|
Missmau, 39 ans Luomo, 45 ans Nous sommes un couple franco-italien, ensemble depuis mai 2009, pacsés depuis mai 2011, et aujourd'hui pour la première fois sur le chemin de la parentalité... Séréna est née prématurément le 22 novembre 2012 avec deux mois d'avance. Après un séjour de trois semaines et un jour en néonatologie, elle a rejoint notre nid douillet le 14 décembre 2012. |
|
Mon quotidien Rien ne va plus, les jeux sont faits... My first, my last, my everything On s'en sort... On ne nait pas mère, on le devient* La bonne surprise d'hier... Cardiologue 1 - Allaitement 0 Mon cardiologue, le troisième homme de ma vie... après Andrea et après Gygy ! Des nouvelles du front Point à 33 SA +3... ou comment je me transforme en Bibendum ! Début 32ème SG Encore du glam'... On ne change pas une équipe qui gagne ! 31ème SG - Début 8ème mois Plus ça va et moins ça va Ma nouvelle nuit de folaïïïe Des vraies bonnes nouvelles J-75 29ème SG Toutes premières fois 27ème SG Sommeil et grossesse Les Présentations Séréna Anne Juliette Et au fait... Les présentations Mes rendez-vous Thérapie Post Partum (TPP) - Acte 1 Premier rdv sage-femme pour rééducation périnéale Debriefing rdv gastro-pédiatre Debriefing rdv pédiatre 1er février Le coeur a ses raisons... Le coup de la panne... Ostéo pour Séréna - Acte 1 et doigts croisés Pédiatre premier round... Victoire Séréna ! Debriefing visite prénatale de lundi matin... qui n'est toujours pas terminée !! Préparation à la naissance et à la parentalité / Acte 2 Debriefing rendez-vous avec sage-femme de la maternité Debriefing rencontre avec assistante maternelle Préparation à la naissance et à la parentalité Debriefing visite prénatale Les échographies Echographie 3ème trimestre 32 SA Echographie intermédiaire SG 27 Les achats Le colis du jour... De retour d'Italie... Babymoov Le gros morceau... La liste de naissance Et ça continue ! Premiers cadeaux pour notre puce La chambre de bébé La chambre de Séréna - 3/3 La chambre de Séréna - 2/3 La chambre de Séréna - 1/3 Le jour J 14 décembre 2012... Le premier jour du reste de ma vie Le jour J... suite et fin Le retour à la maison... Début d'une nouvelle vie Divers Comment capter l'attention d'un enfant ? Clap de fin ANGE OU DEMON ? QUAND LE DOUTE S'INSTALLE... COMBIEN DE TEMPS ? LA TIRADE DU COUP DE MOU This is the end... Comment ça va ? Lettre à notre fille Preum's La dépression post partum : à évoquer avec précaution 22 mai 2013 Quand te reverrai-je, pays merveilleux... En voiture Simone... De retour de Ritalie A l'attaque Voilà, c'est fini 2 mai 2012 Et si on lisait un peu ? Grrrrrrrrrrrrrrrr suite (et fin j'espère) Les ravages de Go*gle Grrrrrrrrrrrrrrrr Auguri bellissimo <3 On s'adopte, on s'adapte Les (bonnes) surprises, ce n'est pas que dans les Kinder ! A votre avis Mesdames ! Réveils nocturnes 5 mois, des carottes, des pommes et des nounous Debriefing rdv pédiatre 18 avril Money money money J-19 Et la PE alors ? 14 avril 2012 Non mais allô ! T'es dans le Loiret au mois d'avril et t'as pas d'après-skis ! Les miracles existent (comme les comptes en Suisse !) J-1 avant le grand saut Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 3 Pâques, c'est fait... Nous y voilà... Entre ciel et Terre Ma grossesse en mode glop... Chapitre 2 Diversification alimentaire Quand ça va bien, rien à dire ! Notre nénette est sur le ternet !! Cours de portage en écharpe Belles nuits, douces nuits... I'm back Des bonnes nouvelles... Le break C'est le bordel ! Picoba One more time Deuxième rdv sage-femme pour rééducation périnéale Joyeux trimiversaire ma princesse ! Kill Bill Okay ! Un pas en avant, trois pas en arrière... Le dilemne de la reprise Point à J+3 après pédiatre n°2 Dodo ou bibi ? Vive la CAF ! Cauchemar en layette... Point pédiatre Cauchemar en layette Le pied... Gumilk ... C'est kloug ? Un jour sans fin La quête du graal : la nounou de nos rêves... Suite et fin Elle a tout d'une grande... Point ouin ouin La reprise Action réaction Bienvenue en enfer Mes réponses à vos commentaires Je craque... Un vendredi de folie HB to me DPA La quête du graal : la nounou de nos rêves... Acte 2 Point caca du jour (après tout, appelons un chat un chat) La cruche de service... A la recherche de la super nanny C'était trop beau... Point pleurs nocturnes de Séréna L'est où la notice ? La bonne année la bonne santé 2012 c'est fait... What else ? L.O.V.E. La crête que tout le monde envie !! C'est encore pour un sondage... Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 2 C'est pour un sondage... Ma grossesse en mode glop... Chapitre 1 Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 1 Mes chers voisins Le prénom... Suite et fin ? Et après ? La quête du graal : la nounou de nos rêves... La déco Le prénom 25 SG de profil 25 SG de face |
Comment capter l'attention d'un enfant ? Je viens ici vous demander des conseils. J'aurais pu faire un post sur FB mais cela aurait été trop long. Message déposé le 26.08.2015 à 08:43 - Commentaires (6)Ma fille Serena, bientôt 3 ans, a toujours été, dans l'ensemble, une enfant facile à vivre. Mais depuis quelque temps, son caractère s'affirme, ce qui est très sain, mais aussi épuisant et parfois déroutant. Depuis trois jours, en particulier, elle est particulièrement difficile, cherchant sans cesse le conflit. Alors que les repas se sont toujours bien passés jusqu'à présent, maintenant elle fait la difficile, joue avec la nourriture etc. Elle refuse par ailleurs de prendre le bain et hurle comme si je la torturais quand je la lave (car je suis bien obligée de la laver !). Laissez moi développer un peu le contexte dans lequel cet épisode de rébellion se déroule. Nous attaquons notre quatrième semaine de vacances ensemble. Depuis le congé maternité, je n'avais jamais passé autant de temps d'affilée avec elle. Pour la grosse bosseuse que je suis, cette semaine de congés est celle de trop, je l'avoue sans honte aucune, même avec tout l'amour que je porte à ma fille, j'ai besoin de mon travail pour être équilibrée, pour me sentir intellectuellement active et pour avoir une bonne qualité de sommeil, tout ce qui me manque depuis deux semaines maintenant. Le papa et moi sommes en train de nous séparer. Certes, pour des raisons pratiques, nous vivons toujours sous le même toit, en nous efforçant de n'afficher aucune tension devant elle, en préservant nos repas en commun. Mais j'ai la sensation qu'il se détache de sa fille. Quand il n'est pas au travail, il ne joue plus avec elle, il ne prend aucune initiative pour la distraire. Est-ce qu'il se prépare à être séparée d'elle, dans le cas où il déciderait de repartir dans son pays d'origine, l'Italie ? Toujours est-il qu'en plus d'être démissionnaire par rapport à sa fille, il l'est aussi à la maison. Il ne fait absolument plus rien et je gère donc tout le quotidien et je suis épuisée. Je suis amère aussi car mes parents, qui s'étaient engagés avant les vacances à la prendre en garde au moins une semaine, ne l'ont prise finalement que deux jours, trop occupés à vaquer à leurs activités de retraités. Je n'ai donc eu aucun temps mort durant ces quatre semaines où nous sommes restées à la maison. Je suis amère car lorsque nous vivions à 1 000 km de chez mes parents et que nous envisagions de revenir près d'eux, ils s'étaient engagés à "sacrifier" de leurs loisirs pour s'occuper de leur petite fille qui leur manquait tant. Par exemple ma mère m'avait dit qu'elle la prendrait le mercredi après-midi, après l'école. Aujourd'hui, à une semaine de la rentrée, il n'en est plus question ! Je devrai donc mettre ma fille au centre aéré. Ce n'est pas le bagne hein, mais elle sera en collectivité tous les jours de 8h le matin à 18h30 le soir et tant pour son bien-être que pour mes finances de future maman solo, j'aurais apprécié de pouvoir me reposer un peu plus sur ma famille. Enfin bref, pour revenir à ma question initiale, celle en titre de ce post... Lorsque Serena a un comportement inapproprié et que je souhaite lui expliquer en quoi ce qu'elle dit ou fait n'est pas convenable, que ce soit son père ou moi, il nous est impossible de capter son attention. Elle n'écoute pas, le regard est fuyant, même lorsque nous la tenons, elle parle d'autre chose et sourit. J'ai l'impression qu'elle ne nous prend pas au sérieux et cela me met hors de moi. Il n'y a que si j'élève vraiment la voix qu'elle commence un peu à se calmer, mais je déteste en arriver là . Je ne sais plus non plus comment la punir. Le coin, elle ne s'y tient debout que si je la tiens, moi, et n'y reste pas. La chambre, elle y joue et je ne peux pas retirer les jouets avant chaque punition ! Et elle n'y reste pas non plus. La chaise, c'est pareil. Alors ma question est la suivante : comment faire pour capter son attention d'une part, et trouver la "bonne" formule pour qu'elle comprenne qu'elle a mal agi d'autre part ? Moi qui lui ai toujours évité l'écran de télé, j'avoue que mon seul salut, en ce moment, sont les "zouzous" du matin et babytv ! Au moins, en regardant ses dessins animés, elle se tient tranquille et je peux respirer un peu (écrire par exemple, prendre une bonne douche, cuisiner etc...). J'ai l'impression d'être une mère indigne ! J'espère vraiment que vous m'aiderez car je suis désarçonnée et cette situation de tension permanente m'use littéralement. J'ai bien conscience que plein d'autres mamans connaissent ces passages délicats, que quand je me compare je me rends compte que ma fille est plutôt "calme". Mais le contexte actuel, que je vous ai expliqué, et qui fait que je n'ai aucun réconfort par ailleurs, qu'il s'agisse du papa ou de la famille, j'ai parfois envie de baisser les bras et de la laisser agir comme elle l'entend. Merci par avance à vous. Clap de fin Ce 6 août 2015, notre fille étant en vacances chez ses grand-parents, j'ai jeté l'éponge. Message déposé le 07.08.2015 à 18:12 - Commentaires (6)J'ai annoncé à Luomo que je ne voyais pas d'autre issue pour nous que la séparation, que de mon côté les sentiments se sont envolés après deux années de bataille pour lui faire relever la tête et éviter qu'il ne sombre. Depuis notre emménagement, début juillet, nous avions atteint un point de non retour. Nous nous évitions presque. Pour ma part, je ne parvenais plus à faire le moindre projet avec lui, ne serait-ce qu'une sortie, un voyage... Evidemment, l'annonce a été difficile et il l'a très mal pris. Toutefois il ne s'est pas battu pour tenter de me faire revenir sur ma décision. Il ne se bat jamais, il subit, c'est une des choses que je lui reproche, et je savais qu'il en serait encore ainsi. Je suis restée calme, je l'ai assuré de ma présence et de mon aide. Il est le père de notre fille et il me semble essentiel que nous continuions à partager son éducation en entretenant les meilleures relations possibles. Il semble en phase avec moi sur ce point. Il va nous falloir maintenant discuter de la garde, qu'il ne semble pas vouloir réclamer, sauf si des personnes mal intentionnées de son entourage ne lui bourrent le cerveau, ce qui pourrait arriver vu qu'il est fragile psychologiquement et très influençable. Je lui ai dit de prendre le temps qu'il faut pour réfléchir à la suite. Il est déraciné, alors va-t-il choisir de rester auprès de nous et ainsi profiter de notre fille autant que possible ? Il clame qu'il n'a personne ici. Je l'ai assuré que ma famille et moi-même n'avons nullement l'intention de le laisser tomber et sommes prêts à l'aider