ces épreuves aussi, tout cela était écrit et destiné à me mener à lui. Toutes ces expériences malheureuses que j'ai vécues avant de le rencontrer m'ont permis de voir l'évidence dès nos premiers échanges : c'est lui, et lui seul, qui pourra me combler et m'amener sur le chemin du bonheur.

C'est désormais chose faite. Il m'a fait le plus beau des cadeaux, celui de la maternité. Il est un papa formidable, un compagnon de vie unique. Il me comprend, il me supporte (hé oui !), il me fait rire, il m'écoute, il me soutient, il me fait confiance...

J'espère qu'il en sera ainsi pour le reste de nos jours.

Je t'aime très fort mon amour...

Message déposé le 29.04.2013 à 10:12 - Commentaires (22)


On s'adopte, on s'adapte
J-7 avant la reprise et cette semaine, nous avons donc commencé la période d'adaptation chez la nounou.

Mardi, mercredi, jeudi, j'ai déposé Séréna après la sieste de l'après-midi, entre 15h30 et 16h00, et l'ai reprise vers 17h30.

Et vendredi, nous devions faire la même chose mais la nounou m'a finalement demandé si elle pouvait la prendre plus longuement. Je l'ai donc amenée vers 10h30 et récupérée à 17h00.

Verdict : sur les périodes courtes, Séréna est en mode « test » et elle a fait un peu tourner sa nounou en bourrique. Elle a pleuré, réclamant sans cesse sa présence à ses côtés. Toutefois elle a toujours bien pris son biberon, mais pas dans les bras, uniquement dans le transat (alors qu'avec moi elle boit dans les bras).

En revanche, vendredi, sur une durée plus longue, les choses se sont mieux passées. Elle n'a quasiment pas pleuré, a bien mangé ses purées et son biberon, a bien fait la sieste. Je suis donc plutôt optimiste pour la suite.

Demain, elle y retourne sur le même créneau horaire que vendredi. Ensuite, sur le reste de la semaine, je ne sais pas encore mais elle la gardera encore au moins une journée complète.

Je constate que je n'ai aucun mal à la laisser chez la nounou. Je suis sereine, j'ai confiance dans la capacité d'adaptation de ma fille et dans le savoir-faire de la nounou. Evidemment, c'est étrange ensuite d'être à la maison sans elle, alors que depuis 5 mois Séréna est toujours avec moi. Elle me manque. C'est fou l'espace qu'occupe ce petit être.

Du coup je suis très heureuse aussi quand je pars pour la récupérer.

Et comme je dois être totalement atteinte, au lieu de prendre du temps pour moi quand ma nénette n'est pas là, j'en profite pour m'avancer dans les tâches ménagères. Non, vraiment je suis grave...

A part ça, je n'en peux plus de la météo pourrie. La semaine prochaine s'annonce tout aussi maussade. Moi qui voulais hâler un peu mon teint cachet d'aspirine avant de retourner bosser, là c'est mort. Vu ce que nous coûte la taxe soleil à Nice, ce serait bien qu'il daigne un peu nous honorer de sa présence celui-là.

Combien vous pariez que dès que je vais être enfermée dans un bureau, il va se bouger les fesses et se pointer ?

En attendant, c'est mode cocooning, même nos animaux refusent de mettre le nez dehors et chahutent ensemble.

(cliquez ici pour suivre le lien)


Message déposé le 28.04.2013 à 11:42 - Commentaires (8)


Les (bonnes) surprises, ce n'est pas que dans les Kinder !
Hier, j'ai reçu un courrier de ma DRH concernant la prime de performance, que mon entreprise verse chaque année en avril. Cette prime fait suite aux entretiens annuels réalisés en début d'année et est proportionnelle d'une part à l'atteinte des objectifs de l'année précédente, et d'autre part au temps de travail effectif, sachant qu'elle s'élève au maximum à 80% du salaire brut mensuel.

Etant donné que j'ai été en maladie plus de deux mois avant mon congé mater, et que la maladie n'est pas considérée comme du temps de travail effectif (contrairement au congé mater), je craignais que ma prime ne soit un peu rabougrie, normal quoi, je m'étais préparée à cette réalité.

Et dans ce courrier, la DRH m'informe que je vais finalement percevoir l'intégralité de la prime, puisque malgré la maladie, mes objectifs ont été tous réalisés.

Donc nous sommes super heureux, car nous avons des travaux électriques à terminer dans l'appart et nous n'étions pas sûrs de pouvoir les faire maintenant. Finalement nous allons donc pouvoir clôturer ce « dossier » et remettre aussi un peu d'argent de côté, car avec la naissance de Séréna notre compte en banque a pris une sacrée claque.

J'ai conscience de travailler dans une entreprise qui gâte ses salariés, pour en avoir connu pas mal d'autres je ne peux que le confirmer. Alors à chaque fois, quand j'entends des collègues qui n'arrêtent pas de geindre, de se plaindre, je les remets gentiment en place.

Sinon, Séréna refait bien ses nuits, et ça aussi c'est une bonne nouvelle !

Le prochain post sera consacré à l'adaptation de Séréna chez sa nounou, puisque nous avons commencé mardi.

Message déposé le 25.04.2013 à 11:17 - Commentaires (7)


A votre avis Mesdames !
Décidément, les actes de générosité à notre encontre se multiplient depuis plusieurs jours, j'en suis surprise car quelque peu échaudée, j'en avais un peu fait le deuil.

Comme je l'ai raconté précédemment, il y a tout d'abord ce couple de retraités qui a proposé de s'occuper de notre chien en journée, lorsque nous serons au travail, sans aucune contrepartie.

Puis hier, mon homme me raconte qu'il a croisé une de nos voisines, qui a une petite fille qui doit avoir autour d'un an. Cette voisine a demandé à mon homme si notre fille prend des céréales pour bébé, car elle a des boites d'avance et sa fille n'en veut plus. Elle se propose donc de nous les donner si cela nous intéresse.

Andrea m'en a parlé hier midi. Comme il la croise le matin en partant bosser, il devait lui donner notre réponse positive ce matin. Et avant même qu'il parte, cette voisine nous a déposé les deux boites dans un sac en plastique accroché à notre portillon d'entrée

J'espère la voir un de ces jours pour la remercier chaleureusement.

Franchement, c'est rassurant de constater que certaines personnes sont encore capables d'actes généreux totalement gratuits.

Concernant ces céréales, il s'agit de Modillac Nuit Calme.

Justement, chaque soir, j'insère une cuillère à café de céréales dans le biberon de Séréna, afin qu'il soit plus consistant. J'utilisais jusqu'à présent des céréales nature de la marque bio Hipp, sans sucre ajouté et sans gluten. J'en mets très peu car autant la pédiatre que la puéricultrice n'y sont pas favorables, expliquant que cela faisait grossir.

Or, j'ai lu récemment qu'au contraire, les céréales ne font pas grossir et qu'elles sont très bonnes pour les bébés, qu'il faut absolument chasser cette idée reçue.

Quel est votre avis sur la question ?

Pour les céréales Modillac, la quantité préconisée dans le biberon du soir est de 3 cuillères à soupe pour 180g de lait. Comme elles sont apparemment destinée à mieux faire tenir l'enfant durant la nuit, je pense appliquer cette quantité.

Cette nuit justement, Séréna s'est réveillée vers 3h00 mais s'est rendormie très vite, sans réclamer. Hier soir j'avais préparé son biberon avec une cuillère à café de céréales, comme d'hab, et j'avais aussi épaissi avec du Magic Mix. Elle a tout bu comme une goulue et a tenu toute la nuit.

Pourvu que ça dure !

Message déposé le 24.04.2013 à 10:10 - Commentaires (8)


Réveils nocturnes
Séréna fait ses nuits depuis un mois et demi maintenant. Je la couche vers 20h30 et elle dort jusqu'au lendemain entre 7h30 et 8h30. Parfois elle a des réveils nocturnes mais ne pleure pas, elle gazouille, parfois chouine un peu puis se rendort seule.

Depuis deux nuits, entre 3h00 et 4h00, elle se réveille en pleurant. Elle ne parvient pas à se calmer seule alors je me lève. Je lui parle, vérifie la couche, lui donne un peu d'eau, un peu d'homéopathie pour les dents car depuis deux jours, elle a mal, la berce, la caline. Mais cela ne suffit pas.

Le seul moyen que j'ai trouvé pour la rendormir est de lui donner 60ml de lait. Après cela, je la recouche, elle est éveillée mais tranquille et s'endort tranquillement.

Le souci, c'est que j'ai peur qu'elle ne se réhabitue à boire la nuit et que ces exceptions deviennent la règle. Je reprends le boulot dans à peine deux semaines alors évidemment, je préfèrerais que ces réveils nocturnes restent exceptionnels car je mets énormément de temps à me rendormir ensuite.

Est-ce que cela vous est arrivé, le fait que votre enfant réclame du lait la nuit alors qu'il faisait ses nuits depuis plusieurs semaines ?

J'ai regardé vite fait sur le net, j'ai lu que ces réveils nocturnes peuvent être liés à des crises de croissance.

Séréna me l'avait déjà fait deux nuits de suite lorsque j'étais chez mes parents, il y a deux semaines. J'avais mis cela sur le compte du "dépaysement" car une fois rentrée chez nous, elle a recommencé à dormir d'une traite.

Merci par avance pour vos conseils et votre aide.

En attendant, une petite photo de Séréna qui, en bonne tifosa, regarde le "calcio" avec son papa. Quel suspens !

Message déposé le 23.04.2013 à 11:38 - Commentaires (9)


5 mois, des carottes, des pommes et des nounous
Alors, qu'est-ce qui s'est donc passé ce week-end ??

Vendredi soir, nous avons investi dans une poussette canne. L'achat était prévu, mais pas maintenant, car notre petite puce est encore trop petite. Toutefois, ce modèle Red Castle, une marque que j'aime beaucoup, était en promotion chez Aut*ur de Bébé et en plus, nous avons le même soir récupéré le bon d'achat correspondant à 10% du montant des achats sur notre liste de naissance. Autant dire que cela nous a presque payé la poussette dans son intégralité.

Ainsi, à partir de cet été, nous n'aurons plus à nous trimballer avec la poussette naissance qui prend beaucoup de place dans le coffre et pèse la mort. J'ai hâte.

Samedi matin, nous avons inauguré le Babycook et préparé purée et compote pour notre pépette.

Samedi midi, nous avons débuté la diversification alimentaire par une purée de carottes et une compote de pommes. Séréna en a très peu mangé, car en fait elle n'arrive pas encore à prendre correctement à la cuillère. Mais ça va venir vite, j'en suis convaincue. Du coup pour l'instant je complète par des biberons.

Voici les vidéos de ses réactions à ces nouveaux goûts et tout comme sa mère, elle marque pour l'instant une nette préférence pour le sucré (pauvre d'elle...)

(cliquez ici pour suivre le lien)
(cliquez ici pour suivre le lien)

Samedi après-midi, nous avons reçu la visite des futurs nounous de notre chien, Cookie. En effet, un couple de retraités qui habite dans notre bâtiment est tombé raide dingue de notre chien. Ils avaient eux aussi un labrador qui est décédé il y a 5 ans. Du coup, ils nous ont proposé de s'en occuper dans la journée, pendant que nous serons au travail. Tout ça sans contrepartie. Ils nous remercient même d'être d'accord, cela va les motiver pour se promener et leur rappeler quand ils avaient leur chien. Je le déposerai donc le matin chez eux et Andrea le récupèrera le soir. Ainsi nous ne serons plus obligés de rentrer le midi pour le sortir, c'est vrai que jusqu'à présent c'était la course.

Nous mettons donc en place une période d'adaptation, tout pareil que Séréna avec sa nounou !

Puis, le printemps semblant vouloir s'installer, encore que ce week-end il a fait plutôt moche, j'ai fait le changement de saison de l'armoire avec aussi du tri avec des vêtements à donner aux associations. Résultat pour dimanche : 2 heures de repassage avec encore autant à faire cette semaine.

Au moins, nous voilà fin prêts à affronter les sunlights des tropiques !

Dimanche, à part les 2 heures de repassage et autres besognes ménagères, j'ai commandé des moustiquaires pour nos fenêtres. En effet, nous constatons que déjà à cette date nous avons pas mal de moustiques, alors qu'est-ce que ce sera en plein été ? Et puis je suis plutôt phobique de toutes les petites et grosses bêtes qui volent et à l'idée qu'il y en ait une qui rentre dans l'appart quand Andrea n'est pas là, je panique. Nous allons équiper en priorité la chambre de Séréna, puis une fenêtre dans chaque pièce. Si le résultat nous satisfait, nous les équiperons toutes.

Heureusement que j'ai une prime fin avril, sinon notre banquier aurait sans doute eu la tentation de se pendre.

Et aujourd'hui, notre trésor fait 5 mois. Déjà... Et elle affirme un peu plus chaque jour son côté italien, comme en témoigne la vidéo qui suit (non, pas encore de chaîne en or ni de gomina, mais à ce rythme-là on en approche!) :

(cliquez ici pour suivre le lien)

A ce propos, j'ai une question qui n'a rien à voir (mais je la pose tant que j'y pense parce que sinon, avec ma mémoire de poisson rouge, je vais oublier) : jusqu'à quel âge avez-vous stérilisé quotidiennement les biberons ?

Bonne semaine à toutes


Message déposé le 22.04.2013 à 09:46 - Commentaires (10)


Debriefing rdv pédiatre 18 avril
Mlle Séréna mesure 63 cm et pèse 5,720 kg, elle a pris presqu'un kilo depuis la visite précédente, le 7 mars dernier. Elle se porte parfaitement bien. Sa hernie ombilicale s'est bien résorbée, ce qui va peut-être nous permettre d'éviter une intervention.

Elle a été très courageuse pendant les vaccins, d'autant que cette fois-ci elle a eu celui qui fait très mal. Et malheureusement, du fait de son statut de prématurée, elle devra recevoir une injection supplémentaire par rapport aux bébés nés à terme. Donc, à la prochaine visite le 17 mai, elle aura encore une piqure.

Nous allons commencer la diversification alimentaire avec légumes et fruits donnés à la cuillère, au déjeuner uniquement. La pédiatre nous a listé les fruits et légumes interdits.

J'ai hâte de voir la tête de ma fille la première fois qu'elle va goûter autre chose que le lait ! Nous débuterons samedi midi, afin que le papa puisse assister à ce spectacle.

Et ainsi, nous aurons le temps d'aller acheter des fruits et légumes frais et de décortiquer la notice du Babycook !

Message déposé le 18.04.2013 à 11:27 - Commentaires (5)


Money money money
Ce matin Séréna et moi sommes allées rendre visite à sa future nounou pour mettre au point l'adaptation.

Elle débutera la semaine prochaine. Mardi 23, elle ira chez la nounou de 16h00 à 17h30. Puis le vendredi suivant (le 26), elle y sera de la fin de la matinée jusqu'à 17h30. Ainsi elle y fera la sieste de l'après-midi. Puis la semaine suivante, celle qui précèdera ma reprise, elle sera gardée par la nounou pendant deux jours.

Encore une fois j'ai senti à quel point cette dame a le "truc" avec les enfants. Dès qu'elle a pris Séréna dans ses bras, ma fille n'a fait que sourire, elle semblait parfaitement à l'aise.

Nous avons fait la liste des choses que je devrai lui fournir et avons bien évidemment parlé pépette. Une fois déduite l'aide de la CAF, il restera quand même plusieurs centaines d'euros à notre charge, donc notre budget mensuel est à revoir, d'autant plus que mon salaire va diminuer avec le temps partiel. Nous allons donc resserrer certains postes comme :

- l'alimentaire : mon homme est un fin cordon bleu et, c'est vrai, nous adorons recevoir et faire plaisir avec la bonne bouffe. Nous sommes très gourmets et gourmands.

- les achats plaisirs : ils sont plutôt consacrés à notre intérieur, à la culture (livres pour moi notamment) et un peu de vestimentaire (mais peu car nous ne sommes pas du tout des accros du shopping).

- les escapades et petits week-ends au vert que nous avions l'habitude, avant la grossesse, de nous octroyer deux à trois fois par an, avec une nette préférence pour la Camargue et l'Italie.

Nous attendrons donc les éventuelles primes pour nous faire plaisir et pour entreprendre les petits travaux d'embellissement de notre nid d'amour. Le reste du temps, nous ferons attention, comme nous l'avons toujours fait. Nous n'avons jamais été du genre à dépenser l'argent que nous n'avons pas et sommes vigilants, encore plus depuis que nous sommes propriétaires et parents.

Nous souhaitons également commencer à mettre régulièrement un peu d'argent de côté pour assurer le meilleur avenir possible de notre fille. Qui sait de quoi demain sera fait...

Message déposé le 17.04.2013 à 14:41 - Commentaires (10)


J-19
Le compte à rebours est désormais amorcé avant le retour à la vie active, qui aura lieu le lundi 6 mai.

En même temps, c'est cool car pour cette première semaine de boulot, après 7 mois et demi d'arrêt, je ne travaillerai que deux jours - merci joli mois de mai et tes jours fériés !

Ma candidature a été retenue sur ce nouveau poste que je convoitais. Je vais donc retourner bosser avec l'esprit léger, des horaires "administratifs" pour la première fois de ma carrière, et en 4/5ème avec les vendredis off.

J'ai donc la sensation d'avoir trouvé le compromis idéal pour concilier vie professionnel et vie de famille.

Evidemment, la carrière a été quelque peu sacrifiée. En travaillant avec le Président de l'entreprise j'aurais pu me constituer un carnet d'adresses utile pour la suite de mon parcours professionnel et enrichir mon CV. Mais ce choix a été mûrement réfléchi donc il est assumé. Pour en avoir discuté avec quelques collègues, qui bossent aussi aux côtés de ce Président fraichement nommé et avec lequel je n'ai jamais collaboré, elles m'ont confirmé qu'il est du genre hyper exigeant et qu'avec lui il ne vaut mieux pas compter ses heures.

Demain j'ai rdv avec la future nounou de Séréna pour programmer l'adaptation et préparer toute la paperasse.

Chaque jour qui passe, je m'émerveille des progrès de ma fille. Elle m'étonne, elle m'attendrit, elle me fait rire, elle m'émeut quand ses grands yeux plongent dans les miens et que nous puisons mutuellement dans cet échange de regard une grosse dose d'amour.

Parfois, avec Andrea, nous nous surprenons à réaliser que oui, ce trésor est bien notre rejeton, un condensé de nous deux, le fruit de nos sentiments l'un pour l'autre. Cela nous réjouit tellement.

Pour rien au monde je ne voudrais manquer l'ascension de ce petit être vers son destin.


Message déposé le 16.04.2013 à 10:47 - Commentaires (6)


Et la PE alors ?
Ce matin, l'émission "Les Maternelles" était consacrée aux grossesses pathologiques.

J'ai aimé le discours du médecin gynéco-obstétricien qui était présent et qui a cassé certaines idées reçues.

J'attendais de voir si la pré-éclampsie serait évoquée, elle l'a été, en toute fin d'émission, dans la rubrique sur le net.

J'aimerais qu'une émission entière soit consacrée à cette pathologie encore trop méconnue. Pour ma part, avant de m'entendre dire que j'en étais atteinte, deux jours avant mon accouchement précipité, je n'en connaissais pas l'existence.

Je suis en train de réaliser qu'en fait, j'ai été plongée dans une espèce de bulle rassurante, en premier lieu par le médecin échographiste. Cela partait sans doute d'une bonne intention, histoire que je ne psychote pas. Mais tout de même, j'aurais aimé entendre certains mots histoire d'être préparée aux risques éventuels auxquels j'étais potentiellement exposée.

Lors de l'échographie du 2ème trimestre, le 14 septembre, le médecin échographiste m'a parlé de "petits soucis au niveau des artères utérines", qui ne doivent éveiller aucune inquiétude mais dont l'évolution devra être contrôlée par une écho intermédiaire, un mois plus tard.

Ce n'est qu'en relisant le compte-rendu d'écho, quelques heures plus tard, que j'ai découvert le terme de "notch". Premier réflexe - le pire qui soit : recherche Go*gle. Et là, évidemment, je lis des témoignages effrayants d'interruptions médicales de grossesse, de mort intra-utérine etc etc...

Mais comme je ne prends pas tout ce que je lis sur le net pour argent comptant, je décide de relativiser, d'autant que la visite mensuelle chez le gynéco est prévue quelques jours plus tard et que j'en discuterai avec lui.

Justement, lors de cette visite, je n'ai point eu besoin d'évoquer le sujet. En lisant le compte-rendu d'écho, le gynéco tique sur le mot "notch". Ceci allié aux contractions dont je lui ai parlé, que je ressens depuis une semaine, il décide de m'arrêter sur le champ. Je suis à 24 SA. Il applique le fameux "principe de précaution". Il ne préconise pas l'alitement complet mais un traitement pour limiter les contractions et un ralentissement significatif de mes activités, avec des plages conséquentes dans la journée.

Un mois plus tard, à 29 SA, l'écho de contrôle ne montre plus aucune anomalie au niveau des artères utérines, les "notch" ont disparu. Je suis donc rassurée, l'échographiste aussi, et prête à mener sereinement ma grossesse jusqu'à son terme.

Et patatras : lors de la visite prénatale des 33 SA, me voilà hospitalisée pour cause d'hypertension. Et la suite, je l'ai déjà racontée ici. En trois jours de temps, le diagnostic a été posé : pré-éclampsie. L'albuminurie a décollé, les oedèmes sont apparus et n'ont cessé de gonfler, les maux de tête sont devenus insupportables et ma fille a commencé à souffrir, ce qui a nécessité la césarienne en urgence, trois jours plus tard.

Je n'avais eu absolument aucun signe avant-coureur, cette visite prénatale est donc tombée à point nommé, sinon qui sait ce qui aurait pu se passer ?

Depuis, je me suis renseignée sur cette pathologie, notamment grâce à ce site, que je vous invite à consulter car il est très bien fait :

(cliquez ici pour suivre le lien)

Parmi les facteurs de risques, j'en identifie deux qui me concernent : la nulliparité (le fait d'attendre son premier enfant) et l'âge (risques multipliés au-delà de 35 ans).

Je regrette donc qu'aucun médecin ne m'ait parlé de cette maladie avant que je ne sois prise dans le tourbillon de l'hospitalisation et donc livrée aux seules mains du personnel médical, sans possibilité de me préparer.

Finalement, autant ma fille que moi nous en sommes bien sorties et c'est bien là l'essentiel. Mais personne ne me rendra la fin de ma grossesse ni ces trois premières semaines de la vie de ma fille, durant lesquelles j'ai vécu séparée d'elle.

Message déposé le 15.04.2013 à 11:06 - Commentaires (4)


14 avril 2012
Il y a tout juste une année
Dans mon ventre tu es venue te lover
Facile de s'en rappeler
Vu que juste auparavant tu te nichais
Dans un tube à essai

Ce samedi là, le soleil marseillais nous attendait
Et ce petit week-end nous avons annulé
Car c'était le jour privilégié
Pour tenter de faire de notre rêve une réalité

Ensuite, deux semaines après
C'est encore un tube à essai
Qui nous a confirmé cette nouvelle tant espérée
Ce premier essai était transformé

Dès cet instant ton papa et moi t'avons aimée
Nous t'avons choyée
Nous t'avons parlée
Nous t'avons câlinée
Nous t'avons protégée

Du coup, trop pressée de nous rencontrer
Tu as pointé le bout de ton nez
Avant même que l'hiver ne soit arrivé.

Ne t'inquiète pas ma poupée
Tu resteras toujours notre priorité
Il en sera ainsi
Pour tout le reste de notre vie...

Message déposé le 14.04.2013 à 13:26 - Commentaires (10)


Non mais allô ! T'es dans le Loiret au mois d'avril et t'as pas d'après-skis !
De retour de Sibérie – heu du Loiret – je m'en vais vous conter brièvement notre petit séjour d'une semaine chez la famille.

Bon, vous l'aurez compris, la météo n'était pas au beau fixe. Lorsque le commandant de bord a annoncé 3° à Paris juste avant l'atterrissage le 4 avril vers 11h00, j'ai pensé l'espace d'une seconde qu'il déconnait. Mais non... Même que le lendemain matin j'ai vu la neige tomber, pour la première fois de l'hiver, ou plutôt du printemps. Ensuite, ce fût pluie, pluie et re-pluie, avec juste quelques percées du soleil le dimanche et le lundi durant lesquelles j'ai quand même réussi à prendre l'air avec ma fille.

En plus, pour la petite anecdote, j'ai pété les bottines avec lesquelles je suis partie et qui, c'est vrai, avaient fait leur temps – deux hivers pour du bas-de-gamme acheté à l'époque 20 euros, c'est bien amorti. J'avais juste pris une paire de Converse en plus, donc j'ai eu bien froid aux pieds le peu de fois que je les ai mis dehors.

