Je préviens, cet article n'aura pas grand chose à voir avec la grossesse (ou peut-être juste sur la fin). Non, en fait, j'ai juste besoin d'un bon défouloir alors plutôt que de commettre un acte répréhensible par la loi (même si j'ai une bonne avocate), je préfère venir ici.
J'ai passé un week-end cocooning girly à mort avec mon amie Marseillaise... Confidences, repos, chocolat, DVD, magazines de filles, pyjama party, tout y était !
Le seul hic vint du voisinage. L'appartement au-dessus de chez nous est inoccupé 90% du temps, les propriétaires étant un paisible couple de retraité qui vit en Italie. Sauf que ce couple-là , au demeurant fort discret, s'est à un moment donné reproduit et que malheureusement, il y a visiblement eu un raté au niveau de la transmission d'une valeur essentielle lorsqu'il s'agit de vie en communauté, à savoir le respect d'autrui .
Depuis l'arrivée de la descendance et petite-descendance jeudi, c'est un festival de bruits en tous genres et, plus embêtant, à pas d'heures.
Parfois nous nous demandons s'ils ne jouent pas aux chaises musicales ou bien s'ils se croient dans l'émission de Valérie Damidot et déménagent tous les meubles plusieurs fois par jour, bien sûr en les traînant au sol. Il y a le pas lourd et la voix délicate du père qui s'inscrit totalement dans le cliché comme quoi les Italiens ne savent pas parler sans gueuler. Et les enfants, paraît-il au nombre de deux et très jeunes d'après ma copine qui les a aperçus, sans doute nourris au Ristretto qui crient et nous font la course dans l'appart non stop de 7h à 1h du mat', du coup je me demande quand ils dorment.
Soyons clairs. Les enfants ont besoin de s'amuser et de se dépenser, je le conçois totalement. C'est pourquoi en journée et durant tout le week-end, je ne me suis pas manifestée, même samedi soir où ils ont couru jusqu'à 1h30 du matin. Mais ils ont aussi besoin de limites, qu'apparemment les parents ne leur mettent pas.
Nous espérions secrètement qu'ils partiraient à l'issue du pont de la Toussaint, mais que nenni. Ils sont toujours là et j'ai bien peur qu'ils ne restent pour la semaine de vacances scolaires.
Après 3 nuits très courtes, pas plus de cinq heures, du fait du bruit mais aussi de la sinusite, hier soir j'étais vidée, physiquement et nerveusement et à 21h45, j'ai décidé d'aller me coucher, avec mon homme qui lui, rentrait d'un week-end en Italie et avait besoin de récupérer après une bonne bringue samedi soir, d'autant que ce matin il retournait au turbin.
Quant à 22h15 j'ai constaté que rien ne s'arrangeait, que j'en pleurais de rage et que du coup la petite dans mon ventre me manifestait clairement qu'elle ressentait mon stress, j'ai décidé de me lever et d'aller frapper gentiment à leur porte. Mais mon homme m'en a empêché, craignant sans doute que je sois trop virulente à leur égard (alors que vraiment, j'étais prête à prendre sur moi pour leur exprimer le désagrément gentiment et calmement). Nous avons commencé à nous prendre la tête et j'ai conclu en expliquant que nous n'allions pas en venir à nous disputer à cause de personnes qui n'ont aucun savoir-vivre.
Puis Homme, qui est bien plus patient que moi mais qui malgré tout était un peu excédé, a pris un marteau et a frappé quelques coups dans le plafond.
Bon sang, ça les a calmés net ! Ils ont immédiatement cessé leur cirque. J'ai mis un peu de temps à me rendormir car il a fallu faire redescendre la boufaillisse qui était bien montée. Mais finalement, j'ai pu dormir six heures, ce qui est un net progrès par rapport aux nuits précédentes.
Comme j'ai dans l'idée que je vais me les palucher encore toute la semaine, j'ai dans l'idée d'aller leur mettre un mot dans leur boite à lettres, en leur rappelant que le règlement de la copro explique qu'entre 22h et 9h chacun se doit de respecter la tranquillité de ses voisins, et en leur offrant aussi quelques petits patins qui se collent sous les pieds de chaise. Ce n'est pas grand chose mais cela peut grandement améliorer le confort de chacun.
Et en plus, je vais essayer de voir mon ORL ou mon généraliste car j'ai la tête comme un compteur...