autant que possible. Va-t-il choisir de repartir en Italie, auquel cas il devra quitter son emploi et sera donc sans ressources et loin de sa fille ? Je lui ai conseillé de bien prendre le temps de la réflexion. J'ai estimé qu'il valait mieux nous séparer maintenant afin d'éviter toute situation qui pourrait ensuite générer du conflit, du style tromperie. Car là était ma crainte, après tout n'est-ce pas le danger qui guette après tant de temps sans tendresse et sans câlin ? Depuis hier je m'en prends plein la tête, par lui qui ne comprend pas, qui est dans le déni le plus total par rapport à son mal être. D'après lui je n'ai fait aucun effort pour sauver notre couple. J'aurais même prémédité notre retour auprès des miens pour mieux le larguer ensuite. C'est ce que pensent aussi beaucoup de ses proches. Cruella est mon deuxième prénom. Heureusement, ma famille et mes amis proches me soutiennent. Ce matin je suis allée consulter mon acupuncteur afin qu'il me décoince mon dos qui ne répondait plus depuis hier. Il m'a aussi fait une séance de relaxation. J'ai pleuré alors que jusque là j'avais retenu mes larmes. J'ai tellement mûri cette décision que je l'assume totalement. Pour autant, c'est terrible de faire souffrir et je le vis mal. Mon médecin a salué mon courage pour avoir pris cette décision, pour ne pas m'être enfermée dans une vie de couple ennuyeuse mais confortable. Il a bien senti toute la culpabilité qui me ronge et m'a demandé de ne pas la laisser m'envahir. Il m'a assuré qu'il vaut mieux, pour un enfant, vivre avec des parents séparés plutôt que d'avoir au quotidien sous les yeux la vision d'un couple qui ne s'entend plus, qui ne se parle plus, qui ne s'embrasse plus, au risque que l'enfant devenu adulte reproduise le même schéma dans sa vie future. En tant qu'enfant de divorcés, je m'étais promis de ne jamais faire vivre pareille situation à mon enfant. Alors oui, je vis cette épreuve comme un échec personnel. Mais je - et j'espère nous - suis déterminée à préserver au maximum la plus belle preuve de l'amour que nous avons engendrée : notre fille. Pour l'instant nous vivons sous le même toit, le temps de prendre nos dispositions. Ensuite il va nous falloir construire une nouvelle vie. Me voilà maman solo. Je vais chercher un appartement pour Serena et moi, plus proche de mon travail. Serena a su faire preuve depuis un an, depuis notre départ de Nice, d'une incroyable capacité d'adaptation et je ne doute pas qu'il en sera encore ainsi. Je suis décidée à lui parler autant qu'il le faudra afin de la rassurer sur le fait que ce changement de vie ne remettra jamais en question tout l'amour que son père et moi lui portons. Rien ne va plus, les jeux sont faits... Les relations de notre couple ne se sont pas arrangées depuis mes derniers articles. Message déposé le 22.02.2015 à 15:18 - Commentaires (7)Nous misions tous deux beaucoup sur ce changement de vie, cette « migration » vers le Loiret, ce retour aux sources pour ce qui me concerne. Mon homme nous a rejoints fin novembre, juste pour les deux ans de notre fille. Depuis, tout fout le camp. Pour ma part, j'ai recommencé à travailler début décembre. D'abord sur un CDD de 6 mois, que j'ai quitté au bout d'un mois pour un CDI. J'ai commencé mon CDI le 14 janvier et je m'épanouis beaucoup dans ce nouveau challenge professionnel. Je me sens bien dans cette structure et me réjouis de retrouver une vie sociale. Mon homme, lui, profite de sa fille, qui va à mi-temps chez une nounou, ainsi il peut aussi se consacrer à sa recherche d'emploi. Bien sûr c'est difficile pour lui, il n'a pas ses repères ici. Et puis nous n'avons toujours pas vendu notre appartement à Nice alors nous vivons toujours en « communauté », chez mes parents, et la promiscuité n'est pas toujours évidente, surtout pour la grande solitaire que je suis. Souvent j'ai l'impression d'étouffer. Et surtout, il ne va pas bien. Mais ce n'est pas nouveau, cela fait un an et demi qu'il s'enfonce dans un état dépressif et qu'il refuse de l'admettre. Même mes parents m'en ont parlé, spontanément, et ils s'inquiètent pour lui. Notre communication est totalement bloquée. Dès que je tente une approche, il est sur la défensive et soit il s'énerve, soit il se met à pleurer. Alors je coupe court, d'autant qu'en vivant sous le même toit que la famille, nous avons du mal à trouver des moments d'intimité pour nous lancer dans ce genre de discussion. Je redoute chaque moment où nous pourrions nous retrouver en tête-à -tête, et le travail est une véritable bouffée d'oxygène. Toute promiscuité physique avec lui m'est désormais impossible. C'est horrible non ? Hier ma petite sÅ“ur, qui était à la maison et qui connaît nos problèmes, puisqu'elle est notre confidente, a tenté une médiation en nous emmenant tous les deux dans un café afin que nous puissions parler. J'ai entamé l'échange, calme et posée, pesant chaque mot. Je lui ai expliqué que depuis deux ans nous avons traversé beaucoup d'événements pénibles et de tempêtes. En premier lieu, la naissance de notre fille a été pour très traumatisante, et il n'a jamais évacué ce stress post-traumatique, contrairement à moi qui aie vu une psy quelques mois après. Ensuite il a eu les soucis à son travail, puis la maladie et le décès de sa mère. Je l'ai rassuré sur le fait que c'est normal qu'il soit ébranlé, que c'est normal qu'il n'arrive pas à gérer toutes ces émotions, mais qu'il existe des moyens pour remonter la pente et que ce n'est pas faire acte de faiblesse que d'y recourir mais au contraire, que c'est courageux d'admettre qu'à un moment donné, on n'y arrivera pas tout seul. Là il a fondu en larmes puis m'a expliqué que s'il ne va pas bien, c'est juste à cause de moi. C'est parce qu'il se sent seul, qu'il ne me sent plus à ses côtés, que nous n'avons plus d'échanges (ce qui est vrai). Il m'a fait une pluie de reproches, que j'ai écouté sans broncher. Je n'ai pas cherché à me défendre, de toute façon vu l'état dans lequel il était, c'était voué à l'échec et je n'avais pas trop envie de me donner en spectacle, nous étions assez observés comme ça. Je suis restée stoïque, calme. J'ai répliqué à certains moments, pas pour me dédouaner, car je ne suis pas blanche comme neige, mais plutôt pour lui expliquer pourquoi je suis comme ça et lui donner des éléments factuels. Je lui ai dit combien à mes yeux, un homme, qui plus est un père de famille, se doit d'avoir comme objectif premier de protéger sa famille, ce qui est totalement le contraire de certaines décisions récentes qu'il a prises, sans tenir compte de mon avis, et qui aujourd'hui accroissent nos difficultés financières. Je lui ai dit combien j'ai besoin de pouvoir me reposer sur lui, pour des petites choses du quotidien, surtout depuis que j'ai repris une activité professionnelle qui fait que je ne suis pas là de 8h à 18h30 et que quand je rentre, mon unique priorité est de profiter de notre fille jusqu'à son coucher, à 20h. Je lui ai dit que j'ai besoin d'un compagnon qui me tire vers le haut et pas qui m'entraîne dans sa chute. Je suis une battante et cela fait un an et demi que je me bats pour ma famille. Mais seule je n'y arriverai pas longtemps et je risque même, un moment donné, de m'écrouler. Cela fait déjà un moment que je m'interroge sur l'avenir de notre couple, que je me demande si la machine peut se remettre en route. Cette discussion n'a rien arrangé, bien au contraire. Mais il est le père de notre fille. Il l'adore, et c'est réciproque. Et si nous en venions à prendre une décision de séparation, il repartirait probablement à Nice ou en Italie. Et alors quand verrait-il sa fille ? Etant moi-même enfant de divorcés, je sais combien un enfant peut en sortir marqué à vie. Notre fille sera toujours notre priorité mais même en essayant de la préserver au maximum, j'ai peur qu'elle n'y laisse des plumes. En même temps je n'ai pas envie qu'elle grandisse avec la vision de l'homme tel que son père est actuellement, c'est à dire d'un homme qui ne s'affirme pas, qui se recroqueville, qui ne se bat pas, qui subit le quotidien au lieu d'en être acteur. Je suis prête à sacrifier ma vie de femme pour le bonheur de ma fille. Mais combien de temps vais-je pouvoir faire illusion ? ANGE OU DEMON ? A 22 mois et demi, ma fille débute la fameuse "crise des 2 ans". J'en avais entendu parler, j'espérais y échapper, mais que nenni. Message déposé le 08.10.2014 à 11:24 - Commentaires (4)Le souci, c'est que je n'étais absolument pas préparée et qu'en l'espace de quelques jours seulement, mon petit ange s'est transformé en démon. Et je ne sais pas comment gérer. Elle ne supporte plus que je la touche, et donc le moindre soin, comme le changement de couche, le nettoyage du visage etc, se transforme en combat. Les couchers et levers tout sourire ne sont plus qu'un lointain souvenir alors que la semaine dernière encore, ils étaient quotidiens. Désormais les sourires ont laissé place aux hurlements. Alors c'est vrai que depuis ce week-end, elle est patraque. Elle a une rhino. Le médecin a eu beau me dire que ce n'était pas du tout lié à une poussée dentaire, je persiste et signe en affirmant que ses molaires doivent quand même la chatouiller car elle mordille tout ce qu'elle trouve, elle m'a fait des selles molles la semaine dernière et parfois elle bavouille. Alors même si je ne suis pas docteur, je commence à connaître un peu ma fille. N'empêche. Lorsqu'elle est avec ses mamies, papis, sa tata, la nounou, elle est un petit ange. Dès que j'arrive dans les parages pour reprendre la main, elle me repousse. A tous elle fait des câlins, pas à moi. Mon cÅ“ur de maman souffre. Je sais que c'est normal, que cela ne remet pas en question l'amour qu'elle me porte. Mais j'ai mal, je pleure beaucoup, je craque. J'aimerais tant que le papa soit avec nous. Justement, ce matin je discutais avec la nounou qui garde ma fille un jour par semaine. Je lui parlais de cette phase d'opposition. La nounou m'expliquait qu'il est "naturel" que Serena s'en prenne à moi puisque en ce moment je suis sa seule "autorité" référente. Je joue le rôle du papa et de la maman, elle n'a personne d'autre à "persécuter". Elle est aussi sans doute perturbée par le fait que nous sommes tout le temps ensemble, ce qui n'était pas le cas avant puisque je travaillais. Du coup, au lieu de la mettre une journée par semaine chez la nounou, pas suffisant que je pense pour qu'elle se change les idées et qu'elle se sociabilise avec les autres enfants, elle ira désormais trois demi-journées par semaine, des matinées puisqu'elle ne dort plus le matin. Nous adopterons ce rythme jusqu'à ce que le papa nous rejoigne définitivement sur notre nouveau lieu de vie. Si tout va bien, le rapprochement familial devrait avoir lieu au plus tard pour l'anniversaire de notre fille, le 22 novembre. J'ai hâte ! Mon homme me manque cruellement, douloureusement. C'est comme si j'étais amputée d'un bout de moi. Pas de doute sur le fait qu'une bonne séparation comme celle-ci remet les sentiments en place ! Il est désormais évident que je ne peux pas vivre sans lui. En attendant, il vient passer ce week-end avec nous, après un mois et demi sans avoir vu sa fille et plus d'un mois sans m'avoir vue. Trois jours pour nous retrouver, en espérant que Serena sera en forme et plutôt angélique que démoniaque ! Pour le reste, rien ne bouge et cet immobilisme m'use à petit feu. Aucune nouvelle côté boulot pour moi, ce n'est pas faute de