Sinon, le baptême de l'air s'est très bien déroulé, Séréna a été adorable, idem au retour. Je n'ai même pas fait attention aux turbulences, alors que je ne suis pas la plus à l'aise dans ce genre de circonstances, trop focalisée que j'étais sur le bien-être de ma progéniture. Heureusement que vous m'aviez donné de bons conseils, qu'il me reste quelques neurones malgré ma blondeur et que je n'ai pas compté sur le personnel d'Air France pour m'assister lors de ce premier voyage, sinon je serais encore en train d'essayer d'attacher la ceinture de ma pitchounette.

Juste pour info tout de même, je n'ai pas eu le droit d'emmener la poussette en salle d'embarquement, ni à l'aller ni au retour. Pas grave, finalement avec le porte-bébé c'était pratique aussi.

Alors la semaine s'est globalement bien déroulée. Séréna s'est plutôt bien adaptée à ses nouveaux environnements... J'utilise le pluriel car comme mes parents sont divorcés, j'ai deux « maisons » : celle de ma maman et de mon beau-père, et celle de mon papa et de ma belle-mère. Donc nous avons changé plusieurs fois de lieux de villégiature dans la semaine.

Tout de même, elle a été chamboulée à plusieurs reprises et pour preuve, voilà qu'elle s'est remise trois nuits de suite à me réclamer un biberon en pleine nuit, à trois heures du matin, alors qu'elle faisait des nuits de presque douze heures d'affilée depuis un petit mois. Elle a eu globalement un sommeil très agité toutes les nuits et comme nous dormions dans la même chambre, autant dire que je ne me suis pas reposée des masses !

De plus, elle a été perturbée par ses dents et a donc parfois été irritable voire colérique. La pire crise est malheureusement survenue le week-end, alors que mes deux sœurs et le cousin de Séréna étaient présents. J'ai du mal à gérer ces moments où je sens que ma fille est mal et que je me sens totalement impuissante à la soulager, comme du temps des coliques. Cela m'épuise nerveusement.

J'ai fait en sorte de ne pas trop la bouleverser dans son rythme habituel, à savoir biberon puis longue sieste puis jeu. Cela a été compliqué à respecter mais dans l'ensemble, nous nous en sommes pas trop mal sortis. D'ailleurs, mardi, j'ai craint que ma fille ne se soit fait piquer par la mouche tsé-tsé. Elle n'a fait que dormir ! A peine le biberon terminé, elle demandait à retourner au lit. Je pense qu'elle a eu besoin d'évacuer la fatigue accumulée les jours précédents.

Séréna a été très sollicitée car c'était la première fois que je remontais « chez moi » avec elle et donc, beaucoup de personnes avaient envie de la rencontrer. Elle a été souvent gracieuse, a parfois montré un peu de lassitude et je pense que tout cela l'a fatiguée.

Nous sommes rentrées hier après-midi. Elle a refusé de dormir en arrivant mais hier soir, elle ne s'est pas fait prier pour aller au lit... et a dormi presque douze heures d'affilée, trop heureuse de retrouver son dodo de princesse.

Et moi j'ai dormi huit heures d'une traite, ce qui ne m'était pas arrivé depuis belle lurette. Le plus difficile pendant ce séjour a été le manque de mon homme. Il m'a manqué comme jamais. J'ai réalisé que lorsque la situation était tendue au début avec Séréna, je n'aurais jamais pu y arriver sans son soutien et sa confiance. Une séparation telle que celle-ci ravive les sentiments et met en exergue la valeur de l'être qui nous accompagne au quotidien. Nous avons été tellement heureux de nous retrouver... et il a été ravi de retrouver sa fille en pleine forme, la trouvant changée.

Désormais nous formons une vraie famille et si un seul maillon manque, alors l'équilibre devient précaire.


Message déposé le 12.04.2013 à 11:19 - Commentaires (10)


Les miracles existent (comme les comptes en Suisse !)
15h50 : SMS de la part de la Mairie Annexe m'annonçant que la carte d'identité de Séréna est prête.

15h51 : je sors ma fille de la sieste et la mets dans l'écharpe (oui parce que le bâtiment de la mairie annexe n'est pas accessible aux poussettes et qu'il faut que la petite soit présent pour le retrait de la carte) et nous partons.

16h05 : j'ai la carte d'identité en mains, je suis soulagée, notre périple peut commencer, en toute sérénité.
Message déposé le 03.04.2013 à 18:14 - Commentaires (5)


J-1 avant le grand saut
C'est demain matin que notre nénette va faire son baptême de l'air.

Depuis ce matin j'essaie de tout caser dans ma grosse valise, mes affaires et celles de Séréna et mine de rien, je me prends bien la tête.

J'ai un peu le trac, mon sommeil est perturbé depuis plusieurs nuits :

- Est-ce qu'elle va être calme pendant le vol...
- Est-ce qu'il y aura des turbulences (je ne suis pas trop rassurée en avion)...
- Est-ce que je ne vais rien oublier...
- Est-ce que je ne vais pas, à mon insu, faire un one-woman show en récupérant ma grosse valise et ma poussette sur le tapis à bagages, le tout avec ma fille dans le porte-bébé (j'ai renoncé à l'écharpe, trop encombrante à transporter, encore trop longue à nouer)...
- ...

Et surtout, la question number one est : est-ce que nous allons pouvoir partir ?

Oui parce que sur Air France, il faut présenter une pièce d'identité pour voyager, y compris pour les bébés – ce qui, comme me l'a démontré un spécialiste de la sûreté en aéroport, est contraire à la réglementation.

Et que vendredi dernier, alors que je me rendais à la mairie de mon quartier pour m'enquérir de l'état d'avancement du dossier déposé voilà 7 semaines pour faire établir cette carte d'identité pour notre pépette, je me vois annoncée qu'elle n'est toujours pas prête car « vous comprenez, il y a du retard en Préfecture ». Pour information, le délai annoncé de délivrance était de « 4-5 semaines maximum ».

Que du coup, Séréna n'aura pas de carte d'identité pour voyager. Air France m'a confirmé que sans, nous ne pourrions pas embarquer.

Depuis vendredi soir je remue ciel et terre pour me dépétrer de cette mélasse car il m'est impossible de modifier mon voyage programmé depuis deux mois. Ma sœur et mon neveu de Londres font même le déplacement chez mes parents ce week-end pour que tout le monde se retrouve alors autant dire que j'ai un chouïa de pression.

Heureusement, j'ai des relations à l'aéroport de Nice, dont j'ai pour une fois usé à des fins personnelles alors que je déteste ce genre de situation. J'ai eu confirmation que la Police aux Frontières a fait le nécessaire auprès d'Air France pour que ma fille et moi puissions embarquer sans souci, à l'aller demain à Nice comme au retour le jeudi suivant à Orly.

Mais je ne sais pas pourquoi, je sens la cou*lle dans le potage, j'ai un mauvais pressentiment et mon intuition me trompe rarement.

Pour le départ je ne suis pas trop soucieuse car je peux appeler à l'aide auprès du personnel de l'aéroport. Mais pour le retour, si tout n'est pas bordé, ça va craindre grave. Alors je demanderai à mon père, qui nous emmènera à Orly, d'attendre d'être sûr que nous avons bien embarqué pour repartir parce que quand même, il habite à 1h30 de route et que je n'ai pas envie de rester en rade avec ma princesse.

En attendant, je vais profiter à fond de cette semaine en famille, en espérant que Séréna s'adaptera bien à ce nouvel environnement.

Et si le jeudi 11 avril vous entendez aux infos qu'une mère de famille a trucidé un employé d'Air France, ou qu'une mère de famille a été retrouvée errant avec son bébé dans l'aéroport d'Orly, il se peut que ce soit moi...


Message déposé le 03.04.2013 à 12:19 - Commentaires (8)


Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 3
LES AUTRES

J'avais déjà abordé en mode glop les autres, du fait de la bienveillance ambiante qui nous entoure lorsque nous sommes enceintes. Mais tout de même, parfois, cela en devient lourd, voire con.

Il y a la sempiternelle question « qu'est-ce que c'est ? », posée dès le tout début de la grossesse, comme si nous avions la capacité à deviner le sexe de notre progéniture dès sa conception. Les premières fois je suis restée sympathique en expliquant que « je ne le sais pas encore » puis un jour, au boulot, la fois de trop, j'ai répondu « à priori un bébé mais après tout, je n'en sais rien, qui sait par quoi j'ai été fécondée ? »

Rhoo, c'est pas gentil, je sais, mais c'était (encore) la faute aux hormones. Ensuite j'ai vite pris le ton de l'humour afin que ma collègue ne se froisse pas et elle n'y a vu que du feu, sachant que parfois je m'adonne au sarcasme.

Je suis du genre à me sentir vite oppressée lorsque je sens que l'attention est trop posée sur moi alors forcément, au bout d'un moment, ma patience se tarit et laisse la place à un agacement mal placé, je le reconnais...

… Parce que globalement, ces questionnements parfois redondants relèvent de bonnes intentions et qu'il ne faut pas l'oublier.


LE HALL DE GARE

C'est ainsi que j'ai surnommé mon intimité durant cette période... parce qu'entre les visites prénatales, les échographies, la surveillance rapprochée des dernières semaines, j'ai craint à plusieurs reprises que les courants d'air entre mes jambes ne m'enrhument.

Un hall de gare en heure de pointe n'est pas plus fréquenté !


DEPENDANT WOMAN

Plus le ventre grossit et plus les mouvements se limitent et au fil des mois, certains actes simples se transforment en missions impossibles.

Le jour où j'ai absolument voulu porter des derbys au lieu de ballerines – en mode tête de mule, encore les hormones, oui oui je le jure – et que j'ai dû me contorsionner dans tous les sens pour attacher les lacets, j'ai réalisé que désormais, jusqu'à la fin de la grossesse, je deviendrai de plus en plus dépendante pour certains gestes du quotidien.

Rien que d'enfiler ma culotte le matin est devenu au fil des SA un parcours du combattant. Autant ne pas en mettre, me direz-vous ? Oui mais non.

Et l'épilation alors ? Sachant que notre ventre nous cache tout le bas du corps et nous empêche de nous baisser, si nous ne faisons pas appel à une esthéticienne, la tendance yéti nous guette.

J'ai parfois mal vécu cette perte partielle de mon indépendance pour des choses simples et faciles, alors qu'en même temps je me réjouissais tellement de voir mon ventre s'arrondir.


LES MO-MONES

C'est par elles que je vais clore cette série d'articles consacrés à mon ressenti de la grossesse. Les hormones tiennent le leadership durant nos grossesses, elles nous épousent pour une durée limitée, pour le pire et pour le meilleur... et nous transforment parfois en esclaves.

Les sautes d'humeur ne sont pas une légende. Heureusement elles m'ont relativement épargnées mais il m'est arrivé, d'une minute à l'autre, de passer du rire aux larmes, de la légèreté à l'agressivité. Parfois j'aimais tout le monde, et l'heure d'après je voulais tous les trucider. C'est très déstabilisant, tant pour soi que pour les autres.

Les hormones m'ont aussi donné des bouffées de chaleur. Plusieurs fois je suis devenue rougeaude, me suis mise à transpirer à grosses gouttes et fait tomber la chemise alors même qu'il n'y avait aucune variation de la température ambiante. C'était juste mon thermostat interne qui déconnait ! Très désagréable, surtout au travail.

Enfin, ce qui est quand même bien avec les hormones, c'est que pendant neuf mois, on peut leur coller tous nos travers sur le dos et que personne ne trouvera à y redire (surtout pas les mamans!).

Et ce qui est bien avec la grossesse, c'est que malgré ses aspects moins glamour, c'est une aventure merveilleuse qui nous prépare à la maternité et donc au changement : changement de vie, changement de statut, changement de vision du monde... et que le changement permet d'évoluer et qu'évoluer, c'est s'enrichir et grandir...


Message déposé le 02.04.2013 à 11:15 - Commentaires (4)


Pâques, c'est fait...
... et le soleil nous aura fait le plaisir de briller au moins une journée, à savoir hier, durant laquelle nous nous avons flâné tous les trois, avec également notre chien, sur le bord de mer.

Ce matin nous sommes passés à la pharmacie et j'ai pris la totale : Camilia anneau de dentition à mettre au frais et mouche-bébé.

Nous sommes parés pour affronter les dents !

Hier matin, comme je n'avais pas encore le mouche-bébé, j'ai utilisé le sérum phy pour moucher Séréna et cela a été efficace, elle n'a plus reniflé de la journée mais par mesure de précaution, j'ai recommencé le soir.

Elle a été relativement calme la journée, a bien dormi, en revanche elle a eu mal au coucher, le soir. Je lui ai donné une dose de Camilia, l'ai câlinée un peu, remise au lit et ensuite, elle a enquillé une nuit de presque douze heures.

Et ce qui est super le matin désormais, c'est que lorsqu'elle se réveille, elle attend sagement dans son lit que nous venions. A chaque fois que j'ouvre la porte, entre 8h30 et 9h00, elle a les yeux grand ouverts et m'offre de jolis sourires ! J'adore ce moment de la journée.

Aujourd'hui Séréna a été plus agitée et tout à l'heure, elle s'est mise à hurler. Je l'ai bercée, lui ai donné l'anneau de dentition glacé mais rien à faire. Je lui ai donc administré une dose de Camilia et là encore, elle s'est calmée net. Là elle est avec son papa et gazouille tout ce qu'elle peut.

Bon sang mais c'est miraculeux ce produit !! Est-ce que vous l'avez utilisé aussi ?

J'essaierai de repasser par ici avant mon départ jeudi, mais pas sûre. Demain j'ai une amie qui vient passer l'aprem avec nous et mercredi je vais être dans les préparatifs du départ. Et au milieu de tout cela, j'ai un tracas administratif à gérer dont je vous parlerai une fois que je serai assurée qu'il sera réglé...



Message déposé le 01.04.2013 à 19:30 - Commentaires (6)


Nous y voilà...
Je commence par vous remercier pour vos commentaires très utiles sur mon post précédent. Pour répondre à certaines d'entre vous, j'aurai la grosse poussette "naissance", qui est très lourde, puisque Séréna a 4 mois et que je n'ai pas encore de poussette canne, vu que d'après ce que j'ai compris c'est à partir de 6 mois.

Du coup je pense que je vais mettre la poussette directement en soute car je doute qu'elle soit "casable" en cabine.

Et pour le reste, je vais prendre mon porte-bébé car je ne suis pas encore très à l'aise avec l'écharpe et elle est très longue et encombrante et si je dois enlever et remettre Séréna plusieurs fois, ça promet de grands moments de stress et de solitude pour moi !

Sinon, après 17 jours d'accalmie, nous entrons dans la période des dents.

Depuis le début de la semaine, j'avais déjà des doutes. Par moments, Séréna se mettait à baver comme un petit escargot.

Hier après-midi, elle a hurlé pendant plusieurs heures, impossible de la calmer. Cela nous a ramenés plusieurs mois en arrière, pas cool. Nous n'étions pas certains qu'il s'agissait des dents mais en préventif, avant le week-end de Pâques et la fermeture des pharmacies, Andrea est allé acheter un gel à mettre sur les gencives.

Et heureusement, ça tombait bien, hier soir des amis sont venus dîner à la maison et ils sont les jeunes parents d'un Clément de 7 mois. Autant dire qu'ils sont passés aussi par là et que c'est tout frais.

Notre copine a regardé les gencives de Séréna et m'a confirmé qu'elle commence les dents, puisqu'elle "double" ses gencives. De plus hier soir elle avait les fesses rouges. J'ai expliqué à notre amie que depuis quelques jours elle "joue" beaucoup avec la tétine des biberons, en fait il ne s'agit pas de jeu mais elle mord la tétine pour se soulager. Elle mord aussi son poing.

Notre amie nous a conseillé d'acheter un anneau de dentition qui se met au frigo. En attendant, c'est Sophie la Girafe qui morfle. Elle m'a donné aussi quelques doses de Camilia, c'est de l'homéopathie et cela a été très efficace sur son fils. J'en ai donné à Séréna avant de la coucher hier soir et ma foi, elle a fait le tour du cadran sans broncher ! Il faut dire qu'elle n'avait quasiment pas dormi hier en journée donc elle était crevée.

Ce matin, elle était en forme, les fesses ne sont plus rouges. En revanche, elle a une respiration encombrée, comme si elle était enrhumée. Pensez-vous que cela puisse être lié aux dents ? Je suis embêtée car j'ignore si le Doliprane va suffire à la soigner ou s'il faut que j'appelle SOS Médecins. De plus je n'ai pas de mouche-bébé car les puer de la néonat nous avaient déconseillé son utilisation, du coup je lui nettoie le nez juste avec coton et sérum phy, jusqu'à présent cela suffisait. Je suis un peu perdue, j'ignore si je dois appeler le doc ou pas.

Encore une mission pour vous mes chères copinautes. HELP !!!

Sinon Séréna a reçu de beaux oeufs de Pâques, dont un gros oeuf Kinder (M. Ferrero est mon héros). Quel dommage qu'elle ne puisse pas encore les déguster ! Son père et moi, dans notre grande bonté d'âme, allons nous sacrifier pour qu'ils ne soient pas gaspillés...


Message déposé le 31.03.2013 à 11:32 - Commentaires (10)


Entre ciel et Terre
Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille...

Le mois de mars a été particulièrement pourri, surtout les week-ends. Vivre sur la Côte d'Azur où nous payons bien cher "l'impôt soleil" et supporter ce début de printemps maussade, comme dirait Caliméro, c'est vraiment trop injuste.

Bref, après ce point météo inutile mais qui suscite toujours le débat (c'est vrai ça, la météo, c'est toujours le sujet qu'on aborde quand il faut meubler !), je voulais m'enquérir auprès de vous sur le thème suivant : prendre l'avion avec bébé.

Séréna va faire son baptême de l'air jeudi, certes il s'agit d'un vol court puisque nous montons sur Paris (une heure) mais si jamais vous avez des conseils à me donner, je suis preneuse car j'avoue que j'ignore comment je vais me dépatouiller à l'embarquement et au moment de monter dans l'avion avec mon bébé, mon sac, ma poussette etc etc...

Sinon, j'ai récupéré mon écharpe de portage et l'ai testée hier en rentrant de chez la sage-femme, dans le bus puis à pieds. C'est vrai que c'est beaucoup plus confortable qu'un porte-bébé, tant pour l'enfant que pour la maman.

Enfin, je vous souhaite à toutes un très bon week-end de Pâques.

Message déposé le 30.03.2013 à 11:17 - Commentaires (10)


Ma grossesse en mode glop... Chapitre 2
Je reprends cette série que j'avais débutée dans une vie antérieure, c'est à dire avant mon accouchement. Comme je n'aime pas les oeuvres inachevées, je m'en vais donc terminer ce que j'ai commencé.


LE MENAGE DES IDEES RECUES

Avant d'être enceinte, j'avais des idées bien arrêtées par rapport à la maternité. Déjà, le désir d'enfant est survenu très tard, seulement lorsque j'ai rencontré Andrea. J'avais déjà 35 ans, autant dire que la DLC n'était pas loin ! Je me sentais alors plus proche du féminisme d'Elisabeth Badinter, devenir mère si l'on veut, mais rester femme avant tout, que des adeptes du maternage intensif, mères à tout prix, mères avant tout.

Par exemple, je m'étais convaincue que si un jour j'enfantais, jamais je n'allaiterais. Avec le recul, j'en faisais presque du militantisme. Je percevais l'allaitement comme un d'asservissement. Je craignais qu'il ne créé un lien mère-enfant trop fusionnel duquel le père se sentirait exclu. Je refusais que mes seins se transforment en gants de toilette et que cela pâtisse à ma féminité.

J'avais déjà fait part à mon homme de ce refus de me transformer en « vache à lait » - désolée pour les termes mais ils sont à la hauteur de mes convictions de l'époque. Il l'avait entendu, même s'il n'approuvait pas forcément. Mais mon homme est un sage qui sait que rien n'est gravé dans le marbre et que j'ai la capacité à me remettre en question.

Autre exemple : j'avais du mal à comprendre ce besoin viscéral et primitif qu'avaient certaines mamans de sentir leur bébé contre elle et de le trimballer partout en écharpe.

Bref, du jour où j'ai su que j'étais enceinte, j'ignore si c'est sous l'effet des hormones ou pas, mais j'ai réalisé très rapidement que j'avais tout faux et que de toute façon, tant qu'on ne vit pas la grossesse, il est impossible de faire le moindre pronostic ou de porter le moindre jugement. J'ai petit à petit revu ma position sur l'allaitement. Pas du jour au lendemain, non. Je me suis documentée, tout de même. A trois mois de grossesse, j'ai avoué à Andrea que finalement, je tenterais bien l'aventure de l'allaitement, histoire d'offrir à mon bébé ce que j'estimais alors être le meilleur pour lui, puisque dès l'appropriation du statut de « femme enceinte », il s'est agi de faire passer l'intérêt de l'enfant avant le mien. J'ai vu dans le magnifique sourire de mon homme combien il était ravi de ce revirement.

Malheureusement j'ai dû couper court à l'allaitement deux semaines après l'accouchement, du fait de mes problèmes de santé post partum. Et contre toute attente, la décision de ne plus allaiter a été l'une des plus difficiles à prendre de toute ma vie. J'ai énormément culpabilisé, mais elle était nécessaire. Pourtant, comme ma petite était hospitalisée, cet allaitement était compliqué puisque quasiment limité à un tête à tête avec un tire-lait. Je n'oublierai jamais cette immense vague de bonheur qui m'a envahie ces quelques fois où j'ai pu nourrir ma fille au sein, qui ont contribué à me faire me sentir « maman ».

Quant au port en écharpe, là aussi je vais bientôt faire partie de ses adeptes puisque j'en récupère une cet après-midi.


LA PATATE

En dehors des deuxième et troisième mois qui ont été rythmés par les nausées et une fatigue intense, j'ai rarement été aussi en forme(s) qu'enceinte.

Deux semaines après le début de la grossesse, avant même de savoir si la graine était nichée ou pas, j'ai fait une surprise à Andrea pour son anniversaire et nous avons passé un long week-end à Londres. Moi qui avant la grossesse étais de nature migraineuse, qui avais des problèmes récurrents de dos et qui déteste la foule, j'ai enquillé sans une seule douleur les trajets en train, en métro, les balades, les restos... sans ressentir le moindre malaise. La patate, je vous dis !

Ensuite, au début du deuxième trimestre, les nausées et la fatigue ont disparu presque du jour au lendemain et là aussi, je me suis sentie particulièrement dynamique et en pleine santé. J'aurais pu abattre des montagnes. Dommage que l'arrêt dès le début du 6ème mois m'ait coupée dans cet élan.


PARCE QUE JE LE VAUX BIEN

Bon sang, ce que j'ai aimé mes cheveux, ma peau et mes ongles durant cette période bénie – pas pour ma coiffeuse ni ma manucure. Les cheveux filasses et ternes se sont transformés en une crinière brillante facilement domptable. Les ongles ne se cassaient plus pour un rien et pour ce qui concerne la peau, pas l'ombre d'un bouton durant ces sept mois et alors quel teint !

Alors évidemment, après l'accouchement, c'est le drame...


LES AUTRES

Il faut bien le dire, dans l'ensemble, la grossesse suscite la bienveillance de l'entourage et même d'inconnus.

Parfois ça en devient gonflant et pas glop – j'y viendrai dans un prochain post. Mais tout de même, c'est agréable quand un collègue de bureau vous porte votre ordi jusqu'à la salle de réunion (bon, ce n'est arrivé qu'une fois mais j'ai savouré), quand un gentil monsieur vous laisse passer devant à la caisse du supermarché (là encore ce n'est pas systématique mais justement, quand c'est le moment, il faut l'apprécier à sa juste valeur, même si cela devrait relever de la normalité). Tout le monde vient aux nouvelles, les regards sont emplis de sympathie et d'une joie parfois à la limite du cucul la praline (« coucou » la praline comme dit mon homme avec son charmant accent italien).

Profitez-en ! Vous avez le droit de vous faire chouchouter, servir, d'être un peu capricieuse (ce n'est de notre faute, ce sont ces incontrôlables hormones !)...

… car une fois le divin enfant né, vous pouvez vous brosser pour que l'attention se porte sur vous ;-)



Message déposé le 29.03.2013 à 10:16 - Commentaires (4)


Diversification alimentaire
Séréna a eu quatre mois vendredi dernier. Je commence à me documenter sur la diversification alimentaire. La puéricultrice de la PMI m'a dit d'attendre qu'elle ait cinq mois, parfois je lis qu'elle peut débuter à quatre mois.

Et vous, quand avez-vous commencé avec vos loulous ? Comment avez-vous procédé ? Soupe dans biberon ou bien directement à la cuillère ?

Nous revoyons la pédiatre le 18 avril, Séréna aura pratiquement cinq mois et je pense qu'elle nous en parlera à ce moment-là. Faut-il attendre que ce soit la pédiatre qui nous en parle ?

