Aujourd'hui a été une journée certes très chargée, mais inoubliable...
Serena a quitté l'hôpital et rejoint notre nid douillet. Depuis le retrait de sa sonde gastrique mardi, elle a continué de progresser très rapidement, pèse 2,4 kg et les médecins ont donc décidé de la laisser sortir plus tôt que prévu, pour notre plus grande joie.
Pour l'instant, tout se passe à merveille. Elle boit, elle fait pipi-caca et elle dort ! Elle a retrouvé le Cocoonababy qu'elle avait déjà à la néonat, du coup elle semble apaisée et tranquille. Même en voiture elle a été sage comme une image.
Nous sommes allés la chercher vers 14h00, avec une poussette de prêt, vu que mon homme va en Italie ce week-end récupérer la nôtre. Avant cela, nous sommes passés récupérer les articles de notre liste de naissance française pour disposer du minimum vital pour le confort de notre petite puce.
La poussette de prêt est évidemment restée coincée dans le parking de l'hôpital : impossible de séparer la nacelle du reste de la poussette. Après 20 minutes d'essais infructueux, nous avons capitulé et j'ai porté Serena dans mes bras le temps du trajet, heureusement court et sans policier alentour.
Il va nous falloir de l'entrainement pour manipuler la nôtre qui, je l'espère vivement, fonctionnera mieux.
Ensuite j'avais rdv chez mon Gygy préféré, qui évidemment n'avait reçu aucun compte-rendu de mon accouchement de la part de l'hôpital pourri où ma fille est née.
Il a été très surpris par tout ce que je lui ai raconté et par les suites de couches compliquées. Le deuxième cardiologue a donc confirmé le diagnostic de la myocardiopathie du post partum mais me fait quand même passer une IRM en janvier pour être sûr de son coup.
Gygy m'a mis en garde contre une éventuelle seconde grossesse, en m'avertissant, comme tous les autres médecins qui me suivent, qu'elle serait extrêmement risquée pour moi. Il m'a donc demandé de réfléchir à la "suite" : stérilet ou ligature des trompes. Impossible d'envisager une contraception orale avec ma tension et il m'a demandé d'arrêter immédiatement la pilule que l'hôpital m'avait prescrit. Du coup, nous avons intérêt à faire gaffe avec mon chéri en attendant que je revoie Gygy, mi-janvier.
Il nous faut donc définitivement faire le deuil d'une deuxième grossesse que, de toute façon, nous n'envisagions pas, compte tenu d'une part de la fin traumatisante de celle-ci, et d'autre part de notre grand âge...
Demain et dimanche matin, comme Andrea sera en Italie, je serai seule avec ma fille. J'espère que tout se passera bien, j'ai un peu le trac tout de même, heureusement que j'ai une copine à côté prête à m'aider en cas de besoin...