chercher. Mais à 40 ans, j'appartiens désormais à la catégorie "surdimensionnée", autrement dit "périmée" quoi !! Or exercer une activité professionnelle est indispensable à mon équilibre. Le métier de mère au foyer n'est définitivement pas fait pour moi et dans le contexte actuel, les moments de plaisir à la maison sont rares, d'autant qu'avec la météo pourrie depuis le début de cette semaine, nous ne pouvons pas trop sortir. Parfois je me dis : "vivement que je rebosse" ou "vivement que Serena aille chez la nounou". Ca me fait honte mais c'est la vérité. La fusion m'étouffe, cela a toujours été le cas. J'ai besoin de manque pour mieux aimer. On ne peut pas refouler ce qu'on est et tant pis si mes propos peuvent choquer. Encore une fois j'ai tendance à dire tout haut ce que certaines pensent tout bas sans oser l'avouer. Notre appartement à Nice n'est toujours pas vendu, là aussi ça me mine parce que si nous nous retrouvons mon homme et moi au chômage tous les deux durant une période, nous aurons alors du mal à payer nos charges. Heureusement que mes parents nous hébergent gentiment et gracieusement et même si cette promiscuité est parfois étouffante et difficile, je ne les remercierai jamais assez. Enfin voilà . Cette transition vers notre nouvelle vie est plus longue et plus éprouvante que je ne l'aurais imaginé. Si vous avez des solutions pour affronter au mieux cette crise d'opposition de ma fille, je suis preneuse... ![]() QUAND LE DOUTE S'INSTALLE... Me voilà habitant depuis un mois dans le Loiret, avec ma petite qui s'éclate à la campagne et s'émerveille des découvertes de la nature. Au moins un élément de satisfaction. Message déposé le 16.09.2014 à 12:03 - Commentaires (7)Aujourd'hui elle passe sa première journée complète chez sa nouvelle nounou alors j'ai enfin du temps pour écrire un long article. J'en suis ravie car j'ai vraiment besoin de vider mon sac trop plein qui est sur le point d'exploser. Andrea nous a accompagnés pendant 10 jours dans le Loiret puis il est reparti le 22 août pour veiller sa mère, dont l'état s'est dégradé très rapidement durant la deuxième quinzaine d'août. Je l'ai d'ailleurs accompagné avant mon départ dans le Loiret, afin de lui dire adieu, car je savais au fond de moi que je ne la reverrai plus. Elle nous a finalement quittés le 2 septembre. Un mal pour un bien car depuis plusieurs jours elle souffrait énormément, elle était à son domicile et ses enfants assistaient, impuissants, à son déclin. Je suis donc descendue en Italie pendant 5 jours début septembre pour les obsèques et pour assister Andrea et sa sÅ“ur dans ce moment délicat. Andrea me manque cruellement. Je suis tellement inquiète pour lui. Il est retourné au travail totalement démotivé, n'attendant qu'une chose : la date de rupture de son contrat de travail. Le recrutement de son remplaçant, condition sinequanone pour engager la procédure de rupture conventionnelle, n'a pas vraiment avancé. Il s'est donné pour objectif ultime d'être définitivement parmi nous le 22 novembre, pour l'anniversaire de notre fille. Espérons que ce souhait se réalise. En attendant, il montera nous voir le week-end du 12 octobre, pendant trois jours. Encore un mois à attendre. Une chose est certaine, c'est qu'une telle séparation, assortie d'un contexte difficile, remet les idées et les sentiments en place ! Plus aucun doute sur l'amour qui nous unit, au vu de cette succession d'épreuves que nous traversons depuis un an, coude à coude. Certes elles laissent des traces, mais au moins notre projet de vie reste le même : réunir notre famille au plus vite et faire en sorte d'améliorer nos conditions de vie au quotidien. Je me découvre jalouse comme une tigresse, alors que je ne l'ai jamais été. Pourquoi ? Je vous explique. Début août, prise d'une irrépressible intuition négative, j'ai jeté un Å“il au portable d'Andrea. J'y ai trouvé des messages on ne peut plus équivoques de la femme d'un ami de sa sÅ“ur (qui vit en Italie). Ces messages étaient restés sans réponse, mais ils étaient là , sous mes yeux. Flashback : ce samedi 17 décembre 2011 au matin, Andrea est parti faire du vélo avec une de ses amies. Je trouve son portable à la maison. Il l'a oublié. Je sais qu'il va le chercher partout alors je veux le prévenir qu'il l'a oublié, mais je n'ai pas le numéro de son amie dans mon téléphone. Je prends donc le sien, que je ne sais pas utiliser vu que je suis nulle avec les nouvelles technologies. Je tombe alors sur un échange de sms très chauds qu'il a avec une fille que je connais. Je suis prise de nausée, la terre s'effondre sous mes pieds, je vacille. Nous abordons alors une phase délicate. 1 an et demi d'essai bébé vains, nous venons tous deux de subir tout un tas d'examens tous plus désagréables les uns que les autres pour entrer en PMA, notre premier rendez-vous au centre étant prévu quelques jours plus tard. Sous le choc, ne sachant comment réagir, j'appelle une vieille amie, en larmes. Elle me conseille de ne pas prendre de décision à la hâte, d'en parler avec lui, de désamorcer. Lorsqu'il rentre, je lui dis qu'il a oublié son portable. Il me voit décomposée et il comprend. Je lui fais part de ma découverte. Il m'assure tout d'abord qu'il n'est pas allé plus loin que les sms. Pour lui il s'agit de taquinerie, rien d'autre, aucune intention malsaine derrière. C'est vrai qu'il est taquin avec les femmes, et qu'il l'est sans arrière-pensée. C'est une sorte "d'italian way to be", c'est très lié à sa culture. Le problème d'Andrea, c'est qu'il n'a absolument pas conscience qu'il est un "beau" mec (et ce n'est pas parce que c'est le mien que je le dis, c'est un fait !!). Du coup il considère la séduction comme un jeu, sauf que la fille en face peut, elle, prendre ce comportement au sérieux et se mettre en mode loveuse. C'était présentement le cas : la fille en question, célibataire, plutôt quelconque, a pensé qu'il allait vraiment devenir son amant et que peut-être elle vivrait avec lui une histoire d'amour. Je lui explique qu'en se comportant ainsi, il peut non seulement compromettre notre couple mais faire souffrir l'autre aussi. Culturel ou pas, je suis profondément blessée, la confiance que je lui accorde tout naturellement est fortement ébranlée. Je lui dis que je suis prête à clore l'incident, à lui donner une seconde chance, à condition que jamais cela ne se reproduise. Je lui explique qu'il me faudra du temps pour que la confiance revienne. Je lui redemande s'il est certain de vouloir s'engager sur la voie de la PMA et donc, espérons le, de la parentalité, à mes côtés. J'insiste sur le fait que je ne pardonnerai pas une seconde fois, si seconde fois il y a. Il est en larmes, il se confond en excuses, il me demande de lui pardonner, il me promet qu'il m'aime plus que tout, qu'il veut mener à bien notre projet bébé et finir sa vie avec moi. Nous passons le week-end enlacés, je suis meurtrie. Il me faudra du temps pour m'en remettre, jusqu'à ce 2 mai 2012, jour où je découvrirai ma grossesse, et où dès lors la joie de cette nouvelle occultera le reste. Alors ces messages, que j'ai lus début août, ont ravivé la douleur. Comme il traversait alors une période de grand stress du fait de la maladie de sa mère, j'ai passé cette découverte sous silence. J'ai souffert dans mon coin. Lorsqu'il était en Italie et que je savais qu'il voyait cette femme lors de soirées ou d'apéros, j'avais le cÅ“ur qui saignait. Lorsque je l'ai accompagné en Italie début septembre, cette femme et son mari sont venus prendre l'apéro. J'ai eu beaucoup de mal à ne rien laisser paraître. J'ai fait en sorte de ne jamais la laisser seule avec mon homme. Andrea a eu un comportement tout à fait normal, elle aussi. Mais avec la séparation, je n'arrive pas à gérer la jalousie. Lorsque je le vois connecté longtemps et tard le soir à Whats*pp (application via laquelle elle lui a écrit ces messages), je ne peux m'empêcher de psychoter. Après avoir passé plusieurs nuits blanches à me rendre malade, je lui ai lâché le morceau au téléphone. Je lui ai réexpliqué que je ne tolèrerai aucune ambiguïté dans son comportement, que je supporterai pas de revivre ce que j'ai vécu en cette fin d'année 2011. Je lui ai expliqué que je préfère qu'il me le dise s'il est sollicité par une femme, parce que je ne supporte pas ce qui m'est caché. Parce que cacher, c'est un peu mentir. Je lui ai dit enfin que dans ce genre de situation, je préfèrerais qu'il coupe court immédiatement en envoyant un message ferme demandant d'aller gentiment se rhabiller et de s'occuper de son mari plutôt que de lui. Il m'a promis qu'elle n'avait pas renvoyé de message et que si elle le refaisait, il me le dirait et me dirait aussi ce qu'il lui répondra. Il m'a déclaré : "j'ai attendu 40 ans pour rencontrer la femme de ma vie, tu crois que je foutrais tout en l'air pour une histoire de cul ?" Nous avons pleuré et échangé sur les soucis que notre couple traverse depuis un an, sur le fait que notre vie intime en pâtit, nous avons fait le constat que nous aurons peut-être besoin d'engager une thérapie de couple pour retrouver la flamme. Nous sommes déterminés à y arriver, quoi qu'il en soit. Il m'a demandé de lui faire confiance et je l'ai toujours fait alors je ne demande qu'une chose : que ça continue ! Mais quand le doute s'installe, la distance géographique n'aide pas à l'estomper, à le laisser enfermé dans sa cage. Bien au contraire, il ne fait qu'envahir mon esprit. Le fait de ne pas travailler n'arrange rien. A la maison, même à m'occuper de notre fille, il ne me laisse aucun répit. Je ne me reconnais pas dans cette suspicion permanente. Je n'arrive pas à prendre de recul. En même temps je ne l'accable pas de mes soupçons car j'ai trop peur qu'il ne prenne ombrage de cette faille dans la confiance. Mon intuition est telle que de toute façon, je le saurai s'il me ment. COMBIEN DE TEMPS ? Depuis ce matin je suis nauséeuse, patraque, j'ai un mauvais pressentiment. Message déposé le 29.07.2014 à 22:44 - Commentaires (6)L'attente a cessé à 17h26 : je n'ai pas été retenue pour le poste que je convoitais. Un coup dur, car j'étais confiante à l'issue des deux entretiens qui se sont excellemment bien passés. Un peu trop peut-être ? J'avais misé beaucoup sur ce poste : le début de notre nouvelle vie. Je devais être le moteur de ce renouveau, celle sur qui tout reposerait... ... encore une fois. Alors je suis ébranlée, forcément. J'ai l'impression que rien ne va plus, les jeux sont faits. D'habitude je ne m'éternise pas, je me mets en mode Lorie "positive attitude" : si ce n'est pas ce poste là , c'est qu'un autre bien meilleur m'attend ailleurs. Disons qu'il va me falloir un peu de temps pour rebondir face à cette déconvenue professionnelle, mais j'y arriverai, je l'ai toujours fait. Avant cela, hier au soir, Andrea a appris de sa soeur que l'état de leur mère se dégrade très vite. D'un an, l'espérance de vie est passée à quelques mois, et nous ignorons dans quelles conditions. La maladie gagne du terrain, très vite, elle commence à ne plus être cohérente, est très fatiguée. Demain le collège des médecins se réunit sur son cas, pour décider s'il est utile ou pas de continuer les traitements, qui certes peuvent retarder un peu l'échéance fatale mais qui la fatiguent aussi énormément. Nous allons lui rendre visite en famille ce week-end. J'appréhende tant ce moment. Sans doute la dernière fois que grand-mère et petite fille se verront... Et comme elle n'est