Hier après-midi j'avais rendez-vous chez une sage-femme pour entamer la rééducation périnéale et abdominale.
J'ai choisi un cabinet de sage-femme situé à proximité de chez moi, puisque je n'ai pas de voiture. La petite bien calée dans la nacelle, nous voilà parties sous le soleil pour une petite demi-heure de marche.
J'arrive devant l'immeuble et là , je constate qu'en plus du cabinet de sage-femmes, il y a aussi une pédiatre au même endroit. Bon à savoir, car la pédiatre que nous avons actuellement nécessite que nous prenions la voiture pour y aller, donc je dois prendre les rdv tôt le matin ou tard le soir puisqu'en journée c'est Andrea qui prend la voiture pour aller bosser. Autant dire que ces créneaux de rdv sont pris d'assaut et qu'il est donc compliqué d'obtenir satisfaction. Sans compter les grandes difficultés pour se garer dans le quartier.
Bref, je suis en train de me demander si nous n'allons pas tester cette pédiatre, d'autant que nous ne savons pas trop quoi penser de la nôtre, qui nous a fait changer plusieurs fois de lait à cause des maux de ventre de Séréna, alors qu'au final cela n'a servi à rien.
Et là , arrivée devant l'immeuble, c'est le drame... Une quinzaine de marches à grimper pour arriver à la porte d'entrée et à l'interphone. Pas de rampe ni d'ascenseur. Hors de question de porter seule la nacelle avec mon dos et mon cœur fragiles. Cela m'était déjà arrivé quelques jours avant lorsque je suis allée à la mairie annexe de mon quartier pour faire faire la carte d'identité de Séréna.
Je reste quelques minutes devant les marches. Ne voyant personne passer, je prends mon téléphone et appelle la sage-femme pour lui dire que je suis en bas, coincée. Elle m'explique qu'effectivement, il n'y a pas de passage « poussette » et qu'elle me donnera une astuce pour les prochaines fois. En même temps, une femme arrive et me propose son aide, que j'accepte volontiers. Je rentre dans le hall de l'immeuble. La sage-femme est au premier étage. La cage d'ascenseur est minuscule, je parviens quand même tant bien que mal à me faufiler à coté de la nacelle, qui rentre tout juste. Si j'avais eu 5 kg de plus je ne serais pas passée !
Arrivée là -haut, j'attends un peu et la sage-femme me reçoit. Cette première séance ne « compte » pas, elle est consacrée à un entretien pour appréhender les conditions de la grossesse, de l'accouchement et des suites de couche. La sage-femme n'a pas été déçue avec mon cas, elle a eu de quoi se mettre sous la dent !
Et puis le périnée, kesako ? N'ayant pas suivi la prépa à l'accouchement, j'ai eu besoin qu'elle m'explique tout depuis le début.
Nous avons fixé tous les rendez-vous, dix en tout, soit deux par semaine jusqu'au 2 avril. Ca tombe bien car à partir du 4 avril, Séréna et moi partons une semaine sur Orléans pour voir ma famille.
Et les prochaines fois, je viendrai avec le porte-bébé, puisqu'ensuite la sage-femme dispose d'un transat pour installer les bébés.
Confrontée deux fois en moins d'une semaine à ces soucis d'accessibilité, je réalise à quel point le quotidien doit être compliqué pour les personnes en fauteuil...
Sinon, Séréna semble aller mieux depuis hier. Les soirées et débuts de nuit de dimanche et lundi ont encore été très difficiles.
Et hier soir, petit miracle, nous l'avons couchée à 21h30, encore éveillée, et elle s'est endormie tranquillement.
Nous nous sommes vraiment rendus compte que Séréna n'est pas un bébé « pleureur » et qu'il n'a jamais été question de caprice. Si elle pleure le soir, c'est parce qu'elle a mal au ventre et en journée, c'est parce qu'elle a faim ou qu'elle a besoin d'être changée.
Je me sens mieux depuis le début de cette semaine. Je relâche beaucoup la pression, je relativise, j'ai abandonné cette histoire de régularité dans les horaires de biberons, c'est trop tôt. Du coup, je me sens encore plus en amour avec ma fille. Non pas que ce n'était pas le cas avant, mais je suis beaucoup plus patiente, j'ai toujours envie de l'embrasser, de la bercer, je la dévore des yeux. En plus elle commence vraiment à gazouiller et à sourire, c'est adorable.
Séréna aura trois mois vendredi, nous espérons arriver enfin au bout du tunnel...