Merci pour vos conseils.
Message déposé le 28.03.2013 à 10:14 - Commentaires (14)


Quand ça va bien, rien à dire !
Le lundi, c'est l'agonie !!

Alors que j'ai passé l'hiver sans choper un seul microbe, voilà le printemps et avec lui, un bon mal de gorge qui m'a bien pourri la nuit. Cela semble s'atténuer avec le paracétamol et les infusions miel-citron, mais ce matin en plus le nez semble atteint. J'espère passer le cap sans avoir encore à aller chez l'ORL, qui va encore me dire que mes sinus sont tout abîmés.

Du coup, avec ma pépette, depuis ce matin, je porte un masque chirurgical quand je m'occupe d'elle et c'est double ration de lavage de mains (qui sont déjà très bien lavées en temps normal).

Cette fin de semaine en famille a été très agréable, même si la météo, elle, ne l'a pas été.

Hier midi nous étions invités à l'anniversaire surprise d'un copain. C'était la première fois que nous emmenions Séréna dans un tel contexte. Les festivités avaient lieu dans une salle municipale, avec environ 50 personnes. Il y avait beaucoup de bruit, on ne s'entendait pas à un mètre, sans possibilité de profiter de l'extérieur, pourtant fort agréable, puisqu'il pleuvait à seaux.

Et notre petite puce a été adorable. Après le biberon, elle a dormi une heure dans sa poussette puis une fois éveillée, elle a observé calmement tout ce qui se passait autour d'elle ! Nous sommes rentrés vers 17h00, ravis que ce test ait été brillamment passé.

Tout continue à se passer au mieux. Séréna fait des nuits de 12 heures, les siestes sont un peu moins longues qu'il y a une dizaine de jours mais malgré tout parfois je la laisse au lit, éveillée, pour qu'elle s'habitue à être seule dans sa chambre. Le papa en a bien profité pendant trois jours, la reprise ce matin a été difficile.

La semaine s'annonce calme. Rien de prévu à part deux rdv avec la sage-femme pour la rééduc du périnée. J'espère aussi que la carte d'identité de la puce sera prête car la semaine prochaine nous en aurons besoin pour prendre l'avion... Hé oui, notre Séréna va faire son baptême de l'air pour aller voir ses grands-parents et tantes maternels.


Message déposé le 25.03.2013 à 10:50 - Commentaires (7)


Notre nénette est sur le ternet !!
Il ne faut pas grand chose pour amuser des parents !

Et puis c'est vrai, c'est pratique le ternet, quand la famille est loin, que les grands-parents et les tatas se languissent de revoir la progéniture...

Et enfin, comme tous les parents du monde, nous trouvons sans aucune modestie que notre fille est la plus belle !

Alors nous avons fait quelques vidéos de notre choupinette et les avons mises sur un site communautaire. Mais comme nous voulons aussi garder notre petit trésor pour nous et choisir qui aura le privilège immense de se délecter de sa frimousse, alors nous gardons nos vidéos en privé et les partageons avec parcimonie (parcimonie, en voilà un joli prénom !).

Alors comme quand même je vous aime bien, voici les liens :

(cliquez ici pour suivre le lien)
(cliquez ici pour suivre le lien)
(cliquez ici pour suivre le lien)

Sinon le papa est en congé depuis hier et c'est juste le top.

Aujourd'hui nous avons trimballé notre nénette un peu partout, un coup la voiture, un coup la poussette, et elle a été adorable.

Ce matin nous nous sommes délestés de la corvée du Consulat Italien et avons donc déclaré la naissance de Séréna auprès de l'administration italienne. Désormais, notre fille a donc la double nationalité. Une bonne chose de faite...
Message déposé le 21.03.2013 à 17:55 - Commentaires (7)


Cours de portage en écharpe
Aujourd'hui, j'ai profité une séance de rééduc du périnée chez la sage-femme pour prendre un cours de portage en écharpe.

J'ai une écharpe de portage Babymoov avec anneau, appelée aussi sling. Je l'avais donc apportée car jamais je ne l'ai utilisée du fait de ma grande incompétence et impatience pour lire tout ce qui ressemble de près ou de loin à une notice.

La sage-femme a débuté le cours par une démonstration avec une écharpe de portage classique. Heureusement que j'ai fait la première simulation avec un poupon, car sinon ma fille aurait été sacrément malmenée. Ensuite j'ai réessayé avec ma fille, plus délicatement, et c'est vrai que le portage est bien plus agréable qu'avec un porte-bébé, la charge est mieux répartie et j'ai moins mal au dos du coup.

Ensuite nous avons essayé avec le sling et là, c'est plus compliqué et moins agréable, même la sage-femme a eu du mal !

Du coup, j'ai demandé à la sage-femme de me commander une écharpe tissée, car elle peut en avoir à prix réduits. Normalement je l'aurai en début de semaine prochaine.

C'est bien pratique pour moi de disposer de ce mode de portage car quand je vais chez la sage-femme par exemple, comme je n'ai personne pour garder Séréna, je l'amène avec moi et comme l'immeuble n'a pas d'accès poussette, je suis obligée d'avoir ma fille sur moi. Et comme elle commence à peser lourd, je ne fais plus le trajet à pieds – 30 minutes de marche – mais je prends le bus. Alors il vaut mieux que Séréna soit confortablement installée et mon vieux dos le plus ménagé possible !

Je conseille vraiment à toutes celles qui veulent pratiquer le portage de suivre ce genre de cours. Rien de tel que la pratique pour s'habituer et surtout retenir. Et puis c'est très peu coûteux (6,30 euros), et ma sage-femme l'a même fait passer en consultation pour que ce soit remboursé.

Sinon tout continue de bien aller pour Séréna. Elle s'endort bien le soir, fait ses nuits jusqu'à 6h30-7h00. C'est plus compliqué en revanche pour la sieste de l'après-midi, surtout quand nous sortons car cela lui coupe tout son rythme et il est très difficile ensuite de la recoucher. Là par exemple, nous sommes rentrés à 16h30, elle a bu puis je l'ai couchée à 17h00 et depuis 40 minutes, elle pleure par intermittence. Mais je tiens bon pour l'habituer à rester dans son lit et surtout pour qu'elle parvienne à se reposer car elle n'a quasiment pas dormi cet après-midi.

A partir de demain, Andrea est en congé pour le reste de la semaine – enfin, j'espère vu que son employeur lui met une pression d'enfer en ce moment. J'ai hâte que nous nous retrouvions tous les trois dans ces bonnes conditions...

Enfin, tout comme Nina, j'ai craqué et j'ai inscrit ma fille au Casting Bébéfrimousse. Pour voter pour elle, c'est par ici :

(cliquez ici pour suivre le lien)

Merci par avance pour elle !!

Message déposé le 19.03.2013 à 17:46 - Commentaires (7)


Belles nuits, douces nuits...
Nous avons passé un week-end relax vu que notre pépette va de mieux en mieux...

Elle fait des siestes de folie, du genre presque quatre heures d'affilée hier, en charmante compagnie, comme en atteste la photo ci-dessous. Elle est radieuse dans ses moments d'éveil. Elle a encore quelques maux de ventre mais qui ne l'empêchent pas de dormir. Le soir nous la couchons et elle s'endort presqu'aussitôt. Parfois elle râle quelques minutes pour la forme mais c'est tout.

Dans la nuit de vendredi à samedi elle nous a fait du 21h30-6h45. Celle de samedi à dimanche a été plus agitée, elle s'est réveillée deux fois pour boire. Et cette nuit, rebelote avec un 21h45-8h15 !

Le seul moment délicat, c'est la soirée. Souvent elle dort très peu après le biberon "goûter" (vers 16h30-17h00). Elle hurle dans le lit, est très agitée. Du coup, comme souvent elle a fait beaucoup d'heures de sieste dans la journée, nous attendons une petite heure puis la sortons du lit et la mettons à jouer avec nous, ou bien dans le parc. Seulement elle a du mal à tenir jusqu'au biberon suivant, qui est vers 21h. Mais si nous la recouchons, elle hurle. Nous pensons qu'il s'agit des pleurs du soir et non d'un refus de siester.

L'essentiel c'est qu'une fois le biberon du soir bu, elle se couche sans aucune difficulté.

Quand elle se réveille, elle ne pleure plus forcément mais gazouille un moment dans son lit avant d'appeler. C'est adorable.

Andrea et moi avons beaucoup apprécié ce premier week-end "calme" en sa compagnie. Nous avons à la fois pu profiter pleinement d'elle mais aussi de nous.

Cette semaine, mon homme a pris trois jours de congés pour décompresser, car il n'a pas pris de vraies vacances depuis l'été dernier, juste un jour de congé par ci par là. Le congé paternité, il l'avait pris en demi-journées pour ne pas pénaliser sa boite. En ce moment il a énormément de pression et beaucoup de boulot, et le contrecoup de tout ce qui s'est passé ces derniers mois, durant lesquels il a porté notre petite famille à bout de bras. Du coup, il craque un peu. Donc, je lui ai ordonné de poser des jours de congés.

Il sera avec nous mercredi, jeudi et vendredi et j'en suis très heureuse ! De mon côté j'en ai profité pour poser des rdv chez mes toubibs car il s'agira de mes derniers jours de congé mat et je dois faire un point avec mon cardio et mon généraliste.

Et jeudi matin nous irons au Consulat d'Italie pour faire inscrire Séréna auprès de l'état civil italien et enregistrer Andrea comme père dans le livret de famille. Nous allons également nous renseigner pour connaître la marche à suivre afin de donner à Séréna la double nationalité.

Ma reprise se confirme pour le 6 mai, sur un nouveau poste qui semble très intéressant, et en 4/5ème, avec le vendredi comme jour off. J'ai hâte de retrouver l'effervescence du bureau. Il y a un temps pour tout et je n'ai définitivement pas la vocation pour être mère au foyer.

Notre nounou s'est arrangée avec la super puéricultrice de la PMI, celle qui nous a "sauvé la vie", et elle a obtenu une dérogation pour nous garder Séréna dès début mai. Nous allons donc commencer l'adaptation mi-avril.

Tout va donc plutôt bien, malgré la météo maussade, j'entrevois une véritable embellie après des mois de grisaille...

Message déposé le 18.03.2013 à 09:37 - Commentaires (10)


I'm back
Me revoilà après un long silence. Autant dire qu'après 10 jours sans rien écrire, vous allez en avoir pour votre argent !

Cette retraite m'a été nécessaire. J'ai ressenti la nécessité de prendre du recul par rapport à la blogosphère, car parfois, se comparer, c'est se désoler un peu plus de sa propre situation.

Mardi 5 mars, soit le surlendemain de mon week-end en solo, à l'issue d'une soirée encore cauchemardesque, j'ai craqué physiquement. Mon corps a fini par ne plus répondre. J'étais comme paralysée par le mal être lorsque ma fille pleurait, je ne parvenais plus à tenir debout. Trop d'épuisement, trop de culpabilité, trop de pression. Heureusement Andrea a pris la relève pour la nuit. Puis dès le matin, j'ai appelé une amie à la rescousse. Ma seule véritable amie dans cette ville que j'habite mais qui n'est pas « mienne ». Elle m'avait toujours dit qu'elle serait là pour nous. Mais moi, comme d'habitude, j'ai attendu d'arriver au bout de mes limites pour l'appeler au secours. Toujours ce foutu besoin de me prouver des choses à moi-même, franchement à mon âge c'est juste ridicule. Face à ma détresse, elle s'est libérée de ses obligations et est arrivée chez moi en fin de matinée. Elle a pris en charge Séréna et l'a emmenée chez elle l'après-midi, afin que je me repose.

Cela m'a fait beaucoup de bien et j'ai réalisé que je ne suis pas seule et que je peux vraiment compter sur elle. Elle nous a également pris Séréna du samedi soir au dimanche aprem, le week-end suivant, afin qu'Andrea et moi nous nous retrouvions en amoureux. Cela n'était pas arrivé depuis le 18 novembre, autant dire que nous avons savouré, même si nous étions crevés ! Au moins nous avons dormi 10 heures d'affilée et cela nous a requinqués.

Après ce mardi après-midi à dormir, je me sentais mieux. Le jeudi matin (7 mars), nous sommes allés chez la pédiatre. J'ai craqué aussi chez elle. Elle n'a rien trouvé de mieux à nous dire que « il faut être patient, ça va passer ». Séréna va très bien, sa courbe de croissance est excellente, donc pour elle pas de quoi s'inquiéter. Ma petite puce pesait ce jour là 4,940kg et mesurait 59 cm. Je pense que désormais elle a franchi les caps des 5kg et 60 cm.

Ce même jeudi j'ai également rendu visite à mon généraliste. Comme lui n'est pas branché antidépresseurs et autres pilules magiques, contrairement à d'autres médecins qui les prescrivent très facilement, il m'a d'abord mise sous Euphytose et m'a prescrit également un anxiolytique très léger au cas où les plantes ne suffiraient pas. Pour l'instant je n'y ai pas touché. Je le revois le 22 mars pour faire un point.

J'ai également rappelé la puéricultrice de la PMI qui était déjà venue à la maison pour lui faire part de nos difficultés avec Séréna. La même puer que celle qui m'avait déjà bien aidé en janvier, lorsque Séréna pleurait beaucoup aussi en journée et que nous avions alors découvert qu'elle ne mangeait pas assez.

Elle est venue à la maison avant-hier en fin de matinée et dès qu'elle a vu Séréna et que je lui ai décrit nos journées, elle a posé son diagnostic, non pas d'un point de vue médical mais d'un point de vue « puériculture » - à souligner car c'est très différent : selon elle, notre fille ne dort pas assez. Je n'ai pas été surprise puisque Séréna dormait très peu en journée. Ses siestes duraient une heure grand maximum, dans son lit ou parfois dans son transat, et le soir elle s'endormait très tard dans la douleur.

D'après elle, le fait qu'elle soit très fatiguée est à l'origine de ses maux de ventre et de sa mauvaise humeur. Cela ne m'étonne pas du reste, car c'est tout pareil pour moi quand je ne dors pas assez ! Elle m'a donné les conseils suivants : la coucher systématiquement après chaque biberon pour une sieste d'au moins deux heures minimum, trois heures étant l'idéal. Si jamais elle se réveille avant, la laisser dans son lit et attendre qu'elle se rendorme car parfois, entre deux phases de sommeil, l'enfant se réveille puis se rendort seul – à condition qu'on ne le prenne pas entre temps. Bref, il faut laisser bébé trouver son sommeil, même si pour cela il doit pleurer un peu. Pareil le soir. D'après elle, les maux de ventre du soir sont dus à cette fatigue accumulée toute la journée et donc si elle fait bien ses siestes, elle ne devrait plus souffrir.

La puer a utilisé des termes très forts qui ont agi comme un électrochoc pour nous « réveiller » et nous inciter à la laisser pleurer, si jamais pendant quelques jours elle se rebelle contre ces nouvelles règles. Elle a parlé de « bébé persécuteur » et de « monstre caché sous un bébé ». Cela peut choquer, d'ailleurs Andrea et moi avons craqué lorsqu'elle a utilisé ces mots, finalement tellement proches de ce que nous pensions parfois sans oser l'avouer : nous nous sentions esclaves de ce petit être que nous aimons tellement mais qui ne nous procurait pas le bonheur auquel nous nous attendions.

Compte tenu qu'elle n'a que trois mois et demi, la situation n'est pas desespérée. Elle m'a donné 4 jours pour que Séréna s'habitue à ce nouveau rythme et je dois dire que je suis très fière de ma fille car elle a vite pris le pli, ce qui confirme qu'elle avait vraiment besoin de ce sommeil récupérateur.

Dès mardi après-midi j'ai mis tout ceci en application et le résultat, c'est que depuis ma fille fait des siestes de deux à trois heures entre chaque biberon, qu'elle trouve son sommeil pratiquement sans pleurs et que même parfois elle ne dort pas mais reste calme dans son lit à gazouiller et observer ce qui l'entoure, qu'elle est beaucoup plus épanouie, souriante et sereine dans les périodes d'éveil, qu'elle boit plus en quantité (150 pratiquement par biberon au lieu de 100 à 120 auparavant) et donc moins souvent, qu'elle souffre beaucoup moins du ventre, qu'elle a un meilleur transit. Et depuis mardi soir, nous la posons dans son lit après le biberon du soir, un petit câlin et un gros bisou, elle chouine un tout petit peu, genre 5 minutes, puis s'endort tranquillement. Elle ne fait pas encore ses nuits mais je suis confiante, à ce rythme-là cela ne devrait pas tarder.

Elle pleure encore un peu le soir, à la tombée de la nuit, mais là apparemment c'est fréquent chez les bébés et il n'y a pas grand chose à faire, cela devrait passer tout seul.

Autant dire que cette puer, j'ai juste envie de la faire béatifier tellement elle m'aura aidée ! Andrea est très remonté après le corps médical qui à aucun moment n'a cherché plus loin que le bout de son nez, à savoir « elle grossit donc ça va ». La puer m'appelle plusieurs fois par semaine pour savoir si tout va bien et reviendra si j'ai un souci.

Désormais j'ai du temps pour moi la journée, je peux m'accorder une sieste l'après-midi, faire tranquillement ce que j'ai à faire sans stresser et sans me presser. Je revis. En soirée, Andrea est ravi que nous puissions dîner dans le calme et profiter de nos soirées ensemble, regarder tranquillement un programme à la télé sans nous lever 25 fois et même nous coucher tôt si nous le souhaitons.

Toutefois, échaudés, nous ne crions pas victoire pour autant même si nous y croyons très fort.

Ce qu'il nous reste à améliorer à présent, c'est habituer Séréna à rester seule dans son parc ou son transat car pour l'instant, dès que je ne suis pas à sa portée visuelle, elle se met vite à pleurer. Il faudrait aussi qu'elle reste un peu sur le ventre dans le parc, car elle a la tête plate à l'arrière du crâne, et pour l'instant c'est une position qui l'indispose.

Depuis trois jours elle pleure également dès que nous la mettons dans l'eau du bain, alors même qu'elle a toujours adoré auparavant, que nous n'avons absolument rien changé aux habitudes et que l'eau est à la bonne température. Donc nous abrégeons le barbotage en attendant que cela se passe mieux.

Décidément, être maman c'est comme un métier, sauf qu'il n'existe aucune formation et qu'il nous faut être autodidacte...


Message déposé le 14.03.2013 à 10:26 - Commentaires (16)


Des bonnes nouvelles...
Le break du week-end m'a fait un bien fou. J'ai commencé par une sieste de deux heures samedi après-midi puis une nuit de presque dix heures. Autant vous dire que j'étais bien requinquée dimanche, j'en ai profité pour m'adonner à une bonne séance de ménage. Puis j'ai trié les vêtements de Séréna et mis de côté ce qui est trop petit pour tout repasser, photographier et mettre en annonce sur LBC. Je préfère le faire au fur et à mesure pour ne pas me laisser envahir.

J'ai aussi préparé des muffins à la framboise et aux amandes que cette fois, j'ai réussis...

Mes amours sont rentrés dimanche vers 17h00, quel bonheur de les retrouver. Le papa a ramené le reste de la liste de naissance italienne et encore tout plein de vêtements pour notre princesse, qui a été encore très gâtée. Chez sa nonna aussi elle a eu du mal à s'endormir, mais globalement elle a été mignonne.

Et moi je sens que grâce à ce break, j'ai retrouvé un peu de zénitude et de patience, c'est tout bénéf pour ma fille... et pour moi !

Nous avons tout de même hâte de voir la pédiatre jeudi afin de mettre les points sur les « i » et de trouver des solutions concrètes à certains soucis, notamment le fait qu'elle ne boive pas beaucoup (entre 80 et 100 ml par biberons) et bien sûr à ses maux de ventre.

Si nous ne sommes pas satisfaits par cette entrevue, alors nous n'aurons aucun scrupule à changer de pédiatre.

Sinon, vendredi, j'ai confirmé à la DRH de ma boite que j'accepte la proposition de nouveau poste. Entre temps la DRH avait bossé sur la fiche de poste et m'en a donc développé les grandes lignes. En fait le poste sera probablement plus intéressant encore que ce que je pensais. Du fait de la réorganisation en cours dans l'entreprise, le périmètre d'activité de la nouvelle directrice juridique, pour laquelle je vais travailler, sera étendu par rapport à avant, puisqu'en plus du juridique et des assurances, elle chapeautera aussi les achats, ce que ne faisait pas l'ancienne directrice.

De plus il est fort probable que je reprenne à 4/5ème avec mes vendredis comme jour de repos, comme je le souhaite.

Du coup je suis très motivée et j'espère vraiment reprendre début mai, comme c'est prévu. La nouvelle directrice juridique prend ses fonctions à ce moment-là et je ne voudrais pas commencer notre collaboration par une absence alors qu'elle aura besoin d'un support sur lequel s'appuyer pour apprivoiser les us et coutumes de l'entreprise.

Mon congé maternité se termine le 24 mars, ensuite j'ai posé des congés jusqu'à début mai. Je vais revoir le cardio le 20 mars puis mon généraliste le 22 mars. Probablement que le généraliste prolongera le congé maternité par un arrêt-maladie, ce qui me permettra de garder mes congés sur mon compte épargne temps. J'ai également vu la néphrologue le 28 février, qui a constaté que mes reins fonctionnent très bien et n'ont gardé aucune séquelle des oedèmes pré-éclamptiques. Je pense que je peux donc désormais tourner cette page traumatisante et définitivement passer à la suite.

Pour la nounou, qui ne peut me prendre la petite qu'à partir de début juillet, je vais la recontacter cette semaine afin de lui faire part de la proposition de la PMI de lui donner une dérogation afin qu'elle accueille Séréna dès début mai. Si jamais elle est d'accord sur le principe, alors notre problème de garde pour mai et juin sera réglé !

Tout se goupille donc sous les meilleurs auspices, pourvu que ça se confirme !
Message déposé le 04.03.2013 à 10:49 - Commentaires (14)


Le break
Mon homme et ma fille ont pris la route à 9h00 ce matin direction l'Italie pour aller voir ma belle-famille... Moi je suis restée à la maison. Besoin immédiat d'un break !

Non pas "break" dans le sens "ouh mon mec me gonfle ça va mal j'ai besoin de mettre de la distance", non pas du tout. Mais plutôt un besoin irrépressible de me retrouver en tête-à-tête avec moi-même - enfin pas tout à fait puisque Cookie, notre adorable Labrador, me tient compagnie. J'ai toujours eu un côté très solidaire, voire un peu "ourse", totalement assumé du reste, et ces moments où je me retrouve dans ma bulle sont indispensables à mon équilibre. Et depuis que Serena est arrivée je n'ai pas eu l'occasion d'y retourner beaucoup, dans ma bulle. Donc là je vais savourer au maximum.

Besoin de me décoller un peu de ma fille aussi, car je sens que je fusionne un peu trop et parfois cela m'effraie. Et puis hier elle a été très grognon, a peu dormi et mes nerfs ont été mis à rude épreuve. J'ai donc demandé à Andrea s'il verrait un inconvénient si je restais à la maison pour prendre du repos, il m'a répondu que non, au contraire, si j'estime que cela me fera du bien autant que j'en profite. Ma belle-maman l'a également bien compris.

Et puis j'ai les Anglais qui ont débarqué en début de semaine et depuis que j'ai le stérilet, je perds énormément de sang, à la limite de l'hémorragie. Et donc je suis totalement crevée - encore plus que d'habitude. Et elles durent plus longtemps aussi, youpi !

Le truc c'est que cela fait une heure et demi qu'ils sont partis et qu'ils me manquent déjà à en crever ! J'ai versé ma larmichette quand j'ai installé ma fille dans la voiture. Allez comprendre... Parfois j'aurais presqu'envie de prendre le large tellement elle m'use et en même temps elle envahit mes pensées à chaque seconde et me manque dès qu'elle n'est pas près de moi.

J'ai déjà prévu de dormir avec un de ses doudous, histoire de l'avoir un peu avec moi... Non mais je vous jure !

Dormir, justement... Voilà une des priorités de cette trentaine d'heures en solo ! Et puis aussi bouquiner, trier les vêtements de Séréna car certains sont trop petits désormais... et profiter de mon chien, qui a été pas mal délaissé ces derniers temps. La météo radieuse va se prêter parfaitement à une bonne ballade.

Et dans un mois, ce sera au tour d'Andrea de se retrouver seul avec le chien, mais là ce sera pendant une semaine puisque Serena et moi monterons chez ma famille, près d'Orléans...

Je suis convaincue qu'il faut se manquer de temps en temps pour mieux se retrouver et apprécier encore davantage la présence de nos proches...

Message déposé le 02.03.2013 à 10:28 - Commentaires (10)


C'est le bordel !
Bon, alors hier soir nous avons testé le lait Picoba. Et alors déjà, mauvaise surprise : sur la boite il est écrit "formule épaissie", j'avais d'ailleurs précisé au pharmacien que Séréna préfère les textures un peu denses. Et là, soit Picot et moi n'avons pas la même définition du mot "épaissi", soit c'est moi qui ai mal dosé, alors que j'ai fait tout comme d'habitude et comme c'est inscrit sur la boite (une dose de lait pour 30 ml d'eau).