pas au courant de son état, nous devrons faire bonne figure. Pour l'instant je ne réalise pas. Je n'arrive pas à ressentir de compassion, ce qui est très surprenant vu qu'un petit oiseau blessé me fait normalement pleurer. Je n'ai jamais su faire face à la maladie, face à la mort, jamais su quoi dire, quoi faire. Je me sens comme une merde, une ordure, une créature froide et insensible. Malgré cette tragédie, je n'arrive pas me rapprocher de mon homme, à le consoler, à le rassurer. Il n'y a qu'ici que je peux exprimer ce désarroi, ce dégoût que j'ai de moi-même dans ces circonstances. J'ai peur. Andrea a perdu son père voilà 7 ans et demi, il n'a toujours pas fait le deuil, c'est un sujet tabou, je sais à peine de quoi il est mort, il en pleure dès qu'on l'aborde. Alors j'ai peur. Comment va-t-il gérer le départ inéluctable de sa mère ? Lorsqu'il n'est pas au travail, il passe son temps au lit ou sur le canapé. A l'heure du déjeuner, il rentre pour dormir, il ne mange pas avec nous. Il est comme un zombie. J'ai peur de le voir sombrer. J'ai peur de nous voir sombrer. J'ai peur de ne pas y arriver. J'ai peur de ne pas parvenir à préserver notre fille de toutes ces turbulences. Combien de temps vais-je pouvoir continuer à tout porter sur mes épaules ? LA TIRADE DU COUP DE MOU Me revoici après plus d'un an sans écrire... Message déposé le 25.07.2014 à 14:44 - Commentaires (15)Pourquoi ? Parce que j'ai un cruel besoin de vider mon sac. Je sais combien l'écriture parvient parfois à me soulager et vos commentaires à me rassurer. Que s'est-il passé depuis un an ? La vie ne nous a pas épargnés. Depuis septembre 2013 chaque jour est une lutte. ANDREA Depuis septembre 2013, il se laisse cruellement aller. Au niveau santé, il ne prend absolument pas soin de lui. Atteint de plusieurs bronchites successives, il attend à chaque fois plusieurs semaines avant d'aller consulter. Je lui rappelle qu'il a une fille, qu'il peut la contaminer, mais rien n'y fait. Et pendant ce temps là , comme pas mal d'hommes malades, il geint, se plaint, encore et toujours... Au boulot, il subit un chef caractériel qui sème la terreur parmi les collaborateurs. Et comme il est d'un tempérament (trop) gentil, il ne demande rien, ne se rebelle pas et il en est venu à craindre son chef. En novembre, j'ai pris les choses en mains, refait son CV, répondu à des offres pour lui, étant donné qu'il ne maîtrise pas très bien la langue française à l'écrit. Il ne m'a jamais soutenu dans mes efforts pour le sortir de là . Alors que je passais plusieurs heures chaque week-end à candidater pour lui, en plus de toutes les tâches ménagères et de la petite à gérer, lui passait ses journées à comater sur le canapé. Et tout ce qu'il trouvait à me dire, c'est "de toute façon, si je suis convoqué pour un entretien, mon chef ne me laissera pas y aller". Je me suis battue, contre vents et marées, pour tenter de le sortir de ce marasme... et pour lui faire réaliser qu'il était en train de tomber dans la dépression. En vain. C'est dans ce contexte que j'ai eu 40 ans, dans l'indifférence générale... COTE VIE SOCIALE La solitude... Ici, à Nice, il est très difficile de créer du lien solide et durable. Tout est éphémère, superficiel. Andrea, qui vit ici depuis bien plus longtemps que moi, avait bien quelques amis. Depuis la naissance de notre fille, ils se sont volatilisé. J'ai cru crever du manque de ma famille. J'ai cru étouffer du manque de campagne. J'ai réalisé que je voulais pas offrir ce cadre de vie à ma fille. COTE FINANCES Nous avons raté notre entrée en matière immobilière. Nous avons acheté un bien qui était alors surcôté par rapport au marché, ce qu'évidemment, aveuglés par le coup de coeur et pressés par l'agent immobilier, nous n'avons pas vérifié. Les pigeons idéaux nous avons été ! Nous avons mal négocié notre frais, en tenant de notre situation au moment de l'achat, sans nous projeter et nous nous sommes vite retrouvés avec des mensualités de prêt bien trop élevées. Nous vivons en plus une ville où le soleil se paie très cher, et n'avons pas de gros salaires. Alors une fois que j'ai repris le boulot en 4/5ème, avec la nounou à payer, les fins de mois sont devenus très difficiles. Une fois les frais fixes, factures, essence et courses payés, nous étions déjà dans le rouge. Déjà que nous faisions très attention, là autant dire que nous avons totalement arrêté de nous faire plaisir, même à petit prix. Du coup, nous nous sommes refermés sur nous-mêmes. Impossible de sortir puisque personne pour garder notre fille et pas moyen de payer une baby sitter. La banque a commencé à nous harceler, de plus en plus, jusqu'à nous menacer d'interdiction bancaire. Il a fallu ravaler sa fierté et demander à quelques proches de nous aider, chose que je n'avais jamais fait par le passé. COTE JOB Après une reprise sur un nouveau poste en mai 2013, ma nouvelle chef a pris quelques mois avant de révéler son vrai visage : celui d'une perverse narcissique. J'ai été victime pendant presqu'un an de ses manipulations, de sa méchanceté gratuite, de ses remarques humiliantes. J'ai douté de mes compétences, alors que j'exerce le même métier depuis 20 ans et que mes précédents directeurs ne tarissent pas d'éloges à mon égard. J'ai vacillé sous ses coups, j'ai été très ébranlée par son manque de respect, j'ai été blessée par ses sanctions injustifiées. Je n'ai pas été la seule. Deux collègues de ma direction sont partis en dépression en quelques mois, de solides gaillards, que jamais je n'aurais cru susceptibles de céder à ce point au mal-être. J'ai tenté d'alerter la DRH de mon entreprise, qui m'a gentiment renvoyée dans mes embuts en m'indiquant que moi, petite assistante de direction, je ne peux rien contre une directrice, que c'est à moi de m'adapter à son tempérament "brut de décoffrage". A force de me voir perdre mon légendaire sourire et ma joie de vivre, et alertés par d'autres collègues, les instances représentatives du personnel ont donc pris les choses à bras le corps... LA DECISION Fin février, lasse de me battre seule contre des moulins à vents, j'ai posé un deal entre les mains d'Andrea, puisque ce toute façon c'est l'ultime façon de le faire réagir. Rien ne nous retenant à Nice, je lui ai fait part de mon souhait de retourner vivre dans le Loiret ou le Loir-et-Cher, près des miens, là où je suis née, où sont mes racines. Ce serait pour moi la seule façon de me réparer, de fuir ce quotidien que je ne supporte plus, et surtout d'offrir à notre fille une existence plus joyeuse, entourée de ses grands-parents, de la famille, qui évidemment nous soutiennent plus que jamais dans ce changement de vie et nous offriront l'hospitalité le temps qu'il faudra. Je lui ai dit qu'évidemment, il s'agit d'un projet familial que je ne conçois pas sans lui. Je lui ai laissé le choix, de nous suivre ou pas, parce qu'après tout il est d'Italie et cela l'éloigne beaucoup de sa famille, de sa mère en particulier. Il n'a pas hésité une seconde. Il a validé le projet et durant quelques semaines, nous avons été reboostés. Nous avons commencé à postuler sur des offres d'emploi dans le Loiret et le Loir-et-Cher, surtout moi, car je n'avais plus le temps de le faire pour deux. L'objectif étant que l'un des deux décroche un CDI au plus vite pour concrétiser le départ. Du côté de mon employeur, du fait de ce que je vivais, il a accepté de me faire une rupture conventionnelle. Du coup j'ai vite entrevu une date de fin de cette collaboration très pénible avec ma directrice, ce qui m'a permis de prendre du recul et de relativiser au quotidien. Nous avons mis l'appartement en vente fin mars, mais face au marché de l'immobilier qui n'a fait que décliner depuis que nous avons acheté, soit il y a deux ans seulement, nous savons que nous allons vendre à perte. Tant pis, Nous préférons ne rien laisser derrière nous et nous savons aussi que nous pourrons nous loger bien mieux pour beaucoup moins cher là -haut. ET MAINTENANT ? Notre couple part à vau-l'eau. Je réalise que si Séréna n'était pas là , je n'aurais pas continué ainsi. Je suis lasse de lutter seule, de tout gérer. J'en assez d'avoir face à moi un homme qui courbe l'échine, qui ne prend aucune initiative, qui semble me craindre autant qu'il craint son patron, qui subit au lieu de se battre. J'ai besoin que mon homme m'épaule, qu'il m'aide, qu'il m'affronte aussi... et j'ai besoin de le désirer, ce qui n'est plus le cas. J'ai également remarqué que nous ne sommes pas forcément en accord sur la façon d'éduquer notre fille et là , ça me fait peur. Il ne supporte pas quand j'élève la voix sauf que parfois, c'est nécessaire. J'essaie de trouver des méthodes alternatives, je me documente sur le sujet, j'attends aussi qu'il me fasse des propositions... Et ce qui n'arrange rien, c'est que sa mère est tombée malade et que malheureusement, elle est condamnée. Ceci s'est ajouté à son état dépressif latent et il a continué à se laisser aller un peu plus, passant des soirées à pleurer. Le point un peu positif c'est qu'enfin il a accepté d'en parler à son médecin, qu'il est allé voir pour une énième bronchite, et de se faire aider par des anti-dépresseurs parce qu'à un moment donné, il est impossible de tout supporter. Il a commencé le traitement depuis deux semaines donc les effets ne sont pas encore flagrants, j'espère que cela va l'aider à surmonter un peu mieux la période délicate qui s'annonce. Par ailleurs, le médecin lui a prescrit une radio des poumons et des sinus, qu'il fera demain matin, par rapport aux bronchites récurrentes. Je voudrais vraiment qu'il se fasse mieux suivre désormais, d'autant que les antécédents familiaux de cancer pèsent sur lui. Côté job, il a parlé à son chef de notre projet de départ. Il va pouvoir obtenir une rupture conventionnelle une fois que son chef lui aura trouvé un remplaçant. Le recrutement est en cours et nous espérons que la procédure sera vite enclenchée. Pour ce qui me concerne j'ai arrêté de travailler le 25 juin, libérée du joug du démon qui m'a pourri la vie pendant un an. Immédiatement je suis montée 15 jours dans le Loiret avec Séréna pour profiter de ma famille et surtout chercher du boulot. J'ai eu quelques entretiens dont deux pour un CDI à débuter en septembre, à Blois, pour lequel il me tarde d'avoir une réponse. Je croise les doigts car ce poste correspond vraiment à mes aspirations d'aujourd'hui : moins de pression, plus de liberté. L'appartement n'est toujours pas vendu, malgré deux baisses de prix. Nous n'avons eu que trois visites. Et il y a deux jours, nous nous sommes fait voler nos deux vélos, qui étaient attachés avec chaine et cadenas, dans notre jardin. Donc je suis en mode saturation extrême. Tant que nous ne l'aurons pas vendu, nous ne pourrons pas nous reloger sur place et serons dépendants de mes parents. Même s'ils sont très contents de nous accueillir, ce serait mieux pour tout le monde que cela ne dure pas trop longtemps. Depuis mon retour du Loiret, je ne supporte plus rien de ma vie à Nice. Je n'ai qu'une envie : retrouver ma campagne, mon air à peu près pur, ma famille, ma verdure et même ma pluie estivale s'il le faut !! Je passe mes journées seule avec ma fille de 20 mois. N'ayant pas la vocation pour être mère au foyer, ce n'est pas facile tous les jours ! La plus grande difficulté vient du fait qu'elle refuse de marcher seule. Elle sait très bien marcher, le fait lorsque son père et moi nous nous mettons chacun à une