De retour de Sibérie – heu du Loiret – je m'en vais vous conter brièvement notre petit séjour d'une semaine chez la famille.
Bon, vous l'aurez compris, la météo n'était pas au beau fixe. Lorsque le commandant de bord a annoncé 3° à Paris juste avant l'atterrissage le 4 avril vers 11h00, j'ai pensé l'espace d'une seconde qu'il déconnait. Mais non... Même que le lendemain matin j'ai vu la neige tomber, pour la première fois de l'hiver, ou plutôt du printemps. Ensuite, ce fût pluie, pluie et re-pluie, avec juste quelques percées du soleil le dimanche et le lundi durant lesquelles j'ai quand même réussi à prendre l'air avec ma fille.
En plus, pour la petite anecdote, j'ai pété les bottines avec lesquelles je suis partie et qui, c'est vrai, avaient fait leur temps – deux hivers pour du bas-de-gamme acheté à l'époque 20 euros, c'est bien amorti. J'avais juste pris une paire de Converse en plus, donc j'ai eu bien froid aux pieds le peu de fois que je les ai mis dehors.
Sinon, le baptême de l'air s'est très bien déroulé, Séréna a été adorable, idem au retour. Je n'ai même pas fait attention aux turbulences, alors que je ne suis pas la plus à l'aise dans ce genre de circonstances, trop focalisée que j'étais sur le bien-être de ma progéniture. Heureusement que vous m'aviez donné de bons conseils, qu'il me reste quelques neurones malgré ma blondeur et que je n'ai pas compté sur le personnel d'Air France pour m'assister lors de ce premier voyage, sinon je serais encore en train d'essayer d'attacher la ceinture de ma pitchounette.
Juste pour info tout de même, je n'ai pas eu le droit d'emmener la poussette en salle d'embarquement, ni à l'aller ni au retour. Pas grave, finalement avec le porte-bébé c'était pratique aussi.
Alors la semaine s'est globalement bien déroulée. Séréna s'est plutôt bien adaptée à ses nouveaux environnements... J'utilise le pluriel car comme mes parents sont divorcés, j'ai deux « maisons » : celle de ma maman et de mon beau-père, et celle de mon papa et de ma belle-mère. Donc nous avons changé plusieurs fois de lieux de villégiature dans la semaine.
Tout de même, elle a été chamboulée à plusieurs reprises et pour preuve, voilà qu'elle s'est remise trois nuits de suite à me réclamer un biberon en pleine nuit, à trois heures du matin, alors qu'elle faisait des nuits de presque douze heures d'affilée depuis un petit mois. Elle a eu globalement un sommeil très agité toutes les nuits et comme nous dormions dans la même chambre, autant dire que je ne me suis pas reposée des masses !
De plus, elle a été perturbée par ses dents et a donc parfois été irritable voire colérique. La pire crise est malheureusement survenue le week-end, alors que mes deux sœurs et le cousin de Séréna étaient présents. J'ai du mal à gérer ces moments où je sens que ma fille est mal et que je me sens totalement impuissante à la soulager, comme du temps des coliques. Cela m'épuise nerveusement.
J'ai fait en sorte de ne pas trop la bouleverser dans son rythme habituel, à savoir biberon puis longue sieste puis jeu. Cela a été compliqué à respecter mais dans l'ensemble, nous nous en sommes pas trop mal sortis. D'ailleurs, mardi, j'ai craint que ma fille ne se soit fait piquer par la mouche tsé-tsé. Elle n'a fait que dormir ! A peine le biberon terminé, elle demandait à retourner au lit. Je pense qu'elle a eu besoin d'évacuer la fatigue accumulée les jours précédents.
Séréna a été très sollicitée car c'était la première fois que je remontais « chez moi » avec elle et donc, beaucoup de personnes avaient envie de la rencontrer. Elle a été souvent gracieuse, a parfois montré un peu de lassitude et je pense que tout cela l'a fatiguée.
Nous sommes rentrées hier après-midi. Elle a refusé de dormir en arrivant mais hier soir, elle ne s'est pas fait prier pour aller au lit... et a dormi presque douze heures d'affilée, trop heureuse de retrouver son dodo de princesse.
Et moi j'ai dormi huit heures d'une traite, ce qui ne m'était pas arrivé depuis belle lurette. Le plus difficile pendant ce séjour a été le manque de mon homme. Il m'a manqué comme jamais. J'ai réalisé que lorsque la situation était tendue au début avec Séréna, je n'aurais jamais pu y arriver sans son soutien et sa confiance. Une séparation telle que celle-ci ravive les sentiments et met en exergue la valeur de l'être qui nous accompagne au quotidien. Nous avons été tellement heureux de nous retrouver... et il a été ravi de retrouver sa fille en pleine forme, la trouvant changée.
Désormais nous formons une vraie famille et si un seul maillon manque, alors l'équilibre devient précaire.