Ca m'a tellement gonflée qu'après seulement un biberon avec ce lait, j'ai décidé de ne plus lui en donner, d'autant qu'elle a eu du mal à le boire.

Pourquoi me suis-je encore laissée berner ? Franchement, si Andrea et moi avions fait une cagnotte avec tout l'argent que nous avons gaspillé en lait, en biberons, en tétines, nous pourrions nous payer un séjour à l'Ile Maurice - mon rêve absolu en matière de voyage.

Toujours est-il que c'est de pire en pire pour nourrir notre fille. Elle boit péniblement 100 ml, plus souvent 80 d'ailleurs. Toujours pareil, arrivée en milieu de biberon, elle se tortille, pleure, s'agite et ensuite s'endort. Ce moment qui devrait être celui de la convivialité est devenu un véritable calvaire.

Du coup elle réclame plus souvent aussi, y compris la nuit.

De plus depuis hier elle a beaucoup de mal à faire ses rots. Parfois même cela ne sort pas. Donc en journée je la laisse beaucoup dans le transat pour éviter de l'allonger sans avoir roté.

Nous la pesons tous les deux jours. Elle prend du poids mais depuis deux jours, la progression a ralenti. Au lieu de 40 à 50g en deux jours, là elle n'a pris que 10g.

J'ai sans cesse l'impression de régresser, surtout quand je me compare aux autres enfants de son âge, dont je lis les aventures ici même.

Tout de même, pour positiver un peu, hier soir elle n'a pas eu trop mal au ventre et elle a dormi à 23h00 - ce qui est très tôt pour elle (et pour nous) !

Ce matin, après avoir eu une relativement bonne nuit, je fais dans le pragmatique.

Depuis mi-janvier je tiens un cahier dans lequel je note quotidiennement les faits marquants et surtout ce qu'elle boit, en quantité et en lait. En le feuilletant, j'ai remarqué qu'il y a eu une période, fin janvier, durant laquelle elle buvait bien en quantité, et du coup tenait plus longtemps entre deux biberons car était plus rassasiée. C'était au moment où elle buvait le Nidal Pélargon, le lait qu'elle supportait le mieux du reste, épaissi avec du Gumilk ou du Magic Mix.

Alors je vais revenir à ces fondamentaux et n'écouter que moi.

Franchement, je me dis que je dois vous saouler avec mon incompétence et que les mamans "confirmées" doivent me trouver nulle... J'ai conscience de ne pas être à la hauteur de ce que je souhaite pour ma fille, à savoir le meilleur.

Ce soir j'ai une première séance avec la psychologue, je crois que cela va me faire du bien... J'espère en tout cas !


Message déposé le 27.02.2013 à 09:57 - Commentaires (29)


Picoba
Voilà ce que l'on m'a conseillé de prendre à la pharmacie.

D'après eux, il ne s'agit pas d'intolérance au lait de vache sinon Séréna aurait aussi des diarrhées.

Connaissez-vous ce lait ? L'avez-vous testé ? Je suis un peu inquiète car une petite recherche rapide sur internet m'a montré des avis plutôt négatifs. En même temps, j'essaie toujours de relativiser tout ce qui se lit sur le net...

Vos avis seront donc les bienvenus.

Message déposé le 26.02.2013 à 18:11 - Commentaires (12)


One more time
Je vais encore me plaindre mais ça me fait du bien, ça me défoule.

Encore une nuit très courte.

Séréna a été très agitée et a beaucoup pleuré. Elle a d'abord réclamé plusieurs fois des petites doses de lait et comme elle n'avait pas beaucoup bu auparavant, nous lui avons donné.

Puis à 0h45 elle a vomi. Puis elle a à nouveau réclamé à boire.

Finalement elle s'est endormi à 1h20 et s'est réveillée à 2h20 puis a retrouvé immédiatement le sommeil, seule, sans notre assistance.

J'ai de nouveau une baisse de morale, heureusement moins forte que celles que j'ai pu subir auparavant. Mais je me sens démunie face à ce mal-être de ma fille qui m'est insupportable.

Andrea et moi en avons assez d'être mal conseillés par les différents professionnels que nous rencontrons. Alors aujourd'hui, sans consulter la pédiatre en amont, je vais aller à la pharmacie acheter un lait hypoallergénique ou bien un lait de riz, je ne sais pas encore, je vais demander l'avis du pharmacien.

Nous allons prendre les problèmes à bras-le-corps et suivre notre instinct... Espérons que ce sera plus efficace que tout ce que nous avons tenté auparavant et que notre nénette fera vite de bonnes nuits réparatrices.
Message déposé le 26.02.2013 à 10:14 - Commentaires (13)


Deuxième rdv sage-femme pour rééducation périnéale
C'était tout à l'heure et nous sommes rentrées dans le vif du sujet (si je puis dire...).

Une chose est sûre : mon périnée va bien mais n'est pas super tonique, va falloir travailler tout ça !

En tout cas la sage-femme est super pédagogue et douce.

J'ai des devoirs à faire à la maison que je vais m'appliquer au mieux à exécuter...

Pendant ce temps-là, ma petite minouchette était bien tranquille dans un transat à tout observer et à tenter d'attraper son pouce !

Pas de rdv la semaine prochaine pour cause de vacances... Nous continuerons début mars.

Et j'ai pris rdv le 19 mars pour une démonstration de portage en écharpe car j'en ai une dont je ne sais pas me servir... et le porte-bébé commence à me peser. J'ai marché une heure aller-retour pour me rendre à ce rdv du jour et à la fin, je n'en pouvais plus !

Du coup, là, je me détends en regardant des clips des années 90 et je m'éclate, je connais tout par coeur, comme quoi mon vieil âge ne me fait pas encore perdre la mémoire. Bon sang, c'était l'époque où j'écumais les boites de nuit, que de souvenirs !

Séréna, elle, a bu ses 150 ml comme une petite goulue et se repose dans son lit. Elle ne dort pas, est néanmoins très tranquille. Au moins elle s'habitue à être dans son lit à l'heure de la sieste.

Demain matin nous mettons les voiles (ou plutôt les pneus) et partons passer le week-end en Italie pour que Séréna voie sa "nonna" (grand-mère) et sa "zia" (tata).

Bon week-end everybody !
Message déposé le 22.02.2013 à 16:00 - Commentaires (3)


Joyeux trimiversaire ma princesse !
22 novembre 2012 ==> 22 février 2013

Aujourd'hui, notre princesse a trois mois, un trimestre, d'où le néologisme barbare en titre...

Trois mois d'un amour en perpétuelle croissance
Trois mois d'attendrissement
Trois mois de découvertes

Comme elle a changé notre petite crevette ! Mademoiselle pèse 4,5 kg, commence à sourire, mais alors uniquement quand elle est sur la table à langer et comme elle gigote en même temps, difficile d'immortaliser ces moments. Elle cherche aussi à prendre son pouce.

Je sens que je commence à devenir fusionnelle avec ma fille et j'essaie de modérer ces élans afin de laisser une grande place à mon homme qui est un merveilleux papa.

Certes ce sont aussi trois mois de nuits très courtes, certes elle ne fait pas ses nuits, certes les crises de colique sont encore quotidiennes, certes la culpabilité et le doute ont envahi mon esprit, mais qu'importe...

J'aime ma fille immensément, incommensurablement, intensément et je fonds devant son visage, ses cuisses potelées, ses mains qui attrapent mes doigts.

Chaque jour apporte une évolution et je me languis donc de chaque lendemain...



Message déposé le 22.02.2013 à 08:50 - Commentaires (9)


Kill Bill
La nuit a été difficile... Séréna a eu très mal au ventre jusqu'à 3h00 du matin. Puis réveil à 7h45 pour le biberon. Comme quoi les soirées se suivent et ne se ressemblent pas.

A vrai dire je l'ai senti venir. Hier soir elle a commencé à être ronchon en début de soirée, Andrea et moi n'avons pas pu dîner en même temps car elle ne voulait que les bras. Quand les soirées débutent ainsi, en général nous savons désormais à quoi nous attendre.

Compte tenu du fait que je n'ai pas la chance de parvenir à me rendormir de suite une fois que je me recouche, j'ai dû dormir quatre heures cette nuit.

Autant dire que ce matin j'ai l'humeur d'un pittbull enragé.

Alors quand en plus, alors que je tente de me recoucher, je me retrouve confrontée à des voisins qui bricolent et un autre qui élague, j'ai juste envie de les trucider un par un et de les faire atrocement souffrir !

Bon, c'est pas gentil mais la patience me manque dans ces cas-là... En même temps je ne peux pas imposer ma loi et demander à ce que tout le monde se taise pour me foutre la paix et laisser ma fille dormir.

Oui en fait, c'est surtout ça... J'espère que Séréna va pouvoir récupérer un peu car elle aussi a très peu dormi et elle est crevée ma nénette...
Message déposé le 21.02.2013 à 09:32 - Commentaires (2)


Okay !
J'ai besoin de vos lumières...

Séréna a souvent le hoquet, en particulier après les bibis, si je la mets en position allongée. Parfois cela l'indispose, l'agace ou provoque des petites régurgitations.

Faut-il laisser le hoquet s'arrêter tout seul ou bien la faire boire pour le stopper ?

Quel est votre avis sur la question ?

Sinon, pour répondre à Lala qui a laissé un commentaire sur mon post précédent, en fait c'est Séréna qui laisse 4 heures entre les biberons désormais (et la nuit c'est plutôt 5-6 heures), elle ne réclame pas avant et même en laissant 4h, elle a du mal à tout boire. Son appétit n'est pas flamboyant en ce moment mais comme elle semble aller bien et qu'elle prend du poids, j'essaie de ne pas m'en inquiéter outre mesure. Ce matin elle a bu à 6h45 et je lui ai donné le bibi suivant à 12h15, elle réclamait un peu mais sans plus. Et elle n'a bu que 70 au lieu des 120 voire 150 qu'elle devrait boire.

Allez, c'est tout pour aujourd'hui !
Message déposé le 18.02.2013 à 13:34 - Commentaires (11)


Un pas en avant, trois pas en arrière...
Tout est dans le titre.

Lorsqu'on croit être sur la bonne voie, la marche arrière s'enclenche et nous retournons alors aux désagréments éprouvants.

Les maux de ventre nocturnes sont revenus depuis deux soirs et donc les nuits sont à nouveau courtes. Heureusement que j'ai bien récupéré quand même ce week-end car cette nuit j'ai dormi quatre heures.

Et alors, quand ma pupuce dort le soir, j'ai du mal à savoir si c'est parce qu'elle ne veut pas être dans son lit ou si c'est parce qu'elle a mal au ventre.

J'ai beaucoup d'admiration pour ces mamans capables de décrypter les pleurs de leurs bébés car j'en suis incapable.

Tout de même, hier soir, après un long moment où nous l'avons laissé pleurer, pensant qu'elle ne voulait juste pas être dans son lit, nous avons fini par en conclure qu'elle avait en fait mal au ventre...

Culpabilité... encore.

Je l'ai prise, bercée posée sur mon avant-bras, réconfortée et elle s'est finalement endormie.

Puis hier nous avons commencé à la régler avec des heures de biberon régulières : 8h, 12h, 16h, 20h, minuit. Mais comme elle boit encore un biberon la nuit, cela ne va pas être évident de tenir ce rythme.

Sinon, samedi, nous avons emmené notre nénette faire des photos d'identité pour faire établir sa carte d'identité. Je prends l'avion avec elle début avril pour monter voir ma famille et donc j'ai besoin de cette carte, le livret de famille ne suffisant pas.

Hé bien pas évident pour faire ces photos ! Le pauvre photographe a cru devenir chèvre (même si j'imagine qu'il a l'habitude).

Voilà, une nouvelle semaine commence, j'ignore de quoi elle sera faite mais j'espère que nous allons vite repartir en marche avant et ne plus nous retourner...
Message déposé le 18.02.2013 à 09:56 - Commentaires (9)


Le dilemne de la reprise
La semaine dernière, lorsque je suis allée à mon bureau présenter Séréna à mes collègues, une responsable de la RH m'a fait venir dans mon bureau pour me demander si j'étais certaine de vouloir reprendre sur mon poste actuel, à plein temps, et si j'avais la logistique suffisante pour satisfaire au mieux aux exigences dudit poste.

En effet, je suis l'assistante du Président de mon entreprise, qui compte presque 600 salariés. Le Président avec lequel j'ai toujours travaillé est parti en retraite fin septembre, alors que j'étais déjà en arrêt-maladie. Le nouveau est arrivé début octobre et je n'ai donc jamais bossé avec lui. C'est apparemment un vrai choc de cultures, puisque ce nouveau boss a 43 ans alors que l'ancien en avait 65, et c'est un véritable ouragan, d'après mes collègues. Pour avoir discuté avec celle qui me remplace actuellement sur le poste, elle fait chaque jour des horaires du genre 8h30-19h avec une coupure de 45 minutes le midi.

Bref, ma collègue de la RH m'a recommandé de prendre un rdv avec ce nouveau Président pour voir avec lui ce qu'il attend vraiment de sa collaboratrice et voir si c'est conciliable avec mon nouveau statut de maman.

Je l'ai donc rencontré hier soir. Effectivement, il est très speed, très exigeant et ne tourne pas autour du pot pour dire ce qu'il a à dire. Il est en train de réorganiser toute l'entreprise et m'a donc expliqué la nouvelle stratégie. Il attend de son assistante qu'elle soit hyper réactive et très disponible. De plus, là où avant j'avais une demi-assistante (partagée sur deux postes) pour travailler avec moi, là je serais seule pour remplir l'ensemble des missions.

Réactive et disponible, je l'ai toujours été, mais c'était alors facile, je n'avais que moi à penser et à m'occuper !

Je ne suis pas certaine d'avoir envie de bosser 50h par semaine pour un salaire pas franchement en adéquation avec cette implication et de sacrifier forcément ma vie de famille.

La responsable RH m'avait parlé la semaine dernière d'un poste qui va être ouvert. Une nouvelle directrice juridique va prendre ses fonctions début mai – lorsque je vais rentrer – et elle aura besoin d'une assistante. Il s'agirait d'un poste certes moins prestigieux mais beaucoup plus « tranquille » au niveau horaires notamment. Quant à mon salaire et mon positionnement, ils seraient inchangés.

Alors depuis hier soir je m'interroge et je fais ma petite liste des + et des – de chaque poste, histoire de me décider en toute quiétude.

Mon poste actuel 

Les + : l'émulation permanente, le fait d'être au cœur de la vie de l'entreprise en participant notamment aux comités de direction ; le prestige du poste qui en jette sur le CV notamment ; le réseau très étendu de mon nouveau boss qui pourrait m'ouvrir des portes en cas de souhait d'évolution de carrière

Les - : le fait de ne pas connaître ce nouveau boss et de ne pas savoir si nous serons compatibles au niveau personnalités ; la grande disponibilité horaire à prévoir et la logistique à organiser côté personnel pour y répondre ; la grosse pression liée à la fonction ; l'isolement lié aussi à la fonction et au devoir de réserve afférent ; le fait de ne pas pouvoir prendre les congés et les RTT comme je voudrais car il faut jongler entre les différentes réunions et organiser mon remplacement. Et le – le plus important resterait cette culpabilité permanente de ne pas passer suffisamment de temps avec ma fille et mon homme.

Le poste d'assistante juridique

Les + : l'horaire administratif avec peut-être la possibilité d'envisager un 4/5ème ; une plus grande liberté pour m'absenter, si besoin, notamment si ma fille est malade ; le fait d'entamer une collaboration avec une nouvelle personne à qui je pourrais apporter ma connaissance de l'entreprise, des personnes, des process etc ; n'ayant jamais exercé dans le domaine du juridique, j'aurais sans doute l'opportunité de découvrir et d'apprendre ;

Les - : le fait de ne pas connaître cette future directrice juridique et de ne pas savoir si nous serons compatibles au niveau personnalités ; l'appréhension de ne pas me sentir bien dans cette nouvelle activité et de m'y ennuyer ;

Voilà, j'ai un choix à faire. Pour en avoir discuté avec mon homme, je pense m'orienter vers ce nouveau poste. Je n'ai pas envie de rentrer tous les soirs à 19h30, épuisée, stressée et de ne pas profiter de ma fille. Toutefois, avant de me décider définitivement, je me laisse encore un petit délai pour discuter avec la personne qui me remplace sur mon poste actuel afin qu'elle me décrive sa journée type et le caractère du nouveau boss.

Quel que soit mon choix, j'ai surtout peur d'avoir des regrets...
Message déposé le 16.02.2013 à 20:32 - Commentaires (7)


Point à J+3 après pédiatre n°2
Globalement, la situation est meilleure.

Au niveau ventre :

Séréna semble avoir moins de douleur, y compris pendant les biberons. Elle se tortille moins, pleure moins. Il faut dire que nous lui faisons faire au moins trois rots par biberon. Du coup, elle évacue davantage d'air par le haut et par conséquent a moins de gaz. Nous avons testé le biberon Nuk hier qui semble pas mal du tout.

Au niveau biberons :

Elle s'endort toujours sur les biberons et ne prend donc pas la quantité escomptée. Toutefois elle prend du poids, alors faut-il s'en inquiéter ? Parfois elle hurle de faim, donc nous la nourrissons et après avoir pris 30 ml elle dort déjà. Cela nous déroute quelque peu. Nous la sollicitons donc au maximum pour éviter qu'elle ne s'assoupisse. Le pire aussi c'est que bien endormie dans nos bras à la fin du biberon, elle se réveille dès que nous voulons la mettre au lit ! La petite coquine...

Tout de même, les biberons durent parfois plus d'une heure et j'aime autant vous dire que la nuit, c'est long, très long !

Au niveau endormissement :

Là encore, il y a de l'amélioration. Nous appliquons la technique du « je laisse pleurer 5 min puis je viens la rassurer mais sans la prendre ». Au bout d'un moment elle s'endort. Hier soir toutefois elle a mis du temps et a tellement pleuré qu'elle en a régurgité un peu. Puis elle s'est endormie aussitôt. Nous en avons conclu qu'elle avait peut-être un rot qui la gênait, d'où les pleurs soutenus.

Pour ma part, au vu de ces mieux, je remonte aussi la pente. Je suis moins fatiguée, plus patiente et je prends du plaisir à exercer mon rôle de maman.

J'ai quand même une question à poser. Nous voulons vraiment instaurer un rituel du soir du type « bain, biberon et coucher ». Mais voilà. Comme nous ne lui imposons pas d'horaires pour les biberons mais lui donnons seulement quand elle a faim (avec au minimum 3h-3h30 d'intervalle entre deux), elle ne le prend jamais à la même heure le soir. Parfois c'est à 20h, parfois à 22h00. En effet, nous préférons attendre qu'elle ait bien faim pour la nourrir parce que déjà qu'elle n'arrive pas à prendre les 150 qu'elle devrait avaler alors si en plus nous lui donnons alors qu'elle ne crie pas famine, elle risque de caler encore plus tôt.

Bref, comment lui instaurer une routine si elle ne boit jamais à la même heure ? J'aimerais pourtant qu'elle ait une heure fixe pour le coucher du soir.

Sinon, ce soir j'ai rendez-vous avec mon grand patron pour évoquer ma reprise. En effet, il a pris ses fonctions en octobre, alors que j'étais déjà arrêtée. Du coup je n'ai jamais bossé avec lui et j'ai besoin d'y voir clair sur son rythme de travail et ce qu'il attend de moi en terme de disponibilité horaire notamment, pour prendre certaines décisions qui seront de toute façon très difficiles à trancher puisque j'aime ma fille plus que tout, mais j'adore aussi mon boulot...

Il y a quoi qu'il en soit du sacrifice dans l'air...


Message déposé le 15.02.2013 à 09:09 - Commentaires (8)


Dodo ou bibi ?
Hier soir, j'ai mis en pratique le massage du ventre pour évacuer les rots et c'est plutôt efficace.

Séréna s'est couchée à 20h20 sans broncher et s'est endormie de suite. Andrea et moi avons pu dîner dans le calme et tellement crevés et tellement heureux de pouvoir nous coucher tôt, nous étions au lit à 21h15 !

Puis elle s'est réveillée à 23h30 pour boire. Et là, l'enfer a recommencé. Elle n'a pas dormi avant le biberon suivant, soit 3h00. Puis réveil à 6h30 pour le biberon suivant. Je rêve du jour où elle fera ses nuits ou, à défaut, laissera au moins 6h entre chaque biberon ! Le problème c'est que comme elle ne finit jamais ses biberons, nous n'arrivons pas à en augmenter la quantité.

Et nous avons un autre gros souci, c'est qu'elle a tendance à s'endormir sur le biberon et alors là, il n'y a rien à en tirer. Souvent elle s'endort tôt, elle n'a pris que 30 ou 50 ml alors qu'elle est sensée prendre 120 voire 150 (quantité qu'elle n'arrive quasiment jamais à boire, du reste). Et là, impossible de lui faire boire davantage, avec le risque qu'elle soit totalement déréglée.

Avez-vous été confrontée à cela ? Comment faire pour qu'elle ne s'endorme pas sur le biberon ?

Quand je l'ai recouchée à 3h00, elle a pleuré un peu mais sans être hystérique non plus... puis s'est endormie seule. J'étais quand même contente qu'elle ait trouvé son sommeil dans son lit.

Le médecin a dit qu'il faudrait plusieurs jours pour qu'elle s'adapte aux nouvelles habitudes. Donc pour l'instant je ne l'appelle pas, je mets juste en pratique tout ce qu'il m'a dit. Et comme elle n'a pas fait de selles depuis dimanche après-midi (merci le Diargal), je mets un tiers d'Hépar dans les biberons pour faire repartir le transit.

Quant à moi... La fatigue aidant, alliée à beaucoup de culpabilité, je pleure beaucoup, je sens que je perds pieds, j'ai besoin d'aide. J'ai donc pris rdv chez une psychologue qui m'a été recommandée par notre pédiatre, pour traiter ce mauvais post partum et être en mesure, quand ma fille sera plus grande, de lui raconter sereinement les conditions de sa venue au monde et sa période bébé.
Message déposé le 13.02.2013 à 10:07 - Commentaires (19)


Vive la CAF !
Après avoir pour la énième fois envoyé tous les justificatifs de notre situation en vue de bénéficier des allocations liées à la PAJE, la CAF nous envoie un courrier en nous demandant de lui faire parvenir une copie du titre de séjour valide de mon cher et tendre, puisqu'il est de nationalité italienne.

Visiblement, la CAF n'est pas très au fait d'un ensemble de pays qui s'appelle l'Union européenne. Il paraît que l'Italie en fait partie et que tout ressortissant européen vivant en France depuis plus de 5 ans obtient un droit de séjour permanent et n'a plus besoin de justifier les conditions de son séjour, dixit le site service public.

Donc, demain, je vais perdre dix minutes de mon précieux temps à faire à la CAF une réponse circonstanciée en ce sens, avec la diplomatie qui me caractérise...

Faudrait quand même qu'ils arrêtent de balancer des courriers sans réfléchir ! Heureusement, ils n'ont pas attendu notre réponse pour nous verser l'allocation de base rétroactivement, puisque nous n'avions rien perçu depuis la naissance de Séréna.

Allez, bon week-end

Message déposé le 09.02.2013 à 19:47 - Commentaires (6)


Cauchemar en layette... Point pédiatre
J'ai enfin eu ma pédiatre en ligne en début d'aprem.

Selon elle les diarrhées ne sont pas liées à une gastro mais au Gumilk, puisqu'elles ont cessé dès que nous avons arrêtée le Gumilk.

Et le vomissement était isolé, donc pas de quoi s'inquiéter.

Comme le Gumilk a quand même un bon effet sur Séréna, elle souhaite que nous continuions mais en baissant la dose, en "bidouillant" pour trouver le bon compromis, celui où à la fois l'effet sur les régurgitations et les maux de ventre sera positif et où les diarrhées seront limitées.

En plus, j'ai acheté du Magic Mix qui est un autre épaississant qui, lui, d'après la pédiatre, a tendance à constiper ! Décidément, personne n'est parfait.

Je vais donc "bidouiller", comme dit la pédiatre, et alterner l'un et l'autre en fonction du transit.

Cet après-midi Séréna est très grognon, elle n'a pas bu toutes ses doses mais n'a pas revomi et n'a plus de diarrhée. Elle ne dort pas beaucoup et ne supporte pas son lit. Je sens que la soirée et la nuit vont être encore agitées.

Avec ça, demain j'ai l'AG des copropriétaires de ma résidence, je vais être fraiche !
Message déposé le 08.02.2013 à 16:50 - Commentaires (7)


Cauchemar en layette
Comme j'aime à le répéter, les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Tout allait parfaitement bien jusqu'à hier après-midi, même si j'ai remarqué que Séréna dormait beaucoup. Il faut dire qu'elle a quand même un lourd passif de manque de sommeil à rattraper.