extrémité, séparés de quelques mètres, et que nous l'appelons. Mais sinon, elle ne se déplace qu'en me tenant par un doigt. Elle ne veut plus le faire à 4 pattes. Donc nous en sommes à 0 autonomie, tant pour elle que pour moi !! Et pour la grande indépendante que je suis, c'est extrêmement minant. ll n'y a que lorsqu'elle est à la sieste, comme maintenant, que je peux vaquer à d'autres occupations que de la conduire d'un point A à un point B. Mais elle ne veut plus dormir le matin, donc nous allons au parc, pour qu'elle se dépense. Sans voiture, les sorties restent limitées. L'après-midi, lorsqu'elle dort deux heures c'est déjà un exploit. J'ai parfois l'impression d'être son esclave... C'est terrible à dire mais c'est l'effet que ça me fait. Et paradoxalement je prends mon pied à la regarder évoluer, à jouer avec elle, à me promener avec elle et je l'aime plus que tout. Oui, parce que c'est mon rayon de soleil ! Elle est facile à vivre, s'intéresse à tout, comprend tout, elle est craquante, irrésistible. Et puis il y a les "amis", ceux qui disent "ne t'inquiètes pas, je t'appellerai dans la semaine, on passera du temps ensemble, avec la petite"... Et puis ils n'appellent pas. Je n'en peux plus de cette solitude. L'une des premières choses que j'apprendrai à ma fille, c'est vraiment de ne compter que sur elle-même... Le point positif, c'est que le 11 août nous montons en famille dans le Loiret et que Séréna et moi ne redescendrons pas, l'objectif étant que je sois disponible immédiatement si on me contacte pour un poste sur place. Andrea reviendra sur Nice jusqu'à ce qu'il finisse son contrat de travail, nous ne savons pas encore à quelle date celui-ci sera rompu. Et puis il souhaitera sans doute accompagner sa maman dans ses derniers instants, ce qui retardera le regroupement familial. J'espère que le fait d'être entourés et de retrouver une vie meilleure fera revenir la complicité et les sentiments qui nous ont toujours unis. Mais j'ai très peur de ne pas y parvenir... Pourtant je souhaite plus que tout que Séréna grandisse avec son père à ses côtés. Cela sera-t-il au prix de ma vie de femme ? ![]() This is the end... C'est ici que s'achève ce blog. Je vais désormais le faire imprimer et le conserver pour le jour où ma fille souhaitera le lire. Une relique précieuse et rare, que je vais m'empresser de relire du début à la fin dès que je la recevrai. Message déposé le 12.06.2013 à 21:31 - Commentaires (21)J'ai la sensation d'avoir fait le tour de cette merveilleuse aventure et avec la reprise du travail, je n'ai de toute façon plus de temps à y consacrer. Et puis j'ai toujours davantage de difficultés à trouver l'inspiration dans les périodes de bonheur... Et en ce moment, il m'habite, le bonheur ! Je n'oublierai jamais à quel point vous m'avez portée, conseillée, soutenue quand j'en ai eu besoin. Vous avez été exceptionnelles en cette période cruciale et tellement ambivalente de mon existence qu'a été la découverte de la maternité. J'entre en désintox, cela risque d'être compliqué, vous allez tellement me manquer. Peut-être vous lirai-je encore, en silence ou pas... Je n'en sais rien encore. Je verrai. A celles qui sont dans l'attente d'un test positif, surtout ne perdez jamais l'espoir. A celles qui vont enfanter prochainement, ayez confiance en votre capacité à donner le meilleur à votre rejeton. Ne cherchez pas à atteindre une perfection qui n'est qu'utopie. Ne vous laissez pas écraser par cette pression sociale qui veut que la maternité soit forcément joyeuse et heureuse. N'ayez pas peur de crier, de pleurer, de vous épancher si vous en ressentez le besoin. Cela ne vous empêchera pas d'être une merveilleuse maman, bien au contraire. A celles qui sont en proie au doute par rapport à leur rôle de mère, sachez que le simple fait d'avoir conscience de vos éventuelles faiblesses prouve votre humilité et votre force. On ne naît pas mère, on le devient... N'oubliez pas que vous êtes les seuls artisans de votre bonheur. Je vous souhaite tellement de belles choses pour la suite... Et pour celles qui voudraient garder le contact et voir ma petite fleur grandir, voici le lien vers mon profil Facebook : (cliquez ici pour suivre le lien) Comme j'ai bien verrouillé les recherches pour me trouver, si ce lien ne fonctionne pas, je figure parmi les amies d'autres copinautes éminemment célèbres comme Alice, Agnès, Marie, j'en passe et des meilleures. Et bien sûr l'onglet « contact » est aussi à votre disposition... C'est très émouvant de se dire que ça y est, c'est fini. Jamais je ne vous oublierai... Comment ça va ? Quelques nouvelles de la petite famille : tout va toujours très bien. Epanouis sur tous les fronts, encore plus depuis que le soleil est revenu. Message déposé le 07.06.2013 à 10:06 - Commentaires (8)Je n'ai plus trop le temps de passer par ici ni de vous lire, car je profite à fond de ma fille du moment où je vais la chercher chez la nounou jusqu'à son coucher, vers 20h30. Ensuite je me consacre à mon homme... Séréna a parfaitement pris le rythme et se trouve très bien chez sa nounou, qui ne tarit pas d'éloge sur elle. Les autres enfants qu'elle garde sont très attentifs au bien être de Séréna et elle commence à beaucoup s'intéresser à eux, à rire et jouer avec eux. Je sens ma fille très en forme et sereine lorsque je la récupère le soir. Elle est toujours en parfaite santé, elle n'a chopé aucun microbe malgré le temps pourri que nous avons eu pendant plusieurs semaines et malgré le gros rhume que son papa a attrapé. Toujours pas de dent, ce n'est pas faute de tellement baver que je dois parfois la changer tant elle est trempée. Mais elle supporte la douleur autant qu'elle peut, elle est courageuse ma minette, ne se plaint pas. Ce matin pour la première fois elle s'est réveillée tôt, 6h48. C'est plus tôt que lorsque je travaille. Elle hurlait, alors que d'habitude elle attend que je vienne m'occuper d'elle. Je pense qu'elle a fait un cauchemar car elle semblait apeurée. Dès que je l'ai prise dans mes bras, elle s'est calmée, ensuite nous avons enchainé avec le petit-déj et là , elle est à la sieste. Hier soir nous avons fait une petite séance photo familiale car demain, mon père et ma belle-mère se marient, après plus d'une trentaine d'années de vie commune. Comme nous ne serons pas présents à la cérémonie, du fait de la distance, ma petite soeur, qui y sera, leur prépare quelques surprises. Et lorsque nous monterons pour les vacances, cet été, nous fêterons dignement la noce. Bon week-end tout le monde Lettre à notre fille Ma chérie, Message déposé le 05.06.2013 à 13:32 - Commentaires (14)Lorsque tu liras ces mots, tu auras bien grandi. J'ai souhaité garder une trace précieuse de cette période magique qui a entouré ta venue au monde, afin que tu puisses connaître le point de départ de ta vie en toute transparence. Ton père et moi sommes passés par deux années faites d'attente, de déceptions, de moments pénibles avant ta conception. Autant te dire que tu as été grandement désirée. C'est finalement le 14 avril 2012 que tu es venue te nicher dans mon ventre, petit fruit de ta maman et de ton papa, grâce à un coup de pouce médical,. La grossesse est une période indescriptible, très particulière, faite de hauts et de bas, conséquences du bouleversement hormonal et psychologique qui l'entoure. Je n'oublierai jamais l'émotion lors des échographies, lors des premiers papillons dans mon ventre. J'ai malheureusement dû me mettre très vite au repos pour finalement ne pas parvenir à mener cette grossesse à terme. Malgré tout j'en garde un souvenir fabuleux, celui d'une parenthèse enchantée. Ce 22 novembre 2012, tu es née prématurément, dans des conditions d'urgence liées à mon état de santé. Lorsque je t'ai entendue pleurer la première fois et que l'infirmière est venue te présenter à moi, outre l'immense soulagement de te voir bien vivante, j'ai immédiatement compris que plus rien ne serait comme avant et que ce petit morceau de ton père et moi sorti de mon ventre deviendrait mon essentiel. Durant tes trois semaines d'hospitalisation en néonatologie, ton père et moi t'avons consacré tout notre temps libre pour te rassurer et contribuer à ton rétablissement. Tu nous as surpris par ta force et ta volonté pour vite nous rejoindre à la maison. Aucun doute pour l'avenir, tu seras une battante, une guerrière, comme ta maman ! Ces peaux à peaux avec toi, ces quelques fois où j'ai eu le privilège de t'allaiter m'ont aidé à devenir mère, petit à petit. Les trois premiers mois de notre cohabitation n'ont pas été simples. Je suis passée par beaucoup de fatigue, de découragement. J'ai souvent eu l'impression de ne pas être à la hauteur ni même compétente. J'ai parfois eu des pensées qui m'ont fait terriblement culpabiliser. Mais jamais, jamais, ce lien d'amour en construction n'a été ébranlé par cette dépression. J'ai toujours fait de mon mieux pour ton confort et ton bien être. Bien sûr, je n'avais pas de mode d'emploi et j'ai fait des erreurs. Mais au bout du compte je suis toujours parvenue à les corriger. Ton père a été très à la hauteur durant toute cette période, il m'a toujours rassurée, apporté son soutien, son écoute, sa tendresse. Parfois il a craqué aussi, mais jamais dans ses yeux je n'ai vu autant de fierté que lorsqu'il parle de « sa » fille. Aujourd'hui tu as 6 mois et demi et les tracas des premiers mois sont derrière nous... Bien sûr nous traverserons d'autres épreuves, d'autres interrogations, d'autres doutes quant à notre rôle de parents. Mais désormais nous sommes suffisamment forts pour les affronter sereinement. Tu nous dopes chaque jour grâce à cette substance euphorisante qu'est ton amour. Chacun de tes regards nous désarme, chacun de tes « areu » nous fait fondre, chacune de tes mimiques nous attendrit. Tu nous éblouis de tes beaux sourires du matin au réveil au soir lorsque je te couche et éteins la lumière de ta chambre. Tes progrès nous fascinent, nous sommes tellement fiers de toi au quotidien. Saches, ma petite Séréna, que toute ta vie ton père et moi ne serons jamais bien loin de toi. Nous serons toujours là pour t'écouter, te conseiller, te protéger, te câliner. Tu ne seras jamais seule. Nous t'aimons plus que tout... Preum's J'ai attendu 0h03 pour ouvrir ce premier cadeau de fête de mères, qui me faisait de l'oeil depuis une semaine, depuis que la nounou me l'a remis, me faisant promettre d'être patiente... Message déposé le 26.05.2013 à 00:20 - Commentaires (7)A minuit, j'ai dit à chéri que ça y est, c'est le moment, c'est le D-Day. J'ai fondu en larmes devant ce petit trésor empaqueté, après une semaine à m'être demandé tant de fois ce qu'il pouvait bien renfermer. Je ne suis vraiment pas déçue, rien n'aurait pu me toucher davantage. Je souhaite une bonne fête à toutes les mamans, avec une pensée toute spéciale et tendre pour celles qui débutent dans l'exercice, comme moi... à celles qui vont commencer leur collec' des cadeaux de leur bout de chou, qu'elles rangeront petit à petit dans une merveilleuse boite qui les suivra tout au long de leur vie. Et je pense aussi beaucoup à toutes celles qui attendent, qui espèrent en arriver là et je leur envoie beaucoup d'ondes positives car j'ai été dans cet état et oui, parfois, nous sommes exaucées. Je vous embrasse toutes très fort... PS : c'est mon appareil photo qui n'est pas à la bonne date car je le jure devant témoin (mon homme en l'occurrence, qui est très à cheval sur les