*Léger détournement de la phrase de Simone de Beauvoir : « on ne nait pas femme, on le devient ».
L'instinct maternel est-il inné ? Cette question est largement développée dans un superbe essai d'Elisabeth Badinter, « L'amour en plus », que je recommande chaudement.
Tout ça pour dire que je me découvre mère et que c'est passionnant, car j'apprends beaucoup sur moi-même.
Ce week-end, un jour après l'arrivée de Séréna à la maison, c'était mon baptême du feu : Andrea parti en Italie, me voilà seule avec ma fille.
Heureusement, Séréna est très facile à vivre. Elle mange, elle dort, elle fait ses besoins. Et quand elle est réveillée, dans son lit, elle reste tranquille, sauf si elle a faim mais comme elle est réglée comme une horloge suisse, les biberons sont toujours prêts à être chauffés et donc elle ne réclame pas longtemps.
Ce à quoi je n'étais pas vraiment préparée, ce sont les cris de douleur, comme elle les a eus hier soir. Cela a commencé vers 23h00, alors que j'étais sur le point d'aller me coucher. Elle se tortillait, était rouge, agitée et comme j'entendais des bruits « sus-pets » (jeu de mots!!) dans sa couche et des gargouillis comme s'il y avait des habitants dans son ventre, j'en ai vite déduit qu'elle devait avoir mal à son bidou.
Elle hurlait de douleur, c'était déchirant. Je me sentais impuissante, alors j'ai tenté de la soulager comme j'ai pu. Je l'ai prise contre moi, lui ai massé le ventre, l'ai bercée, lui ai parlé doucement. Au bout d'une heure, elle s'est calmée. Et, comme elle ne perd pas le nord, à 1h00 elle a réclamé son biberon et l'a bu d'une traite !
Hier elle n'a pas eu de selles de la journée, ce matin non plus, donc elle est un peu constipée – parce que les biberons, elle se les envoie goulûment ! C'est peut-être lié aussi au bouleversement survenu dans sa petite vie ces derniers jours. Si elle n'en a pas encore aujourd'hui, j'irai demain matin à la pharmacie prendre des petits suppos à la glycérine pour nourrissons, comme les filles de la néonat me l'ont recommandé.
Bref, la nouvelle maman que je suis se découvre une patience incroyable avec son bout de chou, alors que cela n'a jamais été ma qualité première, loin de là .
Je n'ai pas paniqué, j'ai attendu tranquillement qu'elle se calme en lui témoignant ma présence et en la rassurant.
Je suis fière de moi, je trouve que j'ai assuré...