Hier après-midi, promenade sous le soleil. En rentrant, biberon puis j'entends un bruit suspect du côté de son fondement. Je la prends pour la changer, et je constate qu'elle a une grosse diarrhée puisque le raz-de-marée a débordé de la couche et qu'il y en a plein ses jolis vêtements.

Ni une ni deux, je la nettoie et la change. Elle se rendort.

Puis le papa rentre du boulot et je lui parle de cet accident. Comme il est écrit sur la boite du Gumilk que cela peut accélérer le transit, nous décidons de l'arrêter pour la nuit, histoire de ne pas prendre le risque d'avoir à nettoyer tout le lit en nocturne. Car entre temps, elle nous refait une ou deux selles toutes molles avec une odeur pestilentielle. Nous décidons d'attendre le lendemain matin pour appeler la pédiatre et lui demander son avis.

Nous lui redonnons donc les biberons sans Gumilk et le cauchemar recommence. Elle se tortille, a du mal à boire. Elle pleure et ne veut pas aller dormir. Nous réussissons finalement à l'endormir vers minuit. Puis elle se réveille à 1h30 pour boire, elle prend 130 ml en régurgitant un peu, et se rendort.

Réveil suivant à 6h30. Je lui donne le biberon, toujours sans Gumilk, et presque sur la fin, elle vomit sur moi l'intégralité de ce qu'elle a bu. Là je pense plutôt à une gastro. Elle s'endort, je la recouche.

Depuis, elle dort toujours. J'ai appelé le cabinet de ma pédiatre, qui est absente ce matin. La secrétaire a demandé l'avis de la pédiatre remplaçante, mais qui ne connait pas le "dossier". Elle, elle pense que c'est une gastro. Elle me demande de lui donner du lait Diargal à la place du lait normal, et ce dès le prochain biberon, donc celui que Séréna devrait réclamer d'ici quelques minutes, à son prochain réveil.

Ok, mais comment je fais pour aller à la pharmacie alors que je n'ai pas de voiture et que la pharmacie à côté de chez moi ne vend pas de produits infantiles, que ma petite dort et que je n'ai personne pour la garder, que dès qu'elle va se réveiller elle va réclamer à boire ?? Alors, je la nourris avec quoi à son réveil ? Je lui donne encore du Gumilk ou quoi ?

Je n'ai donc pas eu de réponse à mes questions, je dois attendre cet après-midi pour rappeler notre pédiatre et en attendant, c'est le flou artistique. Je vais lui donner son lait habituel ce matin, une petite dose pour la faire patienter, avec du Picolite pour la réhydrater. Chéri passera à la pharmacie pendant sa pause-déjeuner et ramènera le lait spécial diarrhées.

Pourquoi, quand enfin tout va bien, il faut toujours qu'il y ait une cou*lle dans le potage ?

Inutile de vous dire que je suis à bout...

Message déposé le 08.02.2013 à 10:03 - Commentaires (10)


Le pied...
J'ignore si c'est le 3ème effet Gumilk ou quoi, mais depuis hier Séréna est particulièrement zen.

Elle prend ses biberons tranquillement, toutes les quatre heures, elle a encore mal au ventre mais beaucoup moins. Elle a retrouvé un transit normal. Elle semble avoir moins de reflux, en revanche elle est longue à faire ses rots.

Du coup, elle pionce !

Et hier soir, après avoir quand même un peu chouiné, pour la forme, elle s'est endormie dans mes bras à 22h30. Chéri l'a mise au lit, sans trop y croire, car juste avant nous avions eu une tentative avortée de couchage.

Je suis donc aussitôt allée me coucher, persuadée que j'allais devoir me relever dix ou vingt minutes après, et vous savez à quel point c'est violent de quitter la chaleur de la couette !

Que nenni. Séréna a dormi jusqu'à 4h00 ce matin ! Du coup elle a loupé le biberon qu'elle devait prendre à 23h30. Ce qui fait qu'elle a tenu de 19h30 à 4h00. Autant dire que si nous arrivons à décaler le dernier biberon vers 23h00 ou minuit et qu'elle tient encore huit heures, nous pourrons faire une nuit complète !

Notre espoir est énorme, pourvu qu'elle continue sur cette lancée.

Chéri s'est collé au biberon de 4h puis je l'ai relayé car Séréna a été longue à le boire, elle eu mal au ventre, s'est à moitié endormie puis elle a été longue à faire le rot. Certes je ne me suis pas rendormie avant 6h30, mais ensuite j'ai tiré jusqu'à 8h30.

Bref, aujourd'hui je me sens reposée et détendue, Chéri aussi a apprécié cette nuit réparatrice, et ça n'a pas de prix...
Message déposé le 07.02.2013 à 10:37 - Commentaires (14)


Gumilk ... C'est kloug ?
Hier soir nous avons commencé à épaissir les biberons avec le Gumilk, comme la pédiatre nous l'a recommandé.

Chéri a fait le biberon en suivant scrupuleusement les mesures indiquées sur la boite : 1 cuillère et demi pour 150 ml de lait.

Résultat : une gelée improbable, tellement collée au bib que même en le retournant, rien ne tombait !

Nous en avons conclu qu'il vaudrait mieux trouver nous-même la bonne dose histoire d'éviter de faire ingurgiter à notre fille un gloubi-boulga infâme.

Ensuite, comme tous les soirs, j'ai préparé les biberons de la nuit et les ai mis au frigidaire... en ne mettant qu'une demi-cuillère de Gumilk pour 150 ml. En secouant le biberon, j'ai été rassurée de constater que la substance était à peu près liquide... Sauf qu'à 2h00 du mat', en la ressortant du frigo, la tronche enfarinée, tout avait durci, impossible d'en tirer quoique ce soit, même en réchauffant.

Résultat des courses : 3 biberons jetés dans l'évier avec une grosse pensée pour les enfants qui ont faim...

En plus, je ne vous raconte pas comment je dois m'agiter du goupillon pour réussir à nettoyer les biberons après !

Bref, finalement j'ai trouvé la solution : je prépare normalement les biberons, je chauffe et ensuite, à la fin, j'ajoute le Gumilk pour épaissir.

S'il y en a parmi vous qui utilise cette poudre, je veux bien votre avis.

Globalement, Séréna se tortille moins pendant les biberons depuis que j'ai épaissi. En revanche elle a toujours beaucoup de gaz et de gargouillis qui la gènent entre les biberons, particulièrement le soir...

Je passe donc très rapidement sur la soirée et le début de nuit d'hier, qui ont encore une fois été affreux. Je me suis couchée à 3h00, puis biberon à 6h30, recouchée à 7h30, ensuite je suis restée au dodo jusqu'à 10h00 sans vraiment dormir vu que le voisin du dessus doit avoir des pieds à la place des mains et n'a pas arrêté pas de faire tomber des trucs très lourds sur le sol. Remarquez hier il jouait de la perceuse de bon matin alors à choisir...

J'ai rendez-vous le mardi 12 février avec le gastro-pédiatre, j'espère qu'il trouvera la cause de ces pleurs nocturnes. J'avoue qu'hier soir j'étais tellement fatiguée que j'ai presque failli prendre Séréna dans le lit avec nous, tellement je n'en pouvais plus de la bercer. Heureusement, à 3h00, j'ignore pourquoi, je l'ai remise dans son lit, elle était à moitié éveillée mais n'a pas bronché et a fini par s'endormir dans le calme... comme elle le fait en journée d'ailleurs.

Hier après-midi j'ai emmené Séréna à mon bureau pour les présentations officielles à mes collègues. Elle a fait l'unanimité, tout le monde a craqué. Une responsable des RH m'a chopé au vol et m'a convoqué dans son bureau. Elle m'a alors fait une proposition qui mérite réflexion...

Message déposé le 06.02.2013 à 14:03 - Commentaires (15)


Un jour sans fin
L'accalmie aura été de courte durée.

Certes, en journée, Séréna est désormais très calme. Elle mange, elle dort ou bien elle est dans son transat et observe ce qui l'entoure.

Mais le soir et en début de nuit, c'est toujours très compliqué. Beaucoup de pleurs, impossible de la mettre au lit ni même dans le transat. Seuls les bras la rassurent.

De plus, chaque biberon s'est transformé en enfer absolu, alors même que ce devrait être un moment privilégié de complicité et de partage. Arrivée en milieu de biberon, elle se tortille, a d'horribles gargouillis et gaz, elle a faim mais ne parvient plus à boire tant elle se tord de douleur. A chaque fois cela dure une heure voire davantage, elle ne parvient pas à finir sa dose, elle a du mal à faire le rot ensuite. Quant aux selles, depuis que nous l'avons remise sous Galliagest, il y en a beaucoup moins.

Du coup, après une courte nuit de trois heures et demi, ce matin j'ai rappelé la pédiatre qui est aussi assez démunie vu tout ce que nous avons déjà essayé. Elle a d'abord évoqué une possible intolérance au lait de vache. Mais comme Séréna ne pleure que le soir, elle a écarté cette hypothèse, disant que si c'était le cas elle pleurerait toute la journée. Du coup, la pédiatre m'a donné les coordonnées d'un gastro-pédiatre, pour avoir son avis. Je viens d'appeler son cabinet, devant l'urgence, son assistante m'a demandé de rappeler entre 11h et midi afin d'avoir le docteur directement en ligne, afin qu'il nous dégage un créneau de rdv prioritaire cette semaine.

J'espère vraiment que nous allons trouver un moyen de calmer ces douleurs nocturnes car tant Andrea que moi pétons les plombs. Heureusement, en journée, j'ai la chance de profiter de ma fille qui est sereine et calme, avec laquelle les échanges sont de plus en plus interactifs. Mais Andrea, lui , comme il rentre du boulot vers 18h30, il ne la voit qu'agitée et pleurant. Il n'en peut plus. Notre couple est très affecté par cette situation, par la patience qui parfois vacille.

J'attends donc beaucoup de cette consultation.

En attendant, nous remettons Séréna sous Nidal Pelargon, à épaissir avec du Gumilk pour limiter les reflux.


Message déposé le 05.02.2013 à 10:19 - Commentaires (20)


La quête du graal : la nounou de nos rêves... Suite et fin
Jeudi dernier je suis allée chez la future nounou de notre fille pour signer une promesse d'embauche, en attendant de faire le contrat de travail, début juillet, lorsque notre collaboration débutera.

Je l'ai vue en situation avec les autres enfants qu'elle garde, qui étaient présents lors de ma visite. Ils avaient tous l'air très heureux et lui faisaient des calins. Elle a également consolé Séréna, qui pleurait, et j'ai réalisé que nous avons fait le bon choix. D'ailleurs, lors de notre discussion, j'ai été très heureuse qu'elle utilise le terme « vocation » en évoquant son métier, car cela rejoint vraiment ce que je pense vis-à-vis des assistantes maternelles : cette activité doit être exercée avant tout par vocation.

Elle pourra donc nous garder notre fille 5 jours sur 7 dès le début du mois de juillet. Avant cela, pour mai et juin, elle peut éventuellement nous dépanner deux jours par semaine, les lundis et vendredis. Elle aimerait faire davantage pour nous mais son agrément ne l'y autorise pas.

Vendredi, lorsque la puéricultrice de la PMI est venue à la maison, nous avons discuté du mode de garde. La puer connaît bien la nounou que nous avons choisie et semble beaucoup l'apprécier. Elle m'a laissé entendre que si ma reprise se confirme début mai et que nous n'avons pas trouvé de mode intermédiaire de garde pour mai et juin, pour l'équilibre de l'enfant et lui offrir la stabilité dès le départ, il y aurait moyen de faire une dérogation à l'agrément de la nounou afin qu'elle puisse garder Séréna à plein temps dès début mai. Je dois donc la tenir informée.

Je suis ravie et soulagée d'avoir trouvé une personne qui nous semble tout à fait apte à prendre bien soin de notre fille, à l'aider à grandir et à s'épanouir. Je vais désormais être plus sereine pour terminer le congé maternité et aborder la reprise du boulot...

… Reprise qui se fera à plein temps, puisque je ne suis pas prête à revenir en arrière alors que j'ai tant donné pour en arriver au poste que j'occupe aujourd'hui. En revanche, je vais très clairement faire comprendre que je ne serai plus aussi flexible qu'avant en termes d'horaires et que je ferai en sorte de respecter le plus souvent possible ceux qui sont stipulés sur mon contrat de travail, sauf exceptions ponctuelles.

Renseignements pris, mon employeur a le droit de me changer de poste et donc de modifier mon salaire pour le faire correspondre au positionnement hiérarchique de ce nouveau poste. Je ne suis pas prête à payer la maternité par une rétrogradation. J'ai besoin de m'éclater au boulot pour préserver mon équilibre, je sais que je serais incapable de m'ennuyer au boulot ou de travailler sans motivation.

Pour terminer, petit point Séréna : notre princesse pesait 3,980 kg lorsque nous l'avons pesée hier. Nous pouvons donc présager qu'elle va franchir aujourd'hui le cap des 4 kg. Qu'elle grandit vite. Chaque jour apporte son lot de changements. Hier j'ai constaté que ses cheveux sont en train d'éclaircir. Et ce matin j'ai eu droit à deux beaux sourires au réveil, alors que je lui fredonnais cette chanson de Stevie Wonder que j'adore : « You are the sunshine of my life... »

Message déposé le 29.01.2013 à 14:51 - Commentaires (11)


Elle a tout d'une grande...
Les amies, je suis optimiste. Le week-end s'est relativement bien passé. Séréna reprend petit à petit le rythme biberon-couches-dodo avec par ci par là un peu d'interactivité et de jeux.

Le seul « hic » qui perdure est le temps de prise des biberons. Pour boire les 120 ou 150 ml, elle met environ une heure. En général elle commence à piquer du nez à 70-80 ml. Ensuite, quand le transit se met en route, en général à mi-dose, elle se tortille et parfois pleure. Donc nous intercalons des pauses-rot, calins histoire de la tenir éveillée, nous la stimulons aussi par des gratouillis, des paroles etc. Toujours est-il que la nuit, cela nous paraît interminable !

En tout cas, quand elle prend bien sa dose, ensuite elle tient 4 voire 5h avant de réclamer à nouveau, ce qui est très appréciable, surtout en nocturne.

La puer de la PMI m'a rappelé ce matin, suite à sa visite de vendredi aprem, pour faire un point. Elle m'a suggéré de tenter les tétines à vitesse 2, ce qu'avait déjà proposé mon homme hier (décidément, il aurait dû faire puériculteur!). J'ai donc tenté ce matin avec les tétines MAM n°2, car j'en avais quelques unes en stock puisqu'avec tous les bibs et tétines que j'ai essayés, je suis prête à ouvrir un dépôt-vente spécialisé. Elle les prend bien, ne s'étouffe pas mais en revanche le lait coule par la commissure des lèvres, donc son cou fait office de gouttière ou de rigole, comme on veut. Pas terrible donc, encore un peu rapides pour elle ces tétines. Toutefois, j'envisage de changer de tétine en cours de biberon : démarrer avec une 1, puisqu'au départ elle est très goulue et tète vite, puis, quand elle commence à ralentir la cadence et à se fatiguer, passer sur une 2. Qu'en pensez-vous ?

Au niveau de son ventre, elle ne fait quasiment plus de crise entre les biberons, sauf cette nuit où elle a pleuré une petite heure. En revanche elle a très mal au début de la digestion, en cours de prise de bib donc. Je signalerai ce changement à la pédiatre vendredi.

Globalement donc, la situation s'améliore grandement et je retrouve donc petit à petit ma zénitude !

Par ailleurs, Séréna a dormi pour la première fois dans sa chambre cette nuit, et tout s'est parfaitement bien passé. Notre sommeil à nous a été plus réparateur et quant à elle, je ne sais même pas si elle a capté le changement tant elle n'a manifesté aucun signe de rébellion ! Encore une grande étape franchie, ma petite poupée grandit.

Sinon, samedi midi je suis passée au cabinet de Mr Gygy pour qu'il me pose un stérilet en cuivre. Malheur, j'en ai bavé ma race !! J'ai eu très très mal. Cela été bien plus désagréable que tout ce que j'ai subi ces derniers mois, durant lesquels mon intimité a été encore plus fréquentée qu'un hall de gare aux heures de pointe. Il a eu beaucoup de mal à le poser, moi j'avais d'horribles contractions utérines qui ne lui facilitaient pas la tâche. Comme à la fin il n'était pas certain qu'il soit bien en place, il a vérifié avec une écho et a fini par me confirmer que tout est ok. Heureusement car je ne l'aurais pas laissé refaire une tentative, j'étais au bord du malaise. Je dois donc retourner le voir dans trois mois pour une visite de contrôle.

J'ai eu très mal au ventre toute la journée de samedi, cela s'est un peu atténué depuis mais j'ai encore quelques douleurs. En revanche, mes ragnagnas, qui avant ma grossesse étaient du genre courtes et peu abondantes, hé bien là c'est tout le contraire ! Il paraît que c'est normal avec un stérilet en cuivre, les premiers mois. N'empêche, je n'ai pas l'habitude de perdre autant et je me sens un peu lessivée. Y en a-t-il parmi vous qui utilisent ce moyen de contraception ? Qu'en pensez-vous ? Si les douleurs persistent, j'appellerai quand même le cabinet du gynéco, car vu la difficulté qu'il a eu à le poser, je ne voudrais pas qu'il y ait des complications.

Non parce que les complications post partum, j'en ai soupé et je n'en peux plus !

Message déposé le 28.01.2013 à 14:53 - Commentaires (7)


Point ouin ouin
Après une nuit difficile, ce matin, n'en pouvant plus, je prends mon téléphone et appelle une puer de la PMI que nous avons déjà rencontrée à plusieurs reprises.

Elle comprend ma détresse et me propose de passer l'après-midi même.

La matinée avait été plutôt calme et quand elle est arrivée, vers 14h15, ma petite Séréna était en train de se réveiller après s'être assoupie une petite heure dans le porte-bébé (super confortable le porte-bébé, soit dit en passant, bonne affaire !).

Depuis hier, je tiens un petit cahier dans lequel je note les heures de biberons et de dodos ainsi que les quantités bues. Lorsqu'elle l'a vu, la puer a tout de suite compris le problème : Séréna ne boit pas en quantité suffisante (Joëlle bravo à toi, tu es une winneuse, si tu n'étais pas aussi loin je t'embaucherai comme coach !).

Normalement, à cet âge, Séréna devrait boire entre 120 et 150 ml par biberon. Elle ne prenait que maximum 90, parfois jusqu'à 110. Non pas que nous la limitions, mais elle calait sur les biberons, s'endormait ou bien faisait mine de ne plus en vouloir. Nous pensions donc qu'elle était rassasiée.

Que nenni, et nous couchions cette pauvre petite avec encore un petit creux dans l'estomac, alors évidemment elle essayait de nous le faire comprendre. S'en suivaient des nuits écourtées par la faim, un sommeil perturbé et une routine perturbées.

En présence de la puer, je lui ai donné un biberon. Elle a bu d'abord à peu près 80 puis a fait une pause rot. Ensuite, elle a mis un peu de temps avant de reboire, et c'est là où nous, nous interprétions cette pause après-rot comme une satiété. Elle a bu les 120 jusqu'à la dernière goutte puis nous l'avons mise au lit. Après 10 minutes elle a commencé à chouiner. Je lui ai alors redonné 30. Après avoir englouti 25, je l'ai remise au lit et là... elle est d'abord restée paisible, les yeux grand ouverts, zen, puis s'est endormie pour se réveiller 4h plus tard.

Une fois le calme installé, la puer est repartie et j'avais juste envie de la faire canoniser tellement elle a fait un miracle !

Après cette longue sieste de 4h, Séréna a bu 110, je l'ai recouchée et depuis, elle est dans les bras de Morphée. Il faut dire qu'elle a du sommeil à récupérer. Cette semaine elle a peu dormi en journée.

Je me suis sentie coupable du fait de ne pas avoir compris ce qui lui manquait. La puer m'a rassurée, m'expliquant qu'il est long et compliqué pour de jeunes parents d'interpréter les pleurs d'un enfant et ses besoins.

Pas de crise de coliques non plus aujourd'hui... Un vendredi parfait quoi !

J'espère que cette amélioration considérable de ma condition de maman va perdurer, que nous allons tous très vite retrouver notre sérénité et un nouvel équilibre.

La puer nous a également recommandé de faire dormir Séréna dans sa chambre, elle est désormais assez grande. Nous comptions justement l'y remettre à l'issue de ce week-end. Sa chambre, qui fait encore ponctuellement office de chambre d'amis, sera occupée ce week-end par ma meilleure amie, qui vient nous voir avec son fils de 7 ans, qui est aussi mon filleul, et je suis trop trop heureuse de les recevoir.

Bon week-end à toutes !


Message déposé le 25.01.2013 à 21:35 - Commentaires (14)


La reprise
Depuis plusieurs semaines je prépare tranquillement la reprise de mon activité professionnelle, prévue début mai, puisque j'ai prolongé mon congé maternité se terminant le 24 mars avec des reliquats de congés payés et RTT de l'année dernière.

J'ai commencé à tâter le terrain avec mon employeur pour une reprise à temps partiel (80%) dans le cadre d'un congé parental d'éducation.

Comme je le pressentais, ce n'est pas simple. Mon employeur m'a mis entre les mains le deal suivant :

- soit je reprends à 80%, auquel cas mon employeur me propose un autre poste que celui que j'occupais avant de partir, avec moins de responsabilités. Il est resté très vague concernant le maintien de ma rémunération et de mon positionnement hiérarchique.

- soit je reste sur mon poste actuel mais en reprenant à plein temps, avec en plus une flexibilité horaire équivalente à celle que j'avais avant d'être maman, alors même que ce poste n'est pas un poste cadre et est donc en horaire administratif.

En gros, c'est soit je reprends à temps partiel mais je suis "rétrogradée", soit je reprends à plein temps et je conserve mon poste actuel mais avec un risque de dépassements d'horaires importants, ce qui ne correspond absolument pas à mes aspirations du moment.

Comme je trouve cette proposition "louche", je viens de contacter un juriste dans le cadre de l'assurance protection juridique que j'ai souscrite.

Celui-ci m'a assuré que mon employeur est obligé d'accepter le temps partiel. Il est en droit de me proposer un nouveau poste mais en conservant le même salaire et le même niveau de responsabilité et positionnement hiérarchique que mon poste actuel.

Je dois donner réponse à mon employeur avant la fin de ce mois sur ma décision. Je sens que ça va être tendu... Avant cela je vais solliciter un second avis juridique, histoire d'avoir la matière nécessaire pour argumenter solidement ma réponse.

Par ailleurs, j'ai confirmé à la nounou que nous avons rencontrée il y a dix jours que nous l'avons retenue pour garder notre fille. Je dois la voir cette semaine pour signer un avenant pour confirmer la future embauche en attendant de signer le contrat de travail avant le début de notre collaboration, début juillet.

Il nous reste donc à trouver une solution de garde pour les mois de mai et juin. Pour juin, à priori nous pourrons nous arranger avec ma mère, qui descendrait une semaine, et la mère d'Andrea qui pourrait venir aussi. Je vais aussi demander à mon père et ma belle-mère s'ils auraient la possibilité de venir.

Ensuite, pour mai, je vais essayer de me faire prolonger en arrêt-maladie à l'issue de mon congé maternité, fin mars. En effet, mon cardiologue m'a prévenue que si mon insuffisance cardiaque n'est pas résolue d'ici là, je ne serai pas en mesure de reprendre une activité professionnelle. Il me reste donc à espérer ne pas guérir trop vite ! J'estime qu'avec l'accouchement et les suites de couches traumatisantes que j'ai vécues, cette prolongation en arrêt-maladie ne serait pas superflue... Après tout, depuis vingt ans que je cotise à la Sécu, je n'ai quasiment jamais été malade, alors après tout ce serait juste un retour sur investissement !

Pour info, j'ai demandé à mon gynéco s'il y aurait moyen que je bénéficie du congé pathologie post-natal d'un mois. Il m'a répondu qu'il n'existe plus, que ce serait donc à mon médecin traitant ou à mon cardio de m'arrêter.

Point "moral" du jour : Séréna pleure moins aujourd'hui. Après une soirée et une nuit calmes, nuit durant laquelle elle a espacé ses biberons de 4h au lieu de 3, ce matin elle est restée au lit jusqu'à 10h30. Elle a eu mal au ventre en fin de matinée et est retournée au lit à 14h, après le biberon, et depuis elle y dort paisiblement.

Comme les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, je ne crie pas victoire pour autant...

Merci à toutes les personnes, amies virtuelles ou réelles, famille etc... qui m'ont témoigné de leur soutien ces derniers jours... C'est très réconfortant. Je ne peux répondre tous mais sachez que vos conseils et votre empathie me vont droit au coeur et surtout, me redonnent la pêche !