principes) : non je n'ai pas triché, j'ai bien attendu le 26 mai pour l'ouvrir, le paquet ! La dépression post partum : à évoquer avec précaution Je viens de regarder en replay l'émission "Toute une histoire" d'hier, qui était consacrée à la dépression post partum. Quelques commentaires lus ici et là , notamment sur une page FB que je suis, ont titillé ma curiosité par rapport à cette pathologie que je maîtrise plutôt bien. Message déposé le 24.05.2013 à 15:50 - Commentaires (7)Alors que d'ordinaire je trouve Sophie Davant certes un peu agaçante mais plutôt compatissante, là , pour le coup, j'ai été choquée par certaines de ses remarques très déplacées et je me réjouis que la gynéco présente sur le plateau l'ait reprise plusieurs fois pour la remettre un peu à sa place. Plutôt que d'être dans l'empathie, elle a eu tendance à enfoncer ces femmes qui sont venues courageusement témoigner sur un sujet encore tabou... ... mais néanmoins "à la mode", notamment parce qu'Alessandra Sublet a témoigné publiquement sur les bouleversements engendrés par l'arrivée de sa fille. J'apprécie énormément cette animatrice et je respecte son témoignage qui a le mérite de "casser un mythe", celui de la maternité heureuse. Je ne doute pas du fait que la naissance de sa fille l'ait profondément chamboulée. Toutefois, une dépression post partum n'est pas vécue de la même façon selon qu'on a une nounou à disposition dès la sortie de la maternité, pour prendre le relais de temps en temps, ou selon qu'on la vit de façon isolée avec l'obligation de s'occuper d'un bébé avec un sentiment permanent d'incompétence et d'incapacité. Pour en revenir à Sophie Davant, j'ai été gênée une première fois quand elle a minimisé l'importance du sujet : après tout, 10 à 15% des femmes qui souffrent de dépression post partum, cela mérite-t-il vraiment d'en faire un thème de santé publique ? Sortir cela après que la gynéco a expliqué que non prise en charge, cette dépression peut avoir des conséquences non négligeables sur l'enfant, comme des fragilités psychologiques, c'est juste le signe qu'elle ne sait pas ce dont il est question. La gynéco l'a vertement reprise, ce que d'ailleurs Madame Davant a moyennement apprécié. Mais alors, quand environ une demi-heure plus tard, la même Sophie Davant a rétorqué à une maman qui expliquait qu'elle ne ressentait aucun plaisir à s'occuper de son bébé : "mais alors cela signifie que vous ne l'aimez pas, votre enfant", non en interrogeant mais en affirmant, avec une once de culpabilisation, cela prouve que d'une part, elle ne connait absolument pas le sujet dont il est question, mais qu'en plus elle n'a aucun soupçon de psychologie. Là encore, la gynéco l'a interrompue alors qu'elle en remettait une couche pour expliquer que la dépression n'a rien à voir avec l'amour qu'une mère ressent pour son enfant, mais qu'elle remet en question la perception qu'une maman peut avoir de sa capacité à s'occuper de cet enfant. Je ne reviendrai pas sur mon expérience personnelle durant cette période trouble de mon existence, je l'ai développée en long, en large et en travers ici. Aujourd'hui c'est derrière moi et je me sens totalement épanouie dans mon quotidien de maman, encore plus depuis que j'ai repris le boulot. J'assume totalement le fait de ne pas avoir la vocation pour être mère au foyer et d'avoir besoin de travailler pour me sentir bien. Cette émission prouve juste à quel point ce mal être est méconnu, mal perçu et mal compris, étouffé par une pression sociétale trop forte. Elle prouve surtout à quel point il vaut mieux éviter, en règle générale, de juger et de trop l'ouvrir sur les sujets qu'on ne maîtrise pas forcément... 22 mai 2013 Il y a 6 mois naissait notre petite fleur. Message déposé le 22.05.2013 à 20:37 - Commentaires (9)Petite fleur qui se transforme en jolie petite plante qui n'a pas besoin d'engrais pour bien pousser. Pour fêter cela, ce matin, après le premier biberon et avant de partir au boulot, j'ai eu droit au premier vomito sur la tenue de bureau, ce qui a mis à mal mon timing serré mais qu'importe, je suis quand même arrivée à l'heure ! Cela lui apprendra à boire comme une goulue. J'ai bien essayé de lui faire faire une pause en cours de bib mais elle avait tellement faim qu'elle ne supportait aucun temps d'arrêt ! Hier j'ai reçu mon premier cadeau de fête des mères, mais que j'ai interdiction d'ouvrir jusqu'à dimanche. Il m'a été remis par la nounou qui, dans le cadre des activités manuelles qu'elle propose aux petits qu'elle garde, gâte les parents. Le premier de la collection ! Et il y a un an tout pile, j'assistais au plus beau concert de toute mon existence – encore plus beau que celui de Prince, qui est pourtant mon idôle absolue : celui de Coldplay. Et comme mon petit bout commençait à pousser dans mon ventre, j'ai été très raisonnable et ne suis pas allée dans la fosse ! J'ai décidé d'essayer très tôt de lui donner une bonne éducation musicale, non mais... Bon sang, ce que le temps file vite ! Quand te reverrai-je, pays merveilleux... … où en mai, le soleil est généreux ? Message déposé le 19.05.2013 à 21:21 - Commentaires (9)Hé oui, si j'étais un homme, je pourrais affirmer que je me les gèle. Mais comme je suis une femme, je vais être un peu plus distinguée, même si l'envie ne me manque pas de jurer parce que franchement, habiter à Nice, payer aussi cher la taxe soleil pour que ce falabraque ne fasse même pas son boulot, ça me les casse, les roubignolles que je n'ai pas ! Depuis deux jours, ma Sérénénette reste en pyjama, parce que c'est ce qu'il lui reste plus chaud à porter, vu que les vêtements d'hiver tout comme les bodys à manches longues sont trop petits et que normalement elle devrait porter toutes les adorables petites tenues de printemps qui débordent de sa commode et qui vont finir à la Croix Rouge sans avoir jamais été portées. Et ce matin, sous le pyjama, j'ai ajouté une paire de chaussettes et un maillot à manches longues parce qu'il fait 16,5° dans sa chambre et qu'elle avait ses petits pieds, ses mimines et le bout de son nez tout froids. Hier, nous avons eu droit à des trombes d'eau, sans interruption, toute la sainte journée, à ne pas mettre un nez dehors. Nous sommes sortis hier soir car nous étions invités à dîner chez des amis, qui d'ailleurs ont eu la merveilleuse idée de rallumer la cheminée. Cela m'a réchauffé le cÅ“ur et le corps. Nous nous sommes faits tremper rien qu'en allant de notre appart à notre voiture, soit une vingtaine de mètres. Durant cette soirée, notre puce a été tout simplement adorable, merveilleuse, elle a souri à tout le monde, bu son biberon puis n'a pas bronché lorsque nous l'avons couchée dans la chambre de nos amis, alors même qu'elle n'y avait jamais dormi. Ensuite elle s'est réveillée lorsque nous sommes repartis, vers 1h30. Elle est restée bien éveillée pendant le quart d'heure de voiture du retour puis s'est rendormie dès que son papa l'a posée dans son lit, jusqu'à ce matin 9h30. Du coup elle est toute décalée dans ses repas aujourd'hui mais pas grave, au moins elle est reposée et nous aussi. Non vraiment, c'est une crème cette petite, je me demande de qui elle tient ! Et aujourd'hui, il ne pleut plus, le temps oscille entre soleil et gros nuages, le tout avec un vent glacial à décorner les bÅ“ufs. Là encore, je n'ai mis le nez dehors que pour étendre du linge, qui du reste a séché très vite. Je déteste le vent, ça me rend totalement dingue et irascible. Alors j'attends que ça passe. En portant un col roulé et des chaussettes de ski car la température dans l'appart ne dépasse pas les 17°. Impossible de remettre le chauffage vu que c'est collectif. Le monsieur météo de France 2, ce soir, a dit que c'était la faute à Bob, toute cette pagaille au-dessus de nos têtes. Alors pour la peine, Bob, il s'est fait rhabiller pour l'hiver, en français et en italien. Non mais ho ! Allez j'arrête de râler, même si j'adore ça. Je revendique mon côté râleuse. Ca me défoule, ça libère mes chakras. Vendredi aprem, Séréna avait la visite des six mois chez la pédiatre. Elle pousse comme un petit champignon notre fille : 64,5 cm pour 6,100 kg. Elle a eu sa dernière piqûre de vaccin – avant le rappel des un an – et elle n'a même pas pleuré. C'est une warrior ma fille. La pédiatre était scotchée devant son calme et aussi devant le vif intérêt qu'elle manifeste face aux jeux. Elle est prête pour la position assise qui devrait être acquise d'ici quelques semaines. Pour les premières dents il faudra encore un peu de patience, malgré sa douleur. La pédiatre nous a donné les consignes alimentaires jusqu'à la prochaine visite, celle des 9 mois, fin août donc. Nous allons introduire la semaine prochaine les protéines : viande ou jambon, poisson blanc ou jaune d'oeuf. Et aussi le gluten, avec la floraline. Et aussi les desserts lactés. Et de temps en temps nous pouvons lui donner, sous surveillance, un quignon de pain. Elle reste au lait 2ème âge le matin, le goûter et le soir car elle a encore du mal à manger à la cuillère. Je soupçonne qu'elle nous fasse tourner en bourrique, nous, ses parents. Parce qu'avec la nounou, elle mange tout en deux temps trois mouvements ses purées et nous, il nous faut pas moins d'une heure pour qu'elle daigne avaler la moitié de la dose préconisée. Il paraît que « c'est fréquent », dixit la pédiatre, qu'un enfant mange mieux chez sa nounou que chez ses parents. Alors nous prenons notre mal en patience et nous nous adaptons, quitte à attraper une bonne tendinite au bras. Le seul point à améliorer est la position ventrale. Séréna a du mal à y rester car elle déteste, du coup elle se retourne très vite et chouine dès qu'on veut la replacer sur le ventre. Pourtant cette position est importante car elle conditionne l'acquisition du « 4 pattes ». La pédiatre voudrait donc qu'elle puisse y rester un certain temps chaque jour. Nous allons donc essayer de la motiver un peu plus, par le jeu notamment, pour qu'elle l'apprivoise et s'y sente bien. Pour conclure, notre princesse se porte parfaitement bien. Sa prématurité n'est plus qu'un souvenir, elle est parfaitement dans les normes. Et aujourd'hui, pour la première fois, alors que son père et moi la taquinions, elle a ri aux éclats... et j'ai eu la larmichette à l'oeil tellement c'était craquant ! En voiture Simone... … C'est toi qui conduis, c'est moi qui klaxonne. Message déposé le 17.05.2013 à 11:05 - Commentaires (7)A l'issue d'une vraie semaine de travail depuis la reprise, oui parce que celle d'avant, deux jours de boulot, ça ne comptait pas, je peux l'affirmer : j'ai retrouvé mon équilibre. Tout se passe à merveille et je n'espère qu'une seule chose : que ça continue ! Séréna a parfaitement acquis le nouveau rythme. Comme son prénom l'indique, elle est totalement sereine. Le matin elle se réveille avec le sourire, le soir elle se couche aussi avec le sourire et entre temps, elle est adorable, malgré le fait que ses dents la fassent énormément souffrir et prennent tout leur temps pour percer ! La nounou ne tarit pas d'éloges sur son comportement irréprochable. Elle mange très bien, fait de bonnes siestes, rit avec elle, bref elle se sent visiblement parfaitement bien et quand je la récupère le soir, je ne peux que le constater, tant elle est apaisée. De mon côté, ma nouvelle directrice a pris ses fonctions lundi et jusqu'à présent, tout se passe très bien. C'est une femme qui sait imposer son autorité, qui est très directe et