MES INSOMNIES
J'avais déjà consacré un article aux troubles du sommeil liés à la grossesse, donc je ne vais pas m'y étendre à nouveau...
C'est pour ma part le désagrément le plus lourd à gérer durant cette grossesse.
Lorsque j'étais adolescente et jeune adulte, j'étais qualifiée par mes proches de marmotte. J'avais de gros besoins de récupération pour me sentir bien et je ne m'en privais pas. Huit heures par nuit minimum, parfois jusqu'à douze heures le week-end, mon lit était mon meilleur ami. Et surtout, mon sommeil était imperturbable face aux éléments bruyants extérieurs. Comme le disait ma mère, une bombe aurait pu exploser au pied de mon lit que je ne me serais pas réveillée.
Puis en vieillissant et en commençant à travailler, j'ai appris à m'adapter à un nouveau rythme de sommeil. Petit à petit mes nuits sont devenues plus courtes, sept à huit heures maximum en semaine, et mon organisme s'en est accommodé, dans la mesure où globalement je n'ai jamais connu de troubles du sommeil, qui est en revanche devenu plus léger.
Bref, avant d'être enceinte, j'étais une bonne dormeuse avec une dose idéale de sept heures par nuit pour me sentir en forme.
Actuellement je tourne plutôt à cinq heures par nuit en moyenne et donc, je me sens un peu diminuée.
Et ceci la faute, en grande partie, Ã ...
MA VESSIE
Contrairement à d'autres femmes de ma famille, je n'ai jamais été une « pisseuse », c'est à dire que je n'ai jamais fait partie de ces femmes qui ont besoin d'uriner très souvent.
Alors là , forcément, je suis quelque peu déstabilisée face à ce contrôle permanent que ma vessie exerce sur ma personne.
Je l'ai déjà évoqué pour la partie nocturne mais en mode diurne, ma vessie reste un dictateur en puissance.
Cela a débuté au premier trimestre, s'est un peu atténué lors du deuxième et a recommencé de plus belle au troisième trimestre.
Et elle est tellement mauvaise, cette vessie, qu'elle ne prévient pas et que quand l'envie arrive, elle devient de suite difficilement contrôlable. Elle passe du rien au tout et alors elle m'obsède jusqu'au moment où enfin je parviens à me soulager.
Bref, aujourd'hui, toute mon existence tourne autour de ma vessie ! La stratégie mise en place lors de chaque sortie est la recherche immédiate de wawas, d'un œil exercé et scrutateur, méfiant aussi parce que tout de même, il est hors de question que je pose mon saint postérieur n'importe où.
Autre stratégie pour tenter de dominer l'adversaire : éviter de trop boire. Oui mais alors qu'on nous recommande de bien nous hydrater en buvant beaucoup d'eau, ou bien de prendre une tisane le soir pour mieux dormir, quel compromis choisir ? Personnellement, si je bois trop passée une certaine heure, je suis assurée de pouvoir m'installer directement aux toilettes pour y passer ma nuit.
J'envisage aussi de prendre des actions chez les producteurs de papier toilette, tant j'en use depuis quelques mois... Au moins pour avoir un petit retour sur investissement !