Message déposé le 23.01.2013 à 14:38 - Commentaires (9)


Action réaction
Ce soir, enfin, avec mon homme, nous avons dîné en paix... sans pleurs, sans nous presser, en nous parlant tranquillement sans hurler. Séréna s'est endormie après le biberon de 19h - il faut dire qu'avant elle avait eu le bain - et nous avons pu la rapatrier dans son lit sans même qu'elle s'en rende compte !

Parmi les pleurs de Séréna, nous estimons qu'environ la moitié peuvent être attribués aux coliques. Pour le reste, il doit y avoir 20 ou 30% dus à la faim, quand le biberon ne se prépare pas assez vite - elle est très impatiente cette petite, je me demande de qui elle tient ! La part restante est donc à identifier, là est le mystère à résoudre.

J'ai parlé avec Andrea de vos commentaires et notamment de cette histoire de reflux. La pédiatre m'a demandé plusieurs fois, lors de nos conversations téléphoniques, si elle régurgitait.

Séréna n'est pas sujette aux régurgitations telles que je les comprends. Parfois, juste après avoir bu, elle renvoie un peu de lait au moment du rot notamment, ou si je la bouge un peu trop vite. Mais en dehors de cela, elle en régurgite rarement.

Toutefois, nous avons remarqué avec Andrea que parfois, elle fait la grimace et remue sa bouche et sa langue comme si elle avait ce qu'on appelle "des renvois" ou des remontées acides... sans pour autant vomir ou recracher.

Est-ce que cela peut être un signe de reflux gastrique ?

Par ailleurs je suis en train de lire - enfin j'essaie - un livre sur la prématurité et il est expliqué que les bébés prémas sont plus atteints que les bébés à terme par les RGO (reflux gastro-oesophagiens).

Avec Andrea nous avons donc décidé d'en parler à la pédiatre quand nous la verrons le 1er février et si elle ne veut pas examiner cette piste, nous irons prendre un second avis.

Par ailleurs, pour pouvoir être un peu plus active dans la journée, comme Séréna ne supporte pas l'écharpe, j'ai acheté sur Leboncoin un porte-bébé Babybjorn. Je vais le récupérer demain soir.

Je vais également appeler la PMI demain pour discuter avec une puéricultrice et demander une visite à domicile, puisque je ne peux pas y aller moi-même, n'ayant pas de voiture.

En tout cas cela me fait vraiment du bien de me "défouler" ici, car vous êtes au top pour me rassurer et me faire réagir... Grazie mille !

Message déposé le 22.01.2013 à 20:23 - Commentaires (8)


Bienvenue en enfer
Je voudrais manger... je ne peux pas.

Je voudrais dormir... je ne peux pas.

J'ai des coups de fil administratifs à passer... je ne peux pas.

Je voudrais avoir une vie sociale... Je ne peux pas.

Je voudrais parfois être ailleurs... Je ne peux pas.

Je voudrais lire mes mails... Je ne peux pas.

Au retour d'une promenade à pieds d'une heure trente durant laquelle, bien sûr, elle a dormi, ma fille hurle à s'en étouffer. Et moi je pleure à chaudes larmes.

Si seulement je pouvais faire un bond dans le temps et passer cette période "nouveau-né" que, je déteste un peu plus chaque jour...

Message déposé le 22.01.2013 à 15:48 - Commentaires (16)


Mes réponses à vos commentaires
Merci à toutes pour vos commentaires réconfortants... Je me sens beaucoup moins seule et beaucoup moins incompétente !

Hier la soirée a encore été éprouvante. Séréna a été agitée depuis mon retour de l'IRM, vers 17h15, jusqu'à 1h, s'arrêtant de pleurer juste pour boire les biberons.

Puis, petit miracle, après le biberon de minuit, elle s'est endormie et j'ai pu la remettre au lit, elle s'est réveillée ensuite à 4h puis 7h pour boire et là encore, aucun souci d'endormissement, et ce matin à 10h elle dort encore alors qu'elle a très peu bu à 7h et que je pensais qu'elle ne tiendrait pas 3h !

Pour l'instant la journée s'annonce donc plus calme - pourvu que cela se confirme - et comme il fait très beau, nous allons en profiter pour faire une belle promenade.

Pour répondre à vos commentaires :

- Séréna a pris du Débridat Nourrisson pendant plusieurs semaines, sans effet notable. De plus elle s'étranglait à chaque fois que je lui donnais et une fois j'ai eu très peur car elle ne parvenait plus à reprendre sa respiration. J'ai donc cesser de lui administrer.

- Je crois aux capacités des guérisseurs mais je n'en connais pas vers chez moi et je ne veux pas aller chez quelqu'un qui ne m'aurait pas été recommandé.

- J'ai essayé l'écharpe mais Séréna hurle à l'intérieur. Je pense aussi que je ne sais pas bien la porter.

- Pour l'IRM cardiaque que j'ai passé hier, je n'aurai le résultat que lors de mon rdv chez mon 2nd cardio, le 31 janvier.

Mon petit bout se réveille doucement, alors je vous laisse !


Message déposé le 22.01.2013 à 10:15 - Commentaires (8)


Je craque...
Depuis deux mois, je suis maman d'une petite merveille qui a été désirée dès le jour où j'ai rencontré son papa, il y a trois an et demi maintenant. Une petite battante qui a lutté pour vite grandir, quitter son statut de prématurée et l'hôpital qui allait avec. Une petite bouille d'amour qui me fait fondre d'émerveillement. Dès qu'elle est loin de moi, elle me manque terriblement, dès qu'elle souffre j'ai mal, dès qu'elle me regarde je fonds. Je sens grandir en moi un amour incommensurable pour cette princesse latine qui chaque jour y va de son progrès.

Je devrais être plus épanouie que jamais et pourtant... je craque.

La fatigue s'accumule. Les nuits sont courtes et depuis un mois, impossible de récupérer en journée car Séréna souffre de coliques qui provoquent de grosses crises de pleurs et la rendent très irritable. Elle a du mal à dormir paisiblement dans son lit. Elle montre des signes de peur et réclame les bras. Seules les promenades l'apaisent mais quand il tombe des cordes dehors, difficile de la sortir, d'autant qu'elle est fragile et que les sorties doivent être limitées tant qu'elle n'a pas ses vaccins.

Il est vrai qu'en plus, je n'ai pas récupéré de mon accouchement difficile, physiquement. J'en ai gardé un cœur fragile et la tension, qui était très haute plusieurs semaines encore après l'accouchement, est maintenant un peu basse. Et puis à 39 ans, les capacités de récupération ne sont pas les mêmes qu'à 20 ou 25 ans.

J'ai toujours été très indépendante et là, j'ai parfois l'impression d'être prisonnière de mon nouveau statut de maman. Evidemment, tout se complique. Pour prendre la douche ou même pour manger un morceau – souvent quand je suis seule avec elle je n'ai pas le temps de déjeuner, ça tombe bien car j'ai encore quelques kilos à perdre - il faut jongler entre les biberons et les pleurs. J'ai toujours eu besoin de moments à moi pour me retrouver « dans ma bulle », étant d'un naturel un peu sauvage, voire « ourse » parfois. Par exemple j'adore lire et là, je ne parviens plus à ouvrir un bouquin. Soit je n'ai pas le temps car ma petite m'accapare, soit je suis trop fatiguée pour garder les yeux ouverts. Est-ce un crime de vouloir prendre un peu de temps pour soi ? Non, c'est juste une question d'équilibre, de bien-être.

Comme je n'ai aucune famille pour prendre le relais de temps en temps, je suis seule avec ma fille chaque jour de la semaine. Et lorsque vient le samedi, et que mon homme peut s'occuper de Séréna, rien que le fait de sortir seule pour aller à la pharmacie ou acheter le pain me procure une formidable respiration ! Et en même temps je n'ai à l'esprit que ma fille et mon homme et j'ai hâte de les retrouver.

Hier soir, vers 1h du matin, alors que Séréna pleurait et se tortillait depuis 22h00, face à mon impuissance à la soulager, face à mon état émotionnel délabré, face à mon bras droit totalement ankylosé à force de porter ma fille dessus, face à la tension qui s'était accumulée toute la journée du fait des pleurs incessants et de la fatigue, Andrea et moi avons craqué. Nous nous sommes un peu frités, et j'ai fondu en larmes, sans plus pouvoir m'arrêter. J'en suis venue quelques instants à me demander si nous avions fait le bon choix en décidant de devenir parents, si nous parviendrions à bien tenir ce rôle, si notre couple allait y survivre... parce que le couple a intérêt d'être sacrément solide pour résister à un tel ouragan. Parfois l'épuisement change notre perception de l'autre et il ne faut surtout pas oublier toutes les belles raisons pour lesquelles nous l'aimons. Et pour ce qui est de la vie intime, entre la fatigue, le fait de se relayer pour s'occuper de la petite, et toutes les suites « glamour » de l'accouchement, elle est réduite à presque néant alors autant ne pas compter sur les câlins pour « raviver la flamme ».

Est-ce que ces moments de blues font de nous de mauvaises mères ? Non, juste des mères "humaines", qui ne courent pas après le grand prix de la mère parfaite. Juste des mères qui veulent aussi rester femmes.

Ce matin, j'ai rappelé la pédiatre pour un nouveau point « coliques ». Face à notre impuissance à les calmer, elle m'a dit d'essayer le Polysilane en gel, trois fois par jour. J'ai également acheté une bouillotte pour la mettre sur son petit ventre lors des crises, ainsi que des granules homéopathiques. La pédiatre m'a rassuré sur le fait que tant que notre petit prend du poids – ce qui est le cas, elle a très bon appétit par ailleurs – il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

En attendant, je trouve incroyable qu'au XXIème siècle, alors qu'il est possible d'envoyer des hommes sur la Lune et de guérir certaines maladies très sévères, personne n'ait découvert un remède miracle pour calmer nos petits pitchounets lors qu'ils ont mal au ventre.

Je remercie Julie pour son mail, auquel je promets de répondre au plus vite. C'est elle qui m'a donné le déclic pour écrire cet article et réaliser qu'il ne faut pas s'isoler, qu'il faut briser le tabou de la maternité joyeuse et merveilleuse. Il me semble important de casser quelque peu ce mythe, comme l'a fait Florence Foresti par le biais de l'humour.

Et pour terminer, j'ai pensé particulièrement fort à toi, Agnès, aujourd'hui...


Message déposé le 21.01.2013 à 19:44 - Commentaires (18)


Un vendredi de folie
Ma mère et mon beau-père sont repartis ce matin, ils vont retrouver le blizzard et la neige, alors qu'ici il pleut... Ils ont pouponné à fond et bien profité de leur petite-fille. Ils m'ont aussi bien soulagée dans l'intendance quotidienne de l'appartement. Aujourd'hui j'appréhende un peu la semaine prochaine durant laquelle je serai à nouveau seule, avec une petite qui continue d'avoir quotidiennement des crises de colique, un peu moins certes, mais toujours très fortes, ceci fera l'objet d'un prochain post.

Mon homme avait pris son vendredi en congé et donc il a lui aussi profité d'un long week-end en famille. Et ce vendredi a été très chargé.

J'ai commencé par une visite chez mon cardio. L'insuffisance cardiaque est stable, la tension est un peu basse, à cause du traitement. Pour l'instant il ne l'a pas modifié mais si je fais de l'hypotension avec grosse fatigue et petits malaises, alors il le diminuera. Je le revois dans deux mois, juste avant la fin de mon congé maternité. Et si d'ici là la myocardiopathie n'a pas disparu, alors mon arrêt sera prolongé. Entre temps je passe une IRM demain et reverrai mon second cardio le 31 janvier pour en analyser le résultat.

Ensuite nous avons emmené le chat et le chien chez le véto pour les rappels annuels de vaccin. Sportif pour attraper la minette dans sa colline et la mettre dans le panier de transport ! Mais elle a été mignonne, tout s'est bien passé. Ils sont en pleine forme.

Puis nous y sommes allés de notre pélerinage chez A*tour de Bébé pour acheter un parc afin d'installer le tapis d'éveil de notre poupette car elle commence à s'intéresser sérieusement à tout ce qui l'entoure. C'est la raison pour laquelle nous lui avons aussi pris un mobile pour mettre au-dessus de son lit. Comme nous avons le chien et le chat, le sol est un peu pollué par les poils, même avec un nettoyage régulier, et donc je ne veux pas mettre le tapis d'eveil à même le parquet.

Enfin, en soirée, j'avais rdv avec Mr Gygy pour la visite post-natale. L'utérus s'est bien remis en place, tout va bien donc. Nous avons rediscuté des suites post partum de mon accouchement et il m'a redit qu'il serait totalement dangereux de tenter une seconde grossesse et il voulait savoir quel était notre état d'esprit par rapport à cela. Nous lui avons alors expliqué que nous en avons discuté et que nous avons fait le deuil d'un second enfant. Toutefois je ne suis pas prête psychologiquement pour la ligature des trompes. Je vais donc dans un premier temps me faire poser un stérilet, dès le début du prochain cycle. Puis, peut-être dans quelques mois, ou un an, j'opterai pour la ligature. L'année prochaine j'aurai 40 ans, alors peut-être qu'à ce moment-là je franchirai ce pas.

Bref, j'ai envie de dire avec beaucoup de finesse et de délicatesse qu'en ce vendredi, toutes les bêtes à poil ont été examinées ;-)


Message déposé le 20.01.2013 à 13:53 - Commentaires (3)


HB to me
Aujourd'hui j'entre dans ma dernière année avant mon passage dans la quarantaine...

Bon sang ce que c'est bon de vieillir, ou plutôt de grandir ! Pour rien au monde je ne voudrais revenir en arrière. Je suis plus heureuse et épanouie que jamais, même si le rôle de maman n'est pas facile tous les jours. Je fonds devant les charmantes mimiques de ma fille et le sourire de mon homme.

Je les aime à mourir, ils sont mon essentiel.

Ce soir je fête mes 39 ans en compagnie de ma mère, mon beau-père et bien sûr mon homme et ma fille. J'ai été très gâtée, en particulier mon homme m'a offert un sac à main sur lequel j'avais flashé la veille, qui s'ajoute à la petite collection de la bag addict que je suis.

Mon homme va me cuisiner un risotto comme lui seul sait le préparer (d'ailleurs je ne mange que le sien).

Et pour couronner le tout, ce matin nous nous sommes réveillés sous une petite couche de neige, ce qui est tout de même très rare sur la Côte d'Azur (surtout en bord de mer). Bien sûr elle a vite fondu mais tout de même, j'ai trouvé la coïncidence sympathique.

Non, vraiment, c'est une belle journée, je suis de bonne humeur, rien ne peut m'atteindre aujourd'hui ! Je suis zen... sereine.





Message déposé le 17.01.2013 à 14:38 - Commentaires (16)


DPA
Hier, 14 janvier 2012, aurait dû être la date prévue de mon accouchement... alors que notre petite crevette a déjà presque 8 semaines !

Elle pèse 3,5kg et mesure près de 50cm, sans doute que ces mensurations auraient été celles de sa naissance si elle était survenue à terme, ou presque.

Elle aurait dû être un petit Capricorne, comme sa maman, qui va prendre un an dans deux jours... Je me retrouve avec une petite Scorpionne.

Elle aurait dû être une cuvée 2013, nous voilà avec un grand crû médaillé 2012.

Pas grave... Quoiqu'il en soit, elle est et restera notre rayon de soleil.

Message déposé le 15.01.2013 à 12:45 - Commentaires (8)


La quête du graal : la nounou de nos rêves... Acte 2
Tout à l'heure, avec Andrea, nous sommes allés rencontrer une assistante maternelle agréée. Il s'agit de la seconde que nous rencontrons. Elle exerce depuis une vingtaine d'années et vit à cinq minutes à pieds de chez nous, dans une maison avec jardin, ce qui déjà est séduisant, surtout en ville.

Elle est agréée pour quatre enfants. Elle leur propose énormément d'activités et quand il fait beau, les emmène en pique-nique dans les parcs du quartier, en particulier l'un d'entre eux qui est tout près de chez nous et qui est à la fois botanique et animalier.

Sa belle-fille est également nounou et très souvent, elles se retrouvent et tous les enfants jouent ensemble.

Par ailleurs, elle est très flexible au niveau horaire puisqu'elle travaille aussi en horaires atypiques (samedi, nuits etc). elle prend également les enfants lorsqu'ils sont malades.

Elle tient quotidiennement pour les parents un cahier de liaison dans lequel elle transcrit tout ce que l'enfant a fait dans la journée, ou les faits marquants. Elle prend également des photos, fête les anniversaires, prépare avec eux les fêtes des mères et des pères.

Elle est très vigilante au niveau de la sécurité des enfants, en particulier par rapport aux personnes qui viennent les récupérer. Elle ne les laisse partir avec une personne autre que les parents uniquement si ceux-ci lui ont signé une attestation donnant le nom de cette personne et si cette dernière présente une pièce d'identité.

Au niveau tarif, elle est conforme au plafond CAF.

Elle pourrait nous prendre Séréna à partir de juillet et ensuite la garder jusqu'à son entrée à l'école. Le seul hic, c'est que je reprends le boulot début mai. Juste en face de chez cette nounou, il y a une crèche privée. Elle m'a conseillé de l'appeler pour voir s'il serait possible d'y laisser Séréna pendant deux mois, sachant qu'elle pourrait se charger de récupérer Séréna le soir et la garder chez elle en attendant notre retour, puisque cette crèche ferme à 18h et que c'est un peu juste par rapport à notre timing.

Donc, dès lundi, j'appellerai cette crèche pour voir ce qu'il en est, même si je n'ai pas trop d'espoir.

Cette nounou nous a fait une excellente impression et nous lui avons laissé entendre que nous ferions "affaire", sans pour autant nous engager totalement, afin de pouvoir débriefer à chaud avec mon homme. Sa personnalité nous a plu tout comme sa façon d'envisager son métier.

Par rapport à la première assmat que nous avions rencontrée, qui habite deux étages au dessus de chez nous, le cadre de vie est plus agréable (maison avec jardin au lieu d'appartement). Elle a davantage d'expérience. Et son mari est bien plus sympathique que celui de la première, qui nous dit à peine bonjour quand il nous croise (alors qu'il était présent lors de notre entretien avec son épouse, donc il sait qui nous sommes). De plus, cette première assmat n'était dispo qu'à partir de septembre.

Reste à trouver une solution pour les mois de mai et juin... ce qui ne va pas être simple.

Sinon, j'ai passé la matinée entre les mains de ma coiffeuse préférée qui a fait des miracles, car depuis la chute des hormones de grossesse, mes cheveux ressemblaient à de la paille. Elle a reméché et pas mal coupé, et le résultat me plait ! Que c'était bon de m'occuper de moi durant cette matinée, cela faisait bien longtemps.

A mon retour, j'ai écouté Agnès et j'ai passé Séréna à la Volvic. Encore une fois j'ignore s'il y a un lien de cause à effet mais elle a cagué trois fois depuis ce matin !

Elle pleure toujours beaucoup et surtout a du mal à dormir dans son lit, bien qu'elle soit dans un Cocoonababy, comme à la néonat. Parfois ces pleurs sont attribuables au mal de ventre, nous la voyons se tortiller et elle crie. Parfois aussi nous ignorons la cause de ces pleurs, elle se calme dès que nous la prenons.

Nous nous sommes rendus compte que dès qu'elle est dans la nacelle, elle est plus calme. Du coup, nous allons peut-être la faire dormir dans la nacelle plutôt que dans son lit.

Pas simple le langage bébe !!

Demain ma mère et mon beau-père arriveront du Loiret, là où sont mes racines, à 900 km de là où je vis. Ils vont rester toute la semaine avec nous et cela me réjouit car ils vont rencontrer leur petite fille pour la première fois et je vais être un peu plus libre de mes mouvements puisqu'ils pourront garder Séréna si besoin.

Cela tombe bien car la semaine prochaine je recommence la série des rdv musicaux, avec une IRM du coeur lundi - je flippe à mort, je déteste cet examen - et ensuite, au fil de la semaine, dentiste, cardio et gygy.

Et à partir de la semaine suivante il faudra entamer la rééduc du périnée.

Donc, je ne serai pas beaucoup présente par ici la semaine prochaine. Ne vous inquiétez pas, tout ira bien !

Message déposé le 12.01.2013 à 21:13 - Commentaires (11)


Point caca du jour (après tout, appelons un chat un chat)
Alors... Après 24h très difficiles durant lesquelles Séréna a beaucoup pleuré, crié, gémi, poussé, s'est beaucoup tortillée, a beaucoup pété... et accessoirement m'a fait caca dessus – j'ai eu droit aussi au pipi hors couche juste avant le bain, merci ma fille - j'ai rappelé la pédiatre en lui expliquant que le changement de lait n'avait pas eu l'effet escompté.

La pédiatre m'a recommandé de lui donner du Débridat trois fois par jour. Nous avons donc commencé le traitement hier soir et avons également changé d'eau. Nous sommes restés sur de l'eau de source, mais avons changé de marque... et ma foi, la situation semble s'améliorer. La nuit a été plutôt bonne. Elle a toujours mal, mais beaucoup moins visiblement.

Pour compléter le tout, suite à un commentaire d'Astrid sur l'article précédent, j'ai commandé sur A*azon des biberons Born Free, puisque d'après les avis d'utilisatrices que j'ai lus ici et là, ils sont formidables... et contrairement aux Dodie, ils ne fuient pas et passent au chauffe-bib express. Côté biberons, je ne suis plus à trois biberons près, j'ai de quoi proposer une émission « Séréna a testé pour vous » spéciale biberons et tétines tant nous en avons essayé. Quand je vais me décider à tout mettre en ventre sur le Bo*coin, je vais devenir riche !!

Je crois avoir tout essayé à présent pour calmer les douleurs de notre princesse... en espérant que le pire est derrière nous désormais.

Andrea me dit aussi que sa hernie au niveau du nombril est à surveiller car malgré la technique de la pièce de 2 euros donnée par la pédiatre, elle ne diminue pas.

En tout cas, malgré ce transit capricieux, Séréna a bon appétit et continue à pousser comme une belle plante car les pyjamas qui il y a une semaine étaient bien trop grands lui vont aujourd'hui comme un gant et ne tarderont pas à être trop petits !

Et sinon, cela fait plusieurs jours que Nina ne poste plus. Où es-tu Nina ? A la mater ?


Message déposé le 11.01.2013 à 11:43 - Commentaires (6)


La cruche de service...
... c'est moi bien sûr !

Une amie m'a offert l'écharpe de portable avec anneau de chez Babymoov. J'aimerais beaucoup l'utiliser pour balader ma petite puce, y compris dans la maison, car en ce moment elle a très mal au ventre et pleure beaucoup, et seuls nos bras la calment.

Mais alors je suis incapable de comprendre le fonctionnement de cette chose et quand je tente de mettre ma fille dedans, elle se retrouve toute saucissonnée la pauvre, alors évidemment elle n'apprécie guère.

D'autres utilisatrices pourraient-elles m'aider ?

Sinon, comme je le disais, Séréna a toujours très mal au ventre malgré le nouveau lait. Depuis hier après-midi elle pleure beaucoup, dort peu, pousse beaucoup sans rien produire (une ou deux selles par jour maximum) et a beaucoup de gaz (amis de la scatologie bonjour). Nous ne savons pas vraiment quoi faire de plus que ce que nous avons déjà fait... à part être patients et la soulager par notre présence.

Message déposé le 10.01.2013 à 14:32 - Commentaires (12)


A la recherche de la super nanny
J'ai oublié de raconter que jeudi, je suis allée au relais petite enfance de mon quartier pour procéder à l'inscription en crèche de Séréna.

Alors je ne me leurre pas, trouver une place dans une crèche près de chez nous en mai, lorsque je reprendrai mon activité professionnelle, relève de l'utopie. Déjà pour septembre les listes d'attente sont longues. Alors en mai, c'est mission impossible.

Mais de toute façon, nous ne souhaitons pas mettre notre fille en crèche. Je l'avais déjà expliqué ici, le système "crèche" est trop rigide en termes d'horaires et de gestion des enfants légèrement malades (ce qui, sur ce dernier point, est totalement compréhensible). Mais nous, nous sommes tout seuls ici, n'avons ni parents ni personne pouvant nous dépanner en urgence en cas de rhume ou d'heures supplémentaires, donc nous avons besoin de flexibilité dans le mode de garde.

J'ai tout de même fait cette démarche d'inscription en crèche car dans notre ville, si nous nous voyons refuser une place en crèche et que du coup nous faisons appel à une assistante maternelle agréée, la mairie verse une petite subvention pour pallier à la différence de coût entre crèche et assmat.

Ce n'est pas grand chose étant donné que c'est en fonction des revenus, je ne me fais pas trop d'illusion, ce seront sans doute quelques dizaines d'euros à tout péter. Mais mince, avec ce que nous payons comme taxes locales, autant avoir un petit retour sur investissement !