extrêmement dynamique. J'adore bosser avec des personnes qui savent ce qu'elles veulent et ne se laissent pas marcher sur les pieds. Elle se repose beaucoup sur ma connaissance de l'entreprise. Je me sens flattée et honorée par sa confiance, qu'elle me prouve en se confiant à moi par rapport à tout ce qu'elle observe autour d'elle et en m'impliquant beaucoup dans cette période d'observation qui, du reste, est en cours également pour moi qui intègre cette nouvelle direction. Nous réalisons que nous faisons souvent les mêmes constats. Durant toute la journée j'ai la tête dans le guidon, je la relève uniquement pour regarder avec tendresse les quelques photos de ma fille que j'ai discrètement disposées sur mon bureau et sur mon fond d'écran d'ordinateur. Et quand vient l'heure de la quille le soir, je me précipite pour la récupérer et la serrer très fort dans mes bras. Le papa et moi lui consacrons tout notre début de soirée pour les câlins, le jeu et pour le bain. Ensuite, vers 20h30, nous la couchons et là commence notre soirée en amoureux. Ces quelques heures dédiées à notre couple sont également indispensables à mon équilibre. Le rythme a vite été pris pour tout le monde et chacun y trouve son compte, je ne pensais pas que ce serait aussi facile. Mais il faut dire que j'étais vraiment prête pour la reprise, je n'ai ressenti aucune appréhension ni tristesse. Il fallait un temps pour tout. J'ai profité pleinement de ma fille pendant cinq mois et demi, il était temps pour moi de retrouver l'émulation de ma vie professionnelle, j'en avais grandement envie et besoin. Et alors, ne pas bosser le vendredi, c'est juste le pied. Ma petite nénette, qui est absolument géniale, s'est très bien adaptée et a dormi une heure de plus ce matin, ainsi maman a pu aussi se reposer ! Quel amour... Cet après-midi une amie va venir à la maison et ensuite elle nous emmènera chez la pédiatre pour le rendez-vous mensuel, durant lequel Séréna aura sa dernière piqûre vaccinale, enfin ! Rendez-vous compte, elle aura six mois mercredi... Nous n'en revenons pas nous mêmes ! Je reviendrai très bientôt débriefer ce rendez-vous... J'aurai le temps pendant ce week-end de quatre jours ! De retour de Ritalie Et voilou, encore un long week-end passé à la vitesse de l'éclair. Message déposé le 11.05.2013 à 22:53 - Commentaires (5)Mais ce qui est bien quand on va en Ritalie, c'est que même si la frontière n'est qu'à une demi-heure de voiture, c'est toujours très dépaysant. Rien qu'une matinée passée au marché alimentaire de Ventimille et vous parlez en roulant les « r » et en agitant les mains. Pour moi, ces aller-retours en Italie, c'est le même principe que les Chicoufs. Vous connaissez les Chicoufs ? Non ? C'est le genre d'invités que quand on les reçoit, on est super heureux de les accueillir, mais aussi très soulagés de les voir partir tant ils nous stimulent, nous mettent en joie mais nous pompent aussi beaucoup d'énergie. C'est mon ancien boss qui utilisait cette expression quand il voyait débouler dans sa propriété sa dizaine de petits-enfants, chaque été. J'adore aller en Ritalie. J'adore rendre visite à ma belle famille, m'imprégner de cet accueil si chaleureux, de cet esprit de famille si fort, de cette bienveillance ambiante. Je savoure chaque moment passé sur les terres de mon homme, mais j'apprécie aussi grandement quand nous regagnons notre nid. Parce que la Ritalie, c'est plein de Ritals. Et les Ritals, ça cause fort, très fort. Mon homme est Rital mais pourtant, il parle très bas, tellement que parfois je ne l'entends pas. Une sorte d'Ovni sur la planète Exubérance. Mon homme et moi sommes plutôt du genre à ne pas l'ouvrir pour ne rien dire, à ne pas aimer nous faire remarquer et à ne pas hurler pour nous faire entendre. Et un Rital, ça parle beaucoup. De tout, de rien. Parfois ça répète même. Et alors quand c'est au téléphone, c'est encore pire. Oui ça peut paraître cliché mais non ça ne l'est pas. Bien sûr il y a des exceptions, mon homme en est une. Mais je vous assure, la réalité dépasse parfois le cliché. Autant dire qu'autant de décibels en si peu de temps, ça nous déboussole et que dès que nous nous retrouvons entre nous, nous profitons pleinement du calme environnant. Lorsque nous sommes allés prendre l'apéro du vendredi soir dans un petit troquet de quartier, il avait beau n'y avoir que quatre tables dans le bistrot, nous avions l'impression d'être au beau milieu d'une manif. Et pourtant, notre petit bout d'amour, notre fille, qui s'était assoupie dans la poussette cinq minutes avant d'arriver, a dormi pendant 45 minutes dans ce brouhaha incessant où j'entendais à peine ce que me disait mon homme assis à mes côtés. Ensuite elle s'est réveillée, fraiche comme une rose, a fait risette à tout le monde pendant un quart d'heure puis d'un coup a manifesté son ras-le-bol, pile poil à 20h30, heure à laquelle nous avions de toute façon décidé de lever le camp. Même pas besoin de regarder la montre... Ce qui est bien aussi en Ritalie, c'est que quand vous êtes comme ça, le vendredi soir, à prendre un tit apéro en famille, il ne s'agit pas pour le bistrotier de faire dans le minimum syndical, à savoir trois cacahuètes moisies, trois olives flétries ou trois bretzels ramollis balancés avec un soupir au client qui aura imploré à genoux. Que nenni, pas de ça en Ritalie. En Ritalie, c'est une succession de plaisirs salés, et accessoirement de calories mais qu'importe tant qu'il y a du plaisir, qui vous est offerte avec les boissons commandées. Vendredi, ce fût : un plateau de toasts à la mortadelle, un plateau de toasts à la coppa, une portion individuelle de penne à la sauce tomate et saucisse, 2 grandes assiettes de frites, 2 assiettes de moules, une assiette de focaccia au fromage, une pyramide de petites parts de pizzas... le tout servi avec le sourire et pour 25 € Messieurs Dames... non, pas par personne, mais en tout, pour une table de 6. Autant dire un dîner à 4€ par tête. Ca calme hein ! Alors quand ma belle-maman nous a accueillis au retour chez elle avec le saucisson fait maison par son cousin ici présent (et fort goûteux le saucisson, la gourmandise n'a pas de limite) et la pizza faite maison aussi, délicieuse, nos estomacs, à l'homme et à moi, ont fait la grimace mais ont dégusté de bon cÅ“ur quand même, parce qu'on est bien éducaillés, mais avec modération afin d'éviter tout éventuel vomito qui aurait pu gâcher la fête. Oui, car ce qui est aussi trop bien en Ritalie, c'est que nos papilles gustatives ne cessent de jouir. Oui, ami lecteur, si tu veux un jour connaître l'orgasme alimentaire, c'est en Ritalie qu'il te faut te rendre. Par contre si tu es au régime, abstiens toi... Ce qui n'est pas bien en revanche en Ritalie, c'est que la tentation est partout. Des boutiques en veux-tu en voilà . Les Rital(e)s sont vraiment élégants, ils ont la classe internationale, ils savent se créer un look super branché avec du bric et du broc. Je ne vous parle même pas des chaussures et des sacs, j'en pleurerais tellement je suis frustrée... Bref, je m'étais dit que je ne m'achèterais rien et pourtant, j'ai craqué. Bon, une veste, un pantalon et deux tops pour 50 euros... Alors là , pardon, ce n'est pas du shopping, ce n'est pas de l'achat... C'est de la bonne affaire. Et la bonne affaire, par définition, ça ne peut pas se louper (hein Monsieur le Banquier !). Avec tout ça, notre fille a juste été adorable pendant ces trois jours. Elle a mangé, dormi, fait risette à tout le monde, est passée de bras en bras en toute décontraction, n'a pas abandonné le mode escargot ni les cacas à tire-larigots (poussée dentaire oblige), mais tout ça avec le sourire (un peu moins pour maman qui a désormais le doux parfum de la déjection nainesque à jamais imprimée dans sa mémoire olfactive). Me voilà donc bien requinquée, prête à attaquer une vraie semaine de travail, parce que deux jours, c'était juste un avant-goût. Et ensuite, nous aurons à nouveau un week-end de trois jours pour nous reposer. J'aime le mois de mai... surtout quand il est ensoleillé, donc cette année, c'est moyen. Et sinon, devant tant d'insistance, et aussi parce que ça fait du bien de se la péter, pour une fois vous n'aurez pas une photo de la chair de ma chair mais de ma nouvelle coupe (que quelques-unes ont déjà vue sur FB). A très bientôt pour de nouvelles aventures... A l'attaque Dimanche soir, je craignais de manifester le syndrome dit de la rentrée, à savoir ne pas fermer l'oeil de la nuit. Message déposé le 08.05.2013 à 12:00 - Commentaires (9)Finalement, j'ai à peu près bien dormi, ce qui fait que lundi, quand le réveil a sonné à 6h30, j'étais en pleine forme. Le timing que j'avais envisagé a été parfaitement respecté : 6h30 - 6h45 : petit-déjeuner 6h45 - 7H15 : salle de bain 7h15 : Réveil de l'homme et de la progéniture 7h20 - 7h30 : préparation de Séréna 7h30 : Biberon 7h45 : Petit temps de jeu 8h00 : Départ du papa et de la fille 8h00 - 8h15 : je finis de me préparer, je dépose le chien chez ses dogsitters et je pars au bureau. J'ai été très bien accueillie par mes collègues. Beaucoup m'ont dit que la maternité me va très bien. Ma nouvelle coupe de cheveux a eu aussi un grand succès - oui, samedi je me suis fait plaisir chez une grande enseigne de coiffure et j'ai tout coupé ! L'équipe avec laquelle je travaille désormais est très sympathique, du genre à organiser des pots pour rien - hier après-midi il y en a eu un, je n'en ai toujours pas compris le motif mais pas grave, ça fait toujours du bien, sauf à la ligne. Hier soir j'ai même rencontré ma nouvelle chef, qui prendra officiellement ses fonctions lundi mais qui était de passage. Elle est très avenante au premier abord et dynamique. Tout ce que j'aime. Les deux journées de Séréna chez sa nounou se sont très bien passées. En ce moment elle a très mal aux dents mais malgré cela elle est très facile à vivre, mange et dort très bien. D'ailleurs, savez-vous si des selles fréquentes et plutôt molles ainsi que les fesses rouges peuvent être liées aux poussées dentaires ? Demain nous partons en Italie pour trois jours, en famille. Bon grand week-end à tous Voilà, c'est fini Dernière journée avant la reprise après 7 mois et demi passés à la maison. Message déposé le 03.05.2013 à 14:17 - Commentaires (15)Certains moments m'ont paru très longs sur le coup alors qu'avec le recul, c'est passé tellement vite ! J'en ai profité pour faire un ménage de printemps ce matin, et cet après-midi je vais regarder les épisodes de "Grey's Anatomy" enregistrés mercredi et faire de la paperasse, notamment la déclaration d'impôts. Parce qu'à partir de lundi, en rentrant à la maison le soir, je sais que j'aurai juste envie de profiter de ma pépette et de mon homme. Je reprends en douceur puisque mercredi et jeudi seront fériés et que je ne travaillerai pas les vendredis. Mon homme a pu aussi avoir le pont, du coup nous partirons 3 jours en Italie voir la grand-mère de Séréna. Sinon, je voulais juste relayer la nouvelle campagne d'informations de l'APAPE, Association de Prévention et d'Actions contre la Pré-Eclampsie, cette pathologie étant encore trop méconnue alors qu'elle peut engager le pronostic vital tant de la mère que de l'enfant. Surtout, si vous ressentez en cours de grossesse des maux de tête inhabituels, parfois alliés à des vomissements, que vous avez des mouches devant les yeux ou une douleur à l'abdomen, ou que vous souffrez d'acouphènes ou d'oedèmes, n'hésitez pas à consulter rapidement. Cela peut n'être rien, mais cela peut aussi être grave. Je casse l'ambiance, c'est vrai, mais il faut aussi en parler. Bon week-end à toutes et à je ne sais pas quand car à partir de lundi, je n'aurai plus guère de temps pour poster régulièrement. (cliquez ici pour suivre le lien) ![]() 2 mai 2012 Ce jour-là je suis un peu déphasée, tout juste de retour d'un pont du 1er mai passé à Londres. Message déposé le 02.05.2013 à 14:46 - Commentaires (15)Je retourne au bureau et de bon matin, je passe au labo pour faire THE prise de sang. Comme cette potentielle conception est le fruit d'une IAC, forcément, deux semaines après je suis particulièrement attentive aux signes sans pour autant faire une fixation dessus, car ils peuvent tromper et j'ai déjà subi trop de déceptions. Je suis en attente de mes règles mais comme elles ont toujours été très irrégulières, je ne m'attache pas à ce retard. Depuis plusieurs jours j'ai la poitrine qui tiraille, ce qui n'est pas dans mes habitudes, mais avec toutes les hormones que je me suis ingurgitée pendant des années, je l'interprète comme un éventuel effet secondaire. Pour le reste, je suis dans une forme olympique. Tout la matinée, j'ai l'esprit vagabondeur, loin des missions professionnelles qui m'incombent. Je consulte compulsivement le site du labo une bonne dizaine de fois avant que les résultats ne soient mis en ligne, un peu avant midi. Le verdict : un taux de B-HCG à 719. Je n'y comprends pas grand chose mais au vu du tableau de référence figurant sous le chiffre magique, il se pourrait bien que j'aie enfin « un polichinelle dans le tiroir » (j'adore cette expression). Je sens une vague d'émotion d'envahir, je contrôle parce que quand même, je suis au boulot et que je ne suis sure de rien, je ne réalise pas, même si je le sens plutôt bien. Je me demande comme l'annoncer à mon homme. Impossible d'attendre le soir, de toute façon il sait que je dois faire la prise de sang et tout comme moi, même s'il ne l'avoue pas, il se languit sans doute du résultat. Je ne m'emballe pas, je lui fais un mail sibyllin, du genre : « il semblerait que ce soit positif », ce à quoi j'ai ajouté, échaudés que nous sommes : « mais je préfère attendre le résultat de la seconde prise de sang ». Oui, le médecin m'a prescrit une seconde prise de sang, cinq jours plus tard. Le 7 mai je m'empresse de me faire piquer, et là le doute n'est plus permis. Le taux est multiplié par plus de 10 et s'élève à 9 233, équivalent à la fourchette de la 6ème semaine. Passé la joie immense de la confirmation de la grossesse, je redescends sur Terre et me demande soudain combien j'en ai dans mon tiroir, de polichinelles. Parce qu'au jour J de l'IAC, la médecin du centre de PMA nous a fait signer une décharge pour la pratiquer. Sinon elle ne l'aurait pas fait, estimant que j'avais été trop stimulée, donc que j'avais trop de follicules et que le risque d'une grossesse multiple était trop important. Heureusement, une première écho au centre de PMA à la mi-mai confirme la présence d'un seul embryon. Sur le coup, je ne le cache pas, je suis déçue. J'aurais adoré attendre des jumeaux. Aujourd'hui, avec le recul, les difficultés de la grossesse, la pré-éclampsie, l'accouchement prématuré et le nez à fond dans la maternité, je me réjouis de ne pas avoir attendu des jumeaux... Enfin, un an après, voilà le résultat : une jolie petite pipelette qui murmure à l'oreille des hippopotames (cf lien ci-dessous)... (cliquez ici pour suivre le lien) et qui fait fondre d'amour son papa ! Et si on lisait un peu ? Depuis ma plus tendre enfance, je suis une amoureuse des livres. Message déposé le 02.05.2013 à 07:07 - Commentaires (6)La lecture, c'est mon agence de voyages à moi. Comme je ne peux pas voyager et découvrir le monde autant que je le voudrais, alors c'est mon esprit, mon imaginaire qui s'adonne à la divagation. Je me qualifie de book addict. Si je ne pouvais emporter qu'un seul objet sur une île déserte, ce serait sans conteste un livre. J'espère que je parviendrai à transmettre cet amour de la lecture à ma fille, dont découle également un profond attachement à notre langue française, tellement malmenée à notre époque, et la passion de l'écriture. Durant ces sept mois et demi passés à la maison, j'ai eu tout le loisir d'assouvir ma dépendance. Je en vais pas vous faire la liste de tout ce que j'ai lu. Il y a eu évidemment beaucoup d'ouvrages sur la maternité. Mais là , depuis un mois, je suis revenue aux romans. Celui que je viens de terminer s'appelle « Rien ne s'oppose à la nuit », il est signé Delphine de Vigan. J'ai décidé d'en parler ici car il m'a véritablement retournée. L'auteur vient de perdre sa mère et reconstitue au fil du livre l'histoire de Lucile, cette mère mystérieuse et décalée, grâce aux témoignages d'autres membres de la famille. Petit à petit elle construit le puzzle de cette existence décousue. Avec beaucoup de pudeur, elle se met en quête du passé de cette femme, sa mère, souffrant de troubles maniaco-dépressifs. Elle découvre les fantômes et traumatismes toujours béants qui hantent cette famille bourgeoise en apparence joyeuse. Nous nous interrogeons donc sur les déflagrations que les secrets de famille peuvent provoquer sur plusieurs générations. Il en ressort une Å“uvre captivante, bouleversante, haletante, dont je me souviendrai longtemps. Les sentiments s'entrechoquent, oscillant de l'amour à la haine, de la violence à la tendresse, de la tristesse à la gaieté. En même temps, l'auteur invite le lecteur dans son propre cheminement par rapport à l'écriture du livre. Autant dire que je l'ai dévoré et que je le recommande plus que vivement. Il ne peut pas laisser indifférent. Et du coup j'ai envie de me plonger dans le reste de l'oeuvre de cette auteur, qui m'a profondément touchée. La lecture que j'ai entamée hier soir et ce matin – oui, Séréna m'a réveillée à 5h00 et une fois que j'ai posé le pied par terre, ma nuit est flinguée - est plus légère et à nouveau consacrée à la maternité dans son aspect pratique, ludique et léger. Il s'agit de l'ouvrage écrit par une bloggeuse maman de quatre « nains », dont je suis depuis longtemps le génial blog d'utilité publique qui est le suivant : (cliquez ici pour suivre le lien) J'ai investi dans le bouquin de cette bloggeuse à la génialissime plume qui me fait tellement rire. Les codes qu'elle manie dans son blog sont tout à fait respectés, donc je sens que je vais me régaler ! Rien que le test figurant en introduction destiné à savoir si nous pouvons « investir dans cet ouvrage salvateur » est un chef d'oeuvre. Les illustrations sont également hautes en couleur et très réussies. J'ai également sous le coude un livre consacrée cette fois à la discipline positive. J'avais vu un sujet sur ce modèle éducatif dans un JT et j'avais été interpellée, donc j'ai envie d'approfondir le sujet. En attendant, si vous souhaitez des informations sur ce sujet, vous pouvez en trouver ici (cliquez ici pour suivre le lien) Dites moi si vous avez des bouquins à me conseiller, car ma soif de lire est infinie. ![]() |
Livre d'Or ContactTous les messages Comment capter l'attention d'un enfant ? Clap de fin Rien ne va plus, les jeux sont faits... ANGE OU DEMON ? QUAND LE DOUTE S'INSTALLE... COMBIEN DE TEMPS ? LA TIRADE DU COUP DE MOU This is the end... Comment ça va ? Lettre à notre fille Preum's La dépression post partum : à évoquer avec précaution 22 mai 2013 Quand te reverrai-je, pays merveilleux... En voiture Simone... De retour de Ritalie A l'attaque Voilà, c'est fini 2 mai 2012 Et si on lisait un peu ? Grrrrrrrrrrrrrrrr suite (et fin j'espère) Les ravages de Go*gle Grrrrrrrrrrrrrrrr Auguri bellissimo <3 On s'adopte, on s'adapte Les (bonnes) surprises, ce n'est pas que dans les Kinder ! A votre avis Mesdames ! Réveils nocturnes 5 mois, des carottes, des pommes et des nounous Debriefing rdv pédiatre 18 avril Money money money J-19 Et la PE alors ? 14 avril 2012 Non mais allô ! T'es dans le Loiret au mois d'avril et t'as pas d'après-skis ! Les miracles existent (comme les comptes en Suisse !) J-1 avant le grand saut Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 3 Pâques, c'est fait... Nous y voilà... Entre ciel et Terre Ma grossesse en mode glop... Chapitre 2 Diversification alimentaire Quand ça va bien, rien à dire ! Notre nénette est sur le ternet !! Cours de portage en écharpe Belles nuits, douces nuits... I'm back Des bonnes nouvelles... Le break Thérapie Post Partum (TPP) - Acte 1 C'est le bordel ! Picoba One more time La chambre de Séréna - 3/3 La chambre de Séréna - 2/3 La chambre de Séréna - 1/3 Deuxième rdv sage-femme pour rééducation périnéale Joyeux trimiversaire ma princesse ! Kill Bill Premier rdv sage-femme pour rééducation périnéale Okay ! Un pas en avant, trois pas en arrière... Le dilemne de la reprise Point à J+3 après pédiatre n°2 Dodo ou bibi ? Debriefing rdv gastro-pédiatre Vive la CAF ! Cauchemar en layette... Point pédiatre Cauchemar en layette Le pied... Gumilk ... C'est kloug ? Un jour sans fin Debriefing rdv pédiatre 1er février Le coeur a ses raisons... La quête du graal : la nounou de nos rêves... Suite et fin Elle a tout d'une grande... Point ouin ouin La reprise Action réaction Bienvenue en enfer Mes réponses à vos commentaires Je craque... Un vendredi de folie HB to me DPA Le coup de la panne... La quête du graal : la nounou de nos rêves... Acte 2 Point caca du jour (après tout, appelons un chat un chat) La cruche de service... A la recherche de la super nanny C'était trop beau... Point pleurs nocturnes de Séréna Ostéo pour Séréna - Acte 1 et doigts croisés L'est où la notice ? La bonne année la bonne santé 2012 c'est fait... What else ? L.O.V.E. Pédiatre premier round... Victoire Séréna ! My first, my last, my everything On s'en sort... On ne nait pas mère, on le devient* 14 décembre 2012... Le premier jour du reste de ma vie La bonne surprise d'hier... La crête que tout le monde envie !! Cardiologue 1 - Allaitement 0 Mon cardiologue, le troisième homme de ma vie... après Andrea et après Gygy ! Séréna Anne Juliette Des nouvelles du front Le jour J... suite et fin Le retour à la maison... Début d'une nouvelle vie Point à 33 SA +3... ou comment je me transforme en Bibendum ! Debriefing visite prénatale de lundi matin... qui n'est toujours pas terminée !! Début 32ème SG Préparation à la naissance et à la parentalité / Acte 2 C'est encore pour un sondage... Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 2 Echographie 3ème trimestre 32 SA Le colis du jour... C'est pour un sondage... Ma grossesse en mode glop... Chapitre 1 Encore du glam'... On ne change pas une équipe qui gagne ! 31ème SG - Début 8ème mois Debriefing rendez-vous avec sage-femme de la maternité Ma grossesse en mode pas glop... Chapitre 1 Plus ça va et moins ça va De retour d'Italie... Ma nouvelle nuit de folaïïïe Des vraies bonnes nouvelles Mes chers voisins Debriefing rencontre avec assistante maternelle J-75 Babymoov 29ème SG Toutes premières fois Le prénom... Suite et fin ? Et après ? Préparation à la naissance et à la parentalité Debriefing visite prénatale Le gros morceau... La quête du graal : la nounou de nos rêves... La liste de naissance Echographie intermédiaire SG 27 27ème SG La déco Le prénom Sommeil et grossesse Et ça continue ! Premiers cadeaux pour notre puce 25 SG de profil 25 SG de face Et au fait... Les présentations Créez votre blog sur Blog-grossesse.com EVJF Mariage |