Lors de ce rdv j'ai également pris les coordonnées de quelques assmat agréés qui exercent dans mon quartier, car je n'ai pas de voiture et je me déplace à pieds donc nous en cherchons une à proximité immédiate. Nous en avons rencontré une il y a quelques mois, qui habite deux étages au-dessus de chez nous. Elle nous semble très bien mais elle n'est dispo qu'en septembre. Or je reprends en mai. Donc si nous en trouvons une autre qui nous convient et qui pourrait s'occuper de Séréna dès le mois de mai et donc éviter à notre fille de changer de nounou en septembre, nous choisirons cette dernière.

A suivre donc... En tout cas ce n'est pas simple !

La nuit a été beaucoup plus calme. Nous avons commencé hier soir les biberons avec le Galliagest Premium. Elle continue de se tortiller et pleurer juste après avoir terminé les biberons, mais se calme relativement vite en étant bercée et portée sur l'avant-bras. Nous verrons sur le long terme si ce changement de lait a été bénéfique ou pas.

Message déposé le 08.01.2013 à 12:38 - Commentaires (6)


C'était trop beau...
... pour durer, les nuits paisibles !

Cette nuit a été très difficile. Séréna a commencé à pleurer à 22h22 (l'horaire m'a marquée) et n'a pas arrêté jusqu'à 3h00, sauf pour prendre le biberon qu'elle a très bien bu.

Elle se tordait de douleurs, poussait comme si elle allait faire dans la couche et hurlait, quelque soit la position dans laquelle nous la tenions.

Elle n'a pas fait de selles depuis hier malgré tous les gaz qu'elle a, donc visiblement elle est constipée.

J'ai appelé la pédiatre à l'instant. Elle m'a dit d'essayer un autre lait, spécial contre les coliques. Nous espérons que cela va fonctionner.

Sinon elle a aussi une petite hernie au niveau du nombril. Il nous faut rentrer le nombril dans son orifice, mettre une pièce de monnaie dessus (plutôt 2 euros, la plus grosse pièce), et un sparadrap bien serré pour que le nombril reprenne petit à petit sa place.

Je vais également rappeler l'ostéo pour programmer une autre séance.

En espérant qu'avec tout cela ma petite poupée va vite se sentir mieux...

Message déposé le 07.01.2013 à 12:01 - Commentaires (10)


Point pleurs nocturnes de Séréna
Hasard ou premier effet Kiss Cool ? Depuis deux nuits notre choupinette a retrouvé des nuits un peu plus tranquilles...

Petit rappel : vendredi nous l'avons emmenée pour une première séance d'ostéopathie à cause de pleurs nocturnes que, pour partie, nous avons attribué à des maux de ventre. Et pour l'autre partie, nous ne parvenions pas vraiment à en déterminer la cause.

Dans la nuit de vendredi à samedi, elle a pleuré un peu aux alentours de minuit. Je l'ai prise dans mes bras et l'ai emmenée dans le salon, en la berçant et lui parlant doucement. Elle a vite cessé de pleurer et s'est endormie dans mes bras. J'en ai profité pour regarder le spectacle de Florence Foresti, "Mother Fuc*er", qui était diffusé sur TF1 et qui est juste culte. J'ai recouché Séréna environ une demi-heure après et elle ne s'est ensuite réveillée que pour réclamer à manger, avec comme toujours une précision d'horloge suisse.

Samedi la journée a été à peu près paisible, et elle a fait moins de selles que la veille.

Cette nuit elle a eu très mal au ventre et a "poussé" une bonne partie de la nuit, sans pour autant pleurer. Elle a très bien bu ses biberons tout en se tortillant de douleur. Elle n'a donc pas très bien dormi. J'ai pensé qu'elle était constipée car elle qui produit normalement beaucoup de selles n'avait rien fait depuis la veille. Et en début d'après-midi, finalement, il est né le divin caca ! Ensuite elle a pu faire une bonne sieste pour récupérer un peu, dont elle devrait se réveiller d'ici peu pour manger.

Alors, j'ignore si la séance d'ostéo a eu un réel effet positif ou s'il s'agit juste d'une coïncidence, mais quoiqu'il en soit nous avons retrouvé des nuits un peu plus paisibles... A suivre donc.

Sinon, au niveau des biberons diurnes, elle se décale beaucoup. En effet, elle exprime très fort la faim, mais toutefois ne boit pas les biberons en entier. Pourtant la dose est conforme à ses besoins. Ce qui fait que forcément, elle réclame plus souvent. Comment faire pour qu'elle les boive entièrement ? La nuit en revanche, elle est goulue et siffle toute la dose sans problème, ce qui fait qu'elle tient facilement les trois heures séparant chaque bib', parfois même davantage.

Merci par avance pour vos conseils.

Message déposé le 06.01.2013 à 17:18 - Commentaires (4)


L'est où la notice ?
Depuis une bonne semaine Séréna se met à pleurer à heure fixe en début de nuit, dans le créneau 23h-2h.

Et nous ne sommes par encore spécialistes en interprétation des pleurs, donc parfois nous pataugeons un peu dans la semoule et nous nous demandons pourquoi ces petits bouts d'amour ne nous sont pas livrés avec un mode d'emploi !

Il est certain qu'elle a mal au ventre, également en journée. Elle se tortille beaucoup, a beaucoup de gaz et me fait beaucoup de selles toute la journée. J'ignore s'il s'agit d'un problème mécanique ou digestif lié au lait par exemple. Nous avons rdv chez notre ostéo demain après-midi, en espérant qu'il pourra la soulager.

C'est très éprouvant de se sentir impuissants face à cette douleur qui la tenaille. Je la prends dans mes bras, je la berce, je la rassure, je lui masse le ventre... Elle prend aussi de la Calmosine, elle boit dans les biberons Dodie qui sont sensés être anti-coliques... D'ailleurs, ces biberons ont un avantage certain, celui de la tétine. Pour autant, ils ne supportent pas le chauffe-biberon express et fuient, ce qui est très pénible. Du coup, je fais chauffer le biberon dans un autre contenant puis déverse dans le Dodie. Ce n'est pas pratique, surtout la nuit quand on a la tête dans le derrière et les yeux collés.

Parfois aussi, toujours le soir et parfois aussi en journée, elle pleure et nous ne savons pas pourquoi. Elle a mangé, elle est propre, elle n'est pas malade. Et là je me sens bête à ne pas savoir quoi faire.

Il paraît que le soir, cela peut venir de la tombée de la nuit, une histoire de lune, d'après ce que nous a dit la puéricultrice de la PMI. Elle nous dit, dans ce cas là, de la laisser pleurer, qu'elle s'endormira d'elle-même au bout d'un petit quart d'heure et si ce n'est pas le cas, de lui donner une petite dose de lait. Mais dans d'autres bouquins j'ai lu qu'il ne fallait pas les laisser pleurer et que pour autant, même en le prenant dans les bras pour la consoler, nous n'en ferions pas une capricieuse pour autant.

Alors nous sommes juste paumés en fait ! Que faire ? Parfois, la fatigue aidant, je me demande si je suis une bonne mère...

Des conseils mesdames ?

Message déposé le 03.01.2013 à 16:43 - Commentaires (20)


La bonne année la bonne santé
Voilà, nous y sommes !

J'espère que votre réveillon a été sympathique. Andrea m'a préparé un merveilleux dîner, nous avons lutté pour tenir jusqu'à minuit mais nous y sommes arrivés. en revanche, à 0h15 nous étions sous la couette !

Je déteste souhaiter la bonne année avant la date fatidique alors aujourd'hui, 1er janvier 2013, je vous adresse tous mes sincères voeux de bonheur.

Que cette nouvelle année vous apporte joies, bonnes surprises, émotions positives, sérénité et réussite !!



Message déposé le 01.01.2013 à 13:48 - Commentaires (10)


2012 c'est fait... What else ?
L'heure est au bilan... Dans quelques heures nous tournerons la page 2012, puisque la fin du monde n'a pas eu lieu.

Je retiendrai 3 dates :

14 avril : après des années de tentatives infructueuses, enfin, nous sommes parvenus à mettre en route la grossesse que nous espérions tant. Le 2 mai, la première prise de sang a apporté la bonne nouvelle, confirmée par une seconde prise de sang le 7 mai.

2 juin : nous avons signé chez le notaire pour l'achat de notre appartement. Pour la première fois nous accédions à la propriété. Ca le fait non ? D'autant que c'était plutôt inespéré, compte tenu du coût très élevé de l'immobilier dans notre ville et de notre budget restreint. Après quelques semaines de recherche, nous sommes tombés sur un coup de cœur commun. Après moults rebondissements, notre offre a été acceptée et notre prêt également. Nous avons emménagé le 23 juin, alors même que j'étais en pleine période fatigue-nausées. Quel bonheur d'être chez soi, avec cette satisfaction d'avoir un patrimoine à transmettre à notre future descendance...

22 novembre : naissance de notre fille. Le traumatisme de la fin de cette grossesse dont j'ai été dépossédée, de l'accouchement et de l'hospitalisation de Serena est peu à peu atténué par l'émerveillement qu'elle provoque quotidiennement en nous. Chaque jour elle change, évolue, et nous manifeste son amour. Nous apprenons à devenir parents, à faire face aux aléas qui peuvent survenir, comme les pleurs difficiles à interpréter, et à priori nous ne nous en sortons pas trop mal.

Alors vous l'aurez compris, 2012 restera pour nous un grand crû, une année charnière, inoubliable, comme un aboutissement des trois années précédentes, celles depuis ma rencontre avec Andrea, durant lesquelles nous avons petit à petit consolidé notre relation, construit notre nid et finalement fondé notre famille.

Que pourrait-il m'arriver de bien en 2013 ?

- Voir ma fille grandir en étant épanouie et sereine ? Evidemment la priorité absolue et il ne tient qu'à nous pour que ce vœu se réalise.

- Recouvrer une bonne santé ? Là est mon souhait le plus cher, me remettre totalement des séquelles de l'accouchement, en premier lieu de cette insuffisance cardiaque qui me limite dans mes activités. Déjà, à partir de samedi prochain, j'arrête les piqûres quotidiennes et j'en suis ravie. Je suis actuellement en plein retour de couches (et je dérouille), ce qui devrait signer le début de la fin des embêtements. Les derniers examens seront effectués fin février chez un néphrologue pour vérifier l'état de mes reins. Avant cela, en janvier, j'ai encore plusieurs rdv cardio avec un IRM, ainsi que la visite post-accouchement avec Gygy. J'espère qu'après je laisserai la carte vitale se reposer un peu.

- Parvenir à concilier au mieux ma vie professionnelle et ma vie de famille ? Espérons que je trouverai la nounou de mes rêves pour Serena et que mon temps partiel sera accepté et que je ne finirai pas dans un placard poussiéreux.

- Me marier ? Bien sûr que j'aimerais, Andrea est le premier homme qui m'a donné cette envie. Je rêve d'un tout petit mariage, en toute intimité, car je ne suis pas adepte des grandes festivités matrimoniales. Mais le fait de ne pas nous marier ne remettrait aucunement en question la pérennité de notre relation, déjà consolidée par ces deux grands projets de vie que nous avons menés à bien, main dans la main, cette année, à savoir devenir propriétaires et parents.

- Gagner au Loto ou à l'Euromillion ? Encore faudrait-il que je me mette à jouer. Puis l'argent n'a jamais été mon moteur, même si ce serait sympa d'en avoir un peu plus.

En attendant, je crois que la première vraie réalisation de cette nouvelle année sera de changer de tête ! J'ai envie de me couper les cheveux car évidemment, lorsque j'étais enceinte, sous l'effet des hormones, j'avais une crinière soyeuse et brillante, genre je le vaux bien, ce qui fait que je pouvais laisser pousser tranquillement. Mais là, depuis l'accouchement, c'est la cata, le retour de l'infâme paille filasse. Je n'en peux plus, donc zou, mercredi j'appelle ma coiffeuse préférée !

Je vous souhaite à tous de passer un excellent réveillon. Pour nous ce sera en tête à tête, avec notre fille qui nous accompagnera de son lit. Forcément, comme j'étais sensée être enceinte jusqu'aux dents à cette date, nous n'avions rien prévu de particulier. Et depuis la naissance de Serena, nous avons eu autre chose à penser qu'à organiser la soirée de la Saint-Sylvestre. Andrea va nous cuisiner un bon repas comme il en a le secret, et je partagerai avec mes deux amours cette dernière soirée de l'année...


Message déposé le 31.12.2012 à 12:42 - Commentaires (10)


L.O.V.E.
Depuis une petite semaine, Serena est particulièrement éveillée et surtout, elle fixe intensément les personnes qui l'entourent.

Lorsque ma fille me dévisage ainsi, j'ai l'impression d'être toute petite face à l'insensité de son regard, qui me capte et me captive. En même temps je me sens immensément fière, investie d'une mission de la plus haute importance, celle de la choyer et de lui donner les meilleures armes pour affronter notre monde.

Je réalise à peine qu'Andrea et moi sommes à l'origine de cette merveille.

Elle est notre tout, l'amour qui nous envahit à sa simple évocation est d'une force indescriptible.

Message déposé le 29.12.2012 à 12:32 - Commentaires (5)


La crête que tout le monde envie !!
Garantie 100% sans gel (pas comme Papa !)

Message déposé le 10.12.2012 à 12:18 - Commentaires (8)


C'est encore pour un sondage...
Ba oui, j'ai encore besoin de vous les copinautes parce que je suis novice en matière de bébé et que j'ai le souci de préparer au mieux l'arrivée de notre bambina...

Alors pour ce qui est de la liste pour la maternité, je suis au point je crois, entre celle que m'a fournie la maternité lors de l'inscription et toutes celles que j'ai trouvées ici et là dans des magazines et ouvrages spécialisés divers et variés. Il faut dire que je m'abreuve de saines lectures pour futures mamans vu que je ne peux pas faire grand chose d'autre à part domir ou me vider le peu cerveau qu'il me reste devant les programmes télé de la journée, tous plus abrutissants les uns que les autres.

En revanche, là où je suis un peu démunie car aucun bouquin ne m'a apporté la réponse pour l'instant, c'est sur ce qu'il faut acheter en vue du retour à la maison avec bébé, à savoir les produits de toilette, de change, de soins etc etc.

Alors j'ai commencé une première liste sur laquelle j'ai inscrit :

- lingettes
- lait de toilette
- crème contre les érythèmes fessiers
- shampoing et savon
- couches évidemment
- Sérum physiologique et compresses
- mouche-bébé

Mais est-ce que je n'oublie rien ?

Et pourriez-vous me recommander des marques ? Personnellement je fonds pour l'odeur du lait pour bébé Mustela, mais je voudrais aussi rester dans un budget raisonnable alors si vous avez des bons plans...

Je suis au taquet, le stylo et le cahier greffé à la main gauche (oui, je suis gauchère), prête à noter tous les avis que vous me laisserez ici alors... à vot' bon coeur Mesdames !!


Message déposé le 16.11.2012 à 13:14 - Commentaires (14)


Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 2
MES INSOMNIES

J'avais déjà consacré un article aux troubles du sommeil liés à la grossesse, donc je ne vais pas m'y étendre à nouveau...

C'est pour ma part le désagrément le plus lourd à gérer durant cette grossesse.

Lorsque j'étais adolescente et jeune adulte, j'étais qualifiée par mes proches de marmotte. J'avais de gros besoins de récupération pour me sentir bien et je ne m'en privais pas. Huit heures par nuit minimum, parfois jusqu'à douze heures le week-end, mon lit était mon meilleur ami. Et surtout, mon sommeil était imperturbable face aux éléments bruyants extérieurs. Comme le disait ma mère, une bombe aurait pu exploser au pied de mon lit que je ne me serais pas réveillée.

Puis en vieillissant et en commençant à travailler, j'ai appris à m'adapter à un nouveau rythme de sommeil. Petit à petit mes nuits sont devenues plus courtes, sept à huit heures maximum en semaine, et mon organisme s'en est accommodé, dans la mesure où globalement je n'ai jamais connu de troubles du sommeil, qui est en revanche devenu plus léger.

Bref, avant d'être enceinte, j'étais une bonne dormeuse avec une dose idéale de sept heures par nuit pour me sentir en forme.

Actuellement je tourne plutôt à cinq heures par nuit en moyenne et donc, je me sens un peu diminuée.

Et ceci la faute, en grande partie, à...

MA VESSIE

Contrairement à d'autres femmes de ma famille, je n'ai jamais été une « pisseuse », c'est à dire que je n'ai jamais fait partie de ces femmes qui ont besoin d'uriner très souvent.

Alors là, forcément, je suis quelque peu déstabilisée face à ce contrôle permanent que ma vessie exerce sur ma personne.

Je l'ai déjà évoqué pour la partie nocturne mais en mode diurne, ma vessie reste un dictateur en puissance.

Cela a débuté au premier trimestre, s'est un peu atténué lors du deuxième et a recommencé de plus belle au troisième trimestre.

Et elle est tellement mauvaise, cette vessie, qu'elle ne prévient pas et que quand l'envie arrive, elle devient de suite difficilement contrôlable. Elle passe du rien au tout et alors elle m'obsède jusqu'au moment où enfin je parviens à me soulager.

Bref, aujourd'hui, toute mon existence tourne autour de ma vessie ! La stratégie mise en place lors de chaque sortie est la recherche immédiate de wawas, d'un œil exercé et scrutateur, méfiant aussi parce que tout de même, il est hors de question que je pose mon saint postérieur n'importe où.

Autre stratégie pour tenter de dominer l'adversaire : éviter de trop boire. Oui mais alors qu'on nous recommande de bien nous hydrater en buvant beaucoup d'eau, ou bien de prendre une tisane le soir pour mieux dormir, quel compromis choisir ? Personnellement, si je bois trop passée une certaine heure, je suis assurée de pouvoir m'installer directement aux toilettes pour y passer ma nuit.

J'envisage aussi de prendre des actions chez les producteurs de papier toilette, tant j'en use depuis quelques mois... Au moins pour avoir un petit retour sur investissement !


Message déposé le 15.11.2012 à 14:30 - Commentaires (4)


C'est pour un sondage...
Alors, avant de vous interroger, quelques nouvelles en vrac...

Les nuits sont un peu meilleures que la semaine dernière, si l'on considère que désormais je parviens à me contenter de cinq heures par nuit. J'ai du mal à franchir ce cap, alors je compense par une petite sieste l'après-midi. Comme me le disait la sage-femme vendredi, le corps est bien fait puisque petit à petit, il nous prépare aux nuits courtes et morcellées ! A vrai dire, moi c'est surtout ma vessie qui m'y prépare car elle est la source de mes réveils nocturnes...

La sinusite ne va pas vraiment mieux, j'ai terminé le traitement alors je capitule et je "vis avec". En plus depuis hier matin je suis coincée du cou (j'ai bien dit du cou), donc hier soir je suis allée à la pharmacie m'armer de granules homéopathiques et d'huile d'arnica. Combiné avec du paracétamol, aujourd'hui je parviens à bouger un peu plus.

Franchement, ces petits désagréments divers et variés commencent à me peser car contraires à ma nature "costaude". Le pire, c'est qu'ils ne sont en rien liés à la grossesse !

Hier soir j'ai regardé pour la première fois l'émission "Baby Boom". Je l'ai trouvée bien fichue et j'ai pleuré comme une madeleine (même Homme a versé une larmichette d'ailleurs).

Enfin, le moment tant attendu : le sondage !

Hier soir Homme et moi sommes allés au supermarché, épreuve ultime car je déteste tout ce qui ressemble de près ou de loin à des magasins, centres commerciaux et autres grandes surfaces. J'ai erré un bon moment comme une âme en peine au rayon lessives car je souhaiterais commencer à laver les petits vêtements de notre choupinette afin de préparer ensuite THE valise, la seule l'unique, celle pour la maternité.

Oui mais voilà : quelle lessive utiliser ?

Alors j'ai besoin de vos lumières : utilisez-vous une lessive spéciale bébés ou bien une lessive hypoallergénique ou peaux sensibles mais pas forcément logotée spéciale bébés ?

Pour ma part, je ne suis pas forcément favorable au "spécial bébé" car je me demande si ce n'est pas plus marketing qu'autre chose. Mais peut-être que je me trompe...

Par ailleurs, je préfèrerais utiliser une lessive en tablettes ou capsules plutôt que liquide.

Alors merci par avance pour vos avis éclairés...

Message déposé le 13.11.2012 à 10:02 - Commentaires (11)


Ma grossesse en mode glop... Chapitre 1
L'ANNONCE AUX PROCHES

Ah, quel merveilleux moment, surtout lorsque la grossesse est très attendue... ce qui était le cas pour nous, ma date de péremption étant quand même proche;-) Jamais nous n'avons subi la moindre pression de la part de nos familles, car nous avons gardé le secret sur nos difficultés à procréer et nous avons ainsi coupé court à toute remarque ou toute interrogation, répondant évasivement à toute allusion que cela arriverait quand cela arriverait et que tout vient à point à qui sait attendre.

Pour ce qui concerne notre couple, s'agissant d'un processus long qui s'est soldé par une IAC, forcément la surprise a été moindre, même si nous ne nous attendions pas forcément à ce que cela fonctionne à la première tentative. Homme a évidemment été fou de joie, moi aussi, soulagés également de ne plus avoir à subir les injections quotidiennes d'hormones et autres effets collatéraux de la PMA parfois pénibles à supporter.

Parmi les proches, la première à avoir été dans la confidence est ma plus ancienne amie. Nous nous connaissons depuis le lycée, donc en gros depuis... 5 ans (non, je blague, nous en sommes à une bonne vingtaine d'années d'indéfectible amitié). J'étais partie en week-end chez elle à la mi-mai, j'étais alors à 4 semaines de grossesse, pour son enterrement de vie de jeune fille et comme elle est maman de deux enfants, constatant que ma poitrine avait pris un certain volume (alors que je ne suis pas de nature plantureuse) et sachant que je ne suis pas du tout une adepte de la chirurgie plastique, elle a deviné. Premier gros moment d'émotion...

Homme et moi avons décidé de mettre les formes pour l'annonce aux familles. En effet, mes parents et ma petite sœur vivent à près de mille kilomètres de chez nous, ma grande sœur à quasiment deux mille kilomètres, de l'autre côté de la Manche. La mère et la sœur de mon Homme vivent en Italie, certes pas très loin mais nous ne les voyons pas chaque semaine non plus. Nous avons émis deux conditions indispensables : toute d'abord il était inconcevable de lâcher le morceau par téléphone, par mail ou par un message laconique sur internet. Ensuite nous souhaitions une annonce simultanée pour tout le monde.

Nous avons eu la première visite chez le gynéco et donc l'écho de datation le 31 mai. Dans le cadre de la préparation de notre déménagement planifié pour fin juin, il était prévu que la mère, la sœur et le neveu de mon homme viennent passer trois semaines chez nous, à compter de début juin. Ne pouvant à ce moment-là cacher les symptômes « pas glop » du début de grossesse que je subissais de plein fouet, nous étions contraints de leur annoncer dès leur arrivée, alors que j'en étais à 7 semaines de grossesse.

Du coup, pour respecter la synchronisation d'annonce aux deux familles, j'ai décidé d'envoyer une petite carte à mes parents ainsi qu'à mes deux sœurs, avec une photo de la première écho, en leur présentant leur petit-enfant / neveu ou nièce.

Quant à ma belle-famille, à l'heure de l'apéro, le jour de leur arrivée à la maison, mon Homme leur a amené, comme un cheveu sur la soupe, dans la conversation : « tiens, nous avons eu rdv chez le médecin et il nous a sorti de drôles de photos... Regardez ! » et il leur a tendu l'échographie. Ne parlant pas Français, sa mère et sa sœur ont eu un léger temps de réaction, ne comprenant pas immédiatement de quoi il s'agissait. C'est sa sœur qui a tilté la première et là, elle a versé une petite larme. Nous en avons été très surpris et touchés car elle est plutôt du genre garçon manqué et pas du tout du genre à extérioriser ses émotions. Puis ce fût au tour de ma belle-mère de pleurer et de nous congratuler.

Quasiment le même jour, mes proches ont reçu leur carte et nous ont témoigné chacun à leur manière leur joie immense. En particulier mon père, qui a reçu la carte le jour même où il entamait sa nouvelle carrière de retraité !

Ces instants fugaces de bonheur signaient le début d'une période riche en émotions... la grossesse !


Message déposé le 12.11.2012 à 11:12 - Commentaires (2)


Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 1
A J-66 avant la date présumée d'accouchement, j'ai envie de dresser un bilan de cette expérience inoubliable, tellement riche en découvertes, en émotions, en questionnements qu'est la grossesse...

Non parce que la langue de bois, c'est pas ma came. Et puis il faut aussi savoir désacraliser un peu la grossesse. Bien sûr qu'il y aura eu des instants merveilleux, mais il me semble aussi indispensable de revenir sur les aspects moins charmants et plus pénibles... Et puis au moins cela permet de graver dans le disque dur les souvenirs de cette période de mon existence, ne sachant pas, compte tenu de mon âge, si j'aurai l'opportunité de vivre une autre grossesse.

Alors à divers moments, j'étayerai les « - »... Mais des chapitres seront également consacrés aux « + » car heureusement, il y en a pléthore !

Allez, c'est parti...

SG 4 à SG 12 : L'INTERMINABLE GUEULE DE BOIS / MALADIE DU SOMMEIL / HUMEUR DE PITT BULL ENRAGE

Les nausées ont commencé un week-end de mi-mai, alors que j'étais en goguette du côté de Toulouse pour enterrer la vie de jeune fille de ma plus ancienne amie, qui se mariait un mois plus tard. Et je vous jure, je n'ai pas touché une goutte d'alcool, sachant déjà que j'étais enceinte.

C'est surtout lors du vol de retour, le dimanche, alors que l'atterrissage a été perturbé par des conditions météo défavorables, que j'ai cru que j'allais délivrer dans la carlingue ma première quiche made-in-p'tibout. Heureusement j'ai réussi à réfréner les hauts-le-coeur.

A vrai dire, dans mon malheur j'ai eu de la chance car durant cette période je n'ai jamais vomi. Et pourtant c'est pas faute d'en avoir eu envie ! Je me souviens d'une fois, en point avec le Président de ma boite, d'une montée irrépressible de gerboulade que là encore, je ne sais par quel moyen, j'ai réussi à contrôler. C'est ce jour-là que j'ai dû lui avouer mon état car il a constaté que mon visage était passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel en moins de deux minutes.

Ce que j'ai fait pour tenter d'atténuer ces nausées ? Déjà au réveil, avant de poser le pied par terre, je buvais de l'eau pour ne pas me lever l'estomac vide et j'attendais quelques minutes avant de me mettre en position debout.

Ensuite j'ai fractionné les prises alimentaires. J'ai réservé un tiroir de mon bureau à tout un tas d'en-cas divers et variés que je grignotais avec modération dès que mon estomac commençait à crier famine car en fait, c'est quand la faim se manifestait que la nausée était la plus forte.

Puis j'ai pris de l'homéopathie – Nux Vomica – et aussi du citron chaud, qui m'a bien soulagée.

Et surtout, j'ai essayé d'éviter durant cette période les endroits confinés propices aux mélanges d'odeurs ou de parfums. Malheureusement, un matin, je n'ai pu éviter de partager l'ascenseur avec une collègue qui porte un parfum aux relents de patchouli et là, encore une fois, la catastrophe a été évitée de peu, je ne sais par quel miracle...

Cette période nausées a été accompagnée d'une très très grosse fatigue, du genre comme si j'avais été piquée par la mouche tsé-tsé. Tout le mois de juin 2012 a été un véritable marathon. J'ai eu de très gros dossiers à gérer au niveau professionnel et en plus, nous avons déménagé.

Au boulot, un gros séminaire de Direction se tenait fin juin et l'organisation m'en incombait. Autant dire que j'avais une pression d'enfer et énormément de détails à penser, alors même que mon cerveau tournait gravement au ralenti. Une fois sur place, pendant deux jours, je me suis dopée pour pouvoir faire bonne figure lors des sessions de travail et des déjeuners et dîners. Et ma foi, tout s'est bien passé.

Côté déménagement, en plus de la préparation en amont, des affaires administratives liées à un premier achat immobilier, nous avons eu ma belle-mère et le neveu de mon Homme pendant trois semaines à la maison. Hé oui Agnès, c'est durant cette période que je suis tombée nez à nez avec belle-maman dans les wawas, en pleine nuit ! Ils ont grandement contribué à la repeinture de l'appart et à l'aménagement et pour cela je ne les remercierai jamais assez. Mais bon, la promiscuité fût très difficile à supporter, alors même que je les apprécie énormément. Le soir je rentrais du boulot à pas d'heures, totalement lessivée, avec juste l'envie de dormir – et aussi de vomir parfois.

C'est aussi le moment où les sautes d'humeur ont été les plus manifestes et je n'ai pas toujours été très patiente ni sympa. Je m'en suis rendue compte et excusée et aujourd'hui c'est oublié. Je ressentais une certaine culpabilité à voir tout le monde s'activer autour de moi alors que j'étais juste une loque humaine, que le midi je rentrais du bureau pour dormir pendant ma pause-déj et que le soir, parfois à 20h00 j'étais au lit. Quand bien même mon Homme et ma belle-maman m'interdisaient le moindre effort, je ne pouvais m'empêcher de vouloir aller au-delà de mes limites, ne supportant pas d'être spectatrice de mon déménagement et non actrice. Ce sentiment ne jouait pas en faveur de mon humeur.

Enfin, ma belle-famille parlant Italien, j'avais beaucoup de mal à capter les conversations et le travail permanent de traduction me fatiguait beaucoup.

Puis les nausées et la fatigue ont miraculeusement disparu presque du jour au lendemain, à la fin du troisième mois, et alors j'ai retrouvé une pêche d'enfer et mon appétit d'antan et n'ai plus jamais connu de troubles digestifs... pourvu que ça dure !

LES MODIFICATIONS DU COMPORTEMENT ALIMENTAIRE

C'est fou de constater comme le comportement alimentaire a été déséquilibré durant cette période dite « des nausées ».

Alors que les trois-quarts du temps j'avais le cœur au bord des lèvres, à plusieurs reprises j'ai été prise d'envies irrépressibles de choses que je ne mange jamais. Exemple : une pizza, mais pas celle que me prépare amoureusement mon Italien d'Homme. Non, la bonne grosse pizza achetée au camion avec l'huile bien dégoulinante dessus, qu'il a fallu aller chercher fissa sous peine que je ne tue quelqu'un tellement cette envie m'obsédait le cerveau.

Une autre fois, mon esprit a été envahi pendant une semaine par un hamburger géant avec une méga frite, alors que je ne mets jamais les pieds dans les fast food puisque là encore, les hamburgers sont préparés maison. Pendant une semaine je n'ai pensé qu'à cela, j'ai tenté de me défaire de cette envie, en vain. J'ai donc craqué, j'ai été soulagée et je n'y suis jamais retournée.

Je me suis mise à consommer du citron alors que je n'en raffolais pas avant.

Mais le pire fût avec la menthe. Avant d'être enceinte, je buvais beaucoup de thé et tisane à la menthe, aimait bien mâcher mon petit chewing gum après le repas. Et du jour où j'ai été enceinte, l'odeur de menthe m'est devenue insupportable, à tel point que lorsque mon Homme m'embrassait après avoir pris un chewing gum ou lorsqu'il en mâchait un à côté de moi, j'avais des hauts-le-coeur. Sans compter le dentifrice... Pendant quatre mois, l'hygiène dentaire a été assez déplorable car au bout de quinze secondes de brossage, j'avais tout qui remontait ! Au-delà du dentifrice, en fait c'est le contact même de la brosse à dents dans la bouche qui m'indisposait, car avec le dentifrice pour enfants à la fraise, l'effet était le même.

Aujourd'hui encore, je n'ai pas réussi à me consommer à nouveau de la menthe...

Et vous, avez-vous eu des comportements alimentaires étranges durant votre grossesse ?


Message déposé le 09.11.2012 à 09:35 - Commentaires (10)


Mes chers voisins
Je préviens, cet article n'aura pas grand chose à voir avec la grossesse (ou peut-être juste sur la fin). Non, en fait, j'ai juste besoin d'un bon défouloir alors plutôt que de commettre un acte répréhensible par la loi (même si j'ai une bonne avocate), je préfère venir ici.

J'ai passé un week-end cocooning girly à mort avec mon amie Marseillaise... Confidences, repos, chocolat, DVD, magazines de filles, pyjama party, tout y était !

Le seul hic vint du voisinage. L'appartement au-dessus de chez nous est inoccupé 90% du temps, les propriétaires étant un paisible couple de retraité qui vit en Italie. Sauf que ce couple-là, au demeurant fort discret, s'est à un moment donné reproduit et que malheureusement, il y a visiblement eu un raté au niveau de la transmission d'une valeur essentielle lorsqu'il s'agit de vie en communauté, à savoir le respect d'autrui .

Depuis l'arrivée de la descendance et petite-descendance jeudi, c'est un festival de bruits en tous genres et, plus embêtant, à pas d'heures.

Parfois nous nous demandons s'ils ne jouent pas aux chaises musicales ou bien s'ils se croient dans l'émission de Valérie Damidot et déménagent tous les meubles plusieurs fois par jour, bien sûr en les traînant au sol. Il y a le pas lourd et la voix délicate du père qui s'inscrit totalement dans le cliché comme quoi les Italiens ne savent pas parler sans gueuler. Et les enfants, paraît-il au nombre de deux et très jeunes d'après ma copine qui les a aperçus, sans doute nourris au Ristretto qui crient et nous font la course dans l'appart non stop de 7h à 1h du mat', du coup je me demande quand ils dorment.

Soyons clairs. Les enfants ont besoin de s'amuser et de se dépenser, je le conçois totalement. C'est pourquoi en journée et durant tout le week-end, je ne me suis pas manifestée, même samedi soir où ils ont couru jusqu'à 1h30 du matin. Mais ils ont aussi besoin de limites, qu'apparemment les parents ne leur mettent pas.

Nous espérions secrètement qu'ils partiraient à l'issue du pont de la Toussaint, mais que nenni. Ils sont toujours là et j'ai bien peur qu'ils ne restent pour la semaine de vacances scolaires.

Après 3 nuits très courtes, pas plus de cinq heures, du fait du bruit mais aussi de la sinusite, hier soir j'étais vidée, physiquement et nerveusement et à 21h45, j'ai décidé d'aller me coucher, avec mon homme qui lui, rentrait d'un week-end en Italie et avait besoin de récupérer après une bonne bringue samedi soir, d'autant que ce matin il retournait au turbin.

Quant à 22h15 j'ai constaté que rien ne s'arrangeait, que j'en pleurais de rage et que du coup la petite dans mon ventre me manifestait clairement qu'elle ressentait mon stress, j'ai décidé de me lever et d'aller frapper gentiment à leur porte. Mais mon homme m'en a empêché, craignant sans doute que je sois trop virulente à leur égard (alors que vraiment, j'étais prête à prendre sur moi pour leur exprimer le désagrément gentiment et calmement). Nous avons commencé à nous prendre la tête et j'ai conclu en expliquant que nous n'allions pas en venir à nous disputer à cause de personnes qui n'ont aucun savoir-vivre.

Puis Homme, qui est bien plus patient que moi mais qui malgré tout était un peu excédé, a pris un marteau et a frappé quelques coups dans le plafond.

Bon sang, ça les a calmés net ! Ils ont immédiatement cessé leur cirque. J'ai mis un peu de temps à me rendormir car il a fallu faire redescendre la boufaillisse qui était bien montée. Mais finalement, j'ai pu dormir six heures, ce qui est un net progrès par rapport aux nuits précédentes.

Comme j'ai dans l'idée que je vais me les palucher encore toute la semaine, j'ai dans l'idée d'aller leur mettre un mot dans leur boite à lettres, en leur rappelant que le règlement de la copro explique qu'entre 22h et 9h chacun se doit de respecter la tranquillité de ses voisins, et en leur offrant aussi quelques petits patins qui se collent sous les pieds de chaise. Ce n'est pas grand chose mais cela peut grandement améliorer le confort de chacun.

Et en plus, je vais essayer de voir mon ORL ou mon généraliste car j'ai la tête comme un compteur...


Message déposé le 05.11.2012 à 10:39 - Commentaires (9)


Le prénom... Suite et fin ?
Après avoir lâché l'affaire pendant plusieurs semaines, histoire de ne pas nous embrouiller l'esprit et surtout de ne pas nous étriper, hier soir, Homme et moi sommes revenus sur le sujet du prénom de notre future progéniture...

Après avoir revu nos favoris respectifs et avoir épluché de nouvelles listes sur internet, y'a pas photo, un prénom ressort toujours...

Certes, il ne s'agit pas d'un coup de coeur. Mais c'est le seul qui fasse l'unanimité au sein de notre couple. C'est également le seul qui réponde à l'ensemble des critères que j'avais énumérés ici :

(cliquez ici pour suivre le lien)

Pourtant, Homme et moi sommes souvent d'accord sur beaucoup de sujets mais alors là, pour ce qui est du prénom, nous avons eu vraiment du mal à trouver un consensus !

Nous pensons donc arrêter là notre investigation et rester sur ce choix, à moins que d'ici là un gros coup de coeur commun se présente...

... Mais vous n'en saurez pas davantage, petits curieux. Le secret sera bien gardé jusqu'à la naissance, y compris auprès de nos plus proches !



Message déposé le 26.10.2012 à 09:27 - Commentaires (5)


Et après ?
Pendant 18 ans j'ai beaucoup donné pour ma carrière, parfois en quittant tout et en recommençant une nouvelle vie, ailleurs. L'objectif a été atteint, j'occupe désormais un poste à responsabilités dans une grande entreprise renommée de ma région.

Aujourd'hui, à l'aube de devenir mère, j'ai envie et j'ai besoin de stabilité et surtout, je ressens le besoin viscéral de lever le pied. Déjà je m'en rends compte depuis un mois, depuis que je suis en arrêt-maladie. Moi qui pensais ne jamais pouvoir supporter cette cessation brutale de mon activité, j'ai au contraire très vite coupé avec mon boulot, ne consultant même pas mes mails alors que je le pourrais, restant juste au contact afin de veiller de loin à la bonne continuité de service (et il s'avère que je fais bien de veiller au grain...).

J'apprécie grandement de me centrer sur ce bébé à venir, sur mon homme, sur moi, sur notre bien-être à tous et sur notre cocon. Nos week-ends qui auparavant étaient consacrés en partie aux corvées ménages, courses, paperasses etc sont désormais libérés de ces contraintes et laissent une large place au repos et au partage de moments plus agréables.

C'est pourquoi j'étudie l'éventualité de reprendre mon activité professionnelle à temps partiel. Je souhaiterais pouvoir profiter d'une journée « off » dans la semaine pour m'affranchir au maximum des tâches ménagères afin de passer des week-ends en famille qualitativement au top.

Je réalise également que lorsque notre bébé naîtra, je serai à quelques jours de mes 39 ans et mon homme à quelques mois de ses 45 ans. Je ne suis vraiment pas certaine que nous pourrons donner un petit frère ou une petite sœur à cet enfant, car le chemin pour en arriver à cette grossesse a été un véritable parcours du combattant et je ne suis pas certaine de vouloir le recommencer. J'ai envie de profiter au maximum de ma fille, de lui donner du temps, de l'accompagner dans son évolution – sans sacrifier pour autant ma vie de femme active, indispensable à mon équilibre et à mon épanouissement.

Mais j'avoue que j'ai du mal à m'y retrouver dans les prestations de la CAF. Je sais déjà, pour avoir rencontré une conseillère à la CAF, que nous aurons droit à l'allocation de base et à un complément de libre choix du mode de garde. Ce que j'ai du mal à comprendre en revanche, ce sont les conditions d'attribution du complément de libre choix d'activité pour le premier enfant. Est-ce que nous pouvons en bénéficier pendant six mois uniquement à compter de la fin du congé maternité, ou bien jusqu'au 3 ans de l'enfant ? Cette prestation est-elle cumulable avec le complément de libre choix du mode de garde ?

Si seulement ce choix de réduire mon activité pouvait se faire juste selon mon envie, en écoutant mon coeur. Malheureusement, le critère financier entrera forcément en ligne de compte... Il faut prendre en compte la perte de salaire, mais aussi le fait qu'un jour travaillé en moins par semaine, c'est un jour de nounou en moins à payer par semaine et sans doute aussi une baisse de l'impôt sur le revenu.

Moi qui déteste les chiffres, je crois que je vais devenir dingue avec tous ces calculs savants !
Message déposé le 24.10.2012 à 13:21 - Commentaires (10)


La quête du graal : la nounou de nos rêves...
S'il y a bien un sujet qui me préoccupe depuis le début de la grossesse, c'est celui relatif au mode de garde de notre fille lorsqu'il sera temps pour moi de reprendre mon activité professionnelle. Cette échéance devrait arriver à peu près en mai 2013, puisque je vais sans doute rallonger le congé post-natal d'un mois et demi grâce à des reliquats de congés.

Concernant le choix du mode de garde, il a été vite décidé. Compte tenu de notre situation, qui est que Homme et moi sommes seuls dans notre région, à savoir que nos parents et familles sont loin et que nous ne pouvons donc compter que sur nous-mêmes et n'avons personne pour prendre le relais en cas de nécessité, nous allons opter pour une assistante maternelle agréée. En effet, nous avons besoin d'un minimum de souplesse en termes d'horaires et si jamais, par exemple, l'enfant est un peu malade. Et puis dans notre ville, pour obtenir une place en crèche municipale, c'est mission impossible, encore plus en cours d'année scolaire.

Notre critère de recherche essentiel va être évidemment de trouver la personne qui saura au mieux s'occuper de notre fille, qui lui donnera de l'affection et lui transmettra des valeurs éducatives proches des nôtres, à qui nous serons rassurés de confier notre enfant, qui ira la voir avec le sourire et en qui nous aurons toute confiance.

Ensuite, nous souhaitons qu'elle exerce à proximité immédiate de notre domicile. En effet, nous n'avons qu'une voiture, qu'Homme utilise chaque jour pour aller travailler. Pour ma part je circule à pieds, puisque nous habitons à 15 minutes de mon bureau. Donc, afin de ne pas contraindre systématiquement le papa aux allers-retours chez la nounou, d'autant qu'il n'a pas forcément des horaires fixes, il faut prévoir que je puisse aussi, le plus souvent possible, déposer et aller récupérer notre fille. Donc nous allons prospecter dans notre quartier, voire dans notre résidence, qui est très grande et qui, paraît-il, compte quelques assistantes maternelles, d'après ce que m'a dit le gardien.

Dès le début de ma grossesse, vers la fin du troisième mois, je suis allée d'une part à la PMI, et d'autre part au Relais Assistantes Maternelles de mon quartier, histoire d'évoquer cette question et d'anticiper au maximum. Les deux interlocutrices que j'ai rencontrées m'ont assuré que d'une part, il était inutile de me mettre trop tôt en quête de la nounou, car de toute façon aucune ne voudrait s'engager autant de temps à l'avance. Elles m'ont donc conseillé de commencer à chercher juste avant la naissance, voire juste après la naissance. D'autre part elles m'ont affirmé que notre ville est plutôt bien pourvue en assistantes maternelles agréées et ne connait pas de pénurie de nounous et que donc, je ne devrais pas avoir de mal à trouver.

Malgré ces paroles rassurantes, je suis perplexe. D'abord parce qu'en circulant ici et là sur les blogs, je constate que certaines futures mamans s'y prennent très tôt pour trouver leur nounou. Puis parce que ma meilleure amie m'a aussi recommandé de commencer d'ores et déjà à chercher. Enfin parce que du fait de ma date de reprise d'activités, en mai, soit en pleine année scolaire, j'ai peur de ne pas trouver quelqu'un qui puisse s'engager à cette période et avant septembre.

Concernant le recrutement en lui-même, nous avons l'intention de rencontrer plusieurs personnes, avec une liste de questions importantes à nos yeux, en inspectant aussi le lieu de garde pour les aspects sécurité notamment, et en demandant les numéros d'autres parents qui embauchent cette personne pour pouvoir recueillir leurs avis. Et ensuite, bien sûr, nous prévoirons des demi-journées « d'intégration » pour que bébé s'habitue à la nounou avant ma reprise définitive.

Homme a une connaissance qui exerce en tant qu'assistante maternelle agréée, mais comme elle a un emploi du temps de ministre, nous avons du mal à caler une entrevue avec elle. Nous n'envisageons pas de faire appel à ses services car elle habite trop loin et en plus, elle va arrêter d'ici peu son activité pour passer des concours pour travailler en crèche. Nous espérons pouvoir recueillir ses conseils et surtout qu'elle pourra nous recommander quelques « collègues ».

Bref, j'ai besoin de vos lumières :

Quand avez-vous commencé à chercher votre nounou ?

Comment l'avez-vous choisie ?

Avez-vous pu l'embaucher en cours d'année scolaire ?

J'espère vraiment que vous pourrez m'éclairer. Evidemment nous sommes désireux d'éviter toute erreur de casting sur ce point crucial pour le bien être de notre enfant et pour notre tranquillité d'esprit...
Message déposé le 18.10.2012 à 10:22 - Commentaires (5)


La déco
L'une d'entre vous pourrait-elle m'expliquer comment c'est possible de mettre un peu de couleur sur mon blog, qui est un peu fadasse actuellement ?

Mais simplement parce que je suis un peu une buse en informatique, html et compagnie...

Merci par avance et bon week-end à toutes !
Message déposé le 13.10.2012 à 10:03 - Commentaires (6)


Le prénom
Je comprends mieux pourquoi une pièce de théâtre et un film ont été consacrés à ce sujet, car sincèrement ce n'est pas une sinécure de trouver le prénom adéquat pour notre progéniture, celui qui l'identifiera toute sa vie et qu'il portera comme un cadeau et non comme un fardeau.

Pour notre part, le débat est en cours. Déjà nous avons attendu, pour l'entamer, de connaître le sexe de notre enfant, histoire de ne pas user nos cellules grises pour rien (parce que l'âge avançant et les mèches blondes gagnant du terrain, mieux vaut les économiser, les cellules grises). Alors me direz-vous, c'est aussi un risque : et si à la délivrance il s'avérait que notre fille avait finalement une zigounette ? En plus de trucider l'échographiste qui nous a bien spécifié que « le doute n'est pas permis », nous serions alors obligés de changer vite fait bien fait notre fusil d'épaule pour prénommer notre descendance.

Nos critères de sélection sont relativement bien identifiés – c'est mieux que rien. Je préviens qu'ils nous sont strictement personnels et qu'il ne s'agit aucunement de porter le moindre jugement sur ceux qui font des choix différents des nôtres.

Les voici donc :

1/ Compte tenu de la mixité de notre couple et de la future double culture de notre fille, le prénom devra être facilement prononçable des deux côtés des Alpes – et accessoirement aussi de l'autre côté de la Manche, rapport à mon beau-frère anglais et à mon neveu franco-britannique. Ceci exclut donc d'office les Cunégonde et autre Gertrude, qui nous vaudraient la rancune éternelle de ma belle-famille sur plusieurs générations (dommage car j'ai un faible pour Cunégonde, vraiment!).

2/ Le prénom devra être court – trois syllabes maximum - et non composé. Juste parce que nous n'avons pas envie d'un prénom trop long, là encore pour des raisons de commodité, et pour nous éviter la rancune éternelle de notre enfant, toujours bon dernier à finir d'écrire son prénom en classe.

3/ Le prénom devra être relativement simple orthographiquement parlant. Sauf à vouloir faire péter le score au Scrabbeul en remplaçant les « i » par des « y », les « s » par des « z » ou les « c » par des « k », nous souhaitons éviter à notre enfant d'avoir toute sa vie à épeler continuellement son prénom.

4/ Nous nous assurerons également de la bonne interaction entre le prénom et le nom de famille et donc éviterons les associations hasardeuses du genre :

Georgette Toucequejebouffe (private joke, merci Maman)
Corinne Chtitegoutte
Leslie Pancuir
Danièle Gilbert (oups, je m'égare)

5/ Nous souhaitons également éviter, si possible, que le prénom puisse donner lieu à un ou des diminutifs.

6/ Nous espérons trouver un prénom en dehors des tops tendances automne-hiver 2012-2013, même si certains d'entre eux sont absolument charmants et font partie de mes favoris.

7/ Toutefois, même dans une recherche d'originalité, nous nous abstiendrons de tomber dans un délire un peu mégalo et égoïste du type « star de Hollywood » en affublant notre enfant d'un prénom certes unique mais totalement importable, du genre « Scout La Rue » ou « Tallulah Belle ».

8/ Nous ferons en sorte que le prénom ne soit pas trop connoté, ceci afin de prévenir les « étiquettes » simplistes mais lourdes à porter, du style :

Sue Ellen (poivrote de service)
Loana (bimbo de téléréalité de service)
Ulla (péripatéticienne de service)

Cette liste n'est sans doute pas exhaustive et au jour d'aujourd'hui, Homme et moi sommes encore en pleine réflexion, même si quand même, un prénom sort du lot. Alors vos suggestions sont évidemment bienvenues (même s'il n'y a rien à gagner, si ce n'est notre éternelle reconnaissance si l'une de ces suggestions provoquaient en nous un consensus unanime).

Une chose est certaine : le prénom retenu restera secret pour tout le monde, y compris les très proches, jusqu'à la naissance...
Message déposé le 12.10.2012 à 09:40 - Commentaires (20)


25 SG de profil
Là c'est un peu plus voyant !

Message déposé le 09.10.2012 à 09:34 - Commentaires (2)


25 SG de face
+ 6,5 kg environ, tout dans le ventre

Message déposé le 09.10.2012 à 09:33 - Commentaires (0)